Au boulot ! Droit de réponse…

Au boulot ! Droit de réponse…

AU BOULOT !

Un film de Gilles Perret et François Ruffin
Scénario de François Ruffin et Gilles Perret
Documentaire– 2024 – France – 1h24

Sortie en salles le 6 novembre 2024

L’histoire
« C’est quoi ce pays d’assistés ? De feignasses ? » Sur le plateau des Grandes Gueules, l’avocate parisienne Sarah Saldmann s’emporte : « Le Smic, c’est déjà pas mal. » D’où l’invitation du député François Ruffin : « Je vous demande d’essayer de vivre, madame Saldmann, pendant trois mois, avec 1 300 €. – Admettons, mais une semaine, ça sera déjà pas mal. » Alors : peut-on réinsérer les riches ?

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ AU BOULOT ! marque la troisième collaboration entre François Ruffin et Gilles Perret après J’VEUX DU SOLEIL (2019) & DEBOUT LES FEMMES (2021).
Un film difficilement envisageable, notamment pour Gilles Perret.
Le réalisateur de LA FERME DES BERTRAND ou REPRISE EN MAIN pensait que réaliser un film sur « cette bourgeoise méprisante, arrogante qui achète un collier Lagerfeld à son chien qui traite les Français de « feignasses », de « bons à rien », serait au-dessus de ses forces !

Il a fallu toute la puissance de persuasion de son fidèle complice François Ruffin pour le convaincre de réaliser AU BOULOT !
Car, au final, le point de départ, façon « Rendez-vous en terre inconnue », n’est qu’un prétexte pour rencontrer et rendre hommage aux vrais héros et héroïnes du film, Louisa, auxiliaire de vie, Amine, le livreur de colis,  Ked, ouvrière dans une usine de découpe de poissons fumés, Nathalie, femme de chambre ou bien encore Mohamed et Illies, intérimaires à Grigny.

L’idée mutine proposé par le député cinéaste ne pouvait que faire des étincelles et donner du mordant au propos de ce film dopé à l’humour.
Fortes d’un décalage évident, les rencontres entre Sarah, la « pauvre petite fille riche » avec des hommes et des femmes en but à un quotidien souvent difficile interrogent, amusent, émeuvent et dérangent, tant le fossé social est grand et cruel.

2/ En donnant la parole aux gens insultés par l’avocate arrogante à longueur de plateaux télé, Gilles Perret & François Ruffin leur ont offert un véritable droit de réponse.
Certes, les échanges souvent assez francs et touchants n’auront duré que le temps du tournage de ce beau documentaire mais rêver d’un monde meilleur, plus généreux, même un instant, « C’est déjà ça » comme le chante si bien Alain Souchon.

« Célébrer ceux qui ne célèbrent pas. Pour une fois, j’aimerais lever mon verre à ceux qui n’en ont pas… À ceux qui n’en ont pas. » Stromae

A ce titre de Souchon qui ne figure pas dans le film, peut s’ajouter celui de Stromae « Santé », qui illustre, elle, parfaitement la jolie et très utopique séquence finale du tapis rouge.
Un moment, hors du temps, qui remet à l’honneur ces hommes et ces femmes qui illuminent AU BOULOT ! de leur intelligence du cœur.
Un cœur et une générosité qui semblent manquer cruellement à Sarah Saldmann, même si nous sommes tentés à 2-3 reprises de croire en son empathie, comme lorsqu’elle refuse qu’on la filme en train de pleurer, face à un témoignage bouleversant.
Mais le constat fait par les deux réalisateurs est implacable et la jeune femme disparait totalement de la fin du film et de la séquence évoquée plus haut. Preuve si besoin, qu’elle n’en était que le prétexte…

3/ Avec AU BOULOT ! Gilles Perret et François Ruffin évitent intelligemment le tourisme social qu’ils semblent tant redouter et nous livrent un film humble et généreux qui met l’accent sur l’importance de se sentir utile, notamment en travaillant…
AU BOULOT ! met aussi le doigt là où ça fait mal, à savoir l’injustice sociale.
Il n’est pas interdit de rire de certaines situations surréalistes, bien au contraire, mais nul doute que comme les autres films du duo, les réflexions que leur nouveau documentaire vont susciter provoqueront ensuite des débats salutaires ! Y’à plus qu’à…

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bienvenida, Bienvenue – Pessac 2024

Bienvenida, Bienvenue – Pessac 2024

La 34e édition du Festival international du film d’histoire de Pessac se déroulera du mardi 19 au dimanche 24 novembre prochain, toujours dans le cadre très chaleureux et cinéphile du cinéma Jean Eustache de Pessac.

