Interview – Robuste – Constance Meyer

Interview – Robuste – Constance Meyer

« J'ai écrit le film pour Gérard et Déborah. Je n'aurai pas pu faire le film sans eux... Ils étaient assez irremplaçables ! » Constance Meyer

Après avoir croisé sa route, en tant qu’assistante réalisatrice, sur L’AUTRE DUMAS de Safy Nebbou et BELLAMY de Claude Chabrol, Constance Meyer a réalisé trois court-métrages avec Gérard Depardieu FRANCK-ETIENNE VERS LA BEATITUDE, RHAPSODY et LA BELLE AFFAIRE.
L’été 2021, la jeune réalisatrice offrait aux spectateurs de La semaine de la critique à Cannes, ROBUSTE, son premier long-métrage magistralement interprété par… Gérard Depardieu et Déborah Lukumuena.

Lorsque son bras droit et seul compagnon doit s’absenter pendant plusieurs semaines, Georges, star de cinéma vieillissante, se voit attribuer une remplaçante, Aïssa. Entre l’acteur désabusé et la jeune agente de sécurité, un lien unique va se nouer.

En novembre dernier, c’est dans le cadre du Festival du film de Sarlat que j’ai eu grand plaisir de rencontrer Constance Meyer pour parler de ROBUSTE et de ses magnifiques comédiens.

Interview–  Zaï  Zaï Zaï  Zaï  – François Desagnat

Interview–  Zaï  Zaï Zaï  Zaï  – François Desagnat

« Quand j’ai lu la BD, j’y ai vu la possibilité de faire un film très, très libre ! » François Desagnat

Coréalisateur de LA BEUZE et LES 11 COMMANDEMENTS avec Thomas Soriaux, François Desagnat a ensuite réalisé en solo des comédies plus “sages” comme LE GENDRE DE MA VIE ou ADOPTE UN VEUF.
Il est de retour cette fois ci avec ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, une fable absurde, librement adaptée de la bande dessinée de Fabcaro, un auteur à l’univers débridée déjà adapté il y a quelques mois par Laurent Tirard avec LE DISCOURS.

L’histoire de ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ est celle de Fabrice, acteur de comédie qui réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité alors qu’il fait ses courses. Malgré la menace d’un vigile, il parvient à s’enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour celui qui devient rapidement l’ennemi public numéro 1…

C’est en novembre dernier lors du Festival du film de Sarlat que j’ai pu échanger avec François Desagnat sur sa motivation à se lancer dans ce pari d’adapter Fabcaro pour le grand écran…

César 2022 – Déjeuner des nommés – Interviews

César 2022 – Déjeuner des nommés – Interviews

Dimanche 6 février, une grande partie du cinéma français était réunie au restaurant Le Fouquet’s à Paris pour célébrer les nommés aux César 2022.
A quelques jours de la cérémonie qui se tiendra à l’Olympia vendredi 25 février ( diffusée en direct sur Canal+), je vous propose de retrouver en vidéo, quelques paroles de nommés… Une parole recueillie auprès d’une cinquantaine de talents que j’ai eu le privilège d’interroger pour l’Académie des César
Merci à l’académie pour la confiance et surtout bonne chance à toutes et tous les nommé.es 😊

Sami Outalbali, nommé pour le César 2022 du meilleur espoir masculin dans UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE DESIR de Leyla Bouzid.

Lucie Zhang nommée pour le César 2022 du meilleur espoir féminin dans LES OLYMPIADES de Jacques Audiard.

Leïla Bekhti & Damien Bonnard, nommés  pour les César 2022 de la meilleure actrice et du meilleur acteur pour le film de Joachim Lafosse LES INTRANQUILLES.

Benjamin Voisin, Salomé Dewaels et Vincent Lacoste, nommés pour les César 2022 du meilleur espoir masculin, meilleur espoir féminin et second rôle masculin dans ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli.

