Tony Curtis & Sidney Poitier brisent La chaîne…

Tony Curtis & Sidney Poitier brisent La chaîne…

LA CHAÎNE (The Defiant Ones)

Drame / Thriller – 1958 – 1h36 – Etats-Unis
Réalisation : Stanley Kramer
Scénario : Nathan E. Douglas, Harold Jacob Smith
Distribution : Tony Curtis, Sidney Poitier, Theodore Bikel…

Sorti en salles le 21 janvier 1959

Disponible en VOD, Blu ray & DVD, le 8 novembre chez L’Atelier d’images

Image : Noir et blanc – 16/9  – 1.66 :1
Audio : Français 2.0 mono – Anglais 2.0 mono –  Audio description Français
Sous-titres : Français

Le pitch
Joker Jackson et Noah Cullen sont deux prisonniers en cavale. Evadés d’un camp de travaux forcés du sud des Etats-Unis, les deux hommes, attachés l’un à l’autre par une chaîne d’acier, sont néanmoins séparés par une haine féroce. Implacablement poursuivis par des gardiens et des chiens, ils vont devoir mettre de côté leurs différences s’ils veulent survivre…

L’avis Cin’Ecrans
LA CHAÎNE est le troisième long-métrage réalisé par Stanley Kramer. Un film qui sort à la fin des années 50, une époque où les Etats-Unis sont encore profondément marqués par la ségrégation.  
Si le film surprend encore aujourd’hui par la force de son propos et par son profond humanisme, on est en droit de trouver le jeu de Tony Curtis et Sidney Poitier un peu appuyé (la faute à des dialogues parfois trop démonstratifs…).
Reste un film témoin de son temps et important pour la représentation des Noirs dans le cinéma américain. Grâce, entre autres, à son scénario et au beau travail du directeur de la photographie, LA CHAÎNE va même au-delà de la simple curiosité pour cinéphile et trouve encore aujourd’hui un véritable intérêt historique et cinématographique. A découvrir donc !  

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
 « Stanley Kramer, l’éveil de la conscience » par Sylvain Lefort co-fondateur de Revus et Corrigés (2022, 35’02”)
Analyse de séquence par Sylvain Lefort (2022, 10’51”)
Bande-annonce originale (VOST)
Bandes-annonces L’Atelier d’Images

Comme souvent, L’Atelier d’images soigne ses sorties. Pour LA CHAÎNE, maillon incontournable de la carrière du réalisateur / producteur Stanley Kramer, l’éditeur nous propose une version restaurée HD qui rend particulièrement justice au beau travail sur l’image de Sam Leavitt, récompensé à juste titre de l’Oscar 1959 de la meilleure photographie pour ce film.

Côté bonus, nous sommes gâtés puisque L’Atelier d’images a fait appel à Sylvain Lefort qui resitue avec force précisions, la place de LA CHAÎNE dans la riche filmographie de Stanley Kramer comme réalisateur mais aussi comme producteur. Passionné par son sujet, le journaliste nous apprend ainsi à quel point Stanley Kramer, malgré environ 80 nominations aux Oscars pour ses 15 réalisations, est resté un cinéaste mal aimé, voire dédaigné par une partie de la profession et de la presse (notamment en France).
En complément de cette belle évocation de la carrière de Stanley Kramer, Sylvain Lefort nous régale d’une analyse de séquence bienvenue et très argumentée.
Un bonus d’excellente facture, complété par la bande annonce de l’époque en VOST…

Les goûts et les couleurs, comédie enchantée et très bon esprit !

Les goûts et les couleurs, comédie enchantée et très bon esprit !

LES GOÛTS ET LES COULEURS

Comédie – 2022 – 1h52- France
Réalisation : Michel Leclerc
Scénario : Michel Leclerc & Baya Kasmi
Distribution : Rebecca Marder, Félix Moati, Judith Chemla

Sorti en salles le 22 juin 2022

Disponible en VOD, Blu ray & DVD – Pyramide Vidéo

Image :  – 16/9 – HD 1920×1080 – 1.66 :1
Audio : DTS HD – Master audio 2.0 et 5.1 –  Audio description
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants – Anglais (uniquement pour le film)

Le pitch
Marcia, jeune chanteuse passionnée, enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970, qui disparait soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, Anthony, placier sur le marché d’une petite ville, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique. Entre le bon et le mauvais goût, le populaire et le chic, la sincérité et le mensonge, leurs deux mondes s’affrontent. À moins que l’amour, bien sûr…

L’avis Cin’Ecrans
Réalisateur de comédie sociales comme LE NOM DES GENS, TÉLÉ GAUCHO ou LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc est aussi et depuis toujours un passionné de musique et de chansons. S’il a longtemps tourné autour de cette passion, c’est la première fois qu’il en fait le sujet central d’un film. On retrouve au cœur de ce sixième long-métrage de fiction, la patte du réalisateur qui signe ici une comédie romantique et enchantée sur fond de rapports des classes, de regard des autres et d’héritage familial.