Au programme cette année, 30 films en avant-premières, 35 rencontres-débats et pas moins de 50 films sélectionnés par François Aymé et Julia Pereira pour illustrer la thématique de cette édition 2024 « Espagne/Portugal »

Parmi cette riche sélection thématique, citons entre autres : ANA ET LES LOUPS (1973) & CRIA CUERVOS (1976) de Carlos Saura, LE CID (1961) d’Anthony Mann, LAS HURDES (1933) de Luis Bunuel, LETTRE À FRANCO (2019) d’Alejandro Amenabar, LA MAUVAISE ÉDUCATION (2004 – Photo ci dessous) de Pedro Almodovar, MYSTÈRES DE LISBONNE (2010) de Raoul Ruiz, NE DIS RIEN (2003) d’Iciar Bollain, PORTO DE MON ENFANCE (2002) de Manoel de Oliveira, O SALTO (1967) de Christian de Chalonge…

Les autres films sont essentiellement regroupés au sein des 4 compétitions suivantes :

COMPÉTITION FICTION – 9 films inédits

le jury professionnel de cette compétition est présidé par le producteur Paulo Branco et le jury étudiant par l’actrice-réalisatrice Maria de Medeiros.

AU PAYS DE NOS FRÈRES de Raha Amirfazli, Alireza Ghasemi (sortie en salles le 19 mars 2025)

BANZO de Margarida Cardoso (sortie en salles le 18 décembre)

CE NOUVEL AN QUI N’EST JAMAIS ARRIVÉ de Bodgan Mureşanu (sortie en salles le 26 mars 2025)

JE SUIS TOUJOURS LÀ de Walter Salles (sortie en salles le 15 janvier 2025)

LA JEUNE FILLE À L’AIGUILLE de Magnus von Horn (sortie en salles le 26 février 2025)

MAJA, UNE ÉPOPÉE FINLANDAISE de Tiina Lymi (sortie en salles le 18 décembre 2024)

MARCO, L’ÉNIGME D’UNE VIE de Aitor Arregi & Jon Garano (sortie en salles le 11 juin 2025) FILM D’OUVERTURE

OLYMPE, UNE FEMME DANS LA RÉVOLUTION de Julie Gayet & Mathieu Busson (Diffusion le 8 mars sur France 2)

SARAH BERNHARDT de Guillaume Nicloux (sortie en salles le 18 décembre 2024 – Photo ci dessous)

COMPÉTITION DOCUMENTAIRES D’HISTOIRE – 9 films inédits

Le jury professionnel est présidé par la productrice Félicie Roblin et le jury lycéen par la cheffe monteuse et réalisatrice Marie-Pierre Camus

CHURCHILL, ROOSEVELT ET STALINE, LA ROUTE VERS YALTA de Cédric Tourbe

DIDY de Gaël Kamilindy

THE DMITRIEV AFFAIR de Jessica Gorter

FRANCO, LE DERNIER DICTATEUR de Serge de Sampigny

FRANCOIS MAURIAC, MÉMOIRES INTIMES de Virginie Linhart

FROSIA, UNE FEMME LIBRE AU GOULAG d’Anne Georget

J’AI DESSINÉ DRANCY de Xavier Pouvreau

ISOLATION d’Igor Minaev

POLOGNE : LES FEMMES LE PAPE ET LE PARTI d’Ada Grudzinski

COMPÉTITION DOCUMENTAIRES D’HISTOIRE DU CINÉMA – 8 films

Le Jury est présidé par Gian Luca Farinelli, directeur de la Cinémathèque de Bologne

