Plumes ou le goût de l’absurde…

Plumes ou le goût de l’absurde…

PLUMES (Feathers)

Drame – 2021 – 1h50- Egypte
Réalisation : Omar El Zohairy
Scénario : Ahmed Amer & Omar El Zohairy
Distribution : Demyana Nassar, Samy Bassouny, Fady Mina Fawzy

Sorti en salles le 23 mars 2022

Film interdit en salles aux moins de 12 ans.

Disponible en VOD & DVD chez Blaq Out

Image : 16/9
Audio : Arabe 2.0 et 5.1
Sous-titres : Français

Le pitch
Une mère passive, dévouée corps et âme à son mari et ses enfants. Un simple tour de magie tourne mal pendant l’anniversaire de son fils de quatre ans : le magicien transforme son mari, un père autoritaire, en poule.

L’avis Cin’Ecrans
Autant être honnête, PLUMES, premier long métrage d’Omar El Zohairy est un objet filmique très atypique qui pourra en rebuter certain.e.s par sa radicalité, mais qui nous propose (et c’est déjà beaucoup), une expérience de cinéma inédite.
Le cinéaste égyptien nous livre en effet un récit clivant tant la noirceur et la cruauté ambiante de son contexte est contre balancé par la forme qu’il lui oppose, à mi-chemin entre drame social et conte burlesque. Grand écart assuré et assumé par un réalisateur qui, à condition d’un peu de patience (le récit est très lent), réussit à nous embarquer dans ce récit, au premier abord, totalement absurde.
A travers cette plongée au cœur de l’Egypte d’aujourd’hui, Omar El Zohairi dresse le portrait d’une société gangrénée par la pauvreté. Mais il le fait un peu à la manière d’Emir Kusturica avec de la finesse, une certaine forme de fantaisie, de poésie et surtout en évitant tout misérabilisme.
Au final et sous ses airs de farce étrange et dérangeante, PLUMES s’avère être le récit de l’émancipation d’une femme au cœur d’un monde régi par le patriarcat le plus rétrograde. Ce film gonflé sur le fond comme sur la forme a valu à son metteur en scène le Prix de la Semaine de la critique lors du Festival de Cannes 2021, ainsi que le prix de la meilleure fiction Arabe, quelques mois plus tard.   

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
– Entretien avec le réalisateur à la semaine de la critique
– The Aftermath of the Inauguration Of The Public Toilet at Kilometer 375 (Pose de la première pierre des toilettes publiques, au km 375) – court-métrage réalisé en 2014 par Omar El Zohairy (17 mn)

Au cours d’un rapide entretien réalisé à l’occasion de la présentation de son film à La semaine de la critique en 2021, Omar El Zohairy revient sur la genèse de ce premier long-métrage, sur son goût absolu pour l’absurde et sur sa mise en scène beaucoup plus inspirée par la peinture ou la photographie que par le cinéma. Un propos qui surprend tant on songe par moments, au cinéma de Jacques Tati ou d’Aki Kaurismaki, en découvrant PLUMES.
Remercions L’éditeur du DVD Blaq Out d’avoir eu la judicieuse idée de nous proposer également en supplément un court-métrage de 2014 dans lequel le réalisateur explorait déjà son sens du cadre et son goût pour la poésie absurde et l’humour noir.

Interview – Reprise en main, en solo pour Gilles Perret

Interview – Reprise en main, en solo pour Gilles Perret

« Si pour une fois, la fiction inspirait le réel, ce serait plutôt marrant ! » Gilles Perret

Après avoir signé de passionnants documentaires et coréalisé les deux derniers avec son complice François Ruffin (J’VEUX DU SOLEIL & DEBOUT LES FEMMES) Gilles Perret s’essaie pour la première fois à la fiction avec REPRISE EN MAIN.

Comme son père avant lui, Cédric travaille dans une entreprise de mécanique de précision en Haute-Savoie. L’usine doit être de nouveau cédée à un fonds d’investissement. Epuisés d’avoir à dépendre de spéculateurs cyniques, Cédric et ses amis d’enfance tentent l’impossible : racheter l’usine en se faisant passer pour des financiers !

Ce premier essai dans la fiction est une vraie réussite pour Gilles Perret tant ses acteurs et actrices (professionnels et amateurs) se sont investis et mis au service du propos.

« C’est pas un état, c’est la start-up nation ! Ils sont au service de ces grosses boites mais ils ne sont pas au service des citoyens… » Gilles Perret

Comme on ne se refait pas, le propos de Gilles Perret est évidemment politique mais le réalisateur ne plombe pas son film très personnel par un discours lénifiant ou incompréhensible sur les méfaits de la finance et de la mondialisation. Il nous invite néanmoins, et avec le sourire, à la réflexion à travers le parcours de personnages qui, par la force des choses, retournent les outils de la finance contre elle.

