Dissidente, puissant, politique, social et nécessaire !

Dissidente, puissant, politique, social et nécessaire !

DISSIDENTE

Un film de Pier-Philippe Chevigny
Scénario 
de Pier-Philippe Chevigny
Avec Ariane Castellanos, Marc-André Grondin, Nelson
Drame – 1h29 – Canada / France
Sorti en salles le 5 juin 2024

Disponible en DVD & VOD – 15 octobre 2024 – Blaq Out

Image 16/9
Français 2.0 & 5.1
Sous-titres français

L’histoire 
À Richelieu, ville industrielle du Québec, Ariane est embauchée dans une usine en tant que traductrice. Elle se rend rapidement compte des conditions de travail déplorables imposées aux ouvriers guatémaltèques. Tiraillée, elle entreprend à ses risques et périls une résistance quotidienne pour lutter contre l’exploitation dont ils sont victimes.

L’avis Cin’Écrans ****


Après avoir réalisé une dizaine de courts-métrages, le cinéaste canadien Pier-Philippe Chevigny s’est lancé dans l’aventure du long-métrage et ce premier essai est une véritable réussite.

DISSIDENTE est un film de fiction très documenté, intense et implacable sur le quotidien terrible de travailleurs étrangers qui subissent de plein fouet la violence sociale et l’exploitation.

« Le point de départ, c’était d’essayer de faire un documentaire… » Pier-Philippe Chevigny

Pour incarner le personnage complexe d’Ariane, la dissidente, que la caméra ne lâche pas d’une semelle, Pier-Philippe Chevigny a fait appel à l’excellente Ariane Castellanos, une comédienne avec qui le cinéaste avait déjà collaboré en 2015 sur son court-métrage VÉTÉRANE.

L’actrice est absolument remarquable dans son incarnation d’une femme aux prises avec une situation des plus inconfortables, à la fois victime et complice du système qui va se rebeller contre cette situation.

La composition d’Ariane Castellanos lui a d’ailleurs valu, récemment, un très mérité Prix d’interprétation au Festival du film de demain, festival dont le jury a également décerné au film son Prix du meilleur scénario.

« Une scène, un plan… » Pier-Philippe Chevigny

Aux côtés d’Ariane Castellanos, Marc-André Grondin (C.R.A.Z.Y., LE SUCCESSEUR), toujours bluffant de justesse mais que l’on peine presque à reconnaitre tant il est méconnaissable.

Le reste du casting affiche un mélange de comédiens et de non-professionnels. Un choix plus que judicieux qui apporte au film une grande véracité et une vraie puissance dramaturgique.

Il convient enfin de saluer la mise en scène discrète mais assez virtuose de ce 1er film, composé en grande partie de longs plans séquences.

Véritable plongée en immersion dans une entreprise gangrenée par l’exploitation de ses ouvriers, DISSIDENTE s’impose comme un puissant et suffocant drame social, dans la droite lignée de la trilogie du travail de Stéphane Brizé (LA LOI DU MARCHÉ, EN GUERRE, UN AUTRE MONDE).
À voir absolument.

Bonus ***


Entretien avec le réalisateur Pier-Philippe Chevigny

Un entretien d’une dizaine de minutes, illustré par des images de repérages et de making of, vient nous éclairer sur ce premier long métrage du cinéaste canadien.
Pier-Philippe Chevigny y revient notamment sur la genèse de RICHELIEU, titre sous lequel le film est sorti son film au Canada.

Le réalisateur évoque également l’évidence du choix d’Ariane Castellanos pour incarner Ariane ou celui de Marc-André Grondin pour interpréter un patron intransigeant, mais aussi les difficultés rencontrées pour finaliser une partie du reste de son casting.

Il nous parle enfin de son choix de travailler essentiellement en plans séquences et celui du format carré adopté pour les images afin de coller au plus près de ses personnages et rendre ainsi l’espace anxiogène, plus immersif pour le spectateur.

Le + Cin’Écrans
C’est lors de la présentation de DISSIDENTE au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, en octobre 2023 ,que nous avons eu le privilège de rencontrer son réalisateur Pier-Philippe Chevigny.

Quelques jours après cette interview, DISSIDENTE était distingué par trois fois en obtenant le Grand Prix du jury présidé par Agnès Jaoui, le Prix du public et le Prix d’interprétation féminine pour Ariane Castellanos.