CAVALIER SEUL d’Yves Jeuland

LE CINEMA DE JEAN-PIERRE LÉAUD de Cyril Leuthy

FRANCOIS TRUFFAUT, LE SCÉNARIO DE MA VIE de David Teboul

L’IMAGE ORIGINELLE : NAOMIE KAWAZE. JOACHIM TRIER. MARCO BELLOCHIO de Pierre-Henri Gilbert

KING KONG, LE CŒUR DES TÉNÈBRES de Laurent Herbiet

LENI RIEFENSTAHL, LA LUMIÈRE ET LES OMBRES d’André Veiel (photo ci dessous)

PETER LORRE, DERRIÈRE LE MASQUE DU MAUDIT d’Evelyn Schels

WILLIAM WYLER, UN ALSACIEN À HOLLYWOOD de Bertrand Tessier

Précédée par quelques projections et rencontres dès le matin, la cérémonie d’ouverture aura lieu le mardi 19 novembre à 18H15. Elle sera suivie d’une conférence inaugurale sur le thème « Les transitions démocratiques en Espagne et au Portugal » et par la projection en avant-première et en compétition du film MARCO, L’ÉNIGME D’UNE VIE d’Aitor Arregi et Jon Garano, en présence du scénariste Jorge Gil.  
Quant au film de clôture, ERNEST COLE, PHOTOGRAPHE (photo ci dessous), documentaire signé Raoul Peck, les festivaliers pourront le découvrir à l’issue de la cérémonie de clôture qui se déroulera le dimanche 24 novembre à 18H15.

Pour en savoir plus sur cette très riche programmation, sur les équipes de films présentes, les intervenants et invités de cette 34e édition du festival, rendez-vous sur son site officiel… 

Le deuxième acte par un drôle d’Oizo, Quentin Dupieux !

Le deuxième acte par un drôle d’Oizo, Quentin Dupieux !

LE DEUXIÈME ACTE

Un film de Quentin Dupieux
Scénario 
de Quentin Dupieux
Avec Vincent Lindon, Léa Seydoux, Louis Garrel, Raphaël Quenard, Manuel Guillot…
Comédie – 2024 – 1h20 – France
Sorti en salles le 14 mai 2024

Disponible en BR DVD & VOD – 1er octobre 2024 – Diaphana

Image 16/9
Français 2.0 & 5.1
Audiodescription pour sourds et malvoyants
Sous-titres pour sourds et malentendants

L’histoire 
Florence veut présenter David, l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume. Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy. Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part.

L’avis Cin’Écrans ****


Un film, un concept ! Un an, trois films…

Avec LE DEUXIÈME ACTE, le très talentueux et prolifique Quentin Dupieux nous régalait en mai dernier et en ouverture du Festival de Cannes de son troisième film en moins d’un an après YANNICK & DAAAAAALI !

Mais plus que les chiffres ou la quantité, c’est la qualité de cette nouvelle production qu’il convient de célébrer, aujourd’hui en BR ou DVD.

Sous couvert d’une satire du petit monde du cinéma, le réalisateur nous régale avec LE DEUXIÈME ACTE d’un film très drôle, souvent grinçant et totalement en phase avec notre époque. Ce drôle d’Oizo qu’est Quentin Dupieux profite de son 13ème long-métrage pour questionner avec malice son métier (et la place future de l’IA), le pouvoir du cinéma sur le réel, la désaffection des salles, le rêve hollywoodien, l’égo des stars, le vertige existentiel du métier d’acteur, les abus de pouvoir.

Saluons évidemment le plaisir très visible avec lequel Quentin Dupieux dirige ses acteurs en jouant et en détournant certains clichés les concernant… On s’interroge encore sur la façon dont le cinéaste a réussi à les convaincre de faire preuve d’autant d’autodérision et de balancer certaines répliques dignes d’un Bertrand Blier de la grande époque.

Le résultat est d’autant plus bluffant qu’une bonne partie des dialogues ou séquences semblent avoir été improvisées. Or, on le sait, Quentin Dupieux tient particulièrement à la petite musique de ses dialogues et qu’il est difficile pour ses comédiens d’en changer une ligne, voire une virgule.

Impossible de citer un exemple précis, afin de ne pas gâcher votre plaisir, sachez simplement que Vincent Lindon, Léa Seydoux, Louis Garrel et Raphaël Quenard jouent tous les quatre, avec une connivence et une gourmandise évidentes, une certaine version d’eux-mêmes.

