La mère de tous les mensonges – La parole retrouvée…

La mère de tous les mensonges – La parole retrouvée…

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES (Kadib Abyad)

Un film d’Asmae El Moudir
Scénario d’Asmae El Moudir
Documentaire – 1h37 – Maroc
Sortie en salles le 28 février 2024

L’histoire
Casablanca. La jeune cinéaste Asmae El Moudir cherche à démêler les mensonges qui se transmettent dans sa famille. Grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches, elle rejoue sa propre histoire. C’est alors que les blessures de tout un peuple émergent et que l’Histoire oubliée du Maroc se révèle.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES a reçu un très mérité Prix de la mise en scène Un certain regard et l’Œil d’or du meilleur documentaire lors du Festival de Cannes en 2023.

À l’instar des films de Mona Achache LITTLE GIRL BLUE, et de Kaouther Ben Hania, LES FILLES D’OLFA (César 2024 du meilleur documentaire), eux aussi très remarqué à Cannes, l’œuvre d’Asmae El Moudir fait preuve d’une remarquable singularité scénaristique et de mise en scène.

Même si on adorerait ne plus avoir à le signaler, il est à noter que ces trois documentaires ambitieux, très personnels et réussis sont d’ailleurs signés par des femmes…

2 / Pour raviver la mémoire d’un passé douloureux, la réalisatrice a fait le choix hybride d’un récit entre fiction et documentaire.
Pour cela, elle a mis en place un judicieux et très original dispositif de tournage en créant une impressionnante maquette du quartier de son enfance à Casablanca.

La puissance évocatrice de cette reconstitution provoque des réactions diverses au cœur de la famille. De notre côté, on découvre avec beaucoup d’intérêt, ce pan de vie très personnel, intimement lié à un épisode tragique de l’histoire du Maroc.

3 / Avec LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES, en forme d’enquête intime, Asmae El Moudir interroge la mémoire familiale, reconstitue un passé douloureux en essayant de donner toute sa place à une parole étouffée, notamment par son hallucinante grand-mère, une femme matriarche et despotique qui ne veut rien lâcher !
Le moins que l’on puisse dire, est que l’accouchement de cette parole puissante et utile se fait, par moments, dans la douleur…

 

Le procès Goldman et un César pour Arieh Worthalter !

Le procès Goldman et un César pour Arieh Worthalter !

LE PROCÈS GOLDMAN

Drame – Historique – Thriller judiciaire – 1h56 – 2023 – France
Réalisation :  Cédric Kahn
Scénario : Cédric Kahn & Nathalie Hertzberg
Avec Arieh Worthalter, Arthur Harari, Stéphan Guérin-Tillié, Nicolas Briançon, Aurélien Chaussade…
Arieh Worthalter a reçu pour ce film le César 2024 du meilleur acteur.

Sorti en salles le 27 septembre 2023

Disponible en Blu Ray, DVD et VOD – 6 février 2024 – Ad Vitam

Image : 1:33 – Son : Français 5.1 et 2.0
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.

Le film ****
Avec ce 12e long-métrage en tant que réalisateur, Cédric Kahn signe son premier film de procès. Une œuvre intense et captivante où la parole domine. Un (quasi) huis-clos oppressant dont on ressort sans avoir un avis véritablement tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman.
Et peu importe, tant l’intérêt du film se situe ailleurs. En revanche, on vibre pendant près de deux heures devant les joutes oratoires des principaux protagonistes. On se passionne par l’intensité de ce qui se joue entre le prévenu et son avocat, la défense de ce dernier étant régulièrement mise à mal par les éclats de Goldman. 

« Un film, ça doit être un angle, je ne vois pas l’intérêt de raconter toute l’histoire de quelqu’un ! » Cédric Kahn

A travers sa mise en scène au scalpel, Cédric Kahn saisit au plus près l’incroyable complexité de Goldman. Il soulève de pertinentes et vertigineuses questions, notamment sur la notion de vérité, de l’importance de la justice, du point de vue et de l’engagement.

