Frères – À la vie, à l’amour…

Frères – À la vie, à l’amour…

FRÈRES

Un film d’Olivier Casas
Scénario Olivier Casas
Avec Mathieu Kassovitz, Yvan Attal, Victor Escoudé-Oury, Enzo Bonnet, Viggo Ferreira-Redier, Fernand Texier, Alma Jodorowsky…
Drame – Aventure– 1h46 – France

Sortie en salles le 24 avril 2024

L’histoire 
L’histoire vraie de deux petits garçons de 5 et 7 ans qui, abandonnés par leur mère en 1948, s’enfuient dans la forêt. Ils vont y survivre pendant sept années et tisser un lien qui les unira à jamais. Des décennies plus tard, les deux frères quittent tout pour se retrouver. Mais le passé et les secrets les rattrapent, même à l’autre bout du monde.

L’avis Cin’Écrans ***1/2
7 ans après BABY PHONE, Olivier Casas est enfin de retour dans les salles avec son second long métrage FRÈRES.

À mi-chemin entre le drame et le film d’aventures, FRÈRES est surtout le récit de vies de deux enfants qui vont survivre seuls dans la forêt durant 7 ans. Un temps et une aventure commune qui va sceller un amour inconditionnel entre les deux frères que rien ne pourra abimer, pas même la disparition volontaire, à l’âge adulte, de Patrice l’ainé des deux.

« Dans ce drame-là, il y a énormément de lumière … » Olivier Casas

Après avoir fait ses armes dans la comédie avec notamment BABY PHONE mais aussi des courts-métrages et de nombreux épisodes de SCÈNES DE MÉNAGE pour M6, Olivier Casas a consacré ces dernières années à la réalisation de FRÈRES, projet ambitieux mais compliqué à monter et casse gueule à souhait.
Mais le jeu en valait la chandelles au vu du résultat. FRÈRES est un film très touchant né de l’amitié entre le cinéaste et Michel de Robert, architecte de profession, qui lui a donné carte blanche pour mettre en image l’histoire de son enfance et de sa vie avec son frère Patrice.   

« Aujourd’hui, j’ai trouvé un deuxième frère … » Michel de Robert à propos d’Olivier Casas

Michel de Robert a dès le départ de l’aventure et lors de la longue préparation du film, accordé son soutien à Olivier Casas. En revanche, il n’était pas question pour lui de se rendre sur le tournage, ce que l’on peut aisément comprendre. Il a néanmoins rencontré les six interprètes, dont Mathieu Kassovitz et Yvan Attal (touchants de sobriété), chargés de l’incarner lui et son frère Patrice au fil de l’histoire.
FRÉRES navigue en permanence entre les époques et nous embarque facilement dans ce récit de vie, d’amour et d’aventure « Extra Ordinaire », dans tous les sens du terme.   

Le + Cin’Écrans
C’est à l’occasion d’une avant-première au cinéma Cinéma Lido de Royan que j’ai eu le plaisir d’échanger longuement avec Olivier Casas et Michel de Robert.
L’occasion d’évoquer entre autres, leur indéfectible amitié, la genèse du film et la (re)découverte d’une partie de sa vie sur grand écran pour le petit frère de cette incroyable aventure…


INTERVIEW OLIVIER CASAS & MICHEL DE ROBERT

Romuald et Juliette – Coline Serreau au bord Chaos

Romuald et Juliette – Coline Serreau au bord Chaos

CHAOS - ROMUALD ET JULIETTE

CHAOS

Comédie dramatique – 2001 – 1h53 (Blu ray) 1h49 (dvd) – France
Réalisation : Coline Serreau
Scénario : Coline Serreau
Avec Vincent Lindon, Catherine Frot, Rachida Brakni, Line Renaud, Aurélien Wiik, Ivan Franek, Michel Lagueyrie, Wojciech Pszoniak…

Sorti en salles le 3 octobre 2001

Disponible en Blu-ray, DVD & VOD – le 26 mars 2024 – Tamasa Diffusion

Image : 16/9 1.85 respecté – Son : Dolby Audio DD 5.1
Sous titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
Malika, une jeune prostituée, est agressée sous les yeux passifs de Paul et de Hélène, un couple de bourgeois conventionnel. Prise de remords, Hélène retrouve la jeune femme à l’hôpital où elle gît dans le coma et décide de s’occuper d’elle, abandonnant mari et fils. Mais les proxénètes qui ont agressé Malika ne renoncent pas…

Le film *** 1/2
Etrange expérience de redécouvrir ce film de Coline Serreau à l’heure où les violences faites aux femmes font malheureusement quotidiennement la une des médias et sont enfin dénoncées avec vigueur. En pointant du doigt, avec force et sans ambiguïté, toutes les formes de violences sociales, sexuelles, religieuses…, CHAOS trouve aujourd’hui un écho très particulier, plus de 20 ans après sa sortie en salles.

