Last dance ! François Berléand, entre drôlerie et émotion…

Last dance ! François Berléand, entre drôlerie et émotion…

LAST DANCE !

Comédie – 1h28 – 2023 – Suisse
Réalisation : Delphine Lehericey
Scénario : Delphine Lehericey
Avec François Berléand, Kacey Mottet Klein, Maria Ribot, Jean-Benoît Ugeux, Déborah Lukumuena…

Sorti en salles le 20 septembre 2023

Disponible en DVD & VOD – 20 février 2024 – Epicentre Films

Image : 2.39 – Son : Français – Dolby digital 5.1
Sous titres anglais

L’histoire
Retraité contemplatif, Germain se retrouve soudainement veuf à 75 ans. Il n’a même pas le temps de souffler que sa famille s’immisce dans son quotidien : visites et appels incessants, repas organisés à l’avance… Sa vie devient réglée comme une montre suisse ! Mais Germain à l’esprit ailleurs. Honorant une promesse faite à son épouse, il est propulsé au coeur d’une création de danse contemporaine…

Le film ***1/2
Passé injustement inaperçu en salles, LAST DANCE !, première comédie de Delphine Lehericey mérite bien une seconde chance. La réalisatrice suisse nous entraine dans les pas de l’attachant Germain et nous livre une judicieuse réflexion sur le deuil et la solitude, sans jamais verser dans le pathos. Bien au contraire ! 

Avec une infinie tendresse et la généreuse complicité de François Berléand (qui nous offre ici l’une de ses plus belles compositions) et de la fantasque chorégraphe Maria (la) Ribot, Delphine Lehericey nous régale d’une comédie douce-amère inattendue.
Plus que la mort, c’est la vie que célèbre LAST DANCE ! Un film qui malgré quelques problèmes de rythme, parvient à nous toucher au cœur. N’hésitez donc pas à vous laisser tenter par cette belle et touchante « dernière danse ».     

Bonus ***
Entretiens avec la réalisatrice Delphine Lehericey et les acteurs (14mn)
Bio-filmographie de Delphine Lehericey
Galerie de photos
Bande-annonce

Seul véritable bonus du DVD, un entretien d’un petit quart d’heure d’entretiens avec la réalisatrice et les deux principaux protagonistes de LAST DANCE !, la chorégraphe espagnole & actrice La Ribot et François Berléand qu’on ne présente plus.
Ils reviennent au cours de cette interview sur leur travail en commun et sur la genèse du film. François Berléand nous apprend, entre autres, que le personnage de Germain était initialement destiné à André Dussolier. Finalement indisponible, de dernier a appelé son ami Berléand pour le mettre en relation avec la réalisatrice. Belle preuve d’amitié…

Le + Cin’Écrans
C’est lors du Festival du film francophone d’Angoulême en août 2023 que nous avons eu le plaisir d’échanger avec Delphine Lehericey à propos de cette comédie (sa première) atypique. L’occasion, également, de retrouver un François Berléand en grande forme et enchanté de cette première collaboration avec la réalisatrice suisse.   

INTERVIEW DELPHINE LEHERICEY & FRANÇOIS BERLÉAND

Sous les figues, ode gourmande à la vie !
Sous les figues, ode gourmande à la vie !

Sous les figues marque durablement le spectateur, tant son récit choral tient en haleine, par d’infinis détails de scénario. Porté par la grâce de ses jeunes interprètes, ce premier film de fiction séduit aussi par sa remarquable direction artistique et sa photographie. Séance de rattrapage DVD indispensable !