Son dispositif immersif de tournage est intégralement mis au service de la parole et de ses remarquables interprètes, au cœur de cette salle de tribunal où chacun s’affronte et se défie avec puissance, face à un public qui découvre en temps réel les enjeux du procès…

Précisons évidemment que la réussite du film ne serait pas la même sans ses deux principaux interprètes. Arieh Worthalter compose un Pierre Goldman complexe et fascinant face à un Arthur Harari qui incarne Georges Kiejman de manière magistrale…

A noter que si les deux comédiens étaient, à juste titre, tous deux nommés aux César comme meilleur acteur et meilleur second rôle masculin, c’est l’interprète de Pierre Goldman qui a reçu le très convoité César du meilleur acteur. Raison de plus pour (re)découvrir le second grand film de procès 2023 avec ANATOMIE D’UNE CHUTE.  

Bonus
Podcast- Timeline 5000 ans d’histoire – Entretien avec Cédric Kahn, réalisateur & Nathalie Hertzberg, scénariste du film par Richard Fremder & Iona Bermon – 24mn

Entretien avec Cédric Kahn, Arthur Harari et Arieh Worthalter – 18mn

Deux bonus sont proposés avec le film. Le premier est un entretien avec Cédric Kahn et la scénariste Nathalie Hertzberg pour le podcast « Timeline 5000 ans d’Histoire » qui a pour vocation de contextualiser un événement historique en recevant celui et/ou celle qui l’aborde via un livre, une expo, un film…
Un propos intéressant même s’il est toujours frustrant de se voir proposer en bonus un document audio, plutôt que vidéo…

Le second supplément est un entretien, vidéo cette fois, avec le réalisateur et avec ses deux principaux interprètes Arthur Harari et Arieh Worthalter.
Les deux comédiens reviennent notamment sur leur travail et leur approche respective des personnalités de Georges Kiejman et Pierre Goldman.

Ils partagent également le ressenti de leur réalisateur sur le fait que cette aventure du PROCÈS GOLDMAN fut une formidable et assez rare expérience collective, à travers la forte implication de l’ensemble des équipes techniques et artistiques mais aussi des figurant.e.s qui ont vécu ce tournage en véritable immersion.

Cédric Kahn exprime d’ailleurs parfaitement bien son plaisir à partager ce travail de groupe. Un sentiment assez nouveau pour lui qui avait tendance, auparavant, à vivre les tournages de manière plus douloureuse et plus solitaire.
Parmi les autres questions auxquelles répond Cédric Kahn, celle assez pertinente de sa collaboration devant la caméra avec des cinéastes et en l’occurrence, ici, Arthur Harari mais aussi Laetitia Masson et François Favrat.
On se souvient évidemment que le metteur en scène a très souvent tourné avec des acteurs-actrices / réalisateur-réalisatrices comme Emmanuelle Bercot (FÊTE DE FAMILLE – 2019) Mathieu Kassovitz (VIE SAUVAGE – 2014), Guillaume Canet (UNE VIE MEILLEURE – 2012) ou bien encore Yvan Attal & Valéria Bruni Tedeschi (LES REGRETS – 2009)

Le + Cin’Écrans
Alors qu’il s’apprêtait à présenter quelques jours plus tard son 13è long-métrage MAKING OF à la Mostra de Venise, Cédric Kahn était fin août au Festival du film francophone d’Angoulême pour accompagner LE PROCÈS GOLDMAN, qui avait fait l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes à Cannes en mai dernier.

« Le procès, rien que le procès… » Cédric Kahn

L’occasion de revenir avec le cinéaste sur l’aventure passionnante et au long cours du PROCÈS GOLDMAN et d’évoquer, entre autres, ses partis pris originaux de tournage et du choix de son remarquable interprète principal Arieh Worthalter.  

INTERVIEW CÉDRIC KAHN

16 ANS, l’amour amore…
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Séance de rattrapage vivement recommandée pour 16 ans, très beau film de Philippe Lioret, adaptation contemporaine de l’histoire de Roméo & Juliette, malheureusement passée trop rapidement en salle. Une tragédie amoureuse portée par deux jeunes comédiens remarquables de justesse et de présence, Sabrina Levoye et Teïlo Azaïs.

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Désir, désirs… La passagère en Dvd
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Héloïse Pelloquet nous offre avec La passagère, son 1er long-métrage, le magnifique portrait d’une femme libre (magnifique Cécile de France), vibrante de désirs et qui s’affranchit du regard des autres. A (re)découvrir avec en bonus, un court-métrage de la réalisatrice.