Florian Zeller, scénariste – réalisateur, nommé pour le César 2022 du film étranger avec THE FATHER

Julie Billy, productrice du film GAGARINE de  Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, nommé pour le César du premier film.

Florence Miailhe, réalisatrice, Dora Benousilio et Luc Camilli, producteurs du film LA TRAVERSEE, nommé pour le César du film d’animation

Geoffroy de Crécy, réalisateur, et Nicolas Schmerkin, producteur du film EMPTY PLACES nommés pour le César 2022 du court-métrage d’animation.

Elie Girard, réalisateur, Pauline Seigland et Lionel Massol, producteurs du film LES MAUVAIS GARCONS, nommés pour le César 2022 du Court-métrage de fiction.

Saïd Hamich Benlarbi, réalisateur du film LE DEPART, nommé pour le César 2022 du court-métrage de fiction.

Julien Gaspar-Oliveri, réalisateur, et Hélène Mitjavile, productrice du film L’ÂGE TENDRE  nommés pour le César 2022 du court-métrage de fiction.

Léa Mysius (coscénariste), Paul Guilhaume (Directeur de la photographie) & Rone (compositeur), nommés pour les César 2022 du scénario adapté, de la photo et de la musique sur LES OLYMPIADES de Jacques Audiard.

Valentin Féron (Chef monteur) & Philippe Rombi (compositeur), nommés pour les César 2022 du montage et de la musique avec BOITE NOIRE de Yann Gozlan.

Mathieu Descamps, Pierre Bariaud et Samuel Aïchoun, ingénieurs du son, nommés pour le César 2022 du son sur le film LES MAGNETIQUES de Vincent Maël Cardona.

Pierre-Jean Larroque, nommé pour le César 2022 des costumes sur le film ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli.

Arnaud Fouquet et Julien Meesters, nommés pour le César 2022 des effets visuels sur le film ILLUSIONS PERDUES de Xavier Gianolli.

Christophe Beaucarne ( Directeur de la photographie) & Cyril Nakache (chef monteur), nommés pour les César 2022 de la photo et du montage pour le film ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli.

Interview – La vraie famille – Fabien Gorgeart, Mélanie Thierry & Lyes Salem

Interview – La vraie famille – Fabien Gorgeart, Mélanie Thierry & Lyes Salem

« J'ai toujours craint le pathos, j'étais pétrifié par ça ! » Mélanie Thierry

Dés sa première projection en août dernier au Festival du film francophone d’Angoulême, j’ai eu un véritable et énorme coup de cœur pour LA VRAIE FAMILLE, le second long métrage de Fabien Gorgeart après DIANE A LES EPAULES.

Le film, largement inspiré de la vie du réalisateur quand il était enfant, raconte l’histoire d’Anna, 34 ans, qui vit avec son mari, ses deux petits garçons et Simon, un enfant placé chez eux par l’Assistance Sociale depuis l’âge de 18 mois et qui a désormais 6 ans. Un jour, le père biologique de Simon exprime le désir de récupérer la garde de son fils. C’est un déchirement pour Anna, qui ne peut se résoudre à laisser partir celui qui l’a toujours appelée « Maman »

Avec LA VRAIE FAMILLE, Fabien Gorgeart signe une ode magnifique et déchirante à l’amour maternel et ose le mélodrame, sans fausse pudeur mais avec une intelligence et une retenue de tous les instants. Une des forces de ce film, qui ne verse jamais dans l’écueil du pathos, est de ne jamais être manichéen. Il n’y a pas de bons et de méchants mais juste une situation incroyablement complexe et émotionnellement puissante.