INTERVIEW PIER-PHILIPPE CHEVIGNY

Barbès, little Algérie – Bienvenue chez Hassan…

Barbès, little Algérie – Bienvenue chez Hassan…

BARBÈS LITTLE ALGÉRIE

Un film d’Hassan Guerrar
Scénario d’Hassan Guerrar, Rachid Benzine, Audrey Diwan, Peter Dourountzis
Avec Sofiane Zermani, Khalil Gharbia, Khaled Benaissa, Eye Haïdara, Clotilde Coureau …
Comédie dramatique – 1h33 – France

Sortie en salles le 16 octobre 2024

L’histoire
Malek, la quarantaine, célibataire, vient d’emménager à Montmartre et accueille bientôt chez lui son neveu Ryiad fraîchement arrivé d’Algérie. Ensemble ils découvrent Barbès, le quartier de la communauté algérienne, très vivant, malgré la crise sanitaire en cours. Ses rencontres avec les figures locales vont permettre à Malek de retrouver une part de lui qu’il avait enfouie, de renouer avec ses origines et de commencer à faire le deuil de ses disparus.

L’avis Cin’Écrans ***1/2

Bien connu des professionnels du cinéma et notamment des journalistes, l’attaché de presse Hassan Guerrar est passé derrière la caméra, pour la première fois, il y a quelques mois.

Pari gonflé et réussi pour ce cinéphile passionné qui signe avec BARBÈS LITTLE ALGÉRIE coécrit avec Audrey Diwan, Rachid Benzine et Peter Dourountzis, une œuvre à son image, foisonnante, foutraque, pleine de vie et d’humanité.
Peinture piquante d’un quartier en perpétuelle ébullition, avec son entraide, son langage mais aussi quelquefois sa violence, le film est doublé du portrait attachant de quelques un de ses habitants dont Malek, interprété par l’excellent Sofiane Zermani.

« … Je connaissais Barbès, aujourd’hui, j’aime Barbès » Sofiane Zermani

Celui que l’on connait aussi sous son nom de scène, Fianso, confirme ici qu’il faudra désormais compter avec l’acteur qu’il est désormais (on le reverra, notamment d’ici quelques mois dans REINE MÈRE de Manele Labidi aux côtés de Camélia Jordana).
L’acteur rappeur et producteur est ici très bien entouré puisqu’Hassan Guerrar lui a donné pour partenaires Khalil Gharbia, Khlaed Benaissa (inénarrable personnage de Préfecture), Eye Haïdara ou bien encore Clotilde Courau

En partageant avec les spectateurs son regard plein de tendresse et souvent amusé sur les habitants de Barbès dont de nombreux binationaux, Hassan Guerrar signe une chronique colorée et généreuse  qui ne laisse pas indifférente et donne envie de se balader au coeur de Barbès. 

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Le + Cin’Écrans

C’est à l’occasion de la présentation de BARBÈS LITTLE ALGÉRIE au Festival du film francophone d’Angoulême que j’ai eu le grand plaisir de retrouver Hassan Guerrar, incontournable attaché de presse cinéma, grâce à qui j’ai pu réaliser de très nombreuses et belles interviews au fil des…. dernières années !
Cette fois, c’est le coscénariste et réalisateur que j’ai pu interroger à propos de ce premier film très personnel.
Une rencontre bouillonnante et passionnée que j’ai pu poursuivre ensuite avec deux de ses magnifiques interprètes Eye Haïdara & Sofiane Zermani.

INTERVIEW HASSAN GUERRAR, SOFIANE ZERMANI & EYE HAÏDARA

Sauvages « S.O.S de terriens en détresse » 

Sauvages « S.O.S de terriens en détresse » 

SAUVAGES

Un film de Claude Barras
Scénario de Catherine Paillé, Claude Barras, Nancy Huston & Morgan Navarro
avec les voix de Babette De Coster, Martin Verset, Laetitia Dosch, Benoit Poelvoorde, Pierre-Isaie Duc, Michel Vuillermoz, Gaël Faye, Sailyvia Paysan
Animation – 2024 – Suisse/France/Belgique – 1h27

Sortie en salles le 16 octobre 2024

L’histoire
À Bornéo, en bordure de la forêt tropicale, Kéria recueille un bébé orang-outan trouvé dans la plantation de palmiers à huile où travaille son père. Au même moment Selaï, son jeune cousin, vient trouver refuge chez eux pour échapper au conflit qui oppose sa famille nomade aux compagnies forestières. Ensemble, Kéria, Selaï et le bébé singe baptisé Oshi vont braver tous les obstacles pour lutter contre la destruction de la forêt ancestrale, plus que jamais menacée.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Si vous avez aimé MA VIE DE COURGETTE, il y a maintenant 8 ans, vous allez adorer SAUVAGES, le nouveau long-métrage de Claude Barras intégralement et remarquablement réalisé, lui aussi, en Stop motion.
Avec cette fable écolo vibrante, véritable plaidoyer contre la déforestation, le scénariste-réalisateur suisse nous régale d’une nouvelle pépite animée.

L’humour véhiculé par le film et le message humaniste, mais jamais donneur de leçon, délivré par son réalisateur font que SAUVAGES passionnera sans aucun doute les enfants.

