Interview – Petite nature – Samuel Theis, Melissa Olexa & Antoine Reinartz

Interview – Petite nature – Samuel Theis, Melissa Olexa & Antoine Reinartz

« J’ai compris assez tôt que ça allait être compliqué, qu’il faudrait se battre et que ça allait être la question de ma vie… » Samuel Theis

Coup de cœur absolu cette semaine pour PETITE NATURE de Samuel Theis qui sort en salles 6 ans après l’excellent PARTY GIRL, son premier long-métrage coréalisé avec Marie Amachoukeli et Claire Burger.

PETITE NATURE est l’histoire de Johnny dix ans, qui ne s’intéresse qu’aux histoires des adultes. Dans sa cité HLM en Lorraine, il observe avec curiosité la vie sentimentale agitée de sa jeune mère.
A l’école, Johnny s’éprend de Monsieur Adamski qui croit dans le jeune garçon et lui fait découvrir l’art et la culture. L’instituteur ne répond évidemment pas à la passion de l’enfant et impose des distances…

Avec ce récit en partie autobiographique, Samuel Theis nous livre un bouleversant et subtil récit d’apprentissage autour de la naissance du désir. Par la sincérité de son propos et la grâce d’une mise en scène à hauteur d’enfant, le film évite toute complaisance et marque durablement les esprits.

Présenté pour la première fois, en juillet dernier, dans le cadre de La semaine de la critique à Cannes, PETITE NATURE obtenait quelques semaines plus tard, le Valois du jury étudiant lors du Festival du film francophone d’Angoulême.

C’est dans le cadre de ce festival initié par Marie-France Brière et Dominique Besnehard que j’ai eu l’immense plaisir d’échanger avec le réalisateur et deux de ses acteurs, le toujours excellent Antoine Reinartz et Mélissa Olexa. La comédienne non professionnelle fait des débuts très remarqués aux côtés de son jeune fils de cinéma Aliocha Reinert, véritable révélation du film dont on devrait reparler très, très vite.

INTERVIEW
Samuel Theis, Mélissa Olexa, Antoine Reinartz

En salle – C’est toi que j’attendais – Porteur d’espoir(s)

En salle – C’est toi que j’attendais – Porteur d’espoir(s)

- C'est toi que j'attendais -

C’EST TOI QUE J’ATTENDAIS de Stéphanie Pillonca
Documentaire 2021 – 1H27
Sortie en salles le 22 décembre 2021

C’est toi que j’attendais nous plonge dans l’intimité de couples qui souhaitent adopter un enfant et attendent impatiemment l’appel qui fera basculer leurs vies. Mais c’est aussi l’histoire d’Alexandra qui recherche par tous les moyens son fils né sous X, ou Sylvian qui se bat chaque jour pour retrouver sa mère biologique. Des parcours de vie riches en émotion qui nous interrogent sur la quête d’identité et sur l’amour…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Stéphanie Pillonca a rencontré 400 personnes avant de se lancer dans le tournage de son nouveau documentaire pour, au final, se focaliser sur quatre parcours, quatre trajectoires personnelles.
Avec ce récit habilement entremêlé de deux couples adoptants, une femme qui a accouché sous X et un homme né sous X, le spectateur a le temps de mieux comprendre toutes les problématiques et  des enjeux, très différents les uns des autres. Résultat, quatre portraits bouleversants d’hommes et de femmes en quête d’amour à donner ou redonner…

2/ Grâce à sa remarquable bienveillance et à son sens de l’écoute, déjà au cœur de ses précédents documentaires (JE MARCHERAI JUSQU’A LA MER ou LAISSEZ-MOI AIMER, entre autres), la réalisatrice nous plonge, avec une pudeur extrême au cœur de l’intime, sans l’artifice de commentaires en voix off. Elle préfère laisser la parole à ses témoins-acteurs de leur vie, s’exprimer sur leurs désirs, leurs doutes, voir leurs peurs de ne pas aboutir dans leur quête…
C’est beau, très touchant et porteur d’espoir(s), malgré les embûches.

3/
Les quatre récits, captés par un tournage au long cours de 9 mois, touchent le spectateur en plein cœur. On se souviendra longtemps du regard de certains des protagonistes du film comme celui de Lucile et Franck, quand ils découvrent enfin le visage de leur petite fille… (On songe beaucoup sur cette séquence au magnifique PUPILLE de Jeanne Herry). Et je défie quiconque de « résister » à une séquence aussi bouleversante que celle de l’échange troublant entre Sylvian et sa mère adoptive… Ce qui se joue à ce moment-là, entre eux, dépasse tous les mots.

De film en film, Stéphanie Pillonca affirme, à la fois, un vrai sens du cinéma, du récit mais aussi et une curiosité et une confiance absolue dans l’être humain. Ce n’est malheureusement pas si commun que cela. FLEUR DE TONNERRE, son premier et unique film de fiction a été réalisé en 2016. Il serait temps que la réalisatrice puisse enfin mettre à nouveau toutes ses qualités au service d’une nouvelle fiction pour le cinéma 😊

TV – Benni, enfant sauvage sur OCS City – 22/04

TV – Benni, enfant sauvage sur OCS City – 22/04

- BENNI -

Jeudi 22 avril – OCS City – 20H40
BENNI de Nora Fingscheidt avec Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide…
Drame – 2020 – 2H00
Benni est également disponible dés à présent via myCANAL

Benni a neuf ans. Négligée par sa mère, elle est enfermée depuis sa petite enfance dans une violence qu’elle n’arrive plus à contenir. Prise en charge par les services sociaux, elle n’aspire pourtant qu’à être protégée et retrouver l’amour maternel qui lui manque tant. De foyer en foyer, son assistante sociale et Micha, un éducateur, tenteront tout pour calmer ses blessures et l’aider à trouver une place dans le monde.


3 bonnes raisons de voir ce film 

1 / Un peu à la manière de ROSETTA, FISH TANK ou MOMMY, BENNI dresse le portrait sans concessions d’une enfant blessée. Le résultat est un film poignant sur l’enfance qui ne verse jamais dans le misérabilisme grâce à la justesse du regard porté par la réalisatrice sur cette jeune fille, véritable héroïne du quotidien.

2 / Pour la découverte du talent encore brut de la jeune Helena Zengel qui trouve ici son premier grand rôle après avoir débuté sa très jeune carrière à l’âge de 5 ans dans un clip puis des séries & téléfilms allemands.
C’est grâce à cette prestation dans BENNI que Paul Greengrass (GREEN ZONE, JASON BOURNE…) l’engage pour jouer aux côtés de Tom Hanks dans LA MISSION (diffusé sur Netflix).

3/ Pour accompagner les premiers pas dans la fiction de Nora Fingsheidt, réalisatrice venue du documentaire qui signe avec BENNI, une œuvre forte, dérangeante et lumineuse dont on garde le souvenir vivace longtemps après l’avoir découvert.

 

La vie devant toi, sensible et percutant !
La vie devant toi, sensible et percutant !

Diffusé sur France TV, dans le cadre du mois des fiertés, le film de Sandrine Veysset aborde avec pudeur et intelligence l’homosexualité chez les adolescents, tout en dénonçant puissamment l’homophobie. Rencontre avec la réalisatrice et ses deux jeunes actrices, lauréates d’un double prix d’interprétation lors du festival Fiction TV de La Rochelle.

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