N’oublions pas, le cinquième larron de ce DEUXIÈME ACTE, Manuel Guillot à qui l’on doit l’une des séquences les plus réjouissantes du film. Impossible désormais de commander une bouteille de vin dans un restaurant sans penser à ce figurant en galère…

La fiction adore nous raconter les coulisses du cinéma (voir les récents MAKING OF de Cédric Khan, THE FALL GUY de David Leitch ou bien encore FIASCO, la série d’Igor Gotesman et Pierre Niney), mais Quentin Dupieux est le premier à aborder le sujet sous un prisme aussi original et décalé, toujours entre fiction et réalité. 

Casse gueule à souhait par son propos (que certains pourraient qualifier de nombriliste), ses plans séquences et ses travellings impressionnants, le film ne déraille jamais, bien au contraire !

DEUXIÈME ACTE, véritable mise en abyme du septième art, procure le sentiment très agréable d’avoir partagé une percutante et réjouissante proposition de cinéma.  C’est assez rare pour le souligner ! 

Bonus **

Making of
Bande annonce du film

L’épatante bande annonce ciné du film et un très court module de 5 minutes 12, intitulé Making of de Coco sont proposés en guise de supplément au film.
Dans ce second module, on écoute « Coco » interroger Vincent Lindon (en off) et Raphaël Quenard (qui apparait quelques secondes seulement à l’image) à propos de leur métier. Le tout sur fond d’images de tournages en travelling.
Sympathique mais très anecdotique.  

Festival du film de Sarlat. Dites 33 !

Festival du film de Sarlat. Dites 33 !

C’est du 5 au 9 novembre que se déroulera la 33eme édition du Festival du film de Sarlat. Un festival né de la volonté de faire découvrir le cinéma aux lycéens et devenu aussi, au fil des années, un lieu de transmission et de découvertes pour tous les publics.

Durant cinq jours, le festival permettra à ses spectateurs de découvrir un riche programme avec, entre autres, une sélection officielle composée de six longs métrages français de fiction.

Cinq de ces films seront soumis au vote du public qui décernera à l’issue du festival, la Salamandre d’or, Prix du public du meilleur film. Une récompense attribuée l’an passé à LA NOUVELLE FEMME de Léa Todorov (Voir le palmarès complet 2022).

Les lycéens voteront, eux aussi pour désigner leur film préféré, tandis qu’un jury jeune attribuera 3 prix (meilleur film, interprétation masculine et interprétation féminine).

D’autres prix, ceux du court métrage et des films lycéens seront également attribués samedi 9 novembre lors de la cérémonie de clôture du festival.

Outre cette sélection officielle, le festival propose un Tour du monde en 21 longs-métrages internationaux, 9 longs métrages francophones dans la section Jeunes regards, 4 films en Séances spéciales, 2 en Séances Jeunes publics et 13 courts-métrages français de fiction.

Demandez le programme …

SELECTION OFFICIELLE (6 films français)

LEURS ENFANTS APRÈS EUX de Ludovic & Zoran Boukherma avec Paul Kircher, Angelina Woreth, Sayyid El Alami (film d’ouverture – sortie le 04/12/2024 – Photo ci dessus)

JOUER AVEC LE FEU de Delphine et Muriel Coulin avec Vincent Lindon, Stefan Crepon, Benjamin Voisin (sortie le 22/01/2025)

LES REINES DU DRAME d’Alexis Langlois avec Louiza Aura, Gio Ventura, Bilal Hassani (sortie le 27/11/2024)

PLANÈTE B d’Aude Léa Rapin avec Adèle Exarchopoulos, Souheila Yacoub, Eliane Umuhire (sortie le 25/12/2024)

RABIA de Mareike Engelhardt avec Megan Northam, Lubna Azabal, Natacha Krief (sortie le 04/12/2024 – Photo ci-dessous)

BONJOUR L’ASILE de Judith Davis (film de clôture – Hors compétition) avec Judith Davis, Claire Dumas, Maxence Tual (sortie le 26/02/2025)

TOUR DU MONDE (21 films internationaux)

A REAL PAIN de Jesse Eisenberg (sortie le 26/02/2025)