Résultat, une comédie sociale très documentée, enlevée et optimiste, dont le ton se situe entre le cinéma de Ken Loach et celui de Pierre Jolivet. C’est dire si l’on vous conseille d’aller découvrir REPRISE EN MAIN en salle au plus vite.
Le film a obtenu récemment le Prix du public lors du Festival de Montreuil 2022.
Et c’est à l’occasion de la présentation hors-compétition de REPRISE EN MAIN au Festival International du film de Saint-Jean de Luz que j’ai eu le plaisir de parler du film avec son enthousiaste réalisateur.
Le cinéaste qui écrit actuellement une seconde fiction, tourne parallèlement chez lui, en Haute-Savoie un nouveau documentaire avec des voisins qu’il avait déjà filmés il y a plus de 20 ans dans TROIS FRÈRES POUR UNE VIE.

INTERVIEW GILLES PERRET

Riche menu d’une soixantaine de films pour le Festival de Sarlat 2022 !

Riche menu d’une soixantaine de films pour le Festival de Sarlat 2022 !

C’est du 8 au 12 novembre que se déroulera la 31e édition du Festival du film de Sarlat.

Rappelons que le Festival est né de la volonté de faire découvrir le cinéma aux lycéens. Au fil des années, il est devenu le lieu de la transmission pour le jeune public, mais aussi pour tous les publics.

Durant 5 jours, le festival 2022 permettra aux festivaliers de découvrir un riche programme avec entre autres la sélection officielle composée de 7 longs métrages français.

Ces films seront soumis au vote du public qui décernera à l’issue du festival, la Salamandre d’or du meilleur film. Les lycéens voteront, eux aussi pour désigner leur film préféré, tandis qu’un jury jeune attribuera 3 prix (meilleur film, interprétation masculine et interprétation féminine).

Outre cette sélection officielle, le festival propose un Tour du monde en 21 films internationaux, 9 films français dans la section Jeunes regards, 6 films en séances spéciales, 2 en séances Jeunes publics et 9 courts métrages ainsi qu’un programme lycéen autour de Fellini.

De nombreux invités sont d’ores et déjà annoncés, parmi lesquels : Gad Elmaleh, Baya Kasmi, Guillaume Renusson, Rachid Hami, Karim Leklou, Mounia Meddour, Cécile de France, Félix Lebevre, Jimmy Laporal-Tresor, Roschdy Zem, Maïwenn, Rachid Bouchareb, Raphaël Personnaz, Samir Guesmi, Anne Le Ny, José Garcia…

Demandez le programme …

SELECTION OFFICIELLE (7 films français)

LA PASSAGÈRE d’Héloïse Pelloquet

LE TORRENT d’Anne Le Ny (film de clôture)

LES MIENS de Roschdy Zem (photo ci dessous)

LES PIRES de Lise Akoka et Romane Gueret

NOS FRANGINS de Rachid Bouchareb

POUR LA FRANCE de Rachid Hami

RESTE UN PEU de Gad Elmaleh (film d’ouverture)

TOUR DU MONDE (21 films internationaux)

ASHKAL de Youssef Chebbi (France – Tunisie)

BURNING DAYS d’Emin Alper (Turquie, France, Allemagne, Pays-Bas, Grèce, Croatie)

CHILI, 1976 de Manuela Martelli (Chili)

CORSAGE de Marie Kreutzer (Autriche, France, Luxembourg, Allemagne)

COW d’Andrea Arnold (Royaume-Uni)

EL AGUA de Elena Lopez Riera (Suisse, Espagne, France)

GODLAND de Hlynur Pálmason (Danemark, Islande, France, Suède)

HOURIA de Mounia Meddour (France, Algérie) (photo ci dessous)

JOYLAND de Saim Sadiq (Pakistan)

L’ENVOL de Pietro Marcello (Italie, France)

L’ÉTRANGE HISTOIRE DU COUPEUR DE BOIS de Mikko Myllylahti (Finlande, Pays-Bas, Danemark, Allemagne)

LA FEMME DE TCHAIKOVSKI de Kirill Serebrennikov (Russie, France, Suisse)

LA ROMANCIÈRE, LE FILM ET LE HEUREUX HASARD de Hong Sang-Soo (Corée du sud)

LE BLEU DU CAFTAN de Maryam Touzani (France, Maroc, Danemark, Belgique)

LES HUIT MONTAGNES de Charlotte Vandermeersch & Felix Van Groeningen (Italie, Belgique, France)

NOS SOLEILS de Carla Simón (Espagne)

NOSTALGIA de Mario Martone (Italie)