Avec LES GOÛTS ET LES COULEURS, le réalisateur qui se produit de temps en temps en concert avec sa complice et coscénariste Baya Kasmi, s’est même collé, pour la première fois au cinéma, et avec une belle réussite, à la composition des chansons d’un film.

« A 20 ans, j’espérais devenir un chanteur de rock, c’était vraiment mon but et j’ai échoué ! » Michel Leclerc

Michel Leclerc qui se présente également comme un bricoleur dans le cinéma s’est beaucoup amusé dans la création du personnage de Daredjane (la toujours excellente et surprenante Judith Chemla), à travers la fabrication de clips (à découvrir en bonus) ou de « Une » de journaux…

Le réalisateur est parfaitement épaulé par un formidable casting de premiers rôles, Rebecca Marder, Judith Chemla et Félix Moati et par quelques très beaux seconds-rôles à qui il offre également une superbe partition, tels que Philippe Rebbot, Eye Haïdara ou Arthus.

« Michel est tellement joyeux, enthousiaste…. Il nous communique une énergie phénoménale ! » Judith Chemla

Vous l’aurez compris, si vous avez loupé LES GOÛTS ET LES COULEURS en salle, une séance de rattrapage s’impose et si la comédie vous a déjà enchanté, vous n’avez sans doute déjà qu’une envie, la revoir et la partager avec vos proches….

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
– Entretien avec Michel Leclerc, Judith Chemla, Rebecca Marder & Félix Moati (21mn – avec Cin’Ecrans)
– 6 clips en version intégrale (16mn)
– Quelques répétitions (8mn)
– Bande annonce du film présentée par Arthus & Félix Moati (4mn)

Je ne vais pas trop en faire sur le premier bonus proposé à savoir l’entretien Cin’Ecrans avec Michel Leclerc et ses trois principaux interprètes. Je vous laisse seul.e.s juge.s de sa pertinence😊   
Sachez en revanche que Pyramide Vidéo s’est montré généreux, en dépit du fait que le film n’a pas rencontré le succès qu’il méritait en salles. En effet, outre cet entretien, vous pourrez redécouvrir la bande annonce du film « lancée » avec beaucoup d’humour par Arthus et Félix Moati, mais surtout ne loupez pas les deux autres bonus. Le premier est une collection de 6 clips proposés dans leur intégralité autour des chansons de Daredjane & de Marcia, avec une mention spéciale pour « Les idées mal placées » dans lequel Judith Chemla / Daredjane s’en donne à cœur joie avec une chanson, une chorégraphie et des décors très 80’s, « bricolés » comme il aime le faire par Michel Leclerc et son équipe.  
L’autre supplément, que je vous conseille chaleureusement, est celui consacré à des extraits de répétitions de Rebecca Marder et Judith Chemla avec le musicien et compositeur Pierre Legay. On y voit bien à quel point rien n’est « truqué » dans le film et combien ces deux formidables actrices sont aussi d’excellentes chanteuses à l’enthousiasme contagieux. Au point que Michel Leclerc, derrière sa caméra ne peut s’empêcher de fredonner également les chansons. Le réalisateur n’est d’ailleurs pas le dernier, au côté de son brillant casting, à ambiancer les spectateurs dans la salle de cinéma où avait lieu une chaleureuse avant-première du film. Quelques images proposées en clôture de ce bonus, qui reflètent parfaitement le bon esprit du film et de son équipe !    

Le + Cin’Écrans
En juin dernier, le Festival de Cabourg présentait LES GOÛTS ET LES COULEURS aux spectateurs de ces journées romantiques. Une excellente occasion de retrouver son réalisateur Michel Leclerc,quelques mois après notre précédente interview pour PINGOUIN & GOËLAND ET LEURS 500 PETITS. Un réalisateur toujours aussi chaleureux et généreux qui était accompagné pour l’occasion de ses 3 principaux interprètes Rebecca Marder, Judith Chemla et Félix Moati.
C’est le résultat de cette sympathique rencontre normande que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en bonus sur le blu ray et le DVD du film (une vraie fierté de voir son travail ainsi côtoyer celui de Michel Leclerc).
J’en profite donc pour remercier chaleureusement le réalisateur ainsi que Sacha Gouffier de Pyramide Vidéo pour leur confiance.

