Green border, un film en état d’urgence…

Green border, un film en état d’urgence…

GREEN BORDER

Un film de Agnieszka Holland
Scénario Agnieszka Holland & Maciej Pisuk
Avec Jalal Altawil, Maja Ostaszewska, Behi Djanati Ataï…
Drame – 2h32 – Pologne, France, République tchèque, Belgique
Sortie en salles le 7 février 2024

L’histoire
Ayant fui la guerre, une famille syrienne entreprend un éprouvant périple pour rejoindre la Suède. A la frontière entre le Belarus et la Pologne, synonyme d’entrée dans l’Europe, ils se retrouvent embourbés avec des dizaines d’autres familles, dans une zone marécageuse, à la merci de militaires aux méthodes violentes. Ils réalisent peu à peu qu’ils sont les otages malgré eux d’une situation qui les dépasse, où chacun – garde-frontières, activistes humanitaires, population locale – tente de jouer sa partition…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Dans GREEN BORDER, Agnieszka Holland décrit froidement l’horreur vécue par des migrants face à des hordes de militaires aux ordres d’un régime cynique et corrompu. La réalisatrice d’EUROPA EUROPA interroge ainsi judicieusement le poids de la responsabilité collective.

2 / Si la révolte suinte de chaque image de ce film choc en forme de témoignage sur la réalité terrifiante d’une catastrophe humanitaire, la cinéaste polonaise fait également le choix de montrer l’envers de ce décor nauséeux.

Agnieszka Holland pose avec force les questions cruciales de l’accueil et de la solidarité face aux crises migratoires, à travers le combat d’une partie de la population qui œuvre dans l’ombre, avec courage et abnégation pour aider et sauver des hommes, des femmes et des enfants abandonnés par des autorités cruelles et sans états d’âme.

3 / Après 2h32, on sort totalement sonnés de cette œuvre intense dont la force tient aussi dans le remarquable travail de son directeur photo, Tomasz Naumiuk qui a fait le choix avec la réalisatrice d’un noir et blanc profond et très contrasté qui donne encore plus de relief à ce tragique récit. Certaines de leurs images resteront gravées longtemps dans nos mémoires…

Avec GREEN BORDER qui lui a valu un très mérité Prix spécial du jury lors de la dernière Mostra de Venise, Agnieszka Holland signe un véritable manifeste politique. Un film qui ne transige pas avec une réalité sordide et qui appelle à lutter face aux idéologies d’extrême-droite qui progressent aujourd’hui quasiment partout en Europe.
Impossible de rester de marbre devant la puissance du propos de cette fiction très documentée, à voir sans plus tarder.

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
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L’air de la mer rend libre, faux semblants mais vrais sentiments !

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L'AIR DE LA MER REND LIBRE

Drame – 2023 – 1h27 – France
Réalisation : Nadir Moknèche
Scénario : Nadir Moknèche, Michael Barnes, Naïla Guiguet
Avec
Youssouf Abi-Ayad, Kenza Fortas, Saadia Bentaïeb

Sorti en salles le 13 septembre 2023

Disponible en DVD & VOD – le 6 février 2024 – Pyramide Vidéo

Image : 16/9 – 1.77:1 – Son : Français DTS HD 5.1 & 2.0
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous-titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
Saïd habite encore chez ses parents. Il vit une liaison secrète avec Vincent. Incapable d’affronter sa famille, il accepte un mariage arrangé avec Hadjira qui elle aussi s’est résignée à obéir à sa mère. Piégés par leurs familles, Saïd et Hadjira s’unissent malgré eux, pour retrouver, chacun de son côté, leur liberté.

Le film ****
Injustement oublié au palmarès du dernier Festival du film francophone d’Angoulême et dans les nominations aux prochains César (notamment à travers la révélation de son comédien principal Youssouf Abi-Ayad), L’AIR DE LA MER REND LIBRE mérite vraiment d’être (re)découvert à l’occasion de sa sortie en DVD & VOD.