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Satoshi – Mère et fils, un amour sans faille…

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SATOSHI (A mother’s touch)

Un film de Jumpei Matsumoto
Scénario Jumpei Matsumoto, Yuki Takafumi
Avec Taketo Tanaka, Koyuki, Lily Franky…

Drame – 1h53 – Japon – 2023
Sortie en salles le 28 février 2024

L’histoire
Satoshi est aveugle depuis ses 9 ans. Sa vie bascule une seconde fois à 18 ans, lorsqu’il perd l’audition. Accompagné par sa mère, Satoshi va réapprendre à vivre et s’évertuer à découvrir un nouveau sens à sa vie.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Parce que SATOSHI, 4eme long métrage de Jumpei Matsumoto (son premier à être distribué en France) est inspiré d’une histoire vraie, celle du parcours d’un enfant qui deviendra, grâce à l’amour et au dévouement de sa mère, le premier professeur d’université aveugle et sourd au monde.  

Vous l’aurez compris, SATOSHI est un film au pouvoir émotionnel puissant auquel il est difficile de rester insensible, même si son réalisateur enfonce parfois un peu le clou du mélodrame, au risque du pathos au détour de quelques séquences.

2 /
Il faut néanmoins mettre à l’actif de ce film sur l’acceptation de soi, la retenue et la douceur parfois extrême de la mise en scène de Jumpei Matsumoto qui tranche intelligemment avec la cruauté et la violence de la situation vécue par Satoshi et ses proches.  
On en veut pour preuve quelques séquences bouleversantes entre le jeune homme et une jeune étudiante musicienne ou lorsque Satoshi parvient de nouveau à communiquer grâce à l’obstination et à l’ingéniosité de sa mère qui ne veut pas céder à l’abattement et à la fatalité.    

3 / Il faut saluer l’interprétation délicate du personnage de Satoshi adulte par Taketo Tanaka et celle pleine de détermination de sa mère Reiko par Koyuki dont on a le sentiment que le réalisateur est parvenu à capturer l’intériorité. Un personnage dont on comprend à quel point il a été important dans le parcours « Extra-ordinaire » de Satoshi.     

Débâcle, 1er film intense et sans concession !

Débâcle, 1er film intense et sans concession !

DÉBÂCLE (When it Melts)

Un film de Veerle Baetens
Scénario Veerle Baetens & Marteen Loix d’après le roman Débâcle de Lize Spit
Avec Charlotte De Bruyne, Rosa Marchant, Sebastien Dewaele, Naomi Velissariou, Amber Metdepenningen, Anthony Vyt, Matthijs Meertens, Charlotte Van De Eecken

Drame – 1h51 – Belgique / Pays-Bas
Sortie en salles le 28 février 2024

L’histoire
De nombreuses années après cet été où tout a basculé, Eva retourne pour la première fois dans son village natal avec un énorme bloc de glace dans son coffre, bien déterminée à affronter son passé.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Adapté du best-seller éponyme de Lize Spit, DÉBÂCLE est le premier long métrage réalisé par Veerle Baetens. L’actrice belge, révélation d’ALABAMA MONROE, dit avoir fait ce film « pour tous ceux qui enfouissent leurs souffrances au plus profond d’eux mêmes, à un endroit où personne ne pourra les deviner et d’où elles les dévorent peu à peu. ».

DÉBÂCLE est un film d’une puissance rare dont il vaut mieux ne pas connaitre tous les tenants et aboutissants pour en ressentir encore plus fortement l’impact, dont acte !
Veerle Baetens y dresse, sans jamais céder à la facilité, le portrait d’Eva sur deux époques, de l’enfance à l’âge adulte.

La réalisatrice joue avec intelligence de la double temporalité de son récit afin que le spectateur s’attache au personnage d’Eva enfant pour mieux comprendre l’adulte qu’elle est devenue, une jeune femme meurtrie et profondément solitaire.

Si on est impressionné par la manière dont la cinéaste filme le monde souvent cruel de l’enfance et la perte de l’innocence (on songe par instants au sublime STAND BY ME de Rob Reiner) on l’est tout autant par l’acuité du regard qu’elle porte sur les adultes. Des parents démissionnaires et d’autres qui se voilent la face et ne veulent pas voir le mal chez leurs enfants et les dégâts qu’ils provoquent.