Premier film tourné entièrement en DV à sortir dans les salles, en 2001, CHAOS est un film nerveux, rageur, à mi-chemin entre le drame, la satire sociale, le conte et le thriller.  Une œuvre chaotique et donc parfaitement cohérente. À (re)voir

Bonus ****
Chaos par Coline : Coline Serreau raconte le film (2024, 30 mn 21)
Making of (26 mn 06)
Films annonces (6 mn 49)

Remercions Tamasa, l’éditeur du film, d’avoir donné une nouvelle fois, la parole à Coline Serreau pour évoquer ce film, avec son franc parler habituel. Une liberté de parole rare, parfois déconcertante, mais qui ne surprend guère de la part de cette réalisatrice et femme de caractère.

On apprend au cours du passionnant entretien proposé en bonus, que Coline Serreau souhaitait retrouver une légèreté de tournage après celui, beaucoup trop lourd à son goût, de LA BELLE VERTE.
Pari largement relevé pour la cinéaste qui semble s’être épanouie, en trouvant une liberté nouvelle sur ce premier tournage cinéma en DV. Ce qui n’a pas forcément été le cas d’une partie de son équipe technique. On en veut pour preuve le désarroi affiché par les responsables lumières du film dans une séquence du making of proposé, lui aussi, en bonus.
Un document d’époque intéressant dont on regrettera simplement une prise de son de mauvaise qualité qui en rend le visionnage un peu pénible, par moments.
Reste que pour Coline Serreau qui a également adoré l’étape du montage numérique « La société change et c’est ça que j’accompagne ! ». On ne saurait mieux dire…

ROMUALD ET JULIETTE

Comédie dramatique – 1989 – 1h48 (Blu ray) 1h44 (dvd) – France
Réalisation : Coline Serreau
Scénario : Coline Serreau
Avec Daniel Auteuil, Firmine Richard, Pierre Vernier, Maxime Leroux, Gilles Privat, Catherine Salviat, Muriel Combeau, Alexandre Basse, Isabelle Carré

Sorti en salles le 22 mars 1989

Disponible en Blu-ray, DVD & VOD – le 26 mars 2024 – Tamasa Diffusion

Image : 16/9 1.85 respecté – Son : Dolby Digital 2.0 – Nouvelle version restaurée 4K

L’histoire
Romuald est blanc et P.D.G. d’une énorme d’entreprise de produits laitiers. Juliette est noire et femme de ménage. Juliette sauve Romuald d’une escroquerie. Il l’abandonne cependant à sa triste vie, jusqu’au jour où…

Le film ***1/2
Difficile de rebondir après un succès aussi conséquent que celui de TROIS HOMMES ET UN COUFFIN en 1985 (9 millions de spectateurs rien qu’en France, 3 César dont celui du meilleur film, des nominations au Golden Globe et à l’Oscar du meilleur film étranger…)

Trois ans et demi après, Coline Serreau faisait donc un retour très attendu avec ROMUALD ET JULIETTE, très attachante comédie sociale et romantique.

Formidablement incarnés par Daniel Auteuil et Firmine Richard (qui faisait ici des débuts remarqués au cinéma à l’âge de 40 ans) ROMUALD ET JULIETTE a certes un peu vieilli dans sa forme mais le propos lui reste terriblement actuel évoquant, entre autres, le mépris de classe, le triste racisme ordinaire, les magouilles au sein de l’industrie agroalimentaire…

35 ans après sa sortie, on ne peut que vous conseiller de (re)découvrir cet efficace fable sociale et utopiste de Coline Serreau, d’autant qu’on y assiste aux premiers pas devant la caméra de comédien.ne.s qui ont depuis squatté le grand et le petit écran. Saurez-vous reconnaitre Isabelle Carré, José Garcia, Lionel Abelanski et même (dans une apparition très furtive) Guillaume de Tonquédec ?  A vous de jouer ! Bon film …

Bonus ***
Romuald et Juliette par Coline Serreau (2024, 18 mn 03)

films annonces (6 mn 49)
Clip Handicap International (2 mn 10)

C’est un nouvel et bel entretien avec Coline Serreau que nous offre l’éditeur de cette version restaurée de ROMUALD ET JULIETTE.