AÏCHA de Mehdi M. Barsaoui (sortie le 19/03/2025)

AU PAYS DE NOS FRÈRES de Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi (sortie le 19/03/2025 – Photo ci-dessous)

BERLIN ÉTÉ 42 de Andreas Dresen (sortie le 09/04/2025)

BIRD de Andrea Arnold (sortie le 01/01/2025)

BLACK DOG de Hu Guan (sortie le 05/03/2025)

ERNEST COLE, PHOTOGRAPHE de Raoul Peck (sortie le 25/12/2024)

GOOD ONE de India Donaldson (sortie le 13/11/2024)

HIVER À SOKCHO de Koya Kamura (sortie le 08/01/2025)

JE SUIS TOUJOURS LÀ de Walter Salles (sortie le 15/01/2025)

LA CONVOCATION de Halfdan Ullmann Tøndel (sortie le 05/03/2025)

LE JARDIN ZEN de Naoko Ogigami (sortie le 29/01/2025)

LE QUATRIÈME MUR de David Oelhoffen (sortie le 15/01/2025)

LE VILLAGE AUX PORTES DU PARADIS de Mo Harawe (sortie le 09/04/2025)

LES DAMNÉS de Roberto Minervini (sortie le 12/02/2025)

LIMONOV, LA BALLADE de Kirill Serebrennikov (sortie le 04 /12/2024)

MEXICO 86 de César Díaz (sortie le 23/04/2025)

MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ de Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha (sortie le 05/02/2025)

MY SUMMER WITH IRENE de Carlo Sironi (Sortie prochaine)

MY SUNSHINE de Hiroshi Okuyama (sortie le 25/12/2024)

VERMIGLIO OU LA MARIÉE DES MONTAGNES de Maura Delpero (sortie le 19/03/2025)

JEUNES REGARDS (9 films)

ANIMALE de Emma Benestan (sortie le 27/11/2024)

DIAMANT BRUT de Agathe Riedinger (sortie le 20/11/2024)

ELSE de Thibault Emin (sortie prochaine)

LA MER AU LOIN de Saïd Hamich (sortie le 12/02/2025)

LA PAMPA de Antoine Chevrollier (sortie le 05/02/2025 – Photo ci-dessous)

LE MOHICAN de Frédéric Farrucci (sortie le 12/02/2025)

LITTLE JAFFNA de Lawrence Valin (sortie prochaine)

UN MONDE MERVEILLEUX de Giulio Callegari (sortie le 15/01/2025)

VINGT DIEUX de Louise Courvoisier (sortie le 11/12/2024)

SÉANCES SPÉCIALES (4 films)

EN FANFARE de Emmanuel Courcol (sortie le 27/11/2024 – Photo ci-dessous)

L’ATTACHEMENT de Carine Tardieu (sortie le 19/02/2025)

LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES de Michel Hazanavicius (sortie le 20/11/2024)

MAGMA de Cyprien Vial (sortie le 05/03/2025)

 

JEUNES PUBLICS (2 films)

HOLA FRIDA de André Kadi et Karine Vézina (sortie le 12/02/2025)

SLOCUM ET MOI de Jean-François Laguionie (sortie le 29/01/2025)

 

COURTS MÉTRAGES (13 films)

1996 OU LES MALHEURS DE SOLVEIG de Lucie Borleteau

BACATA de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh

BLUEBERRY SUMMER de Masha Kondakova

FOUTU CORMORAN de Ines Clivio

LE CHANT DES HUITRES de Sébastien Perret

LES ACHARNÉS de Mathilde Boussac

LES FLEURS BLEUES de Louis Douillez

LES LIENS DU SANG de Hakim Atoui

LES PISSENLITS PAR LA RACINE de Chloé Farr

MONTSOURIS de Guil Sela

NIRAYAM de Mukesh Kumaravel

ROBESPIERRE de Pierre Menahem

SAM ET LOLA de Mahaut Adam

PROGRAMME LYCÉEN – SÉLECTIONS AUTOUR D’OLIVIER ASSAYAS

(3 Films et une série)

Rappelons que le Festival du Film de Sarlat fait également une très belle place aux élèves de terminale qui suivent un parcours cinéma-audiovisuel.

