Bernard Blier, Seul dans la nuit…

Bernard Blier, Seul dans la nuit…

SEUL DANS LA NUIT

Policier – 1945 – 100 mn (Blu ray) 96 mn (DVD) – France
Réalisation : Christian Stengel
Scénario : Yves Boisyvon, Jacqueline Boisyvon
Distribution : Bernard Blier, Sophie Desmaret, Jacques Pills, Jean Davy, Marcel André, Nathalie Nattier…

Sorti en salles en 1946

Disponible en combo Blu ray / DVD – Pathé
Version restaurée en 4K à partir du négatif original

Blu ray
Image : 1.37 N&B
Audio : Français DTS mono 2.0
Sous-titres : Anglais  & Français pour sourds et malentendants

DVD
Image : 1.37 N&B
Audio : Français Dolby Digital mono 2.0
Sous-titres : Anglais  & Français pour sourds et malentendants

Le pitch
Une série de crimes affecte l’entourage d’un chanteur célèbre. Chaque fois que l’un d’eux est perpétré, la voix de l’artiste se fait entendre fredonnant sa chanson favorite. Les soupçons déterminent une poursuite dans un Paris nocturne qui aboutit à un théâtre désaffecté où l’assassin a attiré sa dernière victime…

L’avis Cin’Ecrans
Malgré une douzaine de films réalisés entre 1938 et 1957, Christian Stengel n’aura pas vraiment laissé une grande trace dans le petit monde du cinéma (à l’exception peut-être de LA FAMILLE DURATON en 1939). C’est donc une heureuse surprise que Pathé ait initié la restauration de ce film policier sorti en salles en 1946.
SEUL DANS LA NUIT possède un charme certain, grâce notamment à sa description des coulisses du monde de la radio-télévision au sortir de la seconde guerre mondiale.
Evidemment, plus de 75 ans après, le montage peut surprendre tant Christian Stengel ne semble pas connaitre l’idée même d’ellipse. On en veut pour preuve les trois séquences dans lesquelles il laisse le personnage de Jacques Sartory (Jacques Pills) interpréter ses chansons dans leur intégralité…
Néanmoins et malgré ce rythme atypique pour un polar, on suit ainsi sans aucun déplaisir l’enquête de Robert Pascal, inspecteur de police un peu fleur bleue. Un flic incarné avec sa bonhommie légendaire par l’excellent Bernard Blier qui trouvait ici l’un de ses premiers rôles en tête d’affiche.
Et puis le film est aussi l’occasion de redécouvrir la modernité du jeu de Sophie Desmaret avec son personnage de Thérèse, plein de charme et au caractère bien trempé.
Avec SEUL DANS LA NUIT qui se balade avec une certaine audace entre polar, comédie et film musical, Christian Stengel use même des codes du cinéma muet (encore très proche en 1945), notamment dans la très belle scène du théâtre avec le personnage le plus original du film Monsieur Tolu, interprété avec fougue par Louis Salou.
Un film à (re)découvrir donc !

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus
La bonhomie façon Blier : Entretiens autour du film avec Jean-Philippe Guerand (journaliste), Didier Griselain (Spécialiste du cinéma Français 1930-1960) & Thibault Le Hegarat (Docteur en Histoire)

Un seul mais consistant bonus de 45 minutes, La bonhomie façon Blier, est proposé en supplément pour accompagner SEUL DANS LA NUIT sur ce beau combo Blu ray / DVD du film.
Il s’agit d’entretiens croisés avec Jean-Philippe Guerand, Didier Griselain et Thibault Le Hégarat qui reviennent à tour de rôle sur la carrière de Bernard Blier et celles des principaux protagonistes du film, mais aussi sur la genèse du film et sur le contexte de l’époque.
Si les propos de Jean-Philippe Guerand, principalement consacrés à Bernard Blier, s’avèrent passionnants tout comme ceux de Thibault Le Hégarat qui revient avec précision sur la valeur de témoignage que représente le film sur le monde de la radio-télévision d’après-guerre, on reste plus divisé par les séquences avec Didier Griselain.
Ses interventions parfois répétitives manquent de vie et d’intensité. On a parfois le sentiment qu’il nous délivre la fiche Wikipédia des principales personnalités du film…Son manque d’aisance devant la caméra dessert une passion du cinéma des années 30-60 que personne ne pourra évidemment lui enlever ou remettre en question…

Dernières séances sur le divan – En thérapie !

Dernières séances sur le divan – En thérapie !

