L’histoire de Souleymane, et d’un succès mérité qui dure …

L’histoire de Souleymane, et d’un succès mérité qui dure …

L'HISTOIRE DE SOULEYMANE

Un film de Boris Lojkine
Scénario de Boris Lojkine & Delphine Agut
Avec Abou Sangare, Nina Meurisse, Emmanuel Yovanie…
Drame – Thriller – 1h33 – France

Sorti en salles le 9 octobre 2024

Disponible en VOD, DVD et BLU RAY depuis le 18 février – Pyramide Vidéo

Audio : Français DTS HD 5.1 & 2.0
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous titres anglais et sous titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
Tandis qu’il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son histoire. Dans deux jours, il doit passer son entretien de demande d’asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane n’est pas prêt.

Le film *****

L’HISTOIRE DE SOULEYMANE fait plus que confirmer tout le bien que nous pensions du cinéma de Boris Lojkine, passé avec talent du documentaire à la fiction avec HOPE en 2014 et CAMILLE en 2019.

Avec son troisième film de fiction, le réalisateur nous offre une œuvre remarquable et redoutablement efficace, à mi-chemin entre le thriller et le drame social.

Boris Lojkine n’a pas voulu user d’artifices pour ce récit ancré dans le réel. Il a ainsi fait le choix de partis-pris artistiques radicaux et judicieux (très peu de lumière artificielle, pas de musique, énorme travail sur le son…).

Une volonté farouche du cinéaste qui donne au film une grande partie de sa puissance et procure aux spectateurs que nous sommes, la sensation d’une plongée en apnée dans Paris la nuit et dans la vie trépidante de Souleymane. Un jeune homme volontaire mais souvent désarmé face aux terribles réalités du quotidien, en quête de reconnaissance, de survie…

« … Je trouve ça bien qu’un film ne nous dise pas trop quoi penser… » Boris Lojkine

Saluons l’intelligence du metteur en scène qui ne se pose jamais en donneur de leçon mais qui, grâce à un formidable travail d’enquête préalable sur la situation qu’il décrit, nous offre un film puissant et essentiel.

L’HISTOIRE DE SOULEYMANE nous offre le privilège de découvrir pour la première fois sur un écran Abou Sangare, 23 ans, un jeune acteur Guinéen non professionnel primé à Cannes pour sa prestation en tous points renversante. Un comédien né dont le visage, la voix et l’intensité de sa présence marquent durablement.

Au moment de la sortie du film en salles, Abou Sangare, arrivé en France en 2017, était toujours sans papiers et sous OQTF, malgré trois demandes de titre de séjour et un travail reconnu de mécanicien.
Sa quatrième demande fut la bonne, pour un an en tous cas et dans un premier temps.
En effet, l’acteur qui a repris depuis le tournage du film son travail de mécanicien à Amiens a enfin obtenu, le 8 janvier dernier, un titre de séjour d’un an, sur la base de la circulaire Valls, qui permet la régularisation par le travail.

Depuis, c’est un César de la meilleure révélation masculine qui est venue couronner son travail de comédien, tandis que le film était lui récompensé à trois autres reprises avec le César du meilleur scénario original pour Boris Lojkine et Delphine Agut, celui du meilleur montage pour Xavier Sirven et celui du meilleur second rôle féminin pour la formidable Nina Meurisse.

L’un des tous meilleurs films (le préféré de mon Top français 2024) sort enfin en DVD et Blu Ray. Ne le loupez surtout pas.
Je compte sur vous pour partager chez vous cette remarquable HISTOIRE DE SOULEYMANE.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ****1/2

* Entretien avec Boris Lojkine, réalisateur & Xavier Sirven, monteur du film (35mn35)
* Essais d’Abou Sangaré(17mn14)
* Bandes-annonces

Le + Cin’Écrans

Fin août 2024, trois mois après avoir bouleversé les festivaliers cannois, Abou Sangare était présent au Festival du film francophone d’Angoulême en compagnie de son metteur en scène Boris Lojkine pour y présenter L’HISTOIRE DE SOULEYMANE. L’occasion pour nous d’en savoir plus sur leur collaboration, quelques mois avant que le film n’obtienne un succès plus que mérité dans les salles.

INTERVIEW BORIS LOJKINE & ABOU SANGARE

On ira – Sur la route avec Hélène Vincent & Pierre Lottin

On ira – Sur la route avec Hélène Vincent & Pierre Lottin

ON IRA

Un film d’Enya Baroux
Scénario : Enya Baroux & Martin Darondeau
Avec Hélène Vincent, Pierre Lottin, David Ayala, Juliette Gasquet…
Comédie dramatique – 2024 – France – 1h37

Sortie en salles le 12 mars 2025

L’histoire
Marie, 80 ans, en a ras le bol de sa maladie. Elle a un plan : partir en Suisse pour mettre fin à ses jours. Mais au moment de l’annoncer à Bruno, son fils irresponsable, et Anna sa petite-fille en crise d’ado, elle panique et invente un énorme mensonge. Prétextant un mystérieux héritage à aller chercher dans une banque suisse, elle leur propose de faire un voyage tous ensemble. Complice involontaire de cette mascarade, Rudy, un auxiliaire de vie tout juste rencontré la veille, va prendre le volant du vieux camping-car familial, et conduire cette famille dans un voyage inattendu.