Avec ce 6ème long métrage, le réalisateur de VIVA LALDJÉRIE et LOLA PATER nous invite à partager le quotidien de Saïd & Hadjira, deux jeunes gens que le destin (et leurs familles) a réuni contre leur gré.

L’AIR DE LA MER REND LIBRE (très beau titre) parle d’hypocrisie familiale et d’émancipation en rendant compte de la difficulté toujours très actuelle pour certains de l’acceptation de soi. Il le fait à travers le portrait plein de nuances de Saïd et Hadjira dont on partage les aspirations à reprendre en main le cours d’une vie qu’on leur a imposé.  

Comme dans tous ses films, Nadir Moknèche s’emploie à déconstruire avec subtilité les clichés attachés à la représentation des maghrébins de France. Il nous offre avec L’AIR DE LA MER REND LIBRE, une œuvre audacieuse, drôle et sensible autour d’une union impossible mais aussi sur la capacité solidaire de ses deux personnages principaux à se libérer d’injonctions communautaires.

L’AIR DE LA MER REND LIBRE est un film très émouvant qui doit beaucoup à l’intelligence de son scénario mais aussi énormément à l’interprétation toute en nuances de son duo de jeunes comédiens Youssouf Abi-Ayad et Kenza Fortas (César 2018 du meilleur espoir féminin pour SHÉHÉRAZADE)

Bonus (No comment ! )
Entretien du réalisateur et de l’équipe du film par Cin’Écrans (18mn)
Scène coupée (1mn24)

La courte scène coupée, proposée en bonus, correspond à un épilogue du film, dont il avait été brièvement envisagé qu’il soit diffusé en split screen avec le générique de fin défilant sur la gauche de l’écran.
Quant à l’entretien, il s’agit de l’interview Cin’Écrans de Nadir Moknèche, Youssouf Abi-Ayad, Kenza Fortas, réalisée en août dernier à l’occasion de la projection du film dans le cadre du Festival du film francophone d’Angoulême.
Pas de critique évidemment ici de ce contenu mais simplement l’envie de remercier le réalisateur de L’AIR DE LA MER REND LIBRE Nadir Moknèche et Sacha Gouffier de Pyramide Vidéo pour leur confiance et pour avoir choisi d’offrir cet entretien en bonus sur le DVD du film.

INTERVIEW NADIR MOKNÈCHE, YOUSSOUF ABI-AYAD & KENZA FORTAS

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Daaaaaali ! Entre rêves et « Réalité », la comédie cosmique de Dupieux !

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DAAAAAALI !

Un film de Quentin Dupieux
Scénario Quentin Dupieux
Avec Anaïs Demoustier, Jonathan Cohen, Edouard Baer, Gilles Lellouche, Pio Marmaï, Didier Flamand, Romain Duris, Agnès Hurstel, Marc Fraize, Johan Dionnet, Jérôme Niel…
Comédie – 1h17 – France
Sortie en salles le 7 février 2024

L’histoire
Une journaliste française rencontre Salvador Dali à plusieurs reprises pour un projet de documentaire.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Inutile d’être un.e aficionado de l’œuvre de Salvador Dali pour prendre du plaisir avec DAAAAAALI !
Si à travers son film, un sens du détail et une direction artistique forte, Quentin Dupieux rend un hommage réel mais non appuyé à l’univers surréaliste de Salvador Dali, c’est plus à sa personnalité publique, hors-normes, qu’à son œuvre que le film est dédié.  

2 / Comme à son habitude, et par peur d’ennuyer le spectateur, le cinéaste délivre un film rythmé et court (1h17) même s’il ose étirer certains gags et quelques scènes, comme ses géniales séquences de fin et d’ouverture. Avec cette séquence du couloir d’hôtel, Quentin Dupieux pose très clairement le ton et les intentions de son film. Inutile d’aller plus loin si vous n’adhérez pas à cette proposition, à ce délire, semble nous dire le cinéaste.

Certes, la totalité du film n’est pas de cet acabit mais la proposition est suffisamment singulière et traversée d’idées baroques, originales pour y prendre un plaisir souvent jubilatoire. Si vous avez été sensibles à l’humour de comédies surréalistes comme RÉALITÉ ou INCROYABLE MAIS VRAI, vous devriez y trouver votre compte.

