16 ans, l’amour amore…

16 ans, l’amour amore…

« Si on voit le travail, j’ai l’impression qu’on a laissé le prix sur le cadeau ! » Philippe Lioret

Nora et Léo se rencontrent le jour de la rentrée en classe de Seconde. Leurs regards s’enchâssent et tout est dit. Le frère de Nora, manutentionnaire à l’hypermarché local, est accusé de vol et viré sur-le-champ. Le directeur de l’hypermarché c’est Franck, le père de Léo. Les deux familles s’affrontent, les différences s’exacerbent et le chaos s’installe. Les vies de Nora et Léo s’embrasent.

Adaptation contemporaine de la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare, 16 ANS est le 9e long-métrage pour le cinéma de Philippe Lioret.
Comme souvent chez le réalisateur de JE VAIS BIEN NE T’EN FAIS PAS ou LE FILS DE JEAN, c’est au cœur de la cellule familiale et des différences sociales que naissent les conflits et les révoltes qui vont nourrir son histoire.

16 ANS est le tragique récit du quotidien contrarié de deux jeunes gens qui n’aspirent pourtant qu’à une chose : vivre pleinement leur amour naissant.

Cette tragédie shakespearienne revisitée par Philippe Lioret se déroule implacablement, à la manière d’un thriller, sur fond d’amour, d’insouciance de déterminisme social et de patriarcat, sans jamais verser dans les clichés.

C’est à l’occasion de sa présentation en avant-première au Festival du film francophone d’Angoulême que nous avons évoqué la genèse et la réalisation de ce film intense avec Philippe Lioret et ses deux formidables jeunes interprètes, Sabrina Levoye et Teïlo Azaïs.

INTERVIEW  PHILIPPE LIORET, SABRINA LEVOYE & TEÏLO AZAÏS

Houria, chorégraphie de l’intime…
Houria, chorégraphie de l’intime…

Après le très beau succès critique et public de son premier long-métrage, Mounia Meddour était de retour, le printemps dernier avec Houria. Un second film qui célèbre à nouveau la force et la détermination de femmes qui aspirent à la liberté et à leur indépendance par la danse. A voir désormais chez soi !

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Nouveau Coup de maître pour Rémi Bezançon
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Le nouveau film du réalisateur de Nos futurs et Le premier jour du reste de ta vie séduit par le regard satirique mais plein de tendresse qu’il pose sur le monde de l’art et par son portrait plus qu’attachant de deux hommes (magnifiquement incarnés par Vincent Macaigne et Bouli Lanners) pour qui la loyauté n’est pas un vain mot…

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Jane B par Charlotte C – Les dessous chics…

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JANE PAR CHARLOTTE

Documentaire – 2021 – 1H32 (blu ray) 1H28 (DVD) – France
Réalisation : Charlotte Gainsbourg
Scénario : Charlotte Gainsbourg
Distribution : Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg,

Sorti en salles le 12 janvier 2022

Disponible en édition collector Blu ray + DVD+ Livret & VOD – Jour2fête Distribution

Image :
 16/9 – 2.00
Audio :  5.1 & 2.0
Sous-titre : Anglais – Français pour sourds et malentendants

Le pitch
Charlotte Gainsbourg a commencé à filmer sa mère, Jane Birkin, pour la regarder comme elle ne l’avait jamais fait. La pudeur de l’une face à l’autre n’avait jamais permis un tel rapprochement.

Mais par l’entremise de la caméra, la glace se brise pour faire émerger un échange inédit, sur plusieurs années, qui efface peu à peu les deux artistes et les met à nu dans une conversation intime inédite et universelle pour laisser apparaître une mère face à une fille.

Jane par Charlotte…

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Ecrans
En découvrant cette magnifique déclaration d’amour d’une fille à sa mère, jamais le spectateur ne se trouve dans une position de voyeur, il est simplement invité à partager avec ces deux femmes et les fantômes de leurs vies, de beaux instants d’intimité, de questionnements et de vérité. Si leur vie a parfois été exposée de manière triviale, ici c’est une forme de douceur qui prend place, peu à peu, pour explorer le cœur de leur relation.

Si l’on comprend dès l’ouverture du documentaire que son élaboration n’a pas forcément été très simple, on est régulièrement bouleversé par la teneur des échanges et par de nombreuses séquences comme celle où Charlotte invite Jane à revenir dans la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris, ou elles ont vécu de nombreuses années.

On est aussi régulièrement étonné par la désarmante sincérité de la muse du grand Serge et par la singularité de certains moments, comme lorsque Jane fait part à sa fille de sa peur constante d’avoir « mal fait » avec ses enfants, de son rapport au corps qui change et vieillit ou quand elle dit à Charlotte, qu’enfant elle l’intimidait.

Le documentaire de Charlotte Gainsbourg est tout autant le portrait de Jane par Charlotte que celui de Charlotte par Jane… Ce film bouleversant et d’une grâce infinie sur l’amour maternel et le temps qui passe nous procure une forme de mélancolie heureuse !