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À la joie d’un temps suspendu et amoureux

À la joie d’un temps suspendu et amoureux

À LA JOIE

Un film de Jérôme Bonnell
Scénario : Jérôme Bonnell
Comédie dramatique – 1h44 – France
Coproduction Arte France, Stromboli Films

Diffusion sur Arte le vendredi 1er mars 2024 – 20h55
Disponible également sur arte.tv du 23 février au 29 mai 2024

L’histoire 
Mars 2020 : Véra, avocate à Montpellier revient à Paris rendre visite à ses parents. Le pays bruisse des rumeurs d’une maladie qui se propage et d’un confinement qui menace. Lorsque les premières mesures tombent, Véra décide de rester à Paris, et ment à Mehdi, son fiancé qui l’attend à Montpellier. Elle trouve refuge dans un appartement prêté par une amie qui vient de quitter la capitale. Entre anxiété devant cette situation inconnue et soulagement de cette solitude soudaine, Véra prend ses marques. Elle fait la connaissance de Sam.

L’avis Cin’Écrans **** ½

Deux ans après LES HAUTES HERBES, mini-série réalisée pour Arte, le cinéaste Jérôme Bonnell retrouve la chaîne franco-allemande avec À LA JOIE.
Ce grand film romanesque qui aurait eu toute sa place sur grand écran marque une nouvelle et éclatante réussite pour le réalisateur d’À TROIS ON Y VA et LE TEMPS DE L’AVENTURE.

À LA JOIE qui a vu le jour au tout début du premier confinement, en fait sa toile de fond pour poser une question simple autour du thème de la rencontre amoureuse dans ce contexte très particulier : un amour peut-il naitre et s’épanouir sans le regard des autres ?

« Surtout éviter la complaisance, surtout ne pas faire un film putassier ! » Jérôme Bonnell

On retrouve dans ce nouveau film de Jérôme Bonnell toute la singularité de son cinéma à la fois charnel et élégant.
Le réalisateur signe avec À LA JOIE, un huis-clos original et lumineux sur le temps présent. Un film dont le ton oscille en permanence entre drôlerie et gravité. Jérôme Bonnell ose même le burlesque avec une belle réussite.
Il faut dire que le cinéaste est particulièrement bien servi par son excellent duo d’interprètes, Amel Charif, véritable découverte du film et Pablo Pauly qui prouve de film en film (de DISCOUNT à TROIS NUITS PAR SEMAINE, en passant par PATIENTS ou TROIS JOURS ET UNE VIE), quel subtil acteur il est !
Ils donnent au film sa joyeuse sensualité, une belle sensibilité et surtout un charme fou dont le souvenir reste profondément gravé en mémoire.

Le + Cin’Écrans
C’est à l’occasion de la présentation de À LA JOIE lors du Festival Fiction TV de La Rochelle en septembre 2023 que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver Jérôme Bonnell pour évoquer cette seconde incursion TV, deux ans après LES HAUTES HERBES.

« Le contexte du covid était vraiment un alibi pour raconter tout ça ! » Jérôme Bonnell

L’occasion d’évoquer, entre autres, la genèse très spécifique du film, le travail avec Amel Charif et Pablo Pauly, le tournage des scènes d’amour ou bien encore les questions de mise en scène dans un espace restreint…

INTERVIEW JÉRÔME BONNELL

Le règne animal… ça fait mal !
Le règne animal… ça fait mal !

Bientôt 10 ans que l’on attendait le nouveau film de Thomas Cailley après Les combattants, premier long-métrage brillant dont le souvenir reste très marquant. Avec Le règne animal, le réalisateur passe à la vitesse supérieure et signe un grand film d’auteur fantastique et populaire. Ne le laissez pas échapper.

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Le procès Goldman, « le procès, rien que le procès… »
Le procès Goldman, « le procès, rien que le procès… »

Cette 12e réalisation de Cédric Kahn est un (quasi) huis-clos oppressant et captivant dont on ressort sans avoir un avis tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman. Peu importe d’ailleurs, tant on a vibré pendant près de deux heures aux joutes oratoires mises en scène au plus près des principaux protagonistes du procès.