Ajoutez à cela un univers visuel chatoyant, des personnages hauts en couleurs au langage moderne, et vous obtenez une œuvre qui séduira, sans aucun doute, toutes les générations.
Elle pourrait même provoquer quelques belles et passionnantes discussions entre petits et grands.

2/ Très (trop) souvent, les films d’animations s’offrent un casting de voix « stars » qui facilite évidemment leur promotion.
Si le résultat est souvent probant, il s’avère parfois anecdotique. Il convient donc de saluer ici l’excellente idée d’avoir confié certains personnages clés et adultes du film à des personnalités vocales fortes et très identifiables. Laetitia Dosch, Benoît Poelvoorde, Michel Vuillermoz (déjà présent sur MA VIE DE COURGETTE) et Gaël Faye.
Jamais leur signature vocale ne vient parasiter un propos qui pourrait se suffire à lui-même, bien au contraire.
Chacun.e offre à son personnage, une véritable personnalité et un timbre singulier qui participent grandement, aussi, au charme du film.

3/ On connait le « bon » goût de Claude Barras pour la musique avec notamment l’utilisation d’une sublime version de la chanson de Noir Désir « Le vent nous portera » par Sophie Hunger dans MA VIE DE COURGETTE.

Dans SAUVAGES, c’est « Tous les cris, les S.O.S. », un des derniers et très beau titres de Daniel Balavoine que le réalisateur a choisi pour illustrer, notamment, son générique de fin.
Un choix musical judicieux qui touche au cœur, tant les paroles de ce tube des années 80 résonnent avec le propos du film, quelque part entre espoir et désespoir.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

 

La promesse verte… Au nom de la terre !

La promesse verte… Au nom de la terre !

LA PROMESSE VERTE

Un film d’Édouard Bergeon,
Scénario d’Édouard Bergeon, Emmanuel Courcol et Luc Golfin
Avec Alexandra Lamy, Félix Moati, Sofian Khammes, Julie Chen, Antoine Bertrand, Philippe Torreton…
Drame – 2024 – 2h04 – France
Sorti en salles le 27 mars 2024

Disponible en BR DVD & VOD – 17 septembre 2024 – Diaphana


Image 16/9
Français 2.0 & 5.1
Audiodescription pour sourds et malvoyants
Sous-titres pour sourds et malentendants

L’histoire 
Pour tenter de sauver son fils Martin injustement condamné à mort en Indonésie, Carole se lance dans un combat inégal contre les exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation et contre les puissants lobbies industriels.

L’avis Cin’Écrans ***

Près de 5 ans après la sortie d’AU NOM DE LA TERRE, son premier long-métrage de fiction, le documentariste Édouard Bergeon était de retour au printemps dernier avec LA PROMESSE VERTE.

Après avoir signé une chronique familiale poignante autour de la détresse du monde paysan, c’est un réquisitoire contre le scandale de la déforestation au profit de lobbies industriels que dresse le réalisateur.

« Le monde ne se laisse pas faire quand on veut faire changer les choses… » Édouard Bergeon

Et c’est à nouveau par le biais d’une histoire familiale (le combat d’une mère pour sauver son fils) que le cinéaste pose les enjeux de son récit.  

Si la démonstration est parfois un peu appuyée, LA PROMESSE VERTE se révèle néanmoins être un très efficace thriller écologiste porté par son beau casting.
Le film nous permet évidemment de vanter à nouveau le talent d’Alexandra Lamy et Félix Moati mais il est aussi l’occasion de saluer la justesse du reste de la distribution de Sofian Khammes à Philippe Torreton, en passant par Julie Chen et l’acteur Québécois Antoine Bertrand (DEMAIN TOUT COMMENCE, TROIS FOIS RIEN…)

« La musique… participe à l’éco-thriller, à la mise sous tension du spectateur !» Édouard Bergeon

Pour donner à ce film de fiction, très documenté, toute sa puissance Édouard Bergeon a fait appel à Éric Dumont, son directeur de la photographie qui a réalisé un très beau travail, notamment sur la lumière du film. Il s’est également adjoint les services d’un fidèle complice, Thomas Dappelo qui signe une bande originale inspirée et très présente tout au long de ce film au message écologique essentiel.

Bonus ***1/2

Making of exclusif, réalisé par Edouard Bergeon et Florent Maillet

C’est un beau et passionnant making of d’un bonne vingtaine de minutes que nous offre Diaphana en supplément au film.

A travers le récit qu’en fait Édouard Bergeon, le spectateur est invité à plonger dans un tournage pas vraiment de tout repos.
Le réalisateur évoque tour à tour l’implication sans faille d’Alexandra Lamy et Félix Moati, ses deux principaux comédiens, la collaboration avec son fidèle producteur Christophe Rossignon, les difficultés de tournage en Thaïlande, l’importance des décors mais aussi les difficultés et contraintes rencontrées sur certains d’entre eux …
Passionnant !    