2 / En dehors du courage de sa réalisatrice à s’emparer de questions délicates, il convient de saluer sa remarquable direction d’acteurs, à commencer par l’interprète d’Eva enfant, Rosa Marchant.
Un performance subtile qui a valu à la jeune actrice un très mérité prix d’interprétation au Festival du film de Sundance 2023. Il ne faudrait néanmoins pas oublier de citer la remarquable interprète d’Eva adulte, Charlotte de Bruyne qui force elle aussi l’admiration avec une composition tout sauf évidente.

3 / Soulignons pour terminer l’intelligence de la mise en scène de Veerle Baetens qui nous met en état d’alerte permanente, sans que l’on n’ait jamais un coup d’avance sur les personnages.
En gardant toujours la bonne distance, la réalisatrice parvient à instaurer un véritable suspens autour d’un propos qui ne se pas prêtait avec évidence à ce traitement et ce ton.

DÉBÂCLE est un film intrigant, parfois malaisant, mais jamais complaisant. Nul doute que ce premier essai de Veerle Baetens ne sera pas le dernier. On attend la suite de cette nouvelle carrière derrière la caméra avec impatience.

César 2024 – Le règne d’Anatomie d’une chute, 6 fois récompensé

César 2024 – Le règne d’Anatomie d’une chute, 6 fois récompensé

L’incroyable parcours du film de Justine Triet s’est donc poursuivi vendredi soir avec l’obtention de 6 César dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation, de la meilleure actrice pour Sandra Hüller et du meilleur scénario original cosigné par la réalisatrice et son compagnon Arthur Harari.

Avec 5 César pour 12 nominations, le remarquable film de Thomas Cailley, LE RÈGNE ANIMAL s’est lui distingué sur le plan technique (photo, musique originale, son, costume, effets visuels).

L’enthousiasmant CHIEN DE LA CASSE de Jean-Baptiste Durand a lui remporté le César du meilleur premier film tandis que le désormais incontournable Raphaël Quenard s’est vu remettre celui de la meilleure révélation masculine, avec à la clé un formidable et revigorant discours de remerciements.

Saluons également, entre autres, Adèle Exarchopoulos, très justement récompensée du César du meilleur second rôle féminin pour le très beau film de Jeanne Herry, JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES et Arieh Worthalter, César du Meilleur acteur pour sa fascinante interprétation de Pierre Goldman dans le film de Cédric Khan, LE PROCÈS GOLDMAN.

La cérémonie a également été marquée par le discours très émouvant et plein de tendresse de Jamel Debbouze envers Agnès Jaoui, César d’honneur qui nous a, en retour, gratifié d’un message enchanté, empreint de pudeur et de modestie.

Parmi les autres moments forts de la soirée, on se souviendra des discours et prises de positions fortes et souvent engangées de personnalités comme Golshifteh Farahani, Kaouther Ben Hania, Arieh Worthalter sans oublier la belle déclaration d’amour de Juliette Binoche à chacune des 5 actrices nominées et la classe de Justine Triet qui a tenu à partager son César du meilleur film avec son amie la réalisatrice scénariste et actrice Sophie Fillières disparue en juillet dernier.   

Mais le moment le plus fort de la soirée restera, sans aucun doute, la puissante et bouleversante prise de parole de Judith Godrèche face à ce monde du cinéma qui a parfois du mal à assumer cette terrifiante réalité que l’actrice-réalisatrice dénonce depuis quelque temps « Depuis quelque temps, je parle, je parle mais je ne vous entends pas ! »

PALMARÈS COMPLET

CÉSAR DU MEILLEUR FILM

ANATOMIE D’UNE CHUTE réalisé par Justine Triet

Étaient nommés :
CHIEN DE LA CASSE
réalisé par Jean-Baptiste Durand
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES réalisé par Jeanne Herry
LE PROCÈS GOLDMAN réalisé par Cédric Kahn
LE RÈGNE ANIMAL réalisé par Thomas Cailley

CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION

Justine Triet pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommé.e.s :
Catherine Breillat pour L’ÉTÉ DERNIER
Jeanne Herry pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Cédric Kahn pour LE PROCÈS GOLDMAN
Thomas Cailley pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE

Sandra Hüller dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommées :
Marion Cotillard dans LITTLE GIRL BLUE
Léa Drucker dans L’ÉTÉ DERNIER
Virginie Efira dans L’AMOUR ET LES FORÊTS
Hafsia Herzi dans LE RAVISSEMENT