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La mère de tous les mensonges – La parole retrouvée…

La mère de tous les mensonges – La parole retrouvée…

LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES (Kadib Abyad)

Un film d’Asmae El Moudir
Scénario d’Asmae El Moudir
Documentaire – 1h37 – Maroc
Sortie en salles le 28 février 2024

L’histoire
Casablanca. La jeune cinéaste Asmae El Moudir cherche à démêler les mensonges qui se transmettent dans sa famille. Grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches, elle rejoue sa propre histoire. C’est alors que les blessures de tout un peuple émergent et que l’Histoire oubliée du Maroc se révèle.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES a reçu un très mérité Prix de la mise en scène Un certain regard et l’Œil d’or du meilleur documentaire lors du Festival de Cannes en 2023.

À l’instar des films de Mona Achache LITTLE GIRL BLUE, et de Kaouther Ben Hania, LES FILLES D’OLFA (César 2024 du meilleur documentaire), eux aussi très remarqué à Cannes, l’œuvre d’Asmae El Moudir fait preuve d’une remarquable singularité scénaristique et de mise en scène.

Même si on adorerait ne plus avoir à le signaler, il est à noter que ces trois documentaires ambitieux, très personnels et réussis sont d’ailleurs signés par des femmes…

2 / Pour raviver la mémoire d’un passé douloureux, la réalisatrice a fait le choix hybride d’un récit entre fiction et documentaire.
Pour cela, elle a mis en place un judicieux et très original dispositif de tournage en créant une impressionnante maquette du quartier de son enfance à Casablanca.

La puissance évocatrice de cette reconstitution provoque des réactions diverses au cœur de la famille. De notre côté, on découvre avec beaucoup d’intérêt, ce pan de vie très personnel, intimement lié à un épisode tragique de l’histoire du Maroc.

3 / Avec LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES, en forme d’enquête intime, Asmae El Moudir interroge la mémoire familiale, reconstitue un passé douloureux en essayant de donner toute sa place à une parole étouffée, notamment par son hallucinante grand-mère, une femme matriarche et despotique qui ne veut rien lâcher !
Le moins que l’on puisse dire, est que l’accouchement de cette parole puissante et utile se fait, par moments, dans la douleur…

 

Le règne animal… ça fait mal !
Le règne animal… ça fait mal !

Bientôt 10 ans que l’on attendait le nouveau film de Thomas Cailley après Les combattants, premier long-métrage brillant dont le souvenir reste très marquant. Avec Le règne animal, le réalisateur passe à la vitesse supérieure et signe un grand film d’auteur fantastique et populaire. Ne le laissez pas échapper.

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Le procès Goldman, « le procès, rien que le procès… »
Le procès Goldman, « le procès, rien que le procès… »

Cette 12e réalisation de Cédric Kahn est un (quasi) huis-clos oppressant et captivant dont on ressort sans avoir un avis tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman. Peu importe d’ailleurs, tant on a vibré pendant près de deux heures aux joutes oratoires mises en scène au plus près des principaux protagonistes du procès.

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Le procès Goldman et un César pour Arieh Worthalter !

Le procès Goldman et un César pour Arieh Worthalter !

LE PROCÈS GOLDMAN

Drame – Historique – Thriller judiciaire – 1h56 – 2023 – France
Réalisation :  Cédric Kahn
Scénario : Cédric Kahn & Nathalie Hertzberg
Avec Arieh Worthalter, Arthur Harari, Stéphan Guérin-Tillié, Nicolas Briançon, Aurélien Chaussade…
Arieh Worthalter a reçu pour ce film le César 2024 du meilleur acteur.

Sorti en salles le 27 septembre 2023

Disponible en Blu Ray, DVD et VOD – 6 février 2024 – Ad Vitam

Image : 1:33 – Son : Français 5.1 et 2.0
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.

