32e tour de piste pour le Festival du film de Sarlat

32e tour de piste pour le Festival du film de Sarlat

C’est donc du 7 au 11 novembre que se déroulera la 32e édition du Festival du film de Sarlat. Un Festival né de la volonté de faire découvrir le cinéma aux lycéens et devenu également, au fil des années, un lieu de transmission et de découvertes pour tous les publics.

Durant 5 jours, le festival permettra à ses spectateurs de découvrir un riche programme avec, entre autres, une sélection officielle composée de 7 longs métrages français de fiction.

Ces films seront soumis au vote du public qui décernera à l’issue du festival, la Salamandre d’or du meilleur film. Une récompense attribuée l’an passé à NOS FRANGINS de Rachid Bouchareb (Voir le palmarès complet 2022).
Les lycéens voteront, eux aussi pour désigner leur film préféré, tandis qu’un jury jeune attribuera 3 prix (meilleur film, interprétation masculine et interprétation féminine).
D’autres prix, ceux du court métrage et des films lycéens seront également attribués samedi 11 novembre lors de la cérémonie de clôture du festival.

Outre cette sélection officielle, le festival propose un Tour du monde en 22 longs métrages français et internationaux, 6 longs métrages francophones dans la section Jeunes regards, 4 films en Séances spéciales, 2 en Séances Jeunes publics et 10 courts métrages français de fiction ainsi que quatre films du programme lycéen.

De nombreux invités sont d’ores et déjà annoncés pour accompagner certains de ces films parmi lesquels : Ladj Ly, Steve Tientcheu, Erwan Le duc, Maud Wyler, Léa Todorov, Stéphane Marchetti, Florence Loiret-Caille, Thierry Klifa, Nicolas Duvauchelle, Thomas Bidegain, Mélanie Thierry, Stéphane Castang, Karim Leklou, Ali Marhyar, Ahmed Sylla, Mallory Wanecque

Demandez le programme …

SELECTION OFFICIELLE (7 films français)

  • BATIMENT 5 de Ladj Ly
  • LA NOUVELLE FEMME de Léa Todorov (film d’ouverture)
  • LA FILLE DE SON PÈRE d’Erwan Le duc
  • LA TÊTE FROIDE de Stéphane Marchetti
  • LES ROIS DE LA PISTE de Thierry Klifa (film de clôture, hors compétition)
  • VINCENT DOIT MOURIR de Stéphane Castang (photo ci dessous)
  • SOUDAIN SEULS de Thomas Bidegain

TOUR DU MONDE (21 films internationaux)

  • 20 000 ESPÈCES D’ABEILLES de Estibaliz Urresola Solaguren
  • AUGURE de Baloji
  • CHRONIQUES DE TÉHÉRAN d’Ali Asgari & Alireza Khatami
  • FREMONT de Babak Jalali
  • HOW TO HAVE SEX de Molly Manning Walker
  • INCHALLAH UN FILS d’Amjad Al Rasheed
  • L’INNOCENCE de Kore-Eda Hirokazu (Photo ci dessous)
  • LA CHIMÈRE d’Alice Rohrwacher
  • LA SALLE DES PROFS d’Ilker Çatak
  • LES COLONS de Felipe Gálvez
  • LES LUEURS D’ADEN d’Amr Gamal
  • LEVANTE de Lillah Halla
  • LOS DELICUENTES de Rodrigo Moreno
  • MON AMI ROBOT de Pablo Berger
  • PERFECT DAYS de Wim Wenders
  • RICARDO ET LA PEINTURE de Barbet Schroeder
  • RIDDLE OF FIRE de Weston Razooli
  • SEA SPARKLE de Domien Huyghe
  • THEY SHOT THE PIANO PLAYER de Fernando Trueba & Javier Mariscal
  • TIGER STRIPES d’Amanda Nell Eu
  • UN HIVER À YANJI d’Anthony Chen
  • VOYAGE AU PÔLE SUD de Luc Jacquet

JEUNES REGARDS (6 films)

  • AVANT QUE LES FLAMMES S’ÉTEIGNENT de Mehdi Fikri
  • ÉTAT LIMITE de Nicolas Peduzzi
  • L’HOMME D’ARGILE d’Anaïs Tellenne
  • LA VÉNUS D’ARGENT d’Héléna Klotz
  • MADAME HOFMANN de Sébastien Lifshitz
  • RIEN À PERDRE de Delphine Deloget (photo ci dessous)