3 / Si les six interprètes de Salvador Dali ne bénéficient pas tous de la même attention ou ampleur scénaristique, les partitions d’Édouard Baer & Jonathan Cohen suffisent à notre bonheur. Les deux acteurs s’en donnent à cœur joie et composent à eux seuls de multiples facettes du fantasque artiste catalan.

Dirigée pour la quatrième fois par Quentin Dupieux (après AU POSTE !, INCROYABLE MAIS VRAI et FUMER FAIT TOUSSER), Anaïs Demoustier, quant à elle, se fond une nouvelle fois et avec un plaisir non dissimulé dans l’univers si singulier du cinéaste.
Elle incarne dans DAAAAAALI ! une journaliste malmenée par les humeurs et la folie douce de Dali.  Leurs multiples confrontations sont autant de raisons de nous ravir, tant la comédie réussit à cette remarquable actrice, décidemment à l’aise dans tous les registres.   

 

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
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Palmarès Paris Film Critics Awards 2024 – Nouveau succès pour Anatomie d’une chute !

Palmarès Paris Film Critics Awards 2024 – Nouveau succès pour Anatomie d’une chute !

C’est au Silencio des prés à Paris qu’a eu lieu, dimanche 4 février, la 3ème cérémonie de remise des Paris Film Critics Awards.

Des récompenses décernées par un collège de votants constitué de 100 critiques et journalistes cinéma et culture, parmi les longs-métrages de fiction, documentaires et séries, sortis en salles ou sur des plateformes en 2023.

C’est donc le phénoménal ANATOMIE D’UNE CHUTE de Justine Triet qui sort grand vainqueur de cette cérémonie avec pas moins de 4 récompenses (sur 7 nominations) dont celles du meilleur film et de la meilleure actrice pour Sandra Hüller.

Ex-aequo avec 4 récompenses, Damien Chazelle (dont un message vidéo de remerciement a été diffusé au cours de la soirée) a été sacré meilleur réalisateur pour BABYLON. Cette fresque flamboyante a également été célébrée par le prix de la meilleure musique originale pour la BO composée par Justin Hurwitz, celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Brad Pitt et celui du décor pour Florencia Martin.

Arrive ensuite le très beau CHIEN DE LA CASSE de Jean-Baptiste Durand couronné du prix du meilleur premier film et de celui de la meilleure révélation masculine pour l’incontournable Raphaël Quenard présent pour recevoir ce prix annonciateur, on n’en doute pas, de très nombreux autres…

Découvrez ci-dessous le palmarès complet de cette édition 2024 des Paris Film Critics Awards.

PALMARÈS COMPLET

MEILLEUR FILM – ANATOMIE D’UNE CHUTE de Justine Triet

Étaient nommés :
BABYLON de Damien Chazelle
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES de Jeanne Herry
KILLERS OF THE FLOWER MOON de Martin Scorsese
OPPENHEIMER de Christopher Nolan
L’ENLÈVEMENT de Marco Bellocchio
THE FABELMANS de Steven Spielberg

MEILLEUR RÉALISATEUR Damien Chazelle pour BABYLON

Étaient nommé.e.s :
Christopher Nolan pour OPPENHEIMER
Justine Triet pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Steven Spielberg pour THE FABELMANS
Thomas Cailley pour LE RÈGNE ANIMAL
Marco Bellocchio pour L’ENLÈVEMENT
Jeanne Herry pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

MEILLEURE ACTRICE – Sandra Hüller pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommées :
Cate Blanchet pour TAR
Catherine Deneuve pour BERNADETTE
Hafsia Herzi pour LE RAVISSEMENT
Léa Drucker pour L’ÉTÉ DERNIER
Lily Gladstone pour KILLERS OF THE FLOWERS MOON
Marion Cotillard pour LITTLE GIRL BLUE