Trois nuits par semaine, désir, désir…
Trois nuits par semaine, désir, désir…

Trois nuits par semaine de Florent Gouëlou est une comédie juste et touchante sur l’univers drag, une belle ode à l’amitié, la fraternité et l’amour portée par Pablo Pauly & Cookie Kunty/Romain Eck. Saluons la pertinence des 3 courts et de l’interview du réalisateur proposés en bonus…

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Harka, thriller de l’âme transcendé par l’interprétation d’Adam Bessa

Harka, thriller de l’âme transcendé par l’interprétation d’Adam Bessa

« Je n’ai pas envie d’ennuyer les gens ! Faut essayer de leur donner un truc qu’on ne trouvera peut-être pas sur Netflix ou ailleurs... » Adam Bessa

Coup de cœur de la semaine pour HARKA, 1er long métrage de fiction à la mise en scène audacieuse.
Cinéaste américain d’origine égyptienne, Lotfy Nathan nous invite à partager le quotidien d’Ali, un jeune tunisien qui survit de petits trafics en rêvant d’Europe et d’évasion. Sa colère et sa révolte grandissent au fil des jours quand il prend la décision de s’occuper de ses deux jeunes sœurs, au décès de leur père.

HARKA est une œuvre politique et sociale incandescente qui porte un regard singulier et profondément humain sur un pays divisé où la jeunesse cherche toujours sa place et son avenir.

« j’avais envie de me surprendre moi-même » Adam Bessa

Et puis le film est porté par la présence magnétique d’Adam Bessa, jeune comédien découvert en 2017 dans LES BIENHEUREUX, qui est ici de tous les plans. Son jeu subtil impressionne tant il trouve son équilibre entre intériorité et explosion de rage. Sa prestation lui a d’ailleurs valu de recevoir, à juste titre, deux Prix d’interprétation masculine, le premier lors du Festival de Cannes 2022 où le film était présenté dans la sélection Un Certain Regard et le second au Festival de Saint-Jean de Luz, en octobre dernier.

« S’il y a des embryons de ce cinéma, il faut aller le chercher… ne pas tout le temps attendre que les rôles nous viennent » Adam Bessa

C’est à l’occasion de ce second festival que nous avons pu échanger avec ce remarquable acteur à propos de son travail très particulier sur HARKA et de sa passion du cinéma.

INTERVIEW ADAM BESSA

Double je avec Les ombres persanes
Double je avec Les ombres persanes

Ce film du cinéaste iranien Mani Haghighi est une œuvre hybride mais passionnante à la croisée des genres entre thriller psychologique, conte fantastique et drame social. Un défi scénaristique relevé haut la main grâce à une mise en scène intelligente, fluide et par un travail remarquable des deux comédiens principaux. Excellente surprise !

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Close, puissant et délicat ! Un cinéma en état de grâce !

Close, puissant et délicat ! Un cinéma en état de grâce !

CLOSE

Réalisation : Lukas Dhont
Scénario : Lukas Dhont, Angelo Tijssens
Avec Eden Dambrine, Gustav De Waele, Emilie Dequenne, Léa Drucker, Kevin Janssens…

Drame – 1H45 – Belgique / France
Sortie en salles le 1er novembre 2022

Léo et Rémi, 13 ans, sont amis depuis toujours. Jusqu’à ce qu’un événement impensable les sépare. Léo se rapproche alors de Sophie, la mère de Rémi, pour essayer de comprendre…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Quatre ans après le très mérité succès critique et public de GIRL (Caméra d’or, Queer palm…), son premier long métrage, CLOSE marque le retour très attendu du jeune cinéaste belge Lukas Dhont. Un retour très remarqué puisque le film a été présenté et récompensé du Grand prix du jury à Cannes en mai dernier.
Mais au-delà des récompenses, ce qui compte évidemment ce sont les émotions que procurent ce film qui explore les affres de de la jeunesse et les conséquences tragiques d’une amitié fusionnelle brisée en plein élan. Le film montre avec justesse ce lien très particulier qui peut unir deux êtres à une époque de la vie où un regard, un mot, une réflexion déplacée ou malvenue peuvent changer le cour de la vie de ses protagonistes. Et dans le cas de ce récit, ce sont des conséquences tragiques dont témoigne Lukas Dhont avec beaucoup de tact, d’élan et d’amour pour ses personnages.
Pour le réalisateur, il était important de « parler de ce poids éprouvé quand on se sent responsable mais qu’on ne peut pas en parler ».  En cela, CLOSE est aussi un beau et grand film sur la culpabilité de celui qui reste.

2/ Monument d’intensité et de délicatesse, CLOSE doit beaucoup à la sincérité de ses interprètes dont ceux des deux mères du film, Léa Drucker et Emilie Dequenne. La comédienne belge qui nous avait bluffé en 2021 dans LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT (qui lui avait valu un très mérité César du second rôle féminin en 2021) nous bouleverse à nouveau, au détour de quelques séquences particulièrement bien écrites et incarnées. Et puis surtout CLOSE est la révélation d’un talent brut, celui du jeune Eden Dambrine (et ça n’enlève rien à la justesse de son partenaire Gustav de Waele) que la caméra de Lukas Dhont ne lâche pas et qui impressionne tant il est juste dans tous les registres proposés par le récit.

3/ Si la force de CLOSE tient principalement dans son propos, il serait injuste de passer sous silence la grâce de la mise en scène de Lukas Dhont. Sans jamais nier la dimension mélodramatique de son histoire, le réalisateur tient toujours sa caméra à juste distance. Son regard, s’il est toujours très proche de ses personnages, n’est jamais voyeur. Les émotions ainsi procurées au spectateur n’en sont que plus intenses. On attend donc son prochain film avec encore plus d’impatience et gageons que CLOSE atteigne le cœur d’un public curieux et très nombreux.  

Interview – Esprit d’hiver – Premiers pas réussis dans la série pour Cyril Mennegun

Interview – Esprit d’hiver – Premiers pas réussis dans la série pour Cyril Mennegun

« Le cinéma, j’espère que j’y reviendrai un jour, mais j’y reviendrai enrichi de quelque chose que seule la série pouvait m’offrir ! » Cyril Mennegun

Cyril Mennegun n’est jamais là où on l’attend !
Après avoir signé une quinzaine de documentaires dont TAHAR L’ETUDIANT, consacré à son ami Tahar Rahim, le réalisateur passe à la fiction en 2011 avec LOUISE WIMMER, porté par sa mise en scène et une prestation remarquable de Corinne Masiero. Le film vaudra l’année suivante au metteur en scène un joli succès critique et public ainsi que de très nombreuses récompenses dont le César du meilleur premier film et le Prix Louis Delluc du premier film.
En 2017, toujours avec Corinne Masiero, sort LA CONSOLATION, second long-métrage, dans un registre très différent du premier qui sera malheureusement beaucoup moins vu et apprécié que Louise…
En cet automne 2022, c’est donc du côté d’Arte qu’il faut regarder pour découvrir la nouvelle œuvre de Cyril Mennegun.

« Mon kiff, c’est d’avoir envie de travailler avec une actrice, et de me dire ‘’ qu’est-ce-que j’ai envie de faire avec elle ? ’’… » Cyril Mennegun

Une nuit d’hiver, Nathalie Weber, écrivaine en mal d’inspiration, retrouve sa capacité à imaginer une histoire et laisse les mots courir sur le papier jusqu’à l’aube. À des centaines de kilomètres de là, au même moment, dans un orphelinat roumain, Iona, 16 ans, met fin à ses jours. Au réveil, dans leur chalet isolé en montagne, Nathalie annonce à Marc, son mari, que le souffle romanesque est revenu. Tandis que Marc part chercher ses parents à l’aéroport, Nathalie entame les préparatifs du déjeuner de Noël, en espérant qu’Alice, leur fille de 16 ans, veuille bien l’aider. Soudain assaillie par des images du personnage de son nouveau roman, qui possède les traits de Iona, Nathalie s’empresse de les noter. Un peu plus tard, depuis une fenêtre, elle aperçoit une étrange silhouette et reçoit un appel qui l’épouvante…

Avec ESPRIT D’HIVER, librement adapté du roman éponyme de Laura Kasischke (LES REVENANTS), Cyril Mennegun s’essaie avec la belle complicité d’Audrey Fleurot (bluffante et de tous les plans, ou presque !), Lily Taïeb et Cédric Kahn, à l’exercice de la mini-série.

Une série qui, avec son ambiance étrange et fantasmagorique, évoque, entre autres, l’univers de David Lynch… Le spectateur, lui, se perd avec délectation dans ce thriller en huis-clos dont les frontières entre illusion, fantasme et réalité s’avèrent très poreuses.

C’est lors du Festival FICTION TV de La Rochelle, en septembre dernier, que j’ai eu le plaisir de retrouver Cyril Mennegun, 5 ans après notre précédent entretien pour LA CONSOLATION.
L’occasion d’interroger le réalisateur sur son rapport au cinéma, son absence des écrans durant ces quelques années et sur ce choix, à priori surprenant de revenir avec ESPRIT D’HIVER, prélude à une seconde incursion très prochaine, dans le monde de la série. Un projet dont on espère vous reparler très prochainement…

ESPRIT D’HIVER, une mini-série en 3 épisodes, est diffusée le jeudi 10 novembre à 20H55 sur Arte et disponible à partir du 3 novembre sur Arte.TV

INTERVIEW CYRIL MENNEGUN

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