Bonus
Livre de photographie de Charlotte Gainsbourg (2017-2021)
Pas de bonus vidéo pour accompagner le très beau film de Charlotte Gainsbourg mais un livre (72 pages) de photographies prises entre 2017 et 2021.

Music & Cinema pour Imany à Marseille ! Interview
Music & Cinema pour Imany à Marseille ! Interview

C’est avec un plaisir non dissimulé que je vous livre le fruit de ma rencontre avec la magnétique Imany, invitée d’honneur du festival Music & Cinema. L’occasion d’évoquer son amour du cinéma, son travail sur la BO de Sous les jupes des filles et bien sûr son dernier spectacle, le magnifique Voodo Cello…

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Joyland… Coup de foudre à Lahore !

Joyland… Coup de foudre à Lahore !

JOYLAND

Un film de Saim Sadiq
Scénario de Saim Sadiq
Avec Ali Junejo, Alina Khan, Sania Saeed, Salmaan Peerzada…

Drame – Romance – 2H06 – Pakistan
Sortie en salles le 28 décembre 2022

L’histoire : A Lahore, Haider et son épouse, cohabitent avec la famille de son frère au grand complet. Dans cette maison où chacun vit sous le regard des autres, Haider est prié de trouver un emploi et de devenir père. Le jour où il déniche un petit boulot dans un cabaret, il tombe sous le charme de Biba, danseuse sensuelle et magnétique.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour sa manière d’aborder un sujet ô combien délicat dans une société pakistanaise fondée sur un système patriarcal et des traditions qui brident toute velléité à sortir d’un schéma terriblement conservateur.
JOYLAND, remarquable ode à la liberté, dresse le portrait subtil et bouleversant d’un homme tiraillé entre les injonctions de la société et son envie irrépressible de prendre son envol et de vivre sa vie.  
Avec ce premier film, Saim Sadiq filme avec sensualité et une infinie délicatesse, l’éveil de pulsions nouvelles et même tout simplement du désir chez un homme qui en manquait cruellement jusque-là.
Cette découverte d’un monde qu’Haider ignorait et la naissance d’une histoire d’amour offre à son personnage mais aussi au spectateur quelques judicieuses respirations à travers, notamment de belles séquences musicales et de danse.
Le réalisateur ose même, par instants, emprunter les atours de la comédie romantique voire d’une forme de burlesque sentimental (avec la scène de balade de la silhouette géante de Biba en scooter). Il prouve ainsi sa grande foi dans l’intelligence du spectateur et dans un sujet qui aurait pu n’être que pesant.

2/ Si le film fait le constat sans appel d’une société corsetée par ses traditions et son conservatisme patriarcal, il n’est jamais à charge contre ses principaux protagonistes. Des personnages à qui le réalisateur donne une belle profondeur et une véritable humanité, malgré leurs défauts et leur degré d’implication dans le parcours et le destin de Haider. On en veut pour preuve la séquence finale douloureuse et bouleversante qui remet face à face Haider et son épouse.
Saluons également l’audace d’un jeune cinéaste qui montre et dénonce, ce n’est pas si courant, les dommages causés par le patriarcat, non seulement sur les femmes mais aussi sur certains hommes.

3/ Dernière bonne raison de découvrir JOYLAND, son Prix du jury Un certain regard et la Queer palm 2022, deux récompenses cannoises plus que méritées pour signifier la réussite et la belle singularité de ce premier long métrage qui s’apprête également à concourir aux Oscars 2023 au titre de meilleur film étranger (il fait partie de la short-list de 15 longs métrages en lice)  

La passagère, désir, désirs…

La passagère, désir, désirs…

« La question de la jouissance est au cœur du film… » Héloïse Pelloquet

Chiara vit sur une île de la côte atlantique, là où son mari Antoine a grandi. Ils forment un couple heureux et amoureux. Elle a appris le métier d’Antoine, la pêche, et travaille à ses côtés depuis vingt ans. L’arrivée de Maxence, un nouvel apprenti, va bousculer leur équilibre et les certitudes de Chiara…

« C’est très amusant d’être entre les mains d’une réalisatrice qui sait ce qu’elle veut » Cécile de France

Réalisatrice de 3 courts très remarqués, Héloïse Pelloquet nous livre avec LA PASSAGÈRE, son premier long-métrage, le portrait vibrant d’une femme qui prend son destin en main avec courage, au risque de déplaire.
Ce récit d’un affranchissement est mené avec une grande maitrise scénaristique par Héloïse Pelloquet qui pratique aussi joliment l’art de l’ellipse, jusqu’à la bouleversante séquence finale dont on se gardera bien de vous révéler la teneur.   

