Rumba la vie, Tout le monde danse pour Dubosc…

Rumba la vie, Tout le monde danse pour Dubosc…

« Dans mes one man shows, il y avait toujours quelque chose de personnel mais comme j’amenais des gags, tout ça paraissait un peu plus lourd… » Franck Dubosc

Fin juin, début juillet, Franck Dubosc faisait une halte du côté de La Baule, et de son festival Cinéma et Musique de film, pour y présenter sa seconde réalisation RUMBA LA VIE.

4 ans après le joli succès de TOUT LE MONDE DEBOUT, l’acteur-réalisateur est de retour devant et derrière la caméra pour dresser le portrait de Tony, la cinquantaine, chauffeur d’autobus scolaire renfermé sur lui-même qui vit seul après avoir abandonné femme et enfant vingt ans plus tôt. Bousculé par un malaise cardiaque, il trouve le courage nécessaire pour affronter son passé et s’inscrire incognito dans le cours de danse dirigé par sa fille, qu’il n’a jamais connue, dans le but de la (re)conquérir et de donner un sens à sa vie.

Avec RUMBA LA VIE, nouvelle comédie tendre et généreuse, Franck Dubosc continue de se mettre à nu et dévoile une nouvelle facette, plus fragile, de sa personnalité. Il prouve aussi combien il aime les comédien.ne.s en leur accordant une belle place et sans jamais tirer la couverture à lui. Evoquons bien sûr, sa jeune et lumineuse fille de cinéma Louna Espinosa mais aussi, Marie-Philomène Nga, Jean-Pierre Darroussin ou bien encore Michel Houellebecq qui nous régale d’une composition hilarante et inattendue…

INTERVIEW FRANCK DUBOSC & LOUNA ESPINOSA

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021

Après 5 jours de projections et de rencontres le Festival du film de Sarlat, qui fêtait cette année ses 30 ans, a décerné La Salamandre d’or (Prix du public) à Adieu Monsieur Hafmann de Fred Cavayé. Pour découvrir le reste du palmarès, c’est par ici…

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En salle ! As bestas, thriller paysan puissant et glaçant !

En salle ! As bestas, thriller paysan puissant et glaçant !

AS BESTAS

Un film de Rodrigo Sorogoyen
Scénario d’Isabel Peña & Rodrigo Sorogoyen
Avec Marina Foïs, Denis Ménochet, Luis Zahera, Diego Anido, Marie Colomb…

Drame – Thriller – 2H17 – Espagne
Sortie en salles le 20 juillet 2022

Antoine et Olga, un couple de Français, sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils ont une ferme et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement. Tout devrait être idyllique mais un grave conflit avec leurs voisins fait monter la tension jusqu’à l’irréparable…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ QUE DIOS NOS PERDONE, EL REINO, MADRE et désormais AS BESTAS ! Rares sont les metteurs en scène à aligner un tel sans faute ! Rodrigo Sorogoyen qui laissait déjà la concurrence sur place en 2016 avec son premier long métrage, le thriller poisseux QUE DIOS NOS PERDONE et qui n’avait pas déçu avec ses deux films suivants, signe pourtant, sans aucun doute son meilleur film avec AS BESTAS. On en veut pour preuve sa magistrale et très intrigante séquence d’ouverture. Du grand art !

A l’image de ses deux principaux protagonistes magistralement incarnés par Marina Foïs et Denis Ménochet, le spectateur est pris au piège d’un scénario retors et d’une mise en scène d’une intelligence rare. Avec une incroyable économie d’effets, Le réalisateur espagnol n’a pas son pareil pour instaurer le malaise le plus profond en quelques secondes. On ressort d’AS BESTAS tendu comme jamais, mais avec le sentiment d’avoir vu un très grand film sur la peur de l’autre et sur la terreur mentale, un futur classique. Et une certitude, en 4 longs métrages, Rodrigo Sorogoyen s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus excitants du moment, un des très grands de notre temps. Vivement son prochain film !  