RETOUR À SÉOUL de Davy Chou (France, Allemagne, Belgique, Qatar)

SICK OF MYSELF de Kristoffer Borgli (Norvège)

THE LOST KING de Stephen Frears (Grande-Bretagne)

UNICORN Wars d’Alberto Vázquez (Espagne, France)

JEUNES REGARDS (9 films français)

ALMA VIVA de Cristèle Alves Meira

DALVA d’Emmanuelle Nicot

FALCON LAKE de Charlotte Le Bon

LA (TRÈS) GRANDE ÉVASION de Yannick Kergoat

LA MONTAGNE de Thomas Salvador

LE MARCHAND DE SABLE de Steve Achiepo

LES RASCALS de Jimmy Laporal-Tresor

LES SURVIVANTS de Guillaume Renusson (photo ci dessous)

UN PETIT FRÈRE de Léonor Serraille

JEUNES PUBLICS (2 films)

DOUNIA OU LA PRINCESSE D’ALEP de Marya Zarif et André Kadi

ERNEST ET CÉLESTINE : LE VOYAGE EN CHARABIE de Julien Chheng, Jean-Christophe Roger

SÉANCES SPÉCIALES (6 films)

LES BASILISCHI de Lina Wertmüller

SAGE-HOMME– de Jennifer Devoldere

SAINT OMER d’Alice Diop (photo ci dessous)

TEMPÊTE de Christian Duguay

THE MENU de Mark Mylod

YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS de Baya Kasmi

COURTS MÉTRAGES (9 films)

A.O.C de Samy Sidali

CUI CUI CUI de Cécile Mille

ELISABETH de Caroline Tillette

LA TÊTE DANS LES ÉTOILES de Coralie Majouga

LE CENSEUR DES RÊVES de Léo Berne et Raphaël Rodriguez

LES GRANDES VACANCES de Valentine Cadic

MARIAM de Lionel Meta

TRACES de Stéphanie Vasseur

VILLE ÉTERNELLE de Garance Kim

PROGRAMME LYCÉEN (4 films de Federico Fellini)

Rappelons que le Festival du Film de Sarlat fait également une très belle place aux élèves de Terminale qui suivent un parcours cinéma-audiovisuel. Chaque année, 600 lycéens et leurs professeurs d’une trentaine de lycées de France et d’outremer viennent profiter du programme pédagogique qui leur est proposé avec des projections, des conférences, des rencontres, des ateliers… et construit cette année autour de quatre films de Federico Fellini dont le film du baccalauréat 2023, LES VITELLONI (1953).

LES VITELLONI (1953 – film du Bac 2023)

LA DOLCE VITA (1960) (photo ci dessous)

HUIT ET DEMI (1963)

FELLINI ROMA (1972)

Pour tout savoir de cette 31ème édition du Festival du film de Sarlat, rendez-vous sur son site officiel. Un site qui vous en dira plus sur tous les films de cette sélection 2022 et vous pouvez, d’ores et déjà, composer votre programme et très prochainement réserver vos places.

Et bientôt sur Cin’Ecrans…

Comme l’an passé, j’aurai le grand plaisir de couvrir le festival pour Cin’Ecrans.

Retrouvez donc très prochainement le meilleur de cette édition 2022 à travers de nombreuses interviews et un retour sur les films découverts à cette occasion.

D’ici là, je vous invite à retrouver les interviews réalisées à l’occasion du festival 2021 sur la page Youtube Cin’Ecrans

A très vite… Jean-Luc

A la recherche de Garbo ! Sidney Lumet surprend et séduit…

A la recherche de Garbo ! Sidney Lumet surprend et séduit…

À LA RECHERCHE DE GARBO (Garbo talks)

Comédie dramatique – 1985 – 1h43- Etats-Unis
Réalisation : Sidney Lumet
Scénario : Larry Grusin
Distribution : Anne Bancroft, Ron Silver, Carrie Fisher, Catherine Hicks, Steven Hill, Howard da Silva, Dorothy Loudon, Harvey Fierstein…

Sorti en salles le 20 février 1985

Disponible en VOD, Blu ray & DVD chez L’atelier d’images

Image : 1. 85
Audio : Anglais 2.0 & Français 2.0
Sous-titres : Français

Le pitch
Apprenant qu’elle a un cancer et qu’il lui reste peu de temps à vivre, Estelle Rolfe, une femme divorcée, décide de tout tenter pour rencontrer Greta Garbo, son actrice préférée…

L’avis Cin’Écrans
Très jolie surprise que la découverte de ce film de Sidney Lumet, passé presque totalement inaperçu lors de sa sortie dans les salles françaises en 1985.