MEILLEUR ACTEUR – Arieh Worthalter pour LE PROCÈS GOLDMAN

Étaient nommés :
Benjamin Lavernhe pour L’ABBÉ PIERRE – UNE VIE DE COMBATS
Cillian Murphy pour OPPENHEIMER
Koji Yakusho pour PERFECT DAYS
Paul Giamatti pour WINTER BREAK
Raphaël Quenard pour YANNICK
Vincent Lacoste pour LE TEMPS D’AIMER

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE – Adèle Exarchopoulos pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

Étaient nommées :
Blanche Gardin pour LE LIVRE DES SOLUTIONS
Da’vine Joy Randolph pour WINTER BREAK
Émilie Blunt pour OPPENHEIMER
India Hair pour RIEN À PERDRE
Michèle Williams pour THE FABELMANS
Noémie Merlant pour TAR

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE – Brad Pitt pour BABYLON

Étaient nommés :
Louis Garrel pour LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN
Raphaël Quenard pour CHIEN DE LA CASSE
Robert de Niro pour KILLERS OF THE FLOWER MOON
Robert Downey Jr. pour OPPENHEIMER
Romain Duris pour LE RÈGNE ANIMAL
Ryan Gosling pour BARBIE

MEILLEURE RÉVÉLATION FÉMININE – Ella Rumpf pour LE THÉORÈME DE MARGUERITE

Étaient nommées :
Carrie Crowley pour THE QUIET GIRL
Kim Higelin pour LE CONSENTEMENT
Magalie Lépine-Blondeau pour SIMPLE COMME SYLVAIN
Mia McKenna-Bruce pour HOW TO HAVE SEX
Stéphane Caillard pour FLO
Suzy Bemba pour LE RETOUR

MEILLEURE RÉVÉLATION MASCULINE – Raphaël Quenard pour CHIEN DE LA CASSE

Étaient nommés :
Arthur Harari pour LE PROCÈS GOLDMAN
Diego Calva pour BABYLON
Gabriel Labelle pour THE FABELMANS
Milo Machado-Graner pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Paul Kircher pour LE RÈGNE ANIMAL
Samuel Kircher pour L’ÉTÉ DERNIER

MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL – ANATOMIE D’UNE CHUTE – Justine Triet & Arthur Harari

Étaient nommés :
BABYLON – Damien Chazelle
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES – Jeanne Herry
LE PROCES GOLDMAN – Cédric Khan & Nathalie Herzberg
LE RÈGNE ANIMAL – Thomas Cailley & Pauline Munier
L’INNOCENCE – Yüji Sakamoto
THE FABELMANS – Steven Spielberg & Tony Kushner

MEILLEURE ADAPTATION – KILLERS OF THE FLOWER MOON – Eric Roth & Martin Scorsese

Étaient nommés :
LE CONSENTEMENT
– Vanessa Fiho, Vanessa Springora & François Pirot
LES ALGUES VERTES – Pierre Jolivet & Inès Léraud
LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN – Alexandre de La Patellière & Mathieu Delaporte
MON CRIME – François Ozon
OPPENHEIMER – Christopher Nolan
THE SON – Christopher Hampton & Florian Zeller

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE – OPPENHEIMER – Hoyte van Hoytema

Étaient nommés :
ANATOMIE D’UNE CHUTE
– Simon Beaufils
BABYLON
– Linus Sandgren
KILLERS OF THE FLOWER MOON
– Rodrigo Prieto
LA FEMME DE TCHAÏKOVSKI
– Vladislav Opelyants
LE RÈGNE ANIMAL
– David Cailley
THE FABELMANS
– Janusz Kaminski

MEILLEUR MONTAGE – ANATOMIE D’UNE CHUTE – Laurent Sénéchal

Étaient nommés :
BABYLON
– Tom Cross
KILLERS OF THE FLOWER MOON – Thelma Schoonmaker
LE RÈGNE ANIMAL – Lilian Corbeille
LE LIVRE DES SOLUTIONS – Élise Fievet
OPPENHEIMER – Jennifer Lame
TAR – Monika Willi

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE – BABYLON – Justin Hurwitz