Si, comme toujours, on est captivé par l’essentiel des propos de la cinéaste, on est un peu étonné du manque d’enthousiasme (et c’est peu dire) dont elle fait preuve pour sa comédienne principale, la révélation Firmine Richard qui pourtant participe pleinement au charme de cette œuvre attachante.
Coline Serreau qui, en revanche, s’extasie sur la performance de Daniel Auteuil semble en avoir trop dit … ou pas assez ! Curieuse sensation…     

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré

Le Valois de diamant du meilleur film et celui de l’acteur film viennent couronner Le temps d’aimer, le remarquable quatrième long-métrage de Katell Quillévéré. Rosalie de Stéphanie di Guisto remporte également deux Valois dont celui de l’actrice pour Nadia Tereszkiewicz. Découvrez le palmarès complet de cette seizième édition du festival qui a battu cette année son record de fréquentation….

lire plus
Houria, chorégraphie de l’intime…
Houria, chorégraphie de l’intime…

Après le très beau succès critique et public de son premier long-métrage, Mounia Meddour était de retour, le printemps dernier avec Houria. Un second film qui célèbre à nouveau la force et la détermination de femmes qui aspirent à la liberté et à leur indépendance par la danse. A voir désormais chez soi !

lire plus
Les vieux – La vie n’est pas un long fleuve tranquille

Les vieux – La vie n’est pas un long fleuve tranquille

LES VIEUX

Un film de Claus Drexel
Collaboration à l’écriture Samir Bouadi
Documentaire – 2024 – France – 1h36

Sortie en salles le 24 avril 2024

L’histoire
Ils sont de toutes origines et ont vécu près d’un siècle. Ils ont traversé les bouleversements de l’histoire. Ils sont drôles, émouvants, rebelles. Ils nous surprennent et nous émerveillent. Pourtant, on entend rarement leur voix. Ce film est une invitation au voyage, à travers la France, à leur rencontre : les Vieux.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ LES VIEUX est le quatrième documentaire de Claus Drexel qui a également signé deux fictions pour le cinéma ( AFFAIRE DE FAMILLE en 2008 et SOUS LES ÉTOILES DE PARIS en 2020).

Avec  ce nouveau et remarquable documentaire, le cinéaste d’origine allemande continue de donner la parole à des populations trop souvent invisibilisées : des sans abris dans AU BORD DU MONDE en 2014, des laissés pour compte du rêve américain dans AMERICA (2018) ou des prostituées du bois de Boulogne dans AU CŒUR DU BOIS EN 2021.

2 / LES VIEUX prolonge magnifiquement une œuvre utile et profondément humaniste autour de la parole.
Une parole que le réalisateur ne brusque jamais et laquelle il offre une écoute attentive, la sienne dans un premier temps, puis la nôtre, désormais.

Soulignons à quel point il est bon de laisser du temps au temps et de ce point de vue, le film de Claus Drexel respire magnifiquement même si, malheureusement, certains de ses protagonistes ont, eux, le souffle plus court.

Ces « vieux » que le réalisateur met ici à l’honneur sont tous nés avant le début de la seconde guerre mondiale. Ils et elles témoignent donc de ce qu’était le monde avant 1939 et de ce qu’il est devenu.
Un homme martèle « il faut vivre il faut vivre, il faut vivre », tandis qu’une femme, magnifique centenaire, s’interroge avec une pointe d’humour sur la façon de mourir de manière utile pour les chercheurs « Ils me prendront ce qu’ils voudront, sans aucun regret. C’est une bonne chose, ce serait presque un devoir ! »
Sans oublier cette ancienne universitaire qui déclare avec fougue « j’ai gardé la même intensité face à la vie, Je vais mourir en hurlant ! » …

Impossible de revenir sur l’ensemble des témoignages mais à travers la très grand variété des personnalités retenues (le réalisateur n’a gardé, au final, qu’un tiers des témoignages recueillis) LES VIEUX provoque forcément un effet miroir chez le spectateur. Le sentiment provoqué par certains propos peut être déroutant mais il à l’immense mérite de nous forcer à nous interroger judicieusement sur nos certitudes, notre rapport à la vie, à la vieillesse et à la mort.  