EN ATTENDANT GARBO surprend à plus d’un titre. En effet, à l’époque, le réalisateur est plus connu pour ses grands films noirs et/ou politique comme LE PRINCE DE NEW-YORK, LE VERDICT, NETWORK MAIN BASSE SUR LA TÉLÉVISION, UN APRES MIDI DE CHIEN ou bien encore SERPICO. Mais sous son aspect de comédie dramatique inoffensive, EN ATTENDANT GARBO s’avère à la fois un beau film de transmission, une véritable déclaration d’amour au cinéma et un double portrait touchant et cruel; Celui d’une femme libre et déterminée et celui d’un homme que le destin contrarié de sa mère va aider à se révéler et s’émanciper de carcans personnels et professionnels qu’il s’est lui-même imposé.

Et puis le film aborde de façon étonnante des problématiques qui n’étaient pas ou tellement peu abordées à l’époque, comme la place des flics noirs aux Etats-Unis ou le harcèlement de rue qui donne lieu à l’une des meilleures séquences du film entre le personnage incarné par Anne Bancroft et des ouvriers du bâtiment qui n’en mènent pas large quand cette dernière les remet en place de belle manière…

En tête de casting de ce film qui se déroule au cœur de New-York, Ron Silver et Anne Bancroft (géniale en pasionaria de gauche dévouée à la cause des laissés pour compte de notre société) entourés d’une pléiade de comédien.ne.s dans des seconds rôles particulièrement bien écrits, dont Carrie Fisher (star de l’époque avec son rôle de Princesse Leia) ou Harvey Fierstein (acteur et scénariste – TORCH SONG TRILOGY en 1988).

Bref, vous l’aurez compris, A LA RECHERCHE DE GARBO ne révolutionne en rien l’histoire du cinéma, mais il nous procure 1H43 de plaisir et de réflexion sur notre place dans la famille et la société. C’est déjà beaucoup.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
Une conscience humaniste par Christophe Narbonne, journaliste et auteur (15 mn)
– Analyse de séquences (5 min)
– Bande-annonce originale

Excellents compléments au film, les deux bonus proposés en + de la bande annonce de l’époque (plutôt efficace) sont à mettre au crédit de Christophe Narbonne.
Dans « Une conscience humaniste » l’auteur et journaliste de Première, remet en perspective ce film méconnu au cœur de la riche carrière de Sidney Lumet. Il le fait avec force comparaisons, sans que ça tourne à une pesante leçon de cinéma pour qui ne connaitrait pas la carrière du réalisateur de 12 HOMMES EN COLÈRE. Bien au contraire… Et après 15 minutes d’entretien, on n’a qu’une envie revoir quelques un de ses chefs d’œuvre ou de découvrir les autres…
La courte séquence d’analyse vient conforter ce que l’on ressent en découvrant le film, 37 ans après sa sortie. A savoir une forme d’avance sur son temps autour de sujets terriblement d’actualité aujourd’hui (l’injustice sociale, les violences faites aux femmes…)

Seul bémol, s’il faut en trouver un, c’est le choix d’illustrer ces deux suppléments par des extraits du film en VF, plutôt qu’en VOST. Pourquoi ce choix L’Atelier d’images ???
En revanche, nous approuvons à 200% la suggestion de Christophe Narbonne, de sortir en BR /DVD certains autres films, eux aussi méconnus, de Sidney Lumet comme DANIEL, par exemple ! A bon entendeur… 😊

Interview – L’innocent Louis Garrel braque les salles avec panache !

Interview – L’innocent Louis Garrel braque les salles avec panache !

« Le film est assez hybride et je le voulais comme ça … » Louis Garrel

Avec L’INNOCENT, Louis Garrel nous régale devant et derrière la caméra d’une réjouissante comédie à la croisée d’autre chemins…
Avec la joyeuse complicité d’une belle troupe de comédien.ne.s, l’acteur réalisateur navigue, en effet et avec un plaisir communicatif entre le film d’espionnage, le polar burlesque, le film de braquage et la comédie sentimentale.

« Il fallait qu’on puisse jouer avec le film … » Louis Garrel

Bref, chacun y trouvera plus que son compte, tant le mix improbable sur le papier s’avère enthousiasmant !

Quand Abel apprend que sa mère Sylvie, la soixantaine, est sur le point de se marier avec un homme en prison, il panique. Épaulé par Clémence, sa meilleure amie, il va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives…

« L’insatisfait, peut-être que ce sera le titre du prochain film… » Louis Garrel

C’est au dernier jour du Festival du film francophone d’Angoulême dont L’INNOCENT faisait la clôture en août dernier, que j’ai eu l’immense plaisir d’échanger avec Louis Garrel autour de ce film qui après avoir été encensé par la critique, devrait rencontrer un véritable et très mérité succès populaire…  

INTERVIEW LOUIS GARREL

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