2/ Incontournables en salles cet été Marina Foïs (EN ROUE LIBRE, L’ANNÉE DU REQUIN) et Denis Ménochet (Enorme aussi dans PETER VON KANT) trouvent avec AS BESTAS l’occasion de prouver, si besoin était, à quel point leur talent est immense. Les deux comédiens qui tournaient ensemble pour la première fois, sont tous deux impressionnants d’intensité et sidérants de sincérité.
Le film regorge de séquences où les deux comédiens sont réellement impressionnants ! La performance est d’autant plus remarquable que Luis Zahera & Diego Anido, les deux interprètes des frangins voisins, à qui ils donnent la réplique sont eux aussi particulièrement bluffant (et inquiétants).

3/ Et s’il fallait encore une bonne raison d’aller voir en salles AS BESTAS, sachez que sous ses airs de thriller montagnard implacable, le film fait le portrait, anxiogène à souhait, d’une société gangrénée par une xénophobie galopante. Et il le fait avec une maitrise technique de tous les instants, une gestion du timing implacable et un sens unique de l’ellipse.

Interview Irréductible – Jérôme Commandeur, super héros de l’administration

Interview Irréductible – Jérôme Commandeur, super héros de l’administration

« On aura fait presque 180 cinémas en fin de tournée… c’est un bonheur inouï ! » Jérôme Commandeur

Rarement une tournée d’avant-première cinéma aura été aussi longue. Entre deux représentations de son hilarant spectacle « Tout en douceur », l’excellent Jérôme Commandeur a poursuivi les présentations en avant-premières d’IRRÉDUCTIBLE, sa seconde réalisation, débutées en janvier dernier au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez.

« C’est l’histoire d’un gars qui fait le tour du monde parce qu’il ne veut pas sortir de son bureau » Jérôme Commandeur

C’est début juin, dans le cadre du Festival du film de demain, initié par Louis-Julien Petit que j’ai eu le véritable plaisir d’échanger quelques trop courtes minutes avec l’acteur-réalisateur toujours en très grande forme ! Jérôme nous parle, entre autres, de cette tournée au long cours et du tournage mouvementé du film…

Un bon conseil, courez voir Jérôme Commandeur sur scène quand son spectacle passe près de chez vous et sans plus tarder dans les salles obscures avec cet IRRÉDUCTIBLE, très chaleureusement recommandé. Régalade en perspective 😊

INTERVIEW JÉRÔME COMMANDEUR

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021

Après 5 jours de projections et de rencontres le Festival du film de Sarlat, qui fêtait cette année ses 30 ans, a décerné La Salamandre d’or (Prix du public) à Adieu Monsieur Hafmann de Fred Cavayé. Pour découvrir le reste du palmarès, c’est par ici…

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Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

« Le temps fera le tri entre le bon et le mauvais goût ! » Michel Leclerc

J’ai eu l’immense plaisir d’interviewer Michel Leclerc, l’automne dernier à Saint-Georges de Didonne, lors de l’avant-première de son documentaire PINGOUIN & GOELAND ET LEURS 500 PETITS. Cette fois ci, c’est à l’occasion du Festival de Cabourg et de ses journées romantiques, que j’ai pu m’entretenir avec le réalisateur et les 3 principaux interprètes de sa nouvelle et très réussie comédie LES GOÛTS ET LES COULEURS.

L’histoire des GOÛTS ET LES COULEURS est celle de Marcia, jeune chanteuse passionnée qui enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970. Mais cette dernière disparait soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique…

« A 20 ans, j’espérais devenir un chanteur de rock, c’était vraiment mon but et j’ai échoué ! » Michel Leclerc

Réalisateur de comédie sociales comme LE NOM DES GENS, TÉLÉ GAUCHO ou LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc est aussi et depuis toujours un passionné de musique et de chansons. S’il a longtemps tourné autour de cette passion dans son cinéma, c’est la première fois qu’il en fait le sujet central d’un film.  On retrouve néanmoins au cœur de ce sixième long-métrage de fiction, la patte du réalisateur qui signe ici une nouvelle comédie sur fond de rapports des classes, de regard des autres et d’héritage familial.
Avec LES GOÛTS ET LES COULEURS, le réalisateur qui se produit de temps en temps en concert avec sa complice et coscénariste Baya Kasmi, s’est même collé, pour la première fois au cinéma, et avec une belle réussite, à la composition des chansons d’un film.

« Michel est tellement joyeux, enthousiaste…. Il nous communique une énergie phénoménale ! » Judith Chemla

Michel Leclerc qui se présente également comme un bricoleur dans le cinéma s’est beaucoup amusé dans la création du personnage de Daredjane, à travers la fabrication de clips, d’unes de journaux…
Le réalisateur est parfaitement épaulé par un formidable trio de comédiens principaux, Rebecca Marder, Judith Chemla et Félix Moati et par quelques très beaux seconds-rôles à qui il offre également une superbe partition, tels que Philippe Rebbot, Eye Haïdara ou Arthus.

INTERVIEW MICHEL LECLERC, REBECCA MARDER, JUDITH CHEMLA & FÉLIX MOATI

Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021
Palmarès du Festival du film de Sarlat 2021

Après 5 jours de projections et de rencontres le Festival du film de Sarlat, qui fêtait cette année ses 30 ans, a décerné La Salamandre d’or (Prix du public) à Adieu Monsieur Hafmann de Fred Cavayé. Pour découvrir le reste du palmarès, c’est par ici…

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En salle – Je t’aime, filme-moi !  – Besoin d’amour…

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- JE T'AIME, FILME-MOI ! -

JE T’AIME, FILME-MOI ! d’Alexandre Messina
Avec Christophe Salengro, Michel Cremades, Karine Ventalon…
Comédie – documentaire – 1h20– France

Sortie en salles le 15 juin 2022

Deux frères très dissemblables ont une idée étonnante qu’ils vont mettre en pratique : filmer des “déclarations d’amour” chez les “vraies gens”, célèbres ou pas, et les livrer ensuite aux destinataires sur les routes de France, au volant de leur camionnette, transformée pour l’occasion en mini studio de cinéma.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Parce qu’on ne peut qu’encourager cette volonté de décliner l’amour sous toutes ses formes, en cette période anxiogène à souhait. Alors certes, JE T’AIME, FILME-MOI ! ne va pas révolutionner le petit monde du cinéma, mais sa fraîcheur et sa naïveté parfaitement assumée en font un objet atypique mais franchement attachant.
Le film d’Alexandre Messina, en forme de road-movie est un mélange étonnant à la croisée des chemins entre comédie à l’italienne et du documentaire sociologique. Le tout rythmé par des déclarations d’amour diverses et variées, véritables instantanés de vies, montées à la manière d’un patchwork. Le résultat est parfois déroutant avec une pointe d’émotion qui vient régulièrement vous cueillir quand vous vous y attendez le moins. 

2/ Pour la belle humanité des deux personnages principaux quand ils vont filmer les déclarations d’amour. JE T’AIME, FILME-MOI ! ne se moque jamais de ses personnages, bien au contraire. Et surtout chaque personnage est traité sur un même pied d’égalité, anonymes ou célébrités ayant accepté de jouer le jeu de la déclaration comme Pierre Richard, Zinedine Soualem, Thomas Dutronc, Michel Leclerc & Baya Kasmi, Firmine Richard, Laam ou bien encore Patrice Laffont ? 

3/
Et enfin, bien sûr, pour le plaisir de retrouver 4 ans après sa disparition, Christophe Salengro. Banzaï ! Le regretté Président Grolandais est accompagné dans son périple sur les routes par Karine ventalon et le trop rare Michel Cremades (également coscénariste du film) dont beaucoup connaissent le visage et la bonhommie mais pas le nom. Et c’est bien dommage !