EN THÉRAPIE - SAISON 2

Une série d’Éric Toledano & Olivier Nakache-  2021- France
35 épisodes x 26 minutes (soit 15H15+ 22 minutes 30 de bonus)

Réalisation : Éric Toledano & Olivier Nakache, Emmanuelle Bercot, Agnès Jaoui, Arnaud Desplechin, Emmanuel Finkiel.

Scénario : Éric Toledano & Olivier Nakache

Distribution : Frédéric Pierrot, Charlotte Gainsbourg, Jacques Weber, Suzanne Lindon, Eye Haïdara, Aliocha Delmotte, Clémence Poésy, Pio Marmaï, Agnès Jaoui
Et la participation de Carole Bouquet

Disponible en VOD, coffret 7 DVD ou  4 BRD – Arte Editions

Spécificité BRD
Image :  16/9
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants
Audio : Français Stéréo & 5.1 DTS HD – Audiodescription

Le pitch
Cinq ans après les attentats du Bataclan, au lendemain du premier confinement, le psychanalyste Philippe Dayan accueille quatre nouveaux patients : Inès, une avocate quadragénaire et solitaire, Robin, un adolescent en surpoids victime de harcèlement scolaire, Lydia, une étudiante venue partager un sombre secret concernant sa santé et Alain, un chef d’entreprise pris dans une tourmente médiatique…
Divorcé, attaqué en justice par la famille de l’un de ses anciens patients, le docteur Dayan se tourne vers Claire, une analyste et essayiste de renom dont il espère le soutien pour son procès en cours.
L’avis Cin’Ecrans
Hautement addictive, cette série d’Olivier Nakache & Éric Toledano (librement adaptée de la série israélienne “BE TIPUL” de Hagai Levi) est de retour avec cette deuxième et ultime saison. Les deux scénaristes réalisateurs et initiateurs du projet ont repris à leur compte le concept de la série d’origine (quasi-unité de lieu et un patient par épisode), adapté à des problématiques plus spécifiquement françaises.
Pour cette seconde saison, si Philippe Dayan est toujours au cœur des 35 épisodes, sa clientèle est nouvelle avec pas moins de quatre nouveaux patients remarquablement incarnés par Eye Haïdara, Aliocha Delmotte, Suzanne Lindon et Jacques Weber. Quant à Charlotte Gainsbourg, elle interprète le personnage d’une analyste de renom et nouvelle contrôleuse du psychanalyste.
On retrouve ici tout ce qui faisait l’immense intérêt de la première saison de la série, à savoir un équilibre parfait entre la parole, souvent très forte des patients, et la qualité remarquable d’écoute de Philippe Dayan (Frédéric Pierrot, toujours parfait). On est ainsi régulièrement happé par une puissante émotion tant ce qui se joue dans l’intimité du cabinet touche au cœur, même si les préoccupations des patients ne sont pas forcément les nôtres.
Chacun pourra d’ailleurs avoir ses préférences parmi les personnages (et donc les épisodes).
Pour ma part, même si j’ai vraiment apprécié l’ensemble des protagonistes de cette saison 2, j’avoue un énorme faible pour les épisodes mettant en scène la remarquable Eye Aïdara (épisodes réalisés par Agnès Jaoui) et ceux mis en scène par le duo Toledano/Nakache avec le très jeune Aliocha Delmotte qui fait ici des débuts très remarqués.

Si vous aussi, vous êtes accro à ces rendez-vous passionnants avec le docteur Dayan, il faudra vous résoudre à (re)voir les 70 séances (disponibles dans un coffret intégral des deux saisons) car malgré son immense succès, EN THÉRAPIE n’aura pas de saison 3. En effet, ses deux initiateurs préfèrent se consacrer à de nouveaux projets et défis, plutôt que de risquer la redite. C’est tout à leur honneur !

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD/BRD
• Les personnages
• Les réalisateurs
• Portraits de : Inès – Robin – Lydia – Alain – Claire

Pour en savoir plus sur les coulisses du programme, Arte Editions nous propose de courts bonus thématisés autour des personnages, de leurs interprètes et des réalisateurs qui (à l’exception du duo Toledano / Nakache, déjà à l’œuvre sur la saison 1) se frottent pour la première fois, avec beaucoup d’appétit et de curiosité, à l’exercice de cette série si originale en termes de propos et de mise en scène. Court, mais très intéressant, notamment sur les enjeux de réalisation.  

La (très) grande évasion… En rire, de peur d’être obligé d’en pleurer !  