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR

Arieh Worthalter dans LE PROCÈS GOLDMAN

Étaient nommés :
Romain Duris dans LE RÈGNE ANIMAL
Benjamin Lavernhe dans L’ABBÉ PIERRE – UNE VIE DE COMBATS
Melvil Poupaud dans L’AMOUR ET LES FORÊTS
Raphaél Quenard dans YANNICK

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

Adèle Exarchopoulos dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

Étaient nommées :
Leila Bekhti dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Galatea Bellugi dans CHIEN DE LA CASSE
Élodie Bouchez dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Miou MIOU dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

Swann Arlaud dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommés :
Anthony Bajon dans CHIEN DE LA CASSE
Arthur Harari dans LE PROCÈS GOLDMAN
Pio Marmaï dans YANNICK
Antoine Reinartz dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉVÉLATION FÉMININE

Ella Rumpf dans LE THÉORÈME DE MARGUERITE

Étaient nommées :
Céleste Brunnquell
dans LA FILLE DE SON PÈRE
Kim Higelin dans LE CONSENTEMENT
Suzanne Jouannet dans LA VOIE ROYALE
Rebecca Marder dans DE GRANDES ESPÉRANCES

CESAR DE LA MEILLEURE RÉVÉLATION MASCULINE

Raphaël Quenard dans CHIEN DE LA CASSE

Étaient nommés :
Julien Frison dans LE THÉORÈME DE MARGUERITE
Paul Kircher dans LE RÈGNE ANIMAL
Samuel Kircher dans L’ÉTÉ DERNIER
Milo Machado-Graner dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

CÉSAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

Justine Triet, Arthur Harari pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommé.e.s :
Jean-Baptiste Durand pour CHIEN DE LA CASSE
Jeanne Herry pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Nathalie Hertzberg, Cédric Kahn pour LE PROCÈS GOLDMAN
Thomas Cailley, Pauline Munier pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION

Valérie Donzelli, Audrey Diwan pour L’AMOUR ET LES FORÊTS

Étaient nommé.e.s :
Vanessa Filho pour LE CONSENTEMENT
Catherine Breillat pour L’ÉTÉ DERNIER

CÉSAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

Andrea Laszlo De Simone pour LE RÈGNE ANIMAL

Étaient nommé.e.s :
Gabriel Yared pour L’AMOUR ET LES FORÊTS
Delphine Malausséna pour CHIEN DE LA CASSE
Vitalic pour DISCO BOY
Guillaume Roussel pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DU MEILLEUR SON

Fabrice Osinski, Raphaél Sohier, Matthieu Fichet, Niels Barletfa pour LE RÈGNE ANIMAL

Étaient nommé.e.s :
Julien Sicart, Fanny Martin, Jeanne Delplancq, Olivier Goinard pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Rémi Daru, Guadalupe Cassius, Loïc Prian, Marc Doisne pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Erwan Kerzanet, Sylvain Malbrant, Olivier Guillaume pour LE PROCÈS GOLDMAN
David Rit, Gwennolé Le Borgne, Olivier Touche, Cyril Holtz, Niels Barletta pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DE LA MEILLEURE PHOTO

David Cailley pour LE RÈGNE ANIMAL

Étaient nommés :
Simon Beaufils pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

Jonathan Ricquebourg pour LA PASSION DE DODIN BOUFFANT
Patrick Ghiringhelli pour LE PROCÈS GOLDMAN
Nicolas Bolduc pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DU MEILLEUR MONTAGE

Laurent Senéchal pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

Étaient nommé.e.s :
Francis Vesin pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Valérie Loiseleux pour LITTLE GIRL BLUE
Yann Dedet pour LE PROCÈS GOLDMAN
Lilian Corbeille pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DES MEILLEURS COSTUMES

Ariane Daurat pour LE RÈGNE ANIMAL

Étaient nommé.e.s :
Jürgen Doering pour JEANNE DU BARRY
Pascaline Chavanne pour MON CRIME
Tran Nu Yên Khê pour LA PASSION DE DODIN BOUFFANT
Thierry Delettre pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DES MEILLEURS DÉCORS