3 / Saluons enfin le dispositif proposé par le cinéaste qui alterne les témoignage en plan large et fixe avec des séquences (fixes, elles aussi) de paysages liés à l’environnement rural ou urbain. Des instants qui figent le temps et créent de véritables moments de respiration poétiques pour le spectateur.

Quant à la musique originale du film, signée Valentin Hadjadi (troisième collaboration entre le compositeur et Claus Drexel), elle contribue, elle aussi pleinement et discrètement à la belle réussite de ce projet atypique.

Si elles n’ont rien d’un fleuve tranquille, les vies de ces « Vieux » méritaient bien un film. Leurs paroles se révèlent parfois drôles, souvent touchantes, voire bouleversantes.
Vous l’aurez compris LES VIEUX de Claus Drexel fait partie de ces films que l’on vous incite à découvrir sans tarder…

 

Haute tension et plaisir(s) coupable(s)

Haute tension et plaisir(s) coupable(s)

HAUTE TENSION

Drame – 1h31 – 2003 – France
Réalisation :  Alexandre Aja
Scénario : Alexandre Aja & Grégory Levasseur
Avec Cécile de France, Maïwenn, Philippe Nahon…


Sorti en salles le 18 juin 2003

Disponible en Combo Blu-ray 4K Ultra HD + Blu-ray de bonus + 1 affiche + 5 photos + goodies – 20 mars 2024 – ESC Diffusion

Image : 16/9 2.35 – Son : Français 5.1 DTS HD

L’histoire
Marie, une étudiante de vingt ans, révise ses examens dans la ferme isolée des parents de sa meilleure amie. En l’espace d’une nuit, un tueur, qui ignore son existence, assassine à tour de rôle les membres de cette famille…
Film interdit en salles aux moins de 16 ans

Le film ***1/2
En 2003, 3 ans après FURIA, film d’anticipation politique ambitieux mais non abouti, Alexandre Aja et son coscénariste Grégory Levasseur changent radicalement de registre pour leur 2nd long-métrage en commun HAUTE TENSION.
Nourris dans leur jeunesse par des films comme massacre à la tronçonneuse, maniac ou Shining, les 2 hommes ont incontestablement pris du plaisir à nous terroriser, à leur tour, avec ce long métrage placé sous (très) haute tension.
Pari en grande partie gagnée, tant ce film cruel et saignant se pose comme un véritable hommage à genre qui n’avait jamais vraiment réussi au cinéma français, à l’époque en tous cas.
Haute tension qui démarre plutôt gentiment avec un bon dosage d’effets visuel et sonore propre à nous angoisser, bascule très rapidement dans l’horreur totale.

Dès que le tueur apparaît, Alexandre Aja, tel un pitbull, ne lâche plus sa proie et joue avec toutes les peurs de l’homme : la claustrophobie, le sang, la crainte du noir, de l’inconnu, de la mort…
Le spectateur est alors pris au piège d’un récit ponctué de scènes gores terrifiantes à souhait (difficile de déterminer celle qui provoque le plus de dégoûts).
Les amateurs seront à la fête, d’autant que le réalisateur a eu la judicieuse idée de confier ses personnages principaux à des acteurs remarquables qui se sont fondus avec délectation dans cet effroyable univers : Cécile de France, Maïwenn et Philippe Nahon. Ils participent grandement au plaisir que l’on prend à (re)découvrir aujourd’hui ce film d’horreur particulièrement efficace et techniquement très soigné avec, notamment, un très beau travail sur la lumière, la bande son et la musique.

On pourra seulement regretter une pirouette finale plutôt inattendue, d’autant que le récit avait jusque-là évité toute psychologie superflue. Le film prend alors une autre dimension dont il n’avait peut-être pas besoin mais qui ne gâche en rien le plaisir coupable pris le reste du temps !

Bonus *****
Présents sur l’UHD et le Blu ray :
Présentation du film par Rafik Djoumi (5 mn)
Making-of d’époque (36 mn)
Bande-annonce française
Sur le Blu ray de bonus :
“La nouvelle Vague du French New Horror” : Documentaire avec Rafik Djoumi, Julien Maury, Alexandre Bustillo et Mathieu Turi (37 mn)
“La peur n’a pas de langage” : Entretien avec le réalisateur Alexandre Aja (48 mn)
“Faire monter la tension” : Entretien avec le co-scénariste, Grégory Levasseur (20 mn)
“La tension portée aux détails” : Entretien avec le directeur de la photographie, Maxime Alexandre (20 mn)
“Du sang et des prothèses” : Entretien avec le maquilleur Gianetto De Rossi (18 min)
Interview d’époque avec les acteurs Cécile de France, Maïwenn Le Bosco, Philippe Nahon et le maquilleur de Giannetto De Rossi (40 mn)