Le + Cin’Écrans

C’est lors d’une avant-première de LA PROMESSE VERTE au cinéma Le Lido à Royan, que j’ai eu le plaisir de retrouver Édouard Bergeon mais aussi son producteur et ami (également comédien dans les films de ses réalisateurs) Christophe Rossignon.

L’occasion d’échanger avec eux à propos de ce projet qui aura mis près de 5 ans à voir le jour, depuis le succès de leur premier film en commun AU NOM DE LA TERRE qui avait touché près de deux millions de spectateurs en France. 

INTERVIEW ÉDOUARD BERGEON & CHRISTOPHE ROSSIGNON

St Jean-de-Luz 2024 – Un palmarès international

St Jean-de-Luz 2024 – Un palmarès international

3 longs-métrages se sont donc partagés cette année les suffrages des différents jurys et du public du Festival international du film de Saint-Jean-de-LuzAU PAYS DE NOS FRÈRES, LES ENFANTS ROUGES & LITTLE JAFFNA.

Découvrez le palmarès complet de cette 11ème édition du Festival qui s’est achevée ce samedi 12 octobre avec la projection de la comédie de Lucas Bernard À TOUTE ALLURE.

PALMARÈS COMPLET

Le jury présidé par Zabou Breitman et composé d’Anne Charrier, Alexis Michalik, Safy Nebbou & Reinhardt Wagner a décerné les prix suivants :

Grand Prix parrainé par Blue Efficience
AU PAYS DE NOS FRÈRES de Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi

Prix de la Mise en Scène
Lotfi Achour pour LES ENFANTS ROUGES

Prix d’Interprétation Féminine  parrainé par Casino JOA
Hamideh Jafari dans AU PAYS DE NOS FRÈRES de Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi

Prix d’Interprétation Masculine parrainé par Txik Txak
Lawrence Valin dans LITTLE JAFFNA

AUTRE PRIX LONGS MÉTRAGES

Prix SFCC de la critique, parrainé par le Syndicat Français de la critique de cinéma (SFCC)
HIVER À SOKCHO de Koya Kamura

Prix du jury jeunes, doté d’une bourse d’aide à l’écriture par le Fonds de dotation Porosus
LITTLE JAFFNA de Lawrence Valin

Prix “coup de coeur” du public
DANS LA CUISINE DES NGUYEN
de Stéphane Ly-Cuong

Prix du public parrainé par France TV
LES ENFANTS ROUGES de Lotfi Achour

 

Palmarès courts-métrages

Cette année encore, le court-métrage a remarquablement été mis à l’honneur par Patrick Fabre, le directeur artistique du festival avec, notamment, une sélection paritaire de 8 courts métrages français (exclusivement des premiers et deuxièmes films de fiction), présentés en compétition.

C’est au cours d’une cérémonie dédiée, jeudi soir que les différents jurys, sans oublier le public, ont décerné leurs récompenses :

Le Jury Court Métrage 2024 était composé de Priscilla Bertin, Marie Prouzet et Alexis Rault.

Le Jury du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC) 2024 comptait dans ses rangs Katia Bayer, Clément Colliaux et Manon Marcillat

Le Jury Producteur.trice d’avenir  rassemblait  Guillemette Odicino, Benjamin Bonnet, Guilhem Caillard, Alexandre Dino et Patrick Fabre

Prix du Producteur.trice d’avenir, parrainé par la fédération des jeunes producteurs indépendant (FJPI) et la banque Neuflize :
Laurent Hélas de Nouvelle donne Productions pour FRAÎCHE de Marie-Julie Baup et MAMINA de Massimo Riggi (deux films présentés lors de la précédente édition du festival)

Prix Vision d’avenir
TIRÉE PAS LES CHEVEUX de Magali Miniac

Prix du Public du court métrage, parrainé par France Télévisions
SAINT-HONORÉ de Christopher Caulier et Mohamed Seddiki

Prix SFCC du court métrage
SAINT-HONORÉ de Christopher Caulier et Mohamed Seddiki

Prix du Jury Jeunes du court métrage, doté d’une bourse d’aide à l’écriture par notre partenaire le Fonds de dotation Porosus :
LUI de Matthias Couquet

Prix Révélation ARDA, parrainé par Arda
Billie Blain dans CE QUI APPARTIENT À CÉSAR de Violette Gitton

Prix de la mise en scène du court métrage, parrainé par Nikon
L’ONCLE de Maëva Leïla Youbi

Grand Prix du Jury du court métrage, parrainé par Transpa
CE QUI APPARTIENT À CÉSAR de Violette Gitton