Stéphane Taillasson LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

Étaient nommé.e.s :
Emmanuelle Duplay pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Angelo Zamparuiti pour JEANNE DU BARRY
Toma Baquéni pour LA PASSION DE DODIN BOUFF
Julia Lemaire pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DES MEILLEURS EFFETS VISUELS

Cyrille Bonjean, Bruno Sommier, Jean-Louis Autret pour LE RÈGNE ANIMAL

Étaient nommé.e.s :
Thomas Duval pour ACIDE
Lise Fischer, Cédric Fayolle pour LA MONTAGNE
Olivier Cauwet pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)
Léo Ewald pour VERMINES

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE D’ANIMATION

ÉTÉ 96 réalisé par Mathilde Bédouet

Étaient nommé.e.s :
DRÔLES D’OISEAUX réalisé par Charlie Belin
LA FORÊT DE MADEMOISELLE TANG réalisé par Denis Do

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DOCUMENTAIRE

LA MÉCANIQUE DES FLUIDES réalisé par Gala Hernandez Lopez

Étaient nommés :
L’ACTEUR, OU LA SURPRENANTE VERTU DE L’INCOMPRÉHENSION réalisé par Hugo David, Raphaël Quenard
L’EFFET DE MES RIDES réalisé par Claude Delafosse

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DE FICTION

L’ATTENTE réalisé par Alice Douard

Étaient nommés :
BOLÉRO réalisé par Nans Laborde-Jourdàa
RAPIDE réalisé par Paul Rigoux
LES SILENCIEUX réalisé par Basile Vuillemin

CÉSAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION

LINDA VEUT DU POULET réalisé par Chiara Malta, Sébastien Laudenbach

Étaient nommés :
INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS réalisé par Alain Ughetto
MARS EXPRESS réalisé par Jérémie Périn

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

LES FILLES D’OLFA réalisé par Kaouther Ben Hania

Étaient nommés :
ATLANTIC BAR réalisé par Fanny Molins
LITTLE GIRL BLUE réalisé par Mona Achache
NOTRE CORPS réalisé par Claire Simon
SUR L’ADAMANT réalisé par Nicolas Philibert

CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM

CHIEN DE LA CASSE réalisé par Jean-Baptiste Durand

Étaient nommés :
BERNADETTE réalisé par Léa Domenach
LE RAVISSEMENT réalisé par Iris Kaltenbâck
VERMINES réalisé par Sébastien Vanicek
VINCENT DOIT MOURIR réalisé par Stéphan Castang

CÉSAR DU MEILLEUR FILM ÉTRANGER

SIMPLE COMME SYLVAIN réalisé par Monia Chokri

Étaient nommés :
L’ENLÈVEMENT réalisé par Marco Bellocchio
LES FEUILLES MORTES réalisé par Aki Kaurismâki
OPPENHEIMER réalisé par Christopher Nolan
PERFECT DAYS réalisé par Wim Wenders

Deux jours après cette 49ème cérémonie des César, l’annonce du 27ème et dernier César 2024, celui des lycéens a été faite par L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma et le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.
Et ce César des lycéens décerné tous les ans depuis 2019 à l’un des films en lice pour le César du meilleur film a été attribué au très beau long métrage de Jeanne Herry, JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES.

Ce César des Lycéens 2024 a été attribué par un corps électoral de 2 286 élèves de Terminale issus de 97 lycées généraux, technologiques et professionnels, situés sur tout le territoire métropolitain, en Guadeloupe, à La Réunion, en Martinique mais aussi à Mexico, Milan et Tokyo, grâce à la participation des établissements français à l’étranger.

C’est dire l’importance de cette récompense, attribuée les années précédentes à JUSQU’À LA GARDE de Xavier Legrand en 2019, HORS NORMES d’Éric Toledano et Olivier Nakache en 2020, ADIEU LES CONS d’Albert Dupontel en 2021, BAC NORD de Cédric Jimenez en 2022 et LA NUIT DU 12 de Dominik Moll en 2023.

Fifi, entre charme et singularité
Fifi, entre charme et singularité

FIFI est le récit de la rencontre entre deux solitaires terriblement attachants incarnés par les remarquables Céleste Brunquell & Quentin Dolmaire. Ne loupez surtout pas ce très joli 1er film, délicat et lumineux dont Jeanne Aslan sa coréalisatrice nous parlait, il y a quelques mois, lors du Festival international du film de Saint Jean de Luz.

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