SÉANCES SPÉCIALES (4 films)

  • COMME UN PRINCE d’Ali Marhyar
  • LES TROIS FANTASTIQUES de Michaël Dichter (photo ci dessous)
  • MA FRANCE À MOI de Benoît Cohen
  • ET LA FÊTE CONTINUE ! de Robert Guédiguian

JEUNES PUBLICS (2 films)

  • LE ROYAUME DE KENSUKÉ de Neil Boyle & Kirk Hendry
  • SIROCCO ET LE ROYAUME DES COURANTS D’AIR de Benoît Chieux

COURTS MÉTRAGES (9 films)

  • BANC DE TOUCHE de Valérie Leroy
  • BRUITS DE SOUVENIRS de Garance Kim
  • LA CHARGE MENTALE de Mathias & Colas Rifkiss
  • LES GARÇONS DANS L’EAU de Pawel Thomas Larue
  • LA TENTATION DU PANDA ROUX de Haïga Jappain
  • LES REINES DU MAMBO d’Hélène & Marie Rosseet-Ruiz
  • PAVANE de Pauline Gay
  • RAPIDE de Paul Rigoux
  • SULEYMAN de Mehdi & Yanis Hamnane
  • SOURD de Roy Arida

PROGRAMME LYCÉEN – SÉLECTIONS AUTOUR DU BAC (4 films)

Rappelons que le Festival du Film de Sarlat fait également une très belle place aux élèves de Terminale qui suivent un parcours cinéma-audiovisuel. Chaque année, 600 lycéens et leurs professeurs d’une trentaine de lycées de France et d’outremer viennent profiter du programme pédagogique qui leur est proposé avec des projections, des conférences, des rencontres, des ateliers… et construit cette année autour de 2 films de Frederick Wiseman dont HIGH SCHOOL ( 1968, film du bac, cette année) et 2 films italiens :
HIGH SCHOOL de Frederik Wiseman
WELFARE de Frederik Wiseman
AFFREUX, SALES ET MÉCHANTS d’Ettore Scola (photo ci dessous)
POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS de Sergio Leone

Pour tout savoir de cette 32ème édition du Festival du film de Sarlat, rendez-vous sur son site officiel. Un site qui vous en dira plus sur tous les films de cette sélection 2023 et vous pouvez, d’ores et déjà, composer votre programme et réserver vos places.

ET BIENTÔT SUR CIN’ÉCRANS

Comme l’an passé, j’aurai le grand plaisir de couvrir le festival pour Cin’Ecrans.

Retrouvez donc très prochainement le meilleur de cette édition 2022 à travers de nombreuses interviews et un retour sur les films découverts à cette occasion.

D’ici là, je vous invite à retrouver les interviews réalisées à l’occasion des précédentes éditions du festival sur la page Youtube Cin’Ecrans

A très vite… Jean-Luc

José Garcia à contre-courant dans Le torrent
José Garcia à contre-courant dans Le torrent

Le torrent est le 6em long métrage d’Anne Le Ny. Après le drame et la comédie, la réalisatrice, scénariste et actrice s’essaie avec succès au thriller avec la belle complicité, entre autres, de José Garcia. Rencontre, non pas au sommet des Vosges, mais au cœur du Festival de Sarlat…

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L’Amour et les forêts – Anatomie d’une emprise

L’Amour et les forêts – Anatomie d’une emprise

L’AMOUR ET LES FORÊTS

Drame – Thriller – France – 2023 – 1h45 (blu ray) 1h41 (dvd)
Réalisation : Valérie Donzelli
Scénario : Valérie Donzelli & Audrey Diwan d’après le roman éponyme de Éric Reinhardt publié aux éditions Gallimard.
Distribution : Virginie Efira, Melvil Poupaud, Dominique Reymond, Romane Bohringer, Virginie Ledoyen, Zoé Lenoir…

Sorti en salles le 24 mai 2023
Le film a été présenté dans la sélection Cannes Première au Festival de Cannes 2023.

Disponible en BLU RAY, DVD & VOD le 17 octobre 2023 – Diaphana
16/9 1.66 – Français 5.1 et 2.0 – DTS- HD – Audiodescription pour aveugles et malvoyants – Sous-titres français pour sourds et malentendants.