L’avis Cin’Écrans ****1/2

Très jolie surprise que ce premier long-métrage réalisé par l’actrice-scénariste Enya Baroux (FLEUR BLEUE, série actuellement disponible sur myCanal).
Avec ON IRA qui aborde la question souvent taboue de la fin de vie et celle très clivante du droit à mourir dans la dignité, Enya Baroux n’a pas choisi la facilité. D’autant qu’avec la fidèle complicité de son ami coscénariste Martin Darondeau, ils ont choisi de traiter ce sujet sensible sous forme de comédie. Une comédie à haute teneur en émotion qu’ils ont développée avec raison et détermination durant sept ans, sans jamais rien lâcher sur leurs ambitions.

À travers ce film très intime, véritable bijou de tendresse, à la portée universelle, la jeune femme rend hommage à sa grand-mère disparue.
Une femme forte et indépendante dont Enya Baroux était très proche et pour laquelle, grâce à la fiction, elle a imaginé une fin de vie différente de sa triste réalité dans un hôpital.

Avec ON IRA, la réalisatrice réussit haut la main le pari gonflé d’envisager la mort sans pathos, sans drame excessif à travers un récit lumineux qui célèbre la vie.

Si la belle réussite tient en grande partie dans l’intelligence de son scénario, impossible de faire l’impasse sur celles et ceux qui lui donnent vie, à commencer par Hélène Vincent.

La comédienne nous avait bouleversé il y a quelques années dans QUELQUES JOURS DE PRINTEMPS de Stéphane Brizé, dans lequel son personnage choisissait, lui aussi, le suicide assisté en Suisse, mais sur un ton beaucoup plus noir.

Une fois de plus, la finesse de jeu d’Hélène Vincent nous fait passer du rire au larmes, en une fraction de secondes. Du grand art ! Mais il faut dire qu’elle est formidablement entourée par un casting 5 étoiles : Juliette Gasquet (sa petite fille dans le film), avec qui elle a partagé le Prix d’interprétation féminine du dernier Festival de l’Alpe d’Huez , David Ayala (récemment nommé aux César pour son rôle dans MISERICORDE d’Alain Guiraudie) et Pierre Lottin, dont on ne cesse, à juste titre, de saluer le talent et la singularité de son jeu, de EN FANFARE aux TUCHE en passant par QUAND VIENT L’AUTOMNE de François Ozon (déjà avec Hélène Vincent).

Vous l’aurez compris, ON IRA fait partie de ces films qui touchent directement au cœur et ça fait un bien fou ! Même si je dois bien l’avouer, la découverte du film s’est faite, pour ma part, dans des circonstances très particulières et troublantes de similitudes sur certains points ! C’est dire sa force…

Le + Cin’Écrans

Cette rencontre que je vous invite à partager avec l’épatante Enya Baroux est donc sans doute l’une des plus difficiles qu’il m’ait été donné d’envisager.
Et pour cause, au moment de réaliser cette interview, ma maman vivait ses dernières heures à l’hôpital de Royan.

C’est au cinéma Le Lido qu’elle a beaucoup fréquenté et où elle adorait découvrir les films que je lui conseillais (ou pas d’ailleurs), que j’ai donc échangé avec la jeune réalisatrice de ce formidable film que j’aurai pourtant adoré voir dans d’autres circonstances.
La vie en a malheureusement décidé autrement, mais je suis heureux et fier d’y être arrivé, avec la fidèle et indispensable complicité de FX …

Si ON IRA est dédié à la grand-mère d’Enya Baroux, cette interview l’est évidemment à ma maman, celle que je surnommais malicieusement depuis 3 ans « La reine du Lido… »     

Jean-Luc Brunet- Cin’Écrans

INTERVIEW ENYA BAROUX

Barbès, little Algérie – Bienvenue chez Hassan…

Barbès, little Algérie – Bienvenue chez Hassan…

BARBÈS LITTLE ALGÉRIE

Un film d’Hassan Guerrar
Scénario d’Hassan Guerrar, Rachid Benzine, Audrey Diwan, Peter Dourountzis
Avec Sofiane Zermani, Khalil Gharbia, Khaled Benaissa, Eye Haïdara, Clotilde Coureau …
Comédie dramatique – 1h33 – France

Sortie en salles le 16 octobre 2024

L’histoire
Malek, la quarantaine, célibataire, vient d’emménager à Montmartre et accueille bientôt chez lui son neveu Ryiad fraîchement arrivé d’Algérie. Ensemble ils découvrent Barbès, le quartier de la communauté algérienne, très vivant, malgré la crise sanitaire en cours. Ses rencontres avec les figures locales vont permettre à Malek de retrouver une part de lui qu’il avait enfouie, de renouer avec ses origines et de commencer à faire le deuil de ses disparus.

