Interview Irréductible – Jérôme Commandeur, super héros de l’administration

Interview Irréductible – Jérôme Commandeur, super héros de l’administration

« On aura fait presque 180 cinémas en fin de tournée… c’est un bonheur inouï ! » Jérôme Commandeur

Rarement une tournée d’avant-première cinéma aura été aussi longue. Entre deux représentations de son hilarant spectacle « Tout en douceur », l’excellent Jérôme Commandeur a poursuivi les présentations en avant-premières d’IRRÉDUCTIBLE, sa seconde réalisation, débutées en janvier dernier au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez.

« C’est l’histoire d’un gars qui fait le tour du monde parce qu’il ne veut pas sortir de son bureau » Jérôme Commandeur

C’est début juin, dans le cadre du Festival du film de demain, initié par Louis-Julien Petit que j’ai eu le véritable plaisir d’échanger quelques trop courtes minutes avec l’acteur-réalisateur toujours en très grande forme ! Jérôme nous parle, entre autres, de cette tournée au long cours et du tournage mouvementé du film…

Un bon conseil, courez voir Jérôme Commandeur sur scène quand son spectacle passe près de chez vous et sans plus tarder dans les salles obscures avec cet IRRÉDUCTIBLE, très chaleureusement recommandé. Régalade en perspective 😊

INTERVIEW JÉRÔME COMMANDEUR

Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

« Le temps fera le tri entre le bon et le mauvais goût ! » Michel Leclerc

J’ai eu l’immense plaisir d’interviewer Michel Leclerc, l’automne dernier à Saint-Georges de Didonne, lors de l’avant-première de son documentaire PINGOUIN & GOELAND ET LEURS 500 PETITS. Cette fois ci, c’est à l’occasion du Festival de Cabourg et de ses journées romantiques, que j’ai pu m’entretenir avec le réalisateur et les 3 principaux interprètes de sa nouvelle et très réussie comédie LES GOÛTS ET LES COULEURS.

L’histoire des GOÛTS ET LES COULEURS est celle de Marcia, jeune chanteuse passionnée qui enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970. Mais cette dernière disparait soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique…

« A 20 ans, j’espérais devenir un chanteur de rock, c’était vraiment mon but et j’ai échoué ! » Michel Leclerc

Réalisateur de comédie sociales comme LE NOM DES GENS, TÉLÉ GAUCHO ou LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc est aussi et depuis toujours un passionné de musique et de chansons. S’il a longtemps tourné autour de cette passion dans son cinéma, c’est la première fois qu’il en fait le sujet central d’un film.  On retrouve néanmoins au cœur de ce sixième long-métrage de fiction, la patte du réalisateur qui signe ici une nouvelle comédie sur fond de rapports des classes, de regard des autres et d’héritage familial.
Avec LES GOÛTS ET LES COULEURS, le réalisateur qui se produit de temps en temps en concert avec sa complice et coscénariste Baya Kasmi, s’est même collé, pour la première fois au cinéma, et avec une belle réussite, à la composition des chansons d’un film.

« Michel est tellement joyeux, enthousiaste…. Il nous communique une énergie phénoménale ! » Judith Chemla

Michel Leclerc qui se présente également comme un bricoleur dans le cinéma s’est beaucoup amusé dans la création du personnage de Daredjane, à travers la fabrication de clips, d’unes de journaux…
Le réalisateur est parfaitement épaulé par un formidable trio de comédiens principaux, Rebecca Marder, Judith Chemla et Félix Moati et par quelques très beaux seconds-rôles à qui il offre également une superbe partition, tels que Philippe Rebbot, Eye Haïdara ou Arthus.