Le pitch
Quand Blanche croise le chemin de Grégoire, elle pense rencontrer celui qu’elle cherche. Les liens qui les unissent se tissent rapidement et leur histoire se construit dans l’emportement. Le couple déménage, Blanche s’éloigne de sa famille, de sa sœur jumelle, s’ouvre à une nouvelle vie. Mais fil après fil, elle se retrouve sous l’emprise d’un homme possessif et dangereux.

Le film ****
Avec ce sixième long-métrage, Valérie Donzelli semble une nouvelle fois réinventer son cinéma, tant ses films se suivent sans se ressembler. Cette fois ci, la cinéaste nous entraine dans la descente aux enfers d’une femme sous influence et sous emprise…
Librement adapté du roman éponyme d’Éric Reinhardt par Valérie Donzelli et Audrey Diwan (réalisatrice de L’ÉVÈNEMENT), L’AMOUR ET LES FORÊTS est tout à la fois un drame intimiste et un impressionnant thriller psychologique qui prend le spectateur aux tripes.

La réalisatrice du puissant LA GUERRE EST DÉCLARÉE nous livre avec ce récit d’une émancipation son film le plus abouti formellement avec notamment une direction artistique affirmée et un sens de l’ellipse très maitrisé.    
Une belle réussite transcendée par les performances remarquables des toujours parfaits (et surprenants) Virginie Efira (subtile dans un double jeu délicat) et Melvil Poupaud (terrifiant à souhait !).

Proposé en salles dans la foulée de sa présentation cannoise, L’AMOUR ET LES FORÊTS a été l’un des très beaux succès du box-office de ces derniers mois. Souhaitons-lui le même engouement pour cette sortie digitale.

Bonus ****
Entretiens 
Valérie Donzelli et Audrey Diwan, co-scénariste (20’)
Valérie Donzelli et Gaëlle Usandivaras, cheffe décoratrice (15’)
Bande annonce

Ce sont de passionnants échanges entre Valérie Donzelli et deux de ses plus proches collaboratrices qui nous sont proposés en bonus.  
Avec Audrey Diwan, réalisatrice et scénariste (notamment sur les films de Cédric Jimenez HHhH, BAC NORD, LA FRENCH), Valérie Donzelli revient sur les enjeux d’adaptation du roman d’Éric Reinhardt, mais également sur la nécessité de « casser » le scénario lors du tournage en n’hésitant pas à rebondir sur les accidents de parcours. On en veut pour exemple, le changement majeur opéré dans le récit, avec la disparition du personnage du père de Blanche (Virginie Efira) suite à un arrêt du tournage et à l’indisponibilité de François Rollin qui devait interpréter ce personnage.

La réalisatrice nous dit également son intense plaisir à mélanger les genres à l’intérieur d’un même film. Ce qu’elle fait, avouons-le, à merveille dans ce nouveau long-métrage.

Le second bonus, entretien croisé entre la réalisatrice et sa cheffe décoratrice Gaëlle Usandivaras, s’avère tout aussi instructif et passionnant. Il nous donne immédiatement envie de revoir le film, notamment pour y voir encore mieux les partis-pris artistiques très forts voulus par les deux femmes.

 

Le syndrome des amours passées… et le pitch de l’année !

Le syndrome des amours passées… et le pitch de l’année !

« La fiction, c’est du code… il y a toujours un endroit de connivence avec le spectateur ! » Ann Sirot

LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES

Il y a tout juste deux ans Ann Sirot et Raphaël Balboni nous régalaient avec UNE VIE DÉMENTE, leur premier long-métrage d’une comédie détonante et d’une originalité folle sur un sujet, celui de la folie, qui ne prête pourtant pas vraiment à sourire…
Après 8 courts-métrages et un long, le duo de cinéastes est donc de retour avec LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES, une nouvelle comédie qui a mis pas mal de temps à se concrétiser puisque son idée est née bien avant la réalisation d’UNE VIE DÉMENTE.

Avec LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES, Ann Sirot & Raphaël Balboni questionnent cette fois ci le couple et le désir d’enfant mais avec un postulat de départ réjouissant et très décalé …

L’histoire
Rémy et Sandra n’arrivent pas à avoir d’enfant car ils sont atteints du “Syndrome des Amours Passées”. Pour guérir, il n’y a qu’une seule solution : ils doivent recoucher une fois avec tou.te.s leurs ex.

Ann Sirot et Raphaël Balboni citent volontiers en guise d’inspiration pour leur postulat de départ déroutant, HIBERNATUS avec Louis de Funès. Et effectivement, comme pour le film d’Édouard Molinaro, une fois acceptée cette idée saugrenue, on se laisse volontiers emporter par la douce folie du propos, à travers le parcours accidenté de ses deux principaux protagonistes.

« On fabrique autant des parents que des enfants… » Lazare Gousseau

Les cinéastes ne sont jamais en quête de réalisme ou de naturalisme et nous livrent une vision du couple et de la famille, très loin des clichés habituels. Il faut dire que dans LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES, tout, ou presque, est à prendre au second degré avec une fantaisie et un sens poussé de l’absurde. Saluons, à ce titre et comme c’est déjà le cas dans UNE VIE DÉMENTE, la stylisation très forte de leur mise en scène et du montage.

Si le cinéma d’Ann Sirot et Raphaël Balboni possède un ton si singulier, c’est aussi grâce à une méthode de travail et de préparation des films atypique Cette méthode basée sur de très nombreuses répétitions filmées, met les comédien.ne.s au cœur du dispositif, avec force propositions à la clé.
Il faut bien sûr citer les interprètes principaux du film, le formidable couple formé par Lucie Debay et Lazare Gousseau mais aussi quelques réjouissants rôles secondaires tenus avec talent par Nora Hamzawi, Florence Loiret-Caille, Florence Janas ou bien encore Vincent Lecuyer (l’inénarrable docteur). Résultat, LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES est un film qui ne ressemble à aucun autre, qui intrigue, séduit et dont on se souvient longtemps.

Le + Cin’Écrans
Leur méthode de travail originale, Ann Sirot, Raphaël Balboni et Lazare Gousseau l’ont bien évidemment évoquée au cours de l’interview qu’ils nous ont accordée en juillet dernier lors du Festival international du film de La Rochelle. À découvrir et partager ci-dessous…

INTERVIEW ANN SIROT, RAPHAËL BALBONI & LAZARE GOUSSEAU

LE SYNDROME DES AMOURS PASSÉES

Un film d’Ann Sirot & Raphaël Balboni
Scénario d’Ann Sirot & Raphaël Balboni
Avec Lucie Debay, Lazare Gousseau, Florence Loiret-Caille, Nora Hamzawi, Florence Janas…
Comédie dramatique – Romance – 1H29 – Belgique / France
Sortie en salles le 25 octobre 2023

 

Second tour… gagnant pour Albert Dupontel

Second tour… gagnant pour Albert Dupontel

SECOND TOUR

Un film d’Albert Dupontel
Scénario d’Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Cécile de France, Nicolas Marié, Uri Gavriel, Philippe Uchan…
Comédie dramatique et satirique – Fable – 1H37 – France
Sortie en salles le 25 octobre 2023

L’histoire
Journaliste politique en disgrâce placée à la rubrique football, Mlle Pove est sollicitée pour suivre l’entre-deux tours de la campagne présidentielle. Le favori est Pierre-Henry Mercier, héritier d’une puissante famille française et novice en politique. Troublée par ce candidat qu’elle a connu moins lisse, Mlle Pove se lance dans une enquête aussi étonnante que jubilatoire.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ 3 ans après avoir raflé 7 César avec ADIEU LES CONS, l’iconoclaste Albert Dupontel est de retour pour un SECOND TOUR emballant.

Avec ce huitième long-métrage, le cinéaste nous régale d’un pamphlet politique et philosophique salutaire, à travers la dénonciation des dérives de ce monde politicien et d’un système médiatique qui tend à l’uniformisation. Une satire cinglante doublée d’une fable écologique rocambolesque mais bienvenue.

Si depuis 2-3 films, Albert Dupontel semble fendre un peu l’armure en osant l’émotion, le cinéaste n’en oublie pas pour autant son amour pour les ambiances corrosives avec ici quelques séquences burlesques absolument mémorables, qu’on ne vous « divulgâchera » pas ici 😊

2 / De film en film, Albert Dupontel confirme son goût pour un cinéma surréaliste et poétique. Si le fond est très souvent vraisemblable, la forme de ses œuvres est de plus en plus stylisée, à travers des partis pris esthétiques forts qui peuvent, pour le coup, détourner certain.ne.s du propos initial.
Force est de reconnaitre, néanmoins, le soin apporté à la direction artistique d’un film comme SECOND TOUR, à travers un travail précis et impressionnant sur le cadre, la lumière, les effets sonores et visuels.