Le metteur en scène, en permanence au plus près de ses personnages, imprime au film une belle fluidité avec la complicité de comédiens tous remarquables. Si Lyes Salem et Félix Moati sont absolument irréprochables, c’est évidemment Mélanie Thierry qui retient tous les regards. La profondeur, l’intensité du sien (et celui d’Anna, son personnage) est sidérant ! Impossible de s’en détacher et de ne pas ressentir jusqu’au moindre détail de ses sentiments, notamment quand elle demande à Simon (le très jeune Gabriel Pavie qui va vous bouleverser aussi) de ne plus l’appeler Maman. Elle semble ne jamais jouer, elle est Anna ! Mélanie Thierry est sans aucun doute, c’est mon avis et je le partage 😊, la plus grande actrice de ces dernières années. LA DOULEUR, EN THERAPIE et LA VRAIE FAMILLE, entre autres, sont là pour le prouver.

En août dernier, lors du Festival du film francophone d’Angoulême, le film a remporté, à juste titre, le Valois du jury et le Valois de la meilleure actrice pour Mélanie Thierry. J’ai eu le plaisir d’échanger avec Fabien Gorgeart sur ce film à la fois très personnel et universel. 3 mois plus tard, après avoir revu le film au Festival de Sarlat, j’ai eu le bonheur de retrouver le magnifique couple de LA VRAIE FAMILLE, Mélanie Thierry & Lyes Salem.

N’hésitez pas à partager ce très beau moment de cinéma et cette interview, par la même occasion avec vos proches 😊

Interview – Vous ne désirez que moi – Claire Simon

Interview – Vous ne désirez que moi – Claire Simon

« ll n'y a aucune raison de considérer que seule la pornographie est capable de raconter le sexe » Claire Simon

Après la réalisation de plusieurs documentaires (LE BOIS DONT LES REVES SONT FAITS, LE CONCOURS, PREMIERES SOLITUDES…) Claire Simon est de retour, neuf ans après GARE DU NORD, du côté de la fiction avec VOUS NE DESIREZ QUE MOI.

Compagnon de Marguerite Duras depuis deux ans, Yann Andréa éprouve le besoin de parler : sa relation passionnelle avec l’écrivaine ne lui laisse plus aucune liberté, il doit mettre les mots sur ce qui l’enchante et le torture. Il demande à une amie journaliste de l’interviewer pour y voir plus clair. Il va décrire, avec lucidité et sincérité, la complexité de son histoire, leur amour et les injonctions auxquelles il est soumis, celles que les femmes endurent depuis des millénaires…

Adapté du livre « Je voudrais parler de Duras » de Michèle Manceaux, VOUS NE DESIREZ QUE MOI est une œuvre très atypique. Certains diront que ce nouveau film de Claire Simon est bavard, ce n’est pas totalement faux, tant la parole et son écoute sont au cœur du dispositif mis en place par la réalisatrice. Le film étonne par son parti pris de réalisation sous forme de huis clos en temps réel et en longs plans-séquences. Le fantôme de Marguerite Duras irrigue en permanence le film avec d’étonnantes images d’archives, mais aussi à travers une présence que l’on devine à l’étage inférieur de cette pièce unique où se déroule le récit.

C’est Swann Arlaud qui incarne Yann Andréa face à la toujours excellente Emmanuelle Devos, remarquable ici dans l’écoute. Et la composition du comédien fascine, tant il donne le sentiment qu’il invente les mots, le texte, au moment même où il les dit…

C’est dans le cadre du Festival du film de société de Royan que j’ai eu le privilège d’échanger avec Claire Simon, une réalisatrice passionnée qui ne recule jamais devant un défi, comme celui d’adapter ce texte pour le grand écran…

