RUE MÁLAGA (Calle Málaga)
Un film de Maryam Touzani
Scénario de Maryam Touzani & Nabil Ayouch
Avec Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane…
Comédie dramatique – Maroc – 2025 – 1h54
Sortie en salles le 25 février 2026
L’histoire
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****
Avec son troisième long métrage après ADAM et le magnifique LE BLEU DU CAFTAN, la scénariste-réalisatrice marocaine Maryam Touzani confirme tout le bien que l’on pense de son cinéma profondément humaniste.
RUE MÁLAGA dresse avec fougue et générosité, le portrait d’une femme bien décidée à ne pas s’en laisser compter, refusant la fatalité de la vieillesse et de décisions prises contre son gré.
On retrouve dans ce long-métrage coécrit avec son compagnon cinéaste Nabil Ayouch, toute la sensibilité déjà à l’œuvre dans les précédents films de Maryam Touzani.
Rares sont les films à avoir célébré de manière aussi belle, joyeuse et sensuelle, la renaissance de l’amour et du désir chez des personnes âgées.
Il convient d’ailleurs de saluer l’intelligence et la délicatesse avec laquelle, Maryam Touzani filme l’intimité charnelle des octogénaires, avec la complicité de ses généreux interprètes. Il n’y a pas une once de voyeurisme ou de vulgarité, bien au contraire dans ce que dévoile la réalisatrice.
Nul doute que le charme fou distillé par RUE MÁLAGA doit beaucoup à son interprète principale, la géniale Carmen Maura à qui Maryam Touzani a eu la judicieuse idée de proposer ce rôle de femme déterminée, au caractère bien trempé, et imprévisible.
On ressort de cette chatoyante comédie, heureux et ravi d’avoir partagé, durant près de deux heures, le quotidien d’une femme libre que chacun.e aimerait avoir comme grand-mère.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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