Chaque année, 600 lycéens et leurs professeurs d’une trentaine de lycées de France et d’outremer viennent profiter du programme pédagogique qui leur est proposé avec des conférences, des rencontres, des ateliers et bien sûr de nombreuses projections.
Les lycéens pourront, entre autres, ainsi découvrir cette année la Série du Bac 2024, IRMA VEP (2022 – Photo ci-dessous) d’Olivier Assayas dont le festival diffusera les 3 premiers épisodes, ainsi que 3 films du cinéaste, L’EAU FROIDE (1994), IRMA VEP (1996) et APRÈS MAI (2012).

Pour plus d’infos sur cette 33ème édition du Festival du film de Sarlat, rendez-vous sur son site officiel. Un site qui vous en dira plus sur tous les films de cette sélection 2024 et vous pouvez, d’ores et déjà, composer votre programme et réserver vos places.

ET BIENTÔT SUR CIN’ÉCRANS…

Comme l’an passé, j’aurai le grand plaisir de couvrir le festival pour Cin’Ecrans.

Retrouvez donc très prochainement le meilleur de cette édition 2024 à travers de nombreuses interviews et un retour sur les films découverts à cette occasion.

D’ici là, je vous invite à retrouver les interviews réalisées à l’occasion des précédentes éditions du festival sur la page YouTube Cin’Ecrans

À très vite… Jean-Luc

Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde – L’enfer au paradis…

Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde – L’enfer au paradis…

TROIS KILOMÈTRES JUSQU’À LA FIN DU MONDE

(Trei Kilometri Pana La Capatul Lumii)
Un film d’Emanuel Pârvu
Scénario d’Emanuel Pârvu, Miruna Berescu
avec Bogdan Dumitrache, Ciprian Chiujdea, Laura Vasiliu
Drame– 2024 – Roumanie – 1h45

Sortie en salles le 23 octobre 2024

L’histoire
Adi, 17 ans, passe l’été dans son village natal niché dans le delta du Danube. Un soir, il est violemment agressé dans la rue. Le lendemain, son monde est entièrement bouleversé. Ses parents ne le regardent plus comme avant et l’apparente quiétude du village commence à se fissurer.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ TROIS KILOMÈTRES JUSQU’À LA FIN DU MONDE dresse le portrait d’Adi qui n’aspire qu’à l’amour et la tranquillité mais dont le destin vire subitement au cauchemar.  Le jeune homme doit faire face, du jour au lendemain, au poids terrible de la rumeur, au mensonge, à la calomnie et surtout, peut-être à l’incompréhension et au rejet de sa famille.
Triste récit d’une homophobie larvée et ordinaire qui fait froid dans le dos.

Ce troisième et puissant long métrage de l’acteur, réalisateur et metteur en scène roumain, Emanuel Pârvu lui a valu de recevoir, en mai dernier, la très méritée Queer Palm au Festival de Cannes 2024.

2/ A travers l’histoire terrifiante du drame vécu par Adi, Emanuel Pârvu dépeint une société repliée sur elle-même et gangrénée par une forme de corruption quasi généralisée. Le village natal d’Adi devient ainsi une prison à ciel ouvert dont le jeune homme n’a de cesse, dès lors, de s’évader.  

Mais, à l’instar d’illustres prédécesseurs tels que Cristi Puiu avec LA MORT DE DANTE LAZARESCU ou Corneliu Porumboiu avec 12H08 À L’EST DE BUCAREST (Caméra d’Or à Cannes en 2006), Emanuel Pârvu manie habilement l’ironie.
Le réalisateur use par instants d’un humour noir surprenant mais salvateur pour dénoncer l’absurdité de certaines réactions et situations.  

3/ Enfin, il convient de saluer le choix judicieux d’Emanuel Pârvu d’ancrer son dramatique récit en plein été dans un village retiré (uniquement atteignable par bateau), niché au cœur des magnifiques paysages du delta du Danube.

Le remarquable travail du chef opérateur Silviu Stavilăl sur la lumière et les couleurs chatoyantes qui baignent le village, offre un contraste saisissant avec l’étroitesse d’esprit des personnages et la noirceur du propos.  

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans