Gilles Lellouche victime d’un Kompromat !

Gilles Lellouche victime d’un Kompromat !

KOMPROMAT

Thriller / Drame – 2022 – 2h07 (Blu ray) 2h02 (DVD) – France
Réalisation : Jérôme Salle
Scénario : Jérôme Salle & Caryl Ferey
Distribution : Gilles Lellouche, Joanna Kulig, Louis-Do de Lencquesaing

Sorti en salles le 7 septembre 2022

Disponible en VOD, Blu ray & DVD

SPÉCIFICITÉS BLU RAY
Image :  16/9
Audio :  Français DTS HD Master Audio 5.1

SPÉCIFICITÉS DVD
Image :  16/9
Audio : Français Dolby Audio-DD 5.1

Le pitch
Russie, 2017. Mathieu Roussel est arrêté et incarcéré sous les yeux de sa fille. Expatrié français, il est victime d’un « kompromat », de faux documents compromettants utilisés par les services secrets russes pour nuire à un ennemi de l’Etat. Menacé d’une peine de prison à vie, il ne lui reste qu’une option : s’évader, et rejoindre la France par ses propres moyens…

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Ecrans
Inspiré de l’histoire vraie de Yoann Barbereau, KOMPROMAT est le récit anxiogène de la terrible mésaventure vécue par un homme victime d’un complot politique, prêt à tout pour s’en sortir et prouver son innocence.
Véritable thriller d’espionnage KOMPROMAT est un film oppressant, mis en scène sans esbrouffe et un vrai sens de l’atmosphère par Jérôme Salle, réalisateur de LARGO WINCH, ZULU et L’ODYSSÉE.

Gilles Lellouche prouve une nouvelle fois, combien il est à l’aise dans ce registre ou l’action se mêle à l’intime comme c’était le cas notamment dans À BOUT PORTANT ou MEA CULPA de Fred Cavayé.

La performance du comédien et le rythme haletant du récit nous font oublier quelques clichés et raccourcis scénaristiques. Au final, KOMPROMAT s’avère être un très efficace divertissement « à l’ancienne » que l’on vous conseille…

Bonus
– Kompromat : retour sur le tournage (15’)
Jérôme Salle
et Gilles Lellouche reviennent dans ce supplément sur le tournage épique de ce film en plein cœur de l’épidémie de covid avec toutes les contraintes liées à ce contexte, comme celle d’un confinement forcé pour l’équipe, chaque fin de journée de tournage. Une situation qui, au dire des deux hommes, a contribué au sentiment d’isolement et de fatigue du personnage de Mathieu, incarné par Gilles Lellouche.

Et j’aime à la fureur. Et c’est le temps qui court, court…

Et j’aime à la fureur. Et c’est le temps qui court, court…

ET J'AIME À LA FUREUR

Documentaire – 2022 – 1h36 (Blu ray) 1h33 (DVD) – France
Réalisation : André Bonzel
Scénario : André Bonzel
Musique : Benjamin Biolay

Sorti en salles le 20 avril 2022

Disponible en VOD, Blu ray & DVD et dans un combo Blu ray + DVD + CD de la bande originale du film

SPÉCIFICITÉS BLU RAY
Image :  Couleur & Noir et blanc – 16/9 1.33:1 (source pellicule)
Audio :  Français DTS HD Master Audio 5.1 et 2.0 – Audio Description Français DTS HD 2.0

SPÉCIFICITÉS DVD
Image :  Couleur & Noir et blanc – 16/9 1.33:1 (source pellicule)
Audio : Français Dolby Audio DD 5.1 et 2.0 – Audio Description Français Dolby Audio-DD 2.0

Le pitch
Depuis son enfance, le co-réalisateur de C’EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ VOUS collectionne des bobines de films. Grâce à ces instants de vie de cinéastes anonymes et ces traces d’émotions préservées, il reconstitue l’aventure de sa famille. Avec ET J’AIME À LA FUREUR, André Bonzel déclare son amour pour le cinéma. Sur une musique originale de Benjamin Biolay, il raconte une histoire qui pourrait être la nôtre…

L’avis Cin’Ecrans
Objet de cinéma totalement original et inattendu, ET J’AIME À LA FUREUR est la déclaration d’amour d’André Bonzel au 7ème art et à ceux qui filment. Un documentaire d’une intense mélancolie délivré par un homme que les images des autres ont toujours fasciné.
Avec cette œuvre intime et très personnelle, née à partir de la mise en scène d’images collectionnées au fil du temps, le cinéaste conteur nous livre une œuvre universelle sur le temps qui passe. Chacun, chacune pourra y retrouver un pan de sa vie ou de ses émotions.
C’est une réelle prouesse de réussir à reconstruire sa vie à partir d’un matériel aussi riche et de sources multiples. André Bonzel s’y est attelé avec passion pour nous offrir un documentaire follement original et attachant.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus
– Et j’aime à la fureur, le regard d’André Bonzel (25’47’’)
– La bande originale par André Bonzel (4’30’’)
– Benjamin Biolay en studio (3’33’’)
– Bande annonce

Produire des interviews pour accompagner un documentaire n’est jamais simple, tant le risque de redondance est présent. Avec « Et j’aime à la fureur, le regard d’André Bonzel »,  le défi ce périlleux exercice est relevé avec maestria, grâce à la belle humilité du cinéaste qui nous dévoile, non sans humour, la méthode avec laquelle il a réalisé ce film sur près de 8 ans.
On apprend ainsi que sur une première sélection de 60 heures d’images numérisées, suivie d’un premier montage de 3 heures, le cinéaste est finalement arrivé à produire une œuvre dégraissée, cohérente et passionnante d’un peu plus d’une heure et demi et environ 1740 plans différents…

Les deux autres modules, tout aussi intéressants même s’ils sont moins fouillés, concernent la magnifique bande originale composée pour le film par le très talentueux et très sollicité Benjamin Biolay. On y découvre, notamment, quelques images rares des sessions de travail du musicien, multi instrumentiste, en studio.

A noter que cette bande originale est proposée en bonus exclusif (CD inédit) au cœur du combo Blu ray / DVD édité à 1000 exemplaires numérotés.

Les survivants, minimaliste, puissant et captivant !

Les survivants, minimaliste, puissant et captivant !

« C’était une sacrée aventure ! » Guillaume Renusson

Samuel part s’isoler dans son chalet au cœur des Alpes italiennes. Une nuit, une jeune femme se réfugie chez lui, piégée par la neige. Elle est afghane et veut traverser la montagne pour rejoindre la France. Samuel ne veut pas d’ennuis mais, devant sa détresse, décide de l’aider. Il est alors loin de se douter qu’au-delà de l’hostilité de la nature, c’est celle des hommes qu’ils devront affronter…

Coscénariste et réalisateur de la série 3615 MONIQUE (dont les deux saisons sont actuellement disponibles sur OCS), Guillaume Renusson signe avec LES SURVIVANTS, un ambitieux premier long-métrage.

Coup d’essai et coup de maître pour le jeune réalisateur qui, malgré les embûches, est allé au bout de son projet en signant un film à la croisée des genres, entre le film d’aventure, le thriller et le western social. Un long-métrage rescapé de la crise covid, dont le tournage a été interrompu plus de deux mois pour cause de confinement.

« Se faire confiance prend du temps… » Guillaume Renusson

C’est à l’occasion de la présentation des SURVIVANTS au Festival du film francophone d’Angoulême, en août dernier que nous avons rencontré avec grand plaisir Guillaume Renusson.

Nous avons évoqué avec le cinéaste, la genèse du film, son fond et sa forme, les difficultés de réalisation au cœur d’un décor naturel sublime mais rude, sans oublier évidemment ses deux remarquables comédiens, Denis Ménochet et Zar Amir Ebrahimi (prix d’interprétation à Cannes pour sa prestation dans LES NUITS DE MASHHAD) dont l’investissement a été sans faille.

INTERVIEW GUILLAUME RENUSSON

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré

Le Valois de diamant du meilleur film et celui de l’acteur film viennent couronner Le temps d’aimer, le remarquable quatrième long-métrage de Katell Quillévéré. Rosalie de Stéphanie di Guisto remporte également deux Valois dont celui de l’actrice pour Nadia Tereszkiewicz. Découvrez le palmarès complet de cette seizième édition du festival qui a battu cette année son record de fréquentation….

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Evolution, une œuvre austère, âpre et sans concessions !

Evolution, une œuvre austère, âpre et sans concessions !

EVOLUTION

Drame – 2022 – 1h33 – Hongrie
Réalisation : Kornél Mundruczó
Scénario : Kata Wéber
Distribution : Lili Monori, Annamária Láng, Goya Rego, Padmé Hamdemir, Jule Böwe…

Sorti en salles le 18 mai 2022

Disponible en VOD et DVD chez Blaq Out

SPÉCIFICITÉS DVD
Image :  4/3 1.33 :1
Audio : hongrois et allemand – Dolby Audio-DD 5.1 et 2.0
Sous titres : Français

Le pitch
D’un souvenir fantasmé de la Seconde Guerre Mondiale au Berlin contemporain, Evolution suit trois générations d’une famille marquée par l’Histoire. La douleur d’Eva, l’enfant miraculée des camps, se transmet à sa fille Lena, puis à son petit-fils, Jonas. Jusqu’à ce que celui-ci brise, d’un geste d’amour, la mécanique du traumatisme.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Ecrans
Présenté au Festival de Cannes en 2021 dans le cadre de la sélection Cannes Première, EVOLUTION est le 8ème long métrage pour le cinéma du réalisateur hongrois Kornél Mundruczó. Un cinéaste singulier aux univers et partis pris très marqués dont les images sont souvent très puissantes et marquantes même si le propos se révèle toujours extrêmement noir.  
On se souvient notamment de deux autres films passés par le Festival de Cannes, WHITE DOG (2014) où des chiens errants se révoltent contre les hommes ou de LA LUNE DE JUPITER (2017), histoire d’un migrant qui possède le pouvoir de léviter. Deux films au symbolisme fantastique que le réalisateur a laissé de côté pour ce projet plus ancré dans le réel.
Avec EVOLUTION, Kornél Mundruczó nous livre un récit scindé en 3 chapitres très distincts autour des crimes de l’Holocauste et de leurs conséquences à travers le parcours des membres d’une même famille sur 3 générations.
Les 3 plans séquences qui constituent le film, font preuve d’une très grande virtuosité de mise en scène. Mais c’est sans aucun doute le segment d’ouverture d’EVOLUTION, d’un réalisme cauchemardesque qui restera le plus marquant avec des images qui ne sont pas sans évoquer celles du film de László Nemes, LE FILS DE SAUL (Grand prix du Festival de Cannes 2015).
EVOLUTION n’est pas un film aimable ni même un agréable moment de cinéma. Mais avec cette œuvre ambitieuse qui dérange et bouscule le spectateur, Kornél Mundruczó qui est passé en 2021 par Netflix avec son premier film américain, PIECES OF A WOMAN, prouve qu’il est un important metteur en scène et que ses films ont toute leur place sur le grand écran.

Pas de bonus

Birdy d’Alan Parker, Envole-moi…

Birdy d’Alan Parker, Envole-moi…

BIRDY

Drame – 1984 – 2h00 (Blu ray) 1h55 (DVD) – France
Réalisation : Alan Parker
Scénario : Sandy Kroopf & Jack Behr d’après l’œuvre de William Wharton,
Distribution : Matthew Modine, Nicolas Cage, John Harkins…

Sorti en salles le 22 mai 1985

Disponible en combo blu ray + DVD + livret – Edition collector limitée

SPÉCIFICITÉS BLU RAY
Image :  1.85 – 1080, 24p
Audio :  Anglais & Français DTS Master Audio 2.0
Sous-titre : Français

SPÉCIFICITÉS DVD
Image :  1.85, 16/9e compatible 4/3
Audio : Anglais DTS 2.0 & Dolby Digital 2.0, Français Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français

Le pitch
Malgré leurs différences, Al et Birdy sont devenus inséparables. Dans leur banlieue défavorisée de Philadelphie, Al, sportif, exubérant et populaire, ne pense qu’à séduire les filles, quand Birdy, réservé et étrange aux yeux des autres, voue une admiration sans bornes aux oiseaux… Mais la guerre a mis fin au temps de l’insouciance et les deux amis ont vécu le traumatisme du Viêt Nam. Revenu défiguré, Al est appelé à l’hôpital militaire pour aider Birdy : totalement mutique, il semble persuadé d’être une créature pouvant voler…

L’avis Cin’Ecrans
La redécouverte de BIRDY dans cette nouvelle et très belle édition digitale est un réel plaisir.
Le film d’Alan Parker, Grand prix spécial du jury au Festival de Cannes 1985, dénonce brillamment les horreurs de la guerre du Vietnam et ses ravages sur les hommes qui en sont revenus.

BIRDY est un film sur l’indéfectible amitié qui lie ses deux principaux protagonistes dont l’un s’est enfermé dans sa folie. Une œuvre intense et poétique qui vous transporte deux heures durant dans un espace-temps singulier imposé par la vision du monde d’Al et Birdy.
Outre les compositions intenses et subtiles de Matthew Modine et Nicolas Cage, BIRDY est magnifié par une belle ambition artistique avec en particulier le somptueux travail de Michael Seresin, fidèle directeur de la photographie du cinéaste et par une bande son composée par l’immense Peter Gabriel.

Avec ce sixième long-métrage, sorti en France avec grand succès en mai 1985, le réalisateur de MIDNIGHT EXPRESS, MISSISSIPI BURNING et THE COMMITMENTS signait un nouveau film très marquant dans sa riche et très éclectique carrière.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus
– L’abstraction de la guerre (24’) : Entretien avec Matthew Modine
– Haut vol (17’) : Entretien avec les scénaristes Jack Behr et Sandy Kroopf
– Prendre la plume (14’) : le réalisateur Keith Gordon évoque William Wharton, auteur du roman
– Birdy et l’ange Gabriel (16’) : Entretien avec le journaliste musical Christophe Geudin
– Peter Gabriel, la musique réinventée (7’) : Entretien avec Peter Gabriel

+  Un livret de 40 pages, écrit spécialement par François Cau et illustré de photos d’archives

C’est un beau cadeau que nous fait Wild Side avec cette nouvelle édition du film d’Alan Parker proposée dans un combo Blu ray + DVD, agrémenté d’un livret de 40 pages (que nous n’avons malheureusement pas pu découvrir).

En revanche, nous avons pu déguster de nombreux et judicieux bonus dont deux consacrés à Peter Gabriel.
Outre une interview (2019) du musicien britannique, l’édition française est dotée d’un module totalement inédit (Birdy et l’ange Gabriel) consacré à la bande originale du film et à la carrière du compositeur à travers un entretien érudit avec Christophe Geudin.

Le journaliste musical nous y confirme que l’ex-leader de Genesis est un musicien perfectionniste à l’extrême. Ayant peur de ne pouvoir rendre sa partition dans les temps, Le créateur de « So » n’a accepté la proposition d’Alan Parker qu’à la condition de pouvoir mêler compositions originales et relectures de titres figurant sur deux de ses albums solos.

Le reste des bonus est constitué de modules figurant sur l’édition anglaise 2019 du film.

Dans « L’abstraction de la guerre » on a grand plaisir à retrouver l’interprète de Birdy, le trop rare Matthew Modine qui se livre avec générosité et témoigne, à travers de nombreux souvenirs, de l’importance primordiale du film et de ce rôle dans sa carrière.

Dans « Haut vol », les deux coscénaristes du film Jack Behr & Sandy Kroopf reviennent sur les enjeux très spécifiques de l’adaptation pour le film du roman de William Wharton.

« Prendre la plume » nous propose de poser un autre regard sur BIRDY, celui de Keith Gordon, un réalisateur qui a lui-même adapté une œuvre de William Wharton pour l’un de ses films SECTION 44, en 1992. L’occasion, notamment, d’en savoir plus sur l’impressionnante séquence en vue subjective (grâce à l’emploi d’un dispositif très spécifique et d’une caméra nouvelle à l’époque, la Skycam) au cours de laquelle Birdy se rêve en oiseau.

Bref, une bonne soirée de 3 heures est à envisager si vous souhaitez déguster d’une traite le copieux menu BIRDY concocté par son éditeur français…