3/ Enfin n’oublions pas de parler du casting à commencer, évidemment, par Albert Dupontel omniprésent mais qui ne tire jamais la couverture à lui, bien au contraire. Ce ne sont pas Cécile de France et Nicolas Marié qui prétendront le contraire, tant chacune de leurs séquences face à leur partenaire réalisateur sont payantes.

Rendons grâce à Albert Dupontel d’offrir dans chacun de ses films à l’exception notoire d’AU REVOIR LÀ-HAUT, de très belles partitions de jeu au génial Nicolas Marié. Qui ça ??? Nicolas Marié !
Eh oui, malgré son César du meilleur acteur dans un second rôle enfin obtenu en 2021 pour ADIEU LES CONS, la notoriété du comédien semble très en deçà de ce qu’elle devrait être.  Une nouvelle fois à travers le personnage secondaire, mais O combien primordial et fantaisiste de Gus, Nicolas Marié emporte la mise et forme avec Cécile de France un tandem drôlissime et irrésistible.

Vous l’aurez compris, n’hésitez surtout pas ! Pour ce SECOND TOUR, n’hésitez pas à donner votre voix à Dupontel. Vous ne le regretterez pas !

Fifi, douce mélancolie…

Fifi, douce mélancolie…

FIFI

Comédie dramatique – France – 2023 – 1h48
Réalisation :
Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Scénario :
Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Distribution :
Céleste Brunnquell, Quentin Dolmaire, Ilan Schermann…

Sorti en salles le 14 juin 2023

Disponible en DVD & VOD le 18 octobre 2023 – ESC Éditions
16/9 -1.85:1 – Français 5.1 DD

Le pitch
Nancy, début de l’été… et Sophie, dite Fifi, 15 ans, est coincée dans son HLM dans une ambiance familiale chaotique. Quand elle croise par hasard son ancienne amie Jade, sur le point de partir en vacances, Fifi prend en douce les clefs de sa jolie maison du centre-ville désertée pour l’été.

Le film ****
FIFI est le récit de la rencontre entre deux êtres solitaires mais terriblement attachants, mais aussi un film sur la difficulté de cohabitation entre deux univers socioculturels très différents, pour ne pas dire opposés.

« C’est ça qui est bien au cinéma, c’est quand il y a un peu de magie ! » Jeanne Aslan

A mi-chemin entre comédie et chronique sociale, ce premier film doux et plein de charme n’impose rien à ses spectateurs. A chacun de faire, ou non, une partie du chemin avec Fifi & Stéphane qui se cherchent sans forcément toujours se trouver.

« Quand on a des comédiens comme ça, c’est hyper rassurant ! » Jeanne Aslan

Ces deux très beaux et fragiles personnages sont incarnés par les remarquables Céleste Brunnquell (LES ÉBLOUIS, EN THÉRAPIE…) & Quentin Dolmaire (TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE, OVNI((s)…) à qui le film doit beaucoup de sa singularité.

Vous l’aurez compris FIFI est un très joli 1er long métrage, délicat, lumineux et parfois mélancolique que l’on vous conseille de ne pas laisser passer pour cette sortie DVD/VOD

Bonus **
Scènes coupées (7mn)
4 scènes coupées (dont 3 autour d’une même séquence) composent le menu « Bonus » de ce DVD. Un peu court peut-être, surtout sans commentaire pour les accompagner, même si on prend néanmoins plaisir à partager un peu plus de temps avec le joli duo Céleste Brunnquell / Quentin Dolmaire.

Le + Cin’Écrans
Après avoir remporté le prix du meilleur film dans la sélection « Nouveaux réalisateurs » au Festival de San Sebastian 2022 avec son coréalisateur Paul Saintillan, Jeanne Aslan était au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz de la même année pour y présenter ce premier long métrage.

L’occasion de questionner la cinéaste sur la genèse de ce film si personnel et sur les difficultés pour elle et son compagnon de jeu à imposer leur vision, leurs envies…

INTERVIEW JEANNE ASLAN