Claire Simon : L’envie est née en relisant ce texte. Ce qui paraît évident, c’est de le faire au théâtre mais je me suis dit « faisons-le au cinéma, montrons qu’une conversation peut être une vraie histoire, avoir une structure narrative totale ».
J’ai réécrit le texte en entier et je trouvais ça génial. J’avais un ami scénariste qui me disait qu’il faisait ça quand il adaptait des textes. Donc, j’ai recopié tout le texte pour l’avoir dans mon ordinateur et j’ai été prise par le suspense. Je me disais « Mais qu’est-ce qu’il va dire après ? c’est dingue ! » Donc j’ai tout écrit, ce qui m’a permis de bien le connaître et ensuite de pouvoir enlever les trucs qui paraissaient inutiles et pour ça, j’ai travaillé un peu sur les coupes avec celle qui fait les dessins, avant justement qu’elle ne s’attaque aux dessins présents dans le film. Vous savez, moi, je suis documentariste, c’est à dire que j’aime le réel. J’ai construit le film par rapport à ce que je voyais quand je lisais. J’ai considéré que j’étais Michèle Manceaux et j’ai donc donné à Michèle Manceaux, le rôle de la metteure en scène.
Ensuite, j’ai utilisé dans la deuxième partie du film des extraits de DURAS FILME (1981), réalisé par le fils de Duras Jean Mascolo, et Jérôme Beaujour, un ami avec qui elle avait écrit La vie matérielle (ndlr : un recueil de texte paru en 1987). DURAS FILME a été réalisé sur le tournage d’AGATHA sur lequel Yann Andréa était présent. Au départ, je n’avais pas pensé mettre ces images, c’est au montage que j’ai décidé de mettre ces deux séquences, quand elle le dirige et quand elle parle de lui.  Je trouvais intéressant que l’on ait la certitude que tout ce qu’il dit est vrai.

Sans ces images, on pourrait penser qu’il nourrit une forme de fantasme à son égard. Elles donnent, en fait, à comprendre qu’il s’agit d’une forme d’amour monstre…
Une passion quoi !  Et en fait, je me suis aussi beaucoup documentée aussi par le livre de Michèle Manceau sur Duras L’ami (1999). Elle raconte l’enregistrement de cet entretien qui l’avait énormément impressionnée.

Qu’est-ce qui vous touche particulièrement chez ce jeune homme de 30 ans ?  
Ce qu’il dit me parle de moi et parle à beaucoup de gens d’eux-mêmes. J’ai des amis qui m’ont dit « Par moments on est Duras, par moments on est lui » et c’est vrai que le rapport de force dans l’amour n’est pas toujours raconté. On voudrait que ça soit parfait et ça se casse la gueule, on ne comprend pas pourquoi ! Donc ça, je trouvais que c’était extrêmement fort, important.
Et puis je trouve qu’un homme comme lui qui a été méprisé injustement, à mon avis, n’est pas forcément un homme bête. Ça, ça me touche beaucoup. Je trouve que ça fait partie de mon féminisme de montrer un homme faible qui est intelligent.

Quel étaient les enjeux en vous lançant dans ce projet peut-être encore plus radical que vos précédents films ? Est-ce facile de convaincre des partenaires de vous suivre dans cette aventure ?
J’ai eu la chance d’avoir un producteur formidable. Quand je lui ai dit que je voulais faire ça, il m’a dit « Je prends tout de suite », donc ça, c’était super. On a ensuite réussi à convaincre quelques organismes comme le CNC ou la région Ile de France. Mais c’est vrai que beaucoup de gens ont peur du mot Duras, ils se disent « ça va être chiant ». Et il y avait une évidemment toujours eu un préjugé sur le fait que ça allait parler beaucoup. Donc, ça n’a pas été simple mais on a eu suffisamment de soutien pour tourner. En télé, Il n’y a que Bruno Deloye chez Ciné+ qui m’as suivi, c’est le seul grand programmateur de la télévision en France. C’est le seul producteur à avoir un niveau si exceptionnel, il est merveilleux et il adore Duras (sourire).
Et puis, surtout que les deux acteurs que j’espérais le plus ont accepté. Ce qui était pour moi le plus important.

Comment justement avez-vous convaincu Swann Arlaud et Emmanuelle Devos de vous suivre ?
Swann Arlaud, ça n’a pas été facile parce que par sa famille, il avait connu Yann Andréa quand il était petit et Yann Andréa n’était pas une personne qui faisait très envie. Il s’est tout le temps fait agresser… quand Duras est morte, quand il a publié Cet amour-là, etc. On voit que les gens n’aiment pas sa position mais moi, c’est le texte que j’ai adapté !
Je ne voulais pas faire un biopic où Swann serait obligé de ressembler à Yann Andréa. L’idée, c’était de trouver quelque chose qui soit commun, de trouver son énergie, son sentiment, ce n’était pas de lui ressembler, quoi.

