Interview – Citoyen d’honneur – Mohamed Hamidi ou l’art de la bienveillance

Interview – Citoyen d’honneur – Mohamed Hamidi ou l’art de la bienveillance

« J’aurais pu tourner en Algérie…. Mais, je voulais une totale liberté ! » Mohamed Hamidi

Avec CITOYEN D’HONNEUR, son cinquième long-métrage, Mohamed Hamidi continue de creuser le sillon d’un cinéma humaniste, généreux et plein d’humour mais qui ne verse jamais dans le cynisme.
Le réalisateur de NÉ QUELQUE PART et LA VACHE se frotte en revanche, pour la première fois, à l’exercice du remake, en l’occurrence celui d’une comédie argentine de Mariano Cohn et Gastón Duprat, sortie en France sous ce même titre en 2017.  

Pour cette relecture, Mohamed Hamidi a situé son histoire, non plus entre l‘Espagne et l’Argentine mais entre la France et l’Algérie, deux pays que le cinéaste affectionne particulièrement…

Samir Amin est un écrivain comblé, Prix Nobel de littérature, qui vit à Paris, loin de son pays natal, l’Algérie. Il refuse systématiquement toutes les invitations qui lui sont faites. Jusqu’au jour où il décide d’accepter d’être fait « Citoyen d’honneur » de Sidi Mimoun, la petite ville où il est né. Mais est-ce vraiment une bonne idée que de revoir les habitants de cette ville, qui sont devenus, d’année en année, les personnages de ses différents romans ?

C’est au cours du dernier Festival cinéma et musique de film de La Baule où CITOYEN D’HONNEUR était présenté en avant-première que Mohamed Hamidi a répondu avec sa bienveillance habituelle aux questions de Cin’Ecrans.  
Depuis, le réalisateur a repris la préparation de son prochain film TURGOT dont le tournage est prévu cet automne.
CITOYEN D’HONNEUR est à voir en salles à partir du 14 septembre.

INTERVIEW MOHAMED HAMIDI

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021

Après 5 jours de projections et de rencontres le Festival du film de Sarlat, qui fêtait cette année ses 30 ans, a décerné La Salamandre d’or (Prix du public) à Adieu Monsieur Hafmann de Fred Cavayé. Pour découvrir le reste du palmarès, c’est par ici…

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Interview – A propos de Joan – Laurent Larivière passe un pacte avec le spectateur

Interview – A propos de Joan – Laurent Larivière passe un pacte avec le spectateur

« Je n’aurais pas pu faire le film sans Isabelle… » Laurent Larivière

Sept ans après JE SUIS UN SOLDAT, le scénariste et réalisateur Laurent Larivière est enfin de retour avec À PROPOS DE JOAN, son second long-métrage, véritable écrin pour le talent fou d’Isabelle Huppert.
Un film qu’il a coécrit avec François Decodts déjà à l’œuvre sur le 1er long.

L’histoire est celle de Joan Verra, une femme farouchement indépendante, amoureuse, habitée par un esprit libre et aventureux. Lorsque son premier amour revient sans prévenir après des années d’absence, elle décide de ne pas lui avouer qu’ils ont eu un fils ensemble. Ce mensonge par omission est l’occasion pour elle de revisiter sa vie : sa jeunesse en Irlande, sa réussite professionnelle, ses amours et sa relation à son fils. Une vie comblée. En apparence…

À PROPOS DE JOAN était présenté dans la sélection « Les flamboyants » au Festival du film francophone d’Angoulême. J’y ai retrouvé avec grand plaisir Laurent Larivière pour évoquer la difficulté à produire un film comme celui-ci aujourd’hui, son plaisir à le construire, à l’écriture, sur le tournage et au montage. Et puis impossible évidemment de ne pas parler de ses comédiens Swann Arlaud & Isabelle Huppert en tête…

A PROPOS DE JOAN, à voir actuellement en salles

INTERVIEW LAURENT LARIVIÈRE

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
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Après 5 jours de projections et de rencontres le Festival du film de Sarlat, qui fêtait cette année ses 30 ans, a décerné La Salamandre d’or (Prix du public) à Adieu Monsieur Hafmann de Fred Cavayé. Pour découvrir le reste du palmarès, c’est par ici…

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Interview – Le tigre et le président, un premier film mordant !

Interview – Le tigre et le président, un premier film mordant !

« Le costume créé une forme de pudeur pour soi qui permet, sans doute, de se laisser aller à être soi… » Jacques Gamblin

LE TIGRE ET LE PRÉSIDENT est le 1er long-métrage de Jean-Marc Peyrefitte. Le scénariste réalisateur nous entraine en 1920 au cœur des années folles. Georges Clemenceau vient de perdre l’élection présidentielle face à l’inconnu Paul Deschanel, un idéaliste qui veut changer le pays. Mais un soir ce dernier tombe d’un train et se volatilise. Au petit matin, la France cherche son président, une occasion en or pour le Tigre Clémenceau…

C’est dans le cadre du Festival du film francophone d’Angoulême, fin août, que j’ai rencontré l’équipe du TIGRE ET LE PRÉSIDENT.
L’occasion d’interroger Jean-Marc Peyrefitte et Marc Syrigas, son coscénariste dialoguiste sur les enjeux et les difficultés inhérentes à la réalisation d’un premier film à la croisée des genres, entre film historique et comédie burlesque.
Quant à Jacques Gamblin et André Dussollier ils nous expriment, entre autres, leur plaisir à incarner Paul Deschanel et Georges Clémenceau et leur régal à dire des dialogues, en partie imaginés par Jean-Marc Peyrefitte et Marc Syrigas.