La (très) grande évasion… En rire, de peur d’être obligé d’en pleurer !  

« On ne s’interdit rien ! On fait un film de cinéma, on n’a pas de pression économique » Yannick Kergoat

10 ans tout juste après avoir pointé du doigt et de sa caméra les dérives et les perversions d’une presse qui n’a plus d’indépendante que le nom dans LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE (coréalisé avec Gilles Balbastre), Yannick Kergoat récidive dans un cinéma militant et dénonciateur.

Cette fois, c’est aux vicieux mécanismes de la (très) grande évasion fiscale que le réalisateur s’intéresse.
Avec la complicité du producteur Bertrand Faivre et du journaliste d’investigation Denis Robert (coauteur notamment du livre Révélation$ sur l’affaire Clearstream), Yannick Kergoat nous livre une incroyable démonstration des démarches suivies par certains « grands » de ce monde  pour réussir leur évasion fiscale.
Le réalisateur y dénonce évidemment tous ces mécanismes et toutes ces magouilles imaginées par les « puissants », à travers de nombreux témoignages et images d’archives.  Yannick Kergoat procède avec rigueur mais aussi beaucoup de recul et un humour nécessaire afin que le spectateur ne baisse pas les bras et se révolte encore devant tant de cynisme assumé.

« Démontrer, en les remontrant, à quel point les acteurs de ce drame de l’évasion fiscale sont de mauvais génies » Yannick Kergoat, à propos des archives.

Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.

« On y croit encore, on croit que ça peut changer un peu les choses… » Yannick Kergoat

C’est au Festival du film de SarlatLA (TRÈS) GRANDE ÉVASION était projeté en avant-première que Yannick Kergoat est revenu pour Cin’Ecrans sur ce film pensé et écrit pour le cinéma.
Le résultat est édifiant… et actuellement en salles !

INTERVIEW YANNICK KERGOAT

The Fabelmans. Au cœur de l’intime avec Steven Spielberg
The Fabelmans. Au cœur de l’intime avec Steven Spielberg

Du traumatisme de la séparation de ses parents durant sa jeunesse, Steven Spielberg parvient à tirer un film lumineux et bouleversant, qui ne sombre jamais dans le pathos. Et surtout, The Fabelmans est la plus belle déclaration d’amour d’un cinéaste à son art. Un très grand film dont on sort émerveillé et abasourdi. A voir et revoir…

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As bestas, une leçon de cinéma par Rodrigo Sorogoyen

As bestas, une leçon de cinéma par Rodrigo Sorogoyen

AS BESTAS

Drame – Thriller – 2022 – 2H17- Espagne
Réalisation : Rodrigo Sorogoyen
Scénario : Isabel Peña & Rodrigo Sorogoyen
Distribution : Marina Foïs, Denis Ménochet, Luis Zahera, Diego Anido, Marie Colomb…

Sorti en salles le 20 juillet 2022

Disponible en VOD, Blu ray & DVD – Le pacte

Image :  16/9 – 2.35:1
Sous-titres : Français & sourds et malentendants.
Audio : DTS HD – Master audio 5.1. Version originale 5.1 & 2.0

Le pitch
Antoine et Olga, un couple de Français, sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils ont une ferme et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement. Tout devrait être idyllique mais un grave conflit avec leurs voisins fait monter la tension jusqu’à l’irréparable…

L’avis Cin’Ecrans

Après avoir signé 8 CITAS (inédit chez nous & STOCKOLM, actuellement disponible sur Netflix) Rodrigo Sorogoyen laissait déjà la concurrence sur place en 2016 avec le thriller poisseux QUE DIOS NOS PERDONE. Suivront EL REINO & MADRE qui ne nous décevront pas, loin de là. Et pourtant en (re)découvrant AS BESTAS, une évidence s’impose : le réalisateur signe, sans aucun doute, son meilleur long métrage, un film radical qui débute avec une magistrale séquence d’ouverture.
A l’image de ses deux principaux protagonistes magistralement incarnés par Marina Foïs et Denis Ménochet, le spectateur est pris au piège d’un scénario retors et d’une mise en scène d’une intelligence rare. Avec une incroyable économie d’effets, le réalisateur espagnol n’a pas son pareil pour instaurer le malaise le plus profond en quelques secondes. Sous ses airs de thriller montagnard implacable, le film fait le portrait, anxiogène à souhait, d’une société gangrénée par une xénophobie galopante. Et il le fait avec une maitrise technique de tous les instants, une gestion du timing implacable et un sens unique de l’ellipse.
Avec AS BESTAS, Rodrigo Sorogoyen s’impose comme l’un des réalisateurs les plus excitants de notre époque.
L’académie des Goyas (équivalent espagnol de nos César) ne s’y est pas trompée puisqu’elle vient de nommer AS BESTAS dans pas moins de 17 catégories (dont meilleur film, réalisateur, actrice et acteur). La cérémonie des Goyas se tiendra le 11 février à Séville.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
Conversation avec Rodrigo Sorogoyen sur sa cinématographie
Entretien croisé avec Rodrigo Sorogoyen, Marina Foïs et Denis Ménochet
Making of sur la musique avec Olivier Arson

Trois bonus sont proposés en supplément du film.
La passionnante collaboration entre Rodrigo Sorogoyen et Olivier Arson, compositeur français installé depuis de nombreuses années en Espagne, est au cœur du bonus « making of ». Le musicien y revient avec précisions sur le travail très spécifique qui a été réalisé sur AS BESTAS et notamment sur l’importance de sa visite sur le plateau. Une visite qui lui  a permis d’emprunter une direction artistique très différente de celle qu’il avait envisagée à l’origine.

Le bonus interview qui regroupe des propos de Rodrigo Sorogoyen et de ses deux interprètes principaux Marina Foïs & Denis Ménochet nous permet de mieux comprendre les méthodes de travail du réalisateur, adepte notamment de longs plans séquences.
Un supplément intéressant même s’il peut sembler parfois redondant avec l’interview du cinéaste par Emmanuelle Spadacenta. Ce bonus captivant s’avère être le véritable plat de résistance de ce riche menu.
La journaliste (et rédactrice en chef) de Cinémateaser y questionne avec à propos et curiosité Rodrigo Sorogoyen sur son métier, sa filmographie, ses méthodes d’écriture, son amour du plan séquence et bien sûr le choix de Marina Foïs et Denis Ménochet pour incarner ses principaux personnages. Un bonus qui donne envie de voir ou revoir très vite les précédents films du réalisateur et sa série ANTIDISTURBIOS (actuellement disponible sur myCanal).

Les pires pour le meilleur

Les pires pour le meilleur

« Raconter la beauté, le talent, l'intelligence de ces enfants... » Lise Akoka

La rencontre entre Lise Akoka et Romane Guéret remonte à 2014 lors de la préparation du casting du film de Rudi Rosenberg LE NOUVEAU pour lequel elles auditionnent plus de 4000  jeunes comédiens non professionnels. Les deux jeunes femmes s’entendent tellement bien qu’elles s’associent en 2015, pour réaliser ensemble CHASSE ROYALE, un court métrage primé dans plusieurs festivals et nommé pour le César du meilleur court-métrage en 2017.

C’est de cette première expérience en commun derrière caméra que va naître leur envie de récidiver avec LES PIRES, près de 7 ans plus tard. Bien leur en a pris, tant ce premier long questionne et bouleverse.

Un tournage va avoir lieu cité Picasso, à Boulogne-Sur-Mer, dans le nord de la France. Lors du casting, quatre ados, Lily, Ryan, Maylis et Jessy sont choisis pour jouer dans le film. Dans le quartier, tout le monde s’étonne : pourquoi n’avoir pris que « les pires » ?

Après avoir remporté le Grand prix Un certain regard à Cannes puis le Valois de diamant du meilleur film à Angoulême, c’est au cours du Festival international du film de Saint-Jean de LuzLES PIRES était présenté hors-compétition que j’ai eu le plaisir d’échanger avec Lise Akoka, l’une des deux coréalisatrices de ce remarquable premier long-métrage.
L’occasion de la questionner, entre autres, sur sa nouvelle responsabilité de cinéaste, après avoir été, elle-même, directrice de casting, en charge de trouver ces enfants non professionnels auxquels le cinéma fait si souvent appel…

INTERVIEW LISE AKOKA

VALOIS DE DIAMANT – RÉACTIONS…

The Fabelmans. Au cœur de l’intime avec Steven Spielberg
The Fabelmans. Au cœur de l’intime avec Steven Spielberg

Du traumatisme de la séparation de ses parents durant sa jeunesse, Steven Spielberg parvient à tirer un film lumineux et bouleversant, qui ne sombre jamais dans le pathos. Et surtout, The Fabelmans est la plus belle déclaration d’amour d’un cinéaste à son art. Un très grand film dont on sort émerveillé et abasourdi. A voir et revoir…

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