Il faut dire que tous les deux avaient très envie de tourner ensemble. C’est ce qui m’a le plus enthousiasmé. L’année dernière avec le covid, Ils avaient des dates de théâtre qui ne collaient pas. Moi, après deux lectures à la maison, j’ai dit « Mais il faut tourner ! Si vous avez une semaine, on la prend, vous avez dix jours ? On les prend et on commence ». Et en fait, tous leurs engagements sont tombés et donc on a fait ça comme ça.

Justement quelles ont été les conditions de tournage ? vous cadrez vous-même, mais étiez-vous en équipe réduite sur un film comme celui-ci en quasi-huis-clos ?
Oui, je cadre tout et c’est fondamental ! Sinon, ce sont deux personnes qui discutent, donc ce n’est pas non plus la cavalerie, mais on avait notamment une équipe sérieuse pour la lumière.

Et la forme du film, fiction ou documentaire, elle s’impose en fonction du sujet ?
Les documentaires, vous savez, on est devant rien, il faut que quelque chose apparaisse, donc c’est un défi énorme. Là, c’est autre chose mais j’étais très enthousiaste à faire ça.

Pouvez-vous nous parler du parti pris d’utiliser des dessins pour illustrer les rêves de Michèle Manceaux ?
Oui, ses fantasmes… Une des raisons de départ et de mon envie de raconter cette histoire, c’était vraiment de dire qu’il s’agissait d’une histoire sexuelle, charnelle, parce que c’est une des choses qu’on a dénigrées. Je ne vais pas faire du name dropping mais il y a des biographes de Duras et d’autres qui ont dit qu’il ne se passait rien entre eux, etc. Moi, j’ai cru le texte, je l’ai cru ! J’ai même eu des contacts avec une des amies de Yann Andréa après la mort de Duras qui m’a confirmé tout ça. Peu importe, mais je voulais que ce soit vu et je ne savais pas comment faire. Et finalement, le dessin, c’est ce qui me paraissait le plus important. Ça permettait de montrer les corps, l’étreinte, de la montrer avec du mouvement et avec du sexe. Je trouvais que c’était très important parce qu’il n’y a aucune raison de considérer que seule la pornographie est capable de raconter le sexe. Judith Fraggi qui est la peintre, je lui ai confié deux fois la réalisation d’affiches de mes films et j’aime beaucoup ce qu’elle fait. Ça a été un très gros travail pour arriver à la ressemblance et à ces scènes où on a vraiment l’impression qu’il y a du mouvement. C’est ça qui était important pour nous.

Le film n’est pas destiné qu’aux seuls adorateurs de Marguerite Duras, bien au contraire.
En revanche, le fantôme de sa très forte personnalité est présent tout au long du récit…

Je l’ai pensé comme ça. Mon modèle pour ce film, c’était Stephen Frears avec THE QUEEN, où il ne fait pas jouer Lady Di. Je trouvais génial la façon dont il représentait Lady Di dans le film. Et donc je me suis dit «Jeanne Moreau est morte, elle était géniale dans le rôle de Duras (ndlr : dans CET AMOUR-LÀ de Josée Dayan en 2002), mais je ne vais pas demander à une actrice de jouer Duras». Et puis, ça n’avait pas de sens pour moi. Je préférais privilégier ce côté fantomatique, on comprend qu’elle en bas dans la maison, lors de ces entretiens entre Yann et Michèle. Et puis, elle est aussi présente à travers les images d’autres films, de temps en temps.

Propos recueillis par Jean-Luc Brunet.

Remerciements à Audrey Grimaud et au Festival du film de société pour l’organisation de cet entretien.