 LE TIGRE ET LE PRÉSIDENT est à découvrir en salles dès le 7 septembre.

INTERVIEW JEAN-MARC PEYREFITTE, MARC SYRIGAS, JACQUES GAMBLIN & ANDRÉ DUSSOLLIER

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
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Rumba la vie, Tout le monde danse pour Dubosc…

Rumba la vie, Tout le monde danse pour Dubosc…

« Dans mes one man shows, il y avait toujours quelque chose de personnel mais comme j’amenais des gags, tout ça paraissait un peu plus lourd… » Franck Dubosc

Fin juin, début juillet, Franck Dubosc faisait une halte du côté de La Baule, et de son festival Cinéma et Musique de film, pour y présenter sa seconde réalisation RUMBA LA VIE.

4 ans après le joli succès de TOUT LE MONDE DEBOUT, l’acteur-réalisateur est de retour devant et derrière la caméra pour dresser le portrait de Tony, la cinquantaine, chauffeur d’autobus scolaire renfermé sur lui-même qui vit seul après avoir abandonné femme et enfant vingt ans plus tôt. Bousculé par un malaise cardiaque, il trouve le courage nécessaire pour affronter son passé et s’inscrire incognito dans le cours de danse dirigé par sa fille, qu’il n’a jamais connue, dans le but de la (re)conquérir et de donner un sens à sa vie.

Avec RUMBA LA VIE, nouvelle comédie tendre et généreuse, Franck Dubosc continue de se mettre à nu et dévoile une nouvelle facette, plus fragile, de sa personnalité. Il prouve aussi combien il aime les comédien.ne.s en leur accordant une belle place et sans jamais tirer la couverture à lui. Evoquons bien sûr, sa jeune et lumineuse fille de cinéma Louna Espinosa mais aussi, Marie-Philomène Nga, Jean-Pierre Darroussin ou bien encore Michel Houellebecq qui nous régale d’une composition hilarante et inattendue…

INTERVIEW FRANCK DUBOSC & LOUNA ESPINOSA

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
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En salle ! As bestas, thriller paysan puissant et glaçant !

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AS BESTAS

Un film de Rodrigo Sorogoyen
Scénario d’Isabel Peña & Rodrigo Sorogoyen
Avec Marina Foïs, Denis Ménochet, Luis Zahera, Diego Anido, Marie Colomb…

Drame – Thriller – 2H17 – Espagne
Sortie en salles le 20 juillet 2022

Antoine et Olga, un couple de Français, sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils ont une ferme et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement. Tout devrait être idyllique mais un grave conflit avec leurs voisins fait monter la tension jusqu’à l’irréparable…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ QUE DIOS NOS PERDONE, EL REINO, MADRE et désormais AS BESTAS ! Rares sont les metteurs en scène à aligner un tel sans faute ! Rodrigo Sorogoyen qui laissait déjà la concurrence sur place en 2016 avec son premier long métrage, le thriller poisseux QUE DIOS NOS PERDONE et qui n’avait pas déçu avec ses deux films suivants, signe pourtant, sans aucun doute son meilleur film avec AS BESTAS. On en veut pour preuve sa magistrale et très intrigante séquence d’ouverture. Du grand art !

A l’image de ses deux principaux protagonistes magistralement incarnés par Marina Foïs et Denis Ménochet, le spectateur est pris au piège d’un scénario retors et d’une mise en scène d’une intelligence rare. Avec une incroyable économie d’effets, Le réalisateur espagnol n’a pas son pareil pour instaurer le malaise le plus profond en quelques secondes. On ressort d’AS BESTAS tendu comme jamais, mais avec le sentiment d’avoir vu un très grand film sur la peur de l’autre et sur la terreur mentale, un futur classique. Et une certitude, en 4 longs métrages, Rodrigo Sorogoyen s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus excitants du moment, un des très grands de notre temps. Vivement son prochain film !  

2/ Incontournables en salles cet été Marina Foïs (EN ROUE LIBRE, L’ANNÉE DU REQUIN) et Denis Ménochet (Enorme aussi dans PETER VON KANT) trouvent avec AS BESTAS l’occasion de prouver, si besoin était, à quel point leur talent est immense. Les deux comédiens qui tournaient ensemble pour la première fois, sont tous deux impressionnants d’intensité et sidérants de sincérité.
Le film regorge de séquences où les deux comédiens sont réellement impressionnants ! La performance est d’autant plus remarquable que Luis Zahera & Diego Anido, les deux interprètes des frangins voisins, à qui ils donnent la réplique sont eux aussi particulièrement bluffant (et inquiétants).

3/ Et s’il fallait encore une bonne raison d’aller voir en salles AS BESTAS, sachez que sous ses airs de thriller montagnard implacable, le film fait le portrait, anxiogène à souhait, d’une société gangrénée par une xénophobie galopante. Et il le fait avec une maitrise technique de tous les instants, une gestion du timing implacable et un sens unique de l’ellipse.