INTERVIEW MICHEL LECLERC, REBECCA MARDER, JUDITH CHEMLA & FÉLIX MOATI

En salle – Je t’aime, filme-moi !  – Besoin d’amour…

En salle – Je t’aime, filme-moi !  – Besoin d’amour…

- JE T'AIME, FILME-MOI ! -

JE T’AIME, FILME-MOI ! d’Alexandre Messina
Avec Christophe Salengro, Michel Cremades, Karine Ventalon…
Comédie – documentaire – 1h20– France

Sortie en salles le 15 juin 2022

Deux frères très dissemblables ont une idée étonnante qu’ils vont mettre en pratique : filmer des “déclarations d’amour” chez les “vraies gens”, célèbres ou pas, et les livrer ensuite aux destinataires sur les routes de France, au volant de leur camionnette, transformée pour l’occasion en mini studio de cinéma.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Parce qu’on ne peut qu’encourager cette volonté de décliner l’amour sous toutes ses formes, en cette période anxiogène à souhait. Alors certes, JE T’AIME, FILME-MOI ! ne va pas révolutionner le petit monde du cinéma, mais sa fraîcheur et sa naïveté parfaitement assumée en font un objet atypique mais franchement attachant.
Le film d’Alexandre Messina, en forme de road-movie est un mélange étonnant à la croisée des chemins entre comédie à l’italienne et du documentaire sociologique. Le tout rythmé par des déclarations d’amour diverses et variées, véritables instantanés de vies, montées à la manière d’un patchwork. Le résultat est parfois déroutant avec une pointe d’émotion qui vient régulièrement vous cueillir quand vous vous y attendez le moins. 

2/ Pour la belle humanité des deux personnages principaux quand ils vont filmer les déclarations d’amour. JE T’AIME, FILME-MOI ! ne se moque jamais de ses personnages, bien au contraire. Et surtout chaque personnage est traité sur un même pied d’égalité, anonymes ou célébrités ayant accepté de jouer le jeu de la déclaration comme Pierre Richard, Zinedine Soualem, Thomas Dutronc, Michel Leclerc & Baya Kasmi, Firmine Richard, Laam ou bien encore Patrice Laffont ? 

3/
Et enfin, bien sûr, pour le plaisir de retrouver 4 ans après sa disparition, Christophe Salengro. Banzaï ! Le regretté Président Grolandais est accompagné dans son périple sur les routes par Karine ventalon et le trop rare Michel Cremades (également coscénariste du film) dont beaucoup connaissent le visage et la bonhommie mais pas le nom. Et c’est bien dommage ! 

Interview – Clovis Cornillac – un peu, beaucoup… passionnément !

Interview – Clovis Cornillac – un peu, beaucoup… passionnément !

« Je pense que dans la réalisation, tu dois assumer seul l’échec et tu partages la réussite ! » Clovis Cornillac

Son adaptation de “Couleurs de l’incendie” de Pierre Lemaître est terminée depuis août dernier et sortira en salles le 9 novembre prochain.
En attendant, c’est son troisième long-métrage, C’EST MAGNIFIQUE, après UN PEU, BEAUCOUP, AVEUGLEMENT et BELLE ET SEBASTIEN 3 : LE DERNIER CHAPITRE, que Clovis Cornillac nous invite à découvrir en salles.

Pierre, la quarantaine, a toujours vécu loin des désordres du monde, entre ses abeilles et ses hibiscus. Lorsque ses parents disparaissent, c’est tout son univers qui bascule : il découvre qu’il a été adopté et doit apprendre à survivre dans une société moderne qu’il n’a jamais connue. Déterminé à élucider le mystère de ses origines, il croise la route d’Anna qui, touchée par la bienveillance de cet homme pas comme les autres, accepte de l’aider. Mais à mesure qu’il progresse dans son enquête, Pierre se décolore comme par enchantement.

Difficilement catégorisable, même par son instigateur principal, C’EST MAGNIFIQUE navigue entre comédie burlesque, fantaisie poétique et conte fantastique, sur fond de bienveillance… Autant dire que le film détonne au milieu du cynisme ambiant et qu’il fait du bien à l’âme et au cœur de celles et ceux qui acceptent de s’y abandonner.

Le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est donc d’aller vous faire votre propre opinion et définir ainsi cette touchante proposition cinématographique.