Le film ****
Avec ce 12e long-métrage en tant que réalisateur, Cédric Kahn signe son premier film de procès. Une œuvre intense et captivante où la parole domine. Un (quasi) huis-clos oppressant dont on ressort sans avoir un avis véritablement tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman.
Et peu importe, tant l’intérêt du film se situe ailleurs. En revanche, on vibre pendant près de deux heures devant les joutes oratoires des principaux protagonistes. On se passionne par l’intensité de ce qui se joue entre le prévenu et son avocat, la défense de ce dernier étant régulièrement mise à mal par les éclats de Goldman. 

« Un film, ça doit être un angle, je ne vois pas l’intérêt de raconter toute l’histoire de quelqu’un ! » Cédric Kahn

A travers sa mise en scène au scalpel, Cédric Kahn saisit au plus près l’incroyable complexité de Goldman. Il soulève de pertinentes et vertigineuses questions, notamment sur la notion de vérité, de l’importance de la justice, du point de vue et de l’engagement.

Son dispositif immersif de tournage est intégralement mis au service de la parole et de ses remarquables interprètes, au cœur de cette salle de tribunal où chacun s’affronte et se défie avec puissance, face à un public qui découvre en temps réel les enjeux du procès…

Précisons évidemment que la réussite du film ne serait pas la même sans ses deux principaux interprètes. Arieh Worthalter compose un Pierre Goldman complexe et fascinant face à un Arthur Harari qui incarne Georges Kiejman de manière magistrale…

A noter que si les deux comédiens étaient, à juste titre, tous deux nommés aux César comme meilleur acteur et meilleur second rôle masculin, c’est l’interprète de Pierre Goldman qui a reçu le très convoité César du meilleur acteur. Raison de plus pour (re)découvrir le second grand film de procès 2023 avec ANATOMIE D’UNE CHUTE.  

Bonus
Podcast- Timeline 5000 ans d’histoire – Entretien avec Cédric Kahn, réalisateur & Nathalie Hertzberg, scénariste du film par Richard Fremder & Iona Bermon – 24mn

Entretien avec Cédric Kahn, Arthur Harari et Arieh Worthalter – 18mn

Deux bonus sont proposés avec le film. Le premier est un entretien avec Cédric Kahn et la scénariste Nathalie Hertzberg pour le podcast « Timeline 5000 ans d’Histoire » qui a pour vocation de contextualiser un événement historique en recevant celui et/ou celle qui l’aborde via un livre, une expo, un film…
Un propos intéressant même s’il est toujours frustrant de se voir proposer en bonus un document audio, plutôt que vidéo…

Le second supplément est un entretien, vidéo cette fois, avec le réalisateur et avec ses deux principaux interprètes Arthur Harari et Arieh Worthalter.
Les deux comédiens reviennent notamment sur leur travail et leur approche respective des personnalités de Georges Kiejman et Pierre Goldman.

Ils partagent également le ressenti de leur réalisateur sur le fait que cette aventure du PROCÈS GOLDMAN fut une formidable et assez rare expérience collective, à travers la forte implication de l’ensemble des équipes techniques et artistiques mais aussi des figurant.e.s qui ont vécu ce tournage en véritable immersion.

Cédric Kahn exprime d’ailleurs parfaitement bien son plaisir à partager ce travail de groupe. Un sentiment assez nouveau pour lui qui avait tendance, auparavant, à vivre les tournages de manière plus douloureuse et plus solitaire.
Parmi les autres questions auxquelles répond Cédric Kahn, celle assez pertinente de sa collaboration devant la caméra avec des cinéastes et en l’occurrence, ici, Arthur Harari mais aussi Laetitia Masson et François Favrat.
On se souvient évidemment que le metteur en scène a très souvent tourné avec des acteurs-actrices / réalisateur-réalisatrices comme Emmanuelle Bercot (FÊTE DE FAMILLE – 2019) Mathieu Kassovitz (VIE SAUVAGE – 2014), Guillaume Canet (UNE VIE MEILLEURE – 2012) ou bien encore Yvan Attal & Valéria Bruni Tedeschi (LES REGRETS – 2009)

Le + Cin’Écrans
Alors qu’il s’apprêtait à présenter quelques jours plus tard son 13è long-métrage MAKING OF à la Mostra de Venise, Cédric Kahn était fin août au Festival du film francophone d’Angoulême pour accompagner LE PROCÈS GOLDMAN, qui avait fait l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes à Cannes en mai dernier.