Étaient nommés :
DISCO BOY
– Vitalic
LE GARÇON ET LE HÉRON – Joe Hisaishi
LE RÈGNE ANIMAL – Andrea Laszlo De Simone
LINDA VEUT DU POULET ! – Clément Ducol
OPPENHEIMER – Ludwig Göransson
THE FABELMANS – John Williams

MEILLEURS DÉCORS – BABYLON – Florencia Martin

Étaient nommés :
BARBIE
– Sarah Greenwood
KILLERS OF THE FLOWER MOON
– Jack Fisk
LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN
– Stéphane Taillasson
MON CRIME
– Jean Rabasse
OPPENHEIMER
– Ruth De Jong
THE FABELMANS
– Rick Carter

MEILLEURS COSTUMES – LES TROIS MOUSQUETAIRES : D’ARTAGNAN – Thierry Delettre

Étaient nommés :
BABYLON
– Mary Zophres
BARBIE
– Jacqueline Durran
KILLERS OF THE FLOWER MOON
– Jacqueline West
LA FEMME DE TCHAÏKOVSKI
– Dimitri Andreïev
L’ENLÈVEMENT
– Sergio Ballo, Daria Calvelli
NAPOLÉON
– David Crossman & Janty Yates

MEILLEUR PREMIER FILM – CHIEN DE LA CASSE – Jean-Baptiste Durand

Étaient nommés :
AFTERSUN
– Charlotte Wells
BERNADETTE
– Léa Domenach
HOW TO HAVE SEX
– Molly Manning Walker
LE RAVISSEMENT
– Iris Kaltenback
RIEN À PERDRE
– Delphine Deloget
VINCENT DOIT MOURIR –
Stéphan Castang

MEILLEUR FILM D’ANIMATION – MARS EXPRESS – Jérémie Périn

Étaient nommés :
INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS
– Alain Ughetto
LE GARÇON ET LE HÉRON
– Hayao Miyazaki
LINDA VEUT DU POULET !
– Chiara Malta, Sébastien Laudenbach
MON AMI ROBOT
– Pablo Berger
SPIDER MAN: ACROSS THE SPIDER-VERSE
– Joaquim Dos Santos, Kemp Powers & Justin K. Thompson
SUZUME
– Makoto Shinkai

MEILLEUR DOCUMENTAIRE – LES FILLES D’OLFA – Kaouther Ben Hania

Étaient nommés :
LA RIVIÈRE
– Dominique Marchais
LITTLE GIRL BLUE
– Mona Achache
NOTRE CORPS
– Claire Simon
SUR L’ADAMANT
– Nicolas Philibert
TOUTE LA BEAUTÉ ET LE SANG VERSÉ
– Laura Poitras
VOYAGE AU PÔLE SUD
– Luc Jacquet

MEILLEURE SÉRIE (OU MINI-SÉRIE) – D’ARGENT ET DE SANG – Xavier Giannoli

Étaient nommés :
LA NUIT OU LAURIER GAUDREAULT S’EST RÉVEILLÉ
– Xavier Dolan
POLAR PARK
– Gérald Hustache-Mathieu
SAMBRE
– Alice Géraud, Marc Herpoux
SUCCESSION
– Jesse Armstrong
TAPIE
– Tristan Séguéla, Olivier Demangel
TOUT VA BIEN
– Camille de Castelnau

PRIX D’HONNEURVincent Lindon

PRIX POUR L’ENSEMBLE D’UNE CARRIÈRE
 – Jerry Schatzberg

PRIX DE LA CONTRIBUTION EXCEPTIONNELLE AU CINÉMAMichel Ciment

PRIX DE LA MEILLEURE CONTRIBUTION À L’ART DU CINÉMA
Warner Bros

Fabuleux The fabelmans…
Fabuleux The fabelmans…

Du traumatisme de la séparation de ses parents durant sa jeunesse, Steven Spielberg parvient à tirer un film lumineux et bouleversant, qui ne sombre jamais dans le pathos. Et surtout, The Fabelmans est la plus belle déclaration d’amour d’un cinéaste à son art. Un très grand film dont vous ressortirez émerveillés et abasourdis.