« Si le scénario devient ce qu’il est, c’est forcément parce que je suis chiant ! »

Son acteur-réalisateur a sillonné la France pour y présenter avec sa générosité et sa gentillesse naturelle ce film qu’il porte sur les épaules avec la complicité de la toujours délicieuse Alice Pol, mais aussi Myriam Boyer, Lilou Fogli, Gilles Privat et Laurent Bateau, entre autres.

« Moi, je ne suis pas un génie, je ne suis pas génial… le seul truc que je sais faire, c’est m’investir dans le travail !  … »

C’est à l’occasion de l’avant-première du film à l’Atlantic Ciné de Saintes, il y a quelques semaines que j’ai eu le grand plaisir de retrouver Clovis Cornillac pour échanger autour de ce troisième film… Et ça comme le dit si bien son personnage “C’est Bath ?” Vraiment 😊   

INTERVIEW CLOVIS CORNILLAC

En salle – Coupez ! – La classe… franco française !

En salle – Coupez ! – La classe… franco française !

- COUPEZ ! -

COUPEZ ! de Michel Hazanavicius
Avec Romain Duris, Bérénice Bejo, Finnegan Oldfield, Grégory Gadebois, Matilda Lutz, Sébastien Chassagne, Lyes Salem, Raphaël Quenard, Jean-Pascal Zadi, Simone Hazanavicius, Agnès Hurstel, Charlie Dupont…

Comédie – 2021 – 1h51– France
Sortie en salles le 18 mai 2022

Un tournage de film de zombies dans un bâtiment désaffecté. Entre techniciens blasés et acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film d’horreur à petit budget. L’irruption d’authentiques morts-vivants va perturber le tournage.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la surprise que constitue ce film tellement inattendu et atypique !
Avant toute chose, j’avoue avoir craqué avant la fin de la première demi-heure du film japonais dont Michel Hazanavicius nous propose aujourd’hui un judicieux remake.
Je ne suis jamais allé au bout de NE COUPEZ PAS ! (Sorti en 2019 et disponible en DVD) et l’enthousiaste découverte de COUPEZ ! m’a donné la furieuse envie de réviser mon jugement.
Ce n’est pas la moindre qualité de cette adaptation française, même s’il faut quand même préciser que le plaisir non coupable pris devant le film de Michel Hazanavicius vient aussi, sans doute, de la connivence tacite que le spectateur peut avoir avec ses têtes d’affiche.

2/ Les acteurs, justement, sont tous à fond et donnent l’impression (mais ce n’est certainement qu’une impression) d’être totalement en roue libre et il faut le dire haut et fort, c’est absolument jouissif !
Leur plaisir à incarner des personnages hystériques, déjantés, largués, croqueurs de vie et jouant faux est contagieux. On se régale à retrouver dans des rôles absolument inédits pour chacun d’entre eux, Romain Duris et Bérénice Bejo bien sûr, mais aussi Finnegan Oldfield, Lyes Salem ou Sébastien Chassagne. Mentions spéciales pour le toujours étonnant Raphael Quenard (MANDIBULES, FAMILY BUSINESS), le génial Grégory Gadebois (DELICIEUX, PRESIDENTS), et l’irrésistible Jean-Pascal Zadi (TOUT SIMPLEMENT NOIR) qui composent des personnages savoureux à souhait dont chaque apparition fait mouche. Et quelle performance de jouer en permanence faussement faux !  La classe… Américaine 😊 

3/
S’il est très frustrant de ne pas dévoiler le procédé narratif de cette comédie foncièrement originale (disons simplement qu’elle est constituée de 3 volets), je suis persuadé que le plaisir de la surprise est bien plus grand si l’on en sait le moins possible sur les tenants et aboutissants du film.
Je ne peux donc que vous inciter à vous précipiter en salles pour vous forger votre propre opinion et pour, au moins, y partager l’amour du cinéma de son réalisateur Michel Hazanavicius. Une passion qui transpire dans tous les plans de cette comédie inventive, réjouissante et totalement barrée qui fait un bien fou !