« Le procès, rien que le procès… » Cédric Kahn

L’occasion de revenir avec le cinéaste sur l’aventure passionnante et au long cours du PROCÈS GOLDMAN et d’évoquer, entre autres, ses partis pris originaux de tournage et du choix de son remarquable interprète principal Arieh Worthalter.  

INTERVIEW CÉDRIC KAHN

Sous les figues, ode gourmande à la vie !
Sous les figues, ode gourmande à la vie !

Sous les figues marque durablement le spectateur, tant son récit choral tient en haleine, par d’infinis détails de scénario. Porté par la grâce de ses jeunes interprètes, ce premier film de fiction séduit aussi par sa remarquable direction artistique et sa photographie. Séance de rattrapage DVD indispensable !

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Satoshi – Mère et fils, un amour sans faille…

Satoshi – Mère et fils, un amour sans faille…

SATOSHI (A mother’s touch)

Un film de Jumpei Matsumoto
Scénario Jumpei Matsumoto, Yuki Takafumi
Avec Taketo Tanaka, Koyuki, Lily Franky…

Drame – 1h53 – Japon – 2023
Sortie en salles le 28 février 2024

L’histoire
Satoshi est aveugle depuis ses 9 ans. Sa vie bascule une seconde fois à 18 ans, lorsqu’il perd l’audition. Accompagné par sa mère, Satoshi va réapprendre à vivre et s’évertuer à découvrir un nouveau sens à sa vie.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Parce que SATOSHI, 4eme long métrage de Jumpei Matsumoto (son premier à être distribué en France) est inspiré d’une histoire vraie, celle du parcours d’un enfant qui deviendra, grâce à l’amour et au dévouement de sa mère, le premier professeur d’université aveugle et sourd au monde.  

Vous l’aurez compris, SATOSHI est un film au pouvoir émotionnel puissant auquel il est difficile de rester insensible, même si son réalisateur enfonce parfois un peu le clou du mélodrame, au risque du pathos au détour de quelques séquences.

2 /
Il faut néanmoins mettre à l’actif de ce film sur l’acceptation de soi, la retenue et la douceur parfois extrême de la mise en scène de Jumpei Matsumoto qui tranche intelligemment avec la cruauté et la violence de la situation vécue par Satoshi et ses proches.  
On en veut pour preuve quelques séquences bouleversantes entre le jeune homme et une jeune étudiante musicienne ou lorsque Satoshi parvient de nouveau à communiquer grâce à l’obstination et à l’ingéniosité de sa mère qui ne veut pas céder à l’abattement et à la fatalité.    

3 / Il faut saluer l’interprétation délicate du personnage de Satoshi adulte par Taketo Tanaka et celle pleine de détermination de sa mère Reiko par Koyuki dont on a le sentiment que le réalisateur est parvenu à capturer l’intériorité. Un personnage dont on comprend à quel point il a été important dans le parcours « Extra-ordinaire » de Satoshi.     

Le règne animal… ça fait mal !
Le règne animal… ça fait mal !

Bientôt 10 ans que l’on attendait le nouveau film de Thomas Cailley après Les combattants, premier long-métrage brillant dont le souvenir reste très marquant. Avec Le règne animal, le réalisateur passe à la vitesse supérieure et signe un grand film d’auteur fantastique et populaire. Ne le laissez pas échapper.

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Cette 12e réalisation de Cédric Kahn est un (quasi) huis-clos oppressant et captivant dont on ressort sans avoir un avis tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman. Peu importe d’ailleurs, tant on a vibré pendant près de deux heures aux joutes oratoires mises en scène au plus près des principaux protagonistes du procès.

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