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De grâce… embarquez pour Le Havre aux côtés d’Olivier Gourmet & Panayotis Pascot

De grâce… embarquez pour Le Havre aux côtés d’Olivier Gourmet & Panayotis Pascot

DE GRÂCE (série - 6x52mn)

Une série créée par Maxime Crupaux et Baptiste Fillon
Réalisée par Vincent Maël Cardona
Avec Olivier Gourmet, Pierre Lottin, Margot Bancilhon, Panayotis Pascot, Astrid Whettnall, Philippe Rebbot, Gringe, Eliane Umuhire, Nailia Harzoune, Alyzée Costes, Xavier Beauvois

Drame, Thriller – 6x52mn – France – 2023

Diffusion du 31 janvier au 15 mars 2024 sur Arte.tv et les jeudis 8 et 15 février 2024 à 20h55 sur Arte.

L’histoire
Pierre Leprieur est né au Havre, avec du pétrole et du sel dans le sang. Homme de tous les combats, il est devenu par son engagement politique et syndical une figure respectée parmi les dockers. Mais le soir de ses 60 ans, alors que ses proches sont réunis pour son anniversaire, tout s’effondre. Son fils cadet, Simon est arrêté au volant d’une voiture que son frère Jean, concessionnaire, lui a prêtée pour la soirée. Un kilo de cocaïne est retrouvé dans le châssis.

3 bonnes raisons de voir la série

1/ Pour l’ambition artistique d’un projet qui marque la première et brillante incursion dans la série TV pour Vincent Maël Cardona, réalisateur du César de la meilleure première œuvre 2022, l’excellent LES MAGNÉTIQUES.

Sur un scénario captivant aux rebondissements souvent inattendus et aux allures de tragédie familiale, le cinéaste nous régale d’une mise en scène majestueuse et lyrique qui se joue brillamment des obstacles comme celui des nombreuses séquences nocturnes.

Vincent Maël Cardona
joue aussi très habilement avec la géographie des docks et la dimension graphique si particulière de la ville du Havre.        

2 / Pour l’audace d’un casting particulièrement réussi et réjouissant. Si l’utilisation de la voix of représente souvent un piège, l’emploi de celle d’Olivier Gourmet (rassurez-vous, il est aussi très présent à l’écran) est ici particulièrement judicieux.

Citons également la trop rare Margot Bancilhon dont le rôle d’Emma lui a valu un mérité prix d’interprétation au Festival Série Mania 2023, le génial Pierre Lottin qui surprend de film en film et dont l’impulsivité qu’il donne à son personnage impressionne.

Panayotis Pascot (photo ci dessus), lui n’en finit plus de se révéler. Qu’il semble loin pourtant le temps où le comédien jouait les chroniqueurs- journalistes « tête à claque » dans Le petit journal de Canal+. Après le one man show et le succès de son premier livre « La prochaine fois que tu mordras la poussière » et quelques apparitions au cinéma et dans des séries, il trouve sans aucun doute avec le personnage de Simon, son rôle le plus noir, le plus dramatique mais aussi le plus beau et le plus réussi.

N’oublions pas non plus de citer Astrid Whettnall, Philippe Rebbot (dans un total et surprenant contre-emploi), Xavier Beauvois, Gringe, Nailia Harzoune ou bien encore Eliane Umuhire (belle révélation du récent AUGURE de Baloji) qui contribuent pleinement à la belle réussite de la série.

3 / Pour la manière dont se déploie cette histoire passionnante, complexe, intrigante mais jamais prévisible autour de thèmes forts comme la transmission, l’émancipation, la jalousie, la rancœur, la trahison et au final, peut-être quand même, la résilience et l’espoir.

Par sa stylisation, sa mise en scène inspirée, sa photographie subtile, le jeu inspiré de ses interprètes et une BO intense de Maxence Dussère, DE GRÂCE évite de sombrer dans le polar réaliste pour s’offrir une dimension de conte mythologique. A voir absolument.  

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
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