Un immense bravo à ESC pour la richesse et la variété des bonus proposés dans cette édition collector de HAUTE TENSION, même s’il faut l’avouer, à l’heure d’écrire ces lignes, je n’ai pas eu le temps de visionner la totalité des (presque) 4 heures de suppléments…

FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré
FFA 2023 – Palmarès – Le festival épris d’amour pour le film de Katell Quillévéré

Le Valois de diamant du meilleur film et celui de l’acteur film viennent couronner Le temps d’aimer, le remarquable quatrième long-métrage de Katell Quillévéré. Rosalie de Stéphanie di Guisto remporte également deux Valois dont celui de l’actrice pour Nadia Tereszkiewicz. Découvrez le palmarès complet de cette seizième édition du festival qui a battu cette année son record de fréquentation….

lire plus
Houria, chorégraphie de l’intime…
Houria, chorégraphie de l’intime…

Après le très beau succès critique et public de son premier long-métrage, Mounia Meddour était de retour, le printemps dernier avec Houria. Un second film qui célèbre à nouveau la force et la détermination de femmes qui aspirent à la liberté et à leur indépendance par la danse. A voir désormais chez soi !

lire plus
Rosalie, pudique et féministe

Rosalie, pudique et féministe

ROSALIE

Un film de Stéphanie Di Giusto
Scénario Stéphanie Di Giusto & Sandrine Le Coustumer
Avec Nadia Tereszkiewicz, Benoît Magimel, Benjamin Biolay, Guillaume Gouix, Gustave Kervern, Juliette Armanet, Anna Biolay, Lucas Englander…
Drame – Historique – Romance – 1h55 – France

Sortie en salles le 10 avril 2024

L’histoire 
Rosalie est une jeune femme dans la France de 1870 mais ce n’est pas une jeune femme comme les autres, elle cache un secret : depuis sa naissance, son visage et son corps sont recouverts de poils. De peur d’être rejetée, elle a toujours été obligée de se raser. Jusqu’au jour où Abel, un tenancier de café acculé par les dettes, l’épouse pour sa dot sans savoir son secret. Mais Rosalie veut être regardée comme une femme, malgré sa différence qu’elle ne veut plus cacher. En laissant pousser sa barbe, elle va enfin se libérer. Elle veut qu’Abel l’aime comme elle est, alors que les autres vont vouloir la réduire à un monstre. Abel sera-t-il capable de l’aimer ? Survivra-t-elle à la cruauté des autres ?

L’avis Cin’Écrans ***
7 ans après LA DANSEUSE, son 1er long métrage, Stéphanie Di Giusto est de retour avec ROSALIE, un film inspiré de la vie réelle de Clémentine Delait, une femme atteinte d’hirsutisme dans la France du XIXe siècle.
La réalisatrice signe, avec son second long-métrage, un film sur l’amour et la tolérance, le beau portrait d’une femme qui va tout faire pour être accepter des autres malgré le regard cruel que bon nombre de ses contemporains portent sur elle.  
Plutôt classique dans sa forme, le film ne verse jamais dans le voyeurisme ou le sensationnel en concentrant l’essentiel de son propos sur l’évolution de la relation entre son héroïne et Abel, son époux.

« Le regard de Benoit, il modifie mon jeu. Il modifie qui je suis… » Nadia Tereszkiewicz

Rosalie et Abel sont incarnés par un magnifique duo d’interprètes, l’excellente Nadia Tereszkiewicz et le toujours remarquable Benoît Magimel. Ils donnent corps et vie à ce couple que tout semble pourtant opposer et sont pour beaucoup dans le plaisir que l’on prend à découvrir ce récit original et attachant.

Le + Cin’Écrans
C’est en août dernier, à l’occasion du Festival du film francophone d’Angoulême ou le film était présenté en compétition que nous avons rencontré la réalisatrice et l’interprète de Rosalie, Nadia Tereszkiewicz pour parler de ce film très attachant.
Quelques heures après notre entretien, la jeune comédienne était, à juste titre, récompensée du Valois de la meilleure interprétation féminine.

INTERVIEW STÉPHANIE DI GIUSTO & NADIA TERESZKIEWICZ