Avec la complicité de ses magnifiques comédiens principaux (Cécile de France magistrale, mais aussi Grégoire Monsaingeon et Félix Lefebvre) et de nombreux acteurs non professionnels, la réalisatrice effectue une plongée en immersion dans le quotidien des marins pêcheurs de l’ile.

Et puis surtout, elle filme avec beaucoup d’intelligence et de sensualité, de manière quasi organique, la relation naissante entre Chiara et Maxence, sans jamais l’opposer d’une quelconque manière à celle qu’elle vit avec Antoine, son mari.

LA PASSAGÈRE expose ainsi avec une belle et bienvenue aisance, un point de vue très affirmé sur le désir féminin.  

« Enfin, on nous dit dans un film que c’est possible d’aimer deux personnes à la fois » Cécile de France

C’est à l’occasion de la présentation en avant-première au Festival du film de Sarlat que j’ai eu le grand plaisir d’échanger avec la réalisatrice et ses trois acteurs principaux.  

INTERVIEW HÉLOÏSE PELLOQUET, GRÉGOIRE MONSAINGEON, CÉCILE DE FRANCE, FÉLIX LEFEBVRE

Houria, chorégraphie de l’intime…
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Dominik Moll, un cinéaste qui vous veut du bien !

Dominik Moll, un cinéaste qui vous veut du bien !

LA NUIT DU 12

Thriller – 2021 – 1h55 (blu ray) 1h50 (DVD) – France
Réalisation : Dominik Moll
Scénario : Gilles Marchand, Dominik Moll
Distribution : Bastien Bouillon, Bouli Lanners, Théo Cholbi, Johann Dionnet, Thibaut Evrard, Julien Frison, Paul Jeanson, Mouna Soualem…

Sorti en salles le 13 juillet 2022

Disponible en Blu ray, DVD & VOD – Blaq Out

BLU RAY
Image :
 16/9 – 1.78 :1
Audio :  Master audio DTS HD 5.1 & 2.0 – Audiodescription
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants

DVD
Image :
  16/9 – 1.78 :1
Audio : Dolby Audio DD 5.1 et 2.0
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants

Le pitch
À la PJ chaque enquêteur tombe un jour ou l’autre sur un crime qu’il n’arrive pas à résoudre et qui le hante. Pour Yohan c’est le meurtre de Clara. Les interrogatoires se succèdent, les suspects ne manquent pas, et les doutes de Yohan ne cessent de grandir. Une seule chose est certaine, le crime a eu lieu la nuit du 12.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Ecrans
Avec son septième long-métrage, Dominik Moll réalisateur de quelques films déjà très marquants comme HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN ou COMME DES BÊTES, signe sans aucun doute son œuvre la plus aboutie.

LA NUIT DU 12
est un polar glaçant et totalement atypique, dans la mesure où le spectateur sait dès les premiers instants que les investigations menées par les enquêteurs sur le meurtre de Clara n’aboutiront pas au résultat escompté.
Là n’est pas du tout l’enjeu ! Et c’est bien toute la force et l’intelligence de ce film qui dénonce les violences faites aux femmes en dépeignant un monde gangréné par la violence et une toxicité masculine ancestrale. Cette démonstration sans ambiguïté est aussi l’occasion pour le réalisateur de décrire avec tact le désarroi de ses flics en proie au doute, à l’incompréhension et qui travaillent très souvent dans des conditions précaires. Il faut, à ce titre, saluer les prestations admirables de Bastien Bouillon et Bouli Lanners mais aussi Anouk Grinberg (remarquable en juge d’instruction) qui apportent à ce passionnant thriller social et existentiel tout leur talent et leur subtilité.

Succès surprise de l’été dernier en salles, suite à sa présentation sur la croisette dans la sélection Cannes – Première (alors qu’il aurait eu toute sa place en compétition), LA NUIT DU 12 est désormais disponible en DVD et Blu ray. Ne le loupez surtout pas !

Bonus
Entretien avec Dominik Moll (24 minutes)
Seul bonus proposé avec le film cette interview de Dominik Moll qui s’avère assez complète et intéressante.

Le réalisateur de LA NUIT DU 12 y revient entre autres, sur la genèse de ce projet, le travail d’adaptation du livre de Pauline Guéna “18.3 – Une année à la PJ”, sa longue et fidèle collaboration avec le scénariste – réalisateur Gilles Marchand (QUI A TUÉ BAMBI ?, L’AUTRE MONDE, la série GRÉGORY…), les partis pris de mise en scène, le casting et même le choix assez audacieux de l’affiche du film.

Music & Cinema pour Imany à Marseille ! Interview
Music & Cinema pour Imany à Marseille ! Interview

C’est avec un plaisir non dissimulé que je vous livre le fruit de ma rencontre avec la magnétique Imany, invitée d’honneur du festival Music & Cinema. L’occasion d’évoquer son amour du cinéma, son travail sur la BO de Sous les jupes des filles et bien sûr son dernier spectacle, le magnifique Voodo Cello…

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