L’avis Cin’Écrans ***1/2

Bien connu des professionnels du cinéma et notamment des journalistes, l’attaché de presse Hassan Guerrar est passé derrière la caméra, pour la première fois, il y a quelques mois.

Pari gonflé et réussi pour ce cinéphile passionné qui signe avec BARBÈS LITTLE ALGÉRIE coécrit avec Audrey Diwan, Rachid Benzine et Peter Dourountzis, une œuvre à son image, foisonnante, foutraque, pleine de vie et d’humanité.
Peinture piquante d’un quartier en perpétuelle ébullition, avec son entraide, son langage mais aussi quelquefois sa violence, le film est doublé du portrait attachant de quelques un de ses habitants dont Malek, interprété par l’excellent Sofiane Zermani.

« … Je connaissais Barbès, aujourd’hui, j’aime Barbès » Sofiane Zermani

Celui que l’on connait aussi sous son nom de scène, Fianso, confirme ici qu’il faudra désormais compter avec l’acteur qu’il est désormais (on le reverra, notamment d’ici quelques mois dans REINE MÈRE de Manele Labidi aux côtés de Camélia Jordana).
L’acteur rappeur et producteur est ici très bien entouré puisqu’Hassan Guerrar lui a donné pour partenaires Khalil Gharbia, Khlaed Benaissa (inénarrable personnage de Préfecture), Eye Haïdara ou bien encore Clotilde Courau

En partageant avec les spectateurs son regard plein de tendresse et souvent amusé sur les habitants de Barbès dont de nombreux binationaux, Hassan Guerrar signe une chronique colorée et généreuse  qui ne laisse pas indifférente et donne envie de se balader au coeur de Barbès. 

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Le + Cin’Écrans

C’est à l’occasion de la présentation de BARBÈS LITTLE ALGÉRIE au Festival du film francophone d’Angoulême que j’ai eu le grand plaisir de retrouver Hassan Guerrar, incontournable attaché de presse cinéma, grâce à qui j’ai pu réaliser de très nombreuses et belles interviews au fil des…. dernières années !
Cette fois, c’est le coscénariste et réalisateur que j’ai pu interroger à propos de ce premier film très personnel.
Une rencontre bouillonnante et passionnée que j’ai pu poursuivre ensuite avec deux de ses magnifiques interprètes Eye Haïdara & Sofiane Zermani.

INTERVIEW HASSAN GUERRAR, SOFIANE ZERMANI & EYE HAÏDARA

L’histoire de Souleymane, édifiante et bouleversante !

L’histoire de Souleymane, édifiante et bouleversante !

L'HISTOIRE DE SOULEYMANE

Un film de Boris Lojkine
Scénario de Boris Lojkine & Delphine Agut
Avec Abou Sangare, Alpha Oumar, Nina Meurisse, Emmanuel Yovanie…
Drame – Thriller – 1h33 – France

Sortie en salles le 9 octobre 2024

L’histoire
Tandis qu’il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son histoire. Dans deux jours, il doit passer son entretien de demande d’asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane n’est pas prêt.

L’avis Cin’Écrans *****

L’HISTOIRE DE SOULEYMANE fait plus que confirmer tout le bien que nous pensions du cinéma de Boris Lojkine, passé avec talent du documentaire à la fiction avec HOPE en 2014 et CAMILLE en 2019.
Avec son troisième film de fiction, le réalisateur nous offre une œuvre remarquable et redoutablement efficace, à mi-chemin entre le thriller et le drame social.

Boris Lojkine n’a pas voulu user d’artifices pour ce récit ancré dans le réel. Il a ainsi fait le choix de partis-pris artistiques radicaux et judicieux (très peu de lumière artificielle, pas de musique, énorme travail sur le son…).
Une volonté farouche du cinéaste qui donne au film une grande partie de sa puissance et procure aux spectateurs que nous sommes, la sensation d’une plongée en apnée dans Paris la nuit et dans la vie trépidante de Souleymane. Un jeune homme volontaire mais souvent désarmé face aux terribles réalités du quotidien, en quête de reconnaissance, de survie…

« …Je trouve ça bien qu’un film ne nous dise pas trop quoi penser… » Boris Lojkine

Saluons l’intelligence du metteur en scène qui ne se pose jamais en donneur de leçon mais qui, grâce à un formidable travail d’enquête préalable sur la situation qu’il décrit, nous offre un film puissant et essentiel.

L’HISTOIRE DE SOULEYMANE nous offre le privilège de découvrir pour la première fois sur un écran Abou Sangare, 23 ans, un jeune acteur Guinéen non professionnel primé à Cannes pour sa prestation en tous points renversante. Un comédien né dont le visage, la voix et l’intