Sacha & Evgueni Galperine – trois films à l’affiche, sinon rien ! – Interview

Sacha & Evgueni Galperine – trois films à l’affiche, sinon rien ! – Interview

« Voir aujourd’hui, les horreurs de l’invasion russe en Ukraine nous trouent le cœur !» Evgueni Galperine

A l’occasion de la 23em édition du Festival Music & Cinema qui se tenait pour la première fois début avril à Marseille, Cin’Ecrans vous propose une rencontre avec Sacha & Evgueni Galperine, deux des meilleurs et plus prolifiques compositeurs de bande originale de films et de séries de ces dernières années,

Les deux frères passionnés par le cinéma d’auteur et le monde des séries (ils ont signé, entre autres, les BO de BARON NOIR, THE UNDOING et bientôt OUSSEKINE) évoquent, entre autres, leur travail sur le fascinant MURINA de Antoneta Alamat Kusijanović, lauréat de la Caméra d’Or 2021 (en salles le 20 avril) & sur le très beau film d’animation de Michaela Pavlátová MA FAMILLE AFGHANE (en salles le 27 avril). Pour l’anecdote, sachez que les deux compositeurs ont également signé la bande originale du très réussi SENTINELLE SUD de Mathieu Gérault avec Niels Schneider et Sofian Khammes, actuellement en salles (interview de l’équipe du film ici)

Sacha et Evgueni Galperine reviennent aussi sur diverses collaborations comme avec Amine Bouhafa sur le magnifique GAGARINE de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh  ou Éric Lartigau dont ils ont écrit la partition musicale de plusieurs de ses films  comme L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE, LA FAMILLE BELIER… et prochainement CET ETE LA.

Et évidemment, ils nous parlent de leur douleur face à la guerre en Ukraine, eux qui sont nés d’un père ukrainien et d’une mère russe…

INTERVIEW SACHA & EVGUELNI GALPERINE

INTERVIEW SACHA & EVGUENI GALPERINE
A propos de MURINA & MA FAMILLE AFGHANE

Marseille, A la folie pour Audrey Estrougo – Interview

Marseille, A la folie pour Audrey Estrougo – Interview

« Marseille est une ville incroyablement belle, et qui mérite d’être racontée autrement que comme on la raconte habituellement ! » Audrey Estrougo

Quelques mois après l’avoir croisée au Festival du film de Saint-Jean-de-Luz pour parler de SUPREMES, son film consacré aux débuts de Joeystarr et Kool Shen, alias NTM, c’est au Festival Music & Cinema de Marseille que j’ai eu le plaisir de retrouver Audrey Estrougo.

La réalisatrice – scénariste, habitante récente et amoureuse de la cite phocéenne, faisait partie cette année du jury long-métrage de cette 23ème édition de Music & Cinema.
Le festival a profité de la présence d’Audrey Estrougo pour présenter en séance « Coup de cœur », A LA FOLIE, un long-métrage très personnel que la réalisatrice a tourné avant SUPREME mais qui, COVID oblige, débarque sur les écrans français, quelques mois après son retentissant prédécesseur…

Audrey Estrougo nous parle d’A LA FOLIE, de SUPREMES, de son rapport à la musique de film et aux musiciens, de son travail sur la comédie musicale TOI, MOI, LES AUTRES, mais aussi de Marseille, une ville qu’elle adore et qui devrait être le cadre de son prochain film…

Pour en savoir un peu + sur A LA FOLIE, son sujet, son casting…

Interview – La revanche des crevettes pailletées – Allons-y gayment !

Interview – La revanche des crevettes pailletées – Allons-y gayment !

« Sublimer la légèreté, c’est quelque chose d’essentiel, on peut être léger, fou, folle et avoir un cerveau ! Et je trouve très bien de le raconter… » Geoffrey Couët

Alors qu’elles sont en route pour les Gay Games de Tokyo, les Crevettes Pailletées ratent leur correspondance et se retrouvent coincées au fin fond de la Russie, dans une région particulièrement homophobe…

C’est à l’occasion d’une avant-première du film à La Rochelle que j’ai pu retrouver une partie de l’équipe des Crevettes pailletées pour évoquer leurs nouvelles aventures sur grand écran, 3 ans à peine après leur premier beau succès.

Cédric Le Gallo
« L’humour, c’est l’arme du film et l’arme des crevettes… » 

Cédric Le Gallo, coréalisateur des deux films (avec Maxime Govare) et ses acteurs Geoffrey Couët, Roland Menou et Romain Lancry sont revenus pour Cin’Ecrans sur la naissance de ce second film, ses thématiques multiples et la manière décomplexée de les aborder.
Nous avons également parlé du tournage, pas vraiment de tout repos, d’une très grande partie du film en Ukraine.

Geoffrey Couët à propos des équipes de tournage ukrainiennes
« On est très admiratifs de leur force, de leur courage…Ils nous disent : Ne nous oubliez-pas, ne soyez pas silencieux, parlez de ce qui nous arrive… » 

Les terribles circonstances font que le propos du film et les souvenirs de son tournage prennent aujourd’hui une curieuse et toute autre dimension.

Années 20, la série live… en attendant le film

Années 20, la série live… en attendant le film

Années 20 est un projet un peu fou mais qui mérite toute l’attention du métier et des spectateurs que nous sommes tous. Et qui trouve aujourd’hui un prolongement plus que cohérent dans la promotion de sa sortie en salles le 27 avril prochain…

Cette expérience folle du long-métrage est celle d’une bande de jeunes artistes (24 comédien.ne.s et 16 technicien.ne.s) qui se sont lancé le pari gonflé de réaliser, au sortir du premier confinement, un plan-séquence d’une heure trente en plein cœur de Paris…
J’ai réalisé pour Cin’Ecrans, une interview d’une petite partie de cette enthousiaste équipe, à l’occasion de l’Avant-première du film au CGR-Les minimes de La Rochelle.

L’occasion d’évoquer évidemment ce film qui célèbre la force de la jeunesse et celle du collectif, mais aussi de parler leur rapport au cinéma ainsi que la manière dont ils ont eu envie de réinventer la promotion à travers un projet complémentaire, celui de réaliser, dans la journée qui précède chaque soirée d’avant-première, et sur le même principe que le long, un court-métrage en plan séquence d’une dizaine de minutes. Le film tourné dans la journée est diffusé dans la foulée, avant ANNEES 20, le film.

En attendant de partager avec vous cette interview, je vous invite plus que chaleureusement à découvrir une présentation du projet par l’une de ses principales protagonistes, la comédienne et scénariste Noémie Schmidt.

Vous trouverez également ci-dessous les deux premiers épisodes de ANNEES 20, la série live, tournés sur les premières dates de la tournée à Nantes et La Rochelle.

ANNEES 20, LA SERIE

Episode 1 – Nantes (tourné le 10 avril)
Episode 2 – La Rochelle
(tourné le 11 avril)

En salle – En corps – The show must go on…

En salle – En corps – The show must go on…

- EN CORPS -

EN CORPS de Cédric Klapisch
Avec Marion Barbeau, Hofesh Shechter, Denis Podalydès, Pio Marmaï, François Civil, Souheila Yacoub, Muriel Robin…
Comédie dramatique – 2021 – 2h00 – France
Sortie en salles le 30 mars 2022

Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Elle se blesse pendant un spectacle et apprend qu’elle ne pourra plus danser. Dès lors sa vie va être bouleversée, Elise va devoir apprendre à se réparer…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Cela fait quelques années que Cédric Klapisch tourne autour du monde de la danse à travers de nombreuses captations de spectacles pour l’Opéra de Paris et avec le documentaire-portrait AURELIE DUPONT, L’ESPACE D’UN INSTANT. Cette fois-ci c’est par le biais de la fiction que le réalisateur nous invite à partager sa passion pour la danse.  
Avec ce quatorzième et palpitant long-métrage, le généreux réalisateur ajoute une œuvre majeure à son déjà très riche parcours.
Afin d’être immédiatement plongé dans l’ambiance, EN CORPS s’ouvre sur une longue et ambitieuse séquence de danse classique, alors même que son personnage principal ne nous a pas été présenté. La suite est au diapason et la caméra de Cédric Klapisch ne lâche plus d’un chausson sa jeune héroïne qu’un accident oblige à se remettre en question…  Le spectateur s’émerveille, s’émeut et vibre au diapason d’Elise qui se découvre et s’ouvre aux autres, en même temps qu’elle se réinvente grâce à d’autres formes de danse…

2/ Cédric Klapisch prouve une fois de plus son amour des acteurs avec un casting qui regroupe quelques habitués de son cinéma comme les deux frères de CE QUI NOUS LIE François Civil et Pio Marmaï (au coeur de deux séquences jubilatoires) mais aussi quelques petits nouveaux comme Souheila Yacoub (CLIMAX de Gaspar Noé, ENTRE LES VAGUES d’Anaïs Volpé…), Denis Podalydès et une Muriel Robin très surprenante. La comédienne aborde ici frontalement le registre de l’émotion (mais avec toujours une pointe d’humour), avec son très beau personnage de propriétaire de résidence pour artistes. Espérons que sa remarquable composition inspirera d’autres metteurs en scène à l’avenir.
Et EN CORPS doit bien sûr une grande partie de sa réussite au choix du réalisateur d’avoir offert le rôle d’Elise à Marion Barbeau.
Cette actrice novice mais douée et danseuse émérite de l’Opéra de Paris se prête avec une gourmandise non dissimulée aux joies de la danse contemporaine avec les danseurs de la magnifique compagnie du danseur chorégraphe et compositeur israélien Hofesh Shechter.

3/
Pour la mise en scène affutée de Cédric Klapisch entièrement dédiée au mouvement et à la vie. Rarement la passion de la danse et le langage du corps n’auront et été aussi bien filmés, avec une caméra toujours à la bonne place.
Le cinéaste a privilégié la notion de plaisir intense procuré par la danse plutôt que de montrer les souffrances infligées au corps pour atteindre une certaine forme de perfection, même si la notion de douleur et de dépassement de soi est néanmoins présente dans le film. Ce parti pris de partager le bonheur des danseurs et son plaisir de spectateur-réalisateur est plus que communicatif. Et en fin de projection, on n’a qu’une envie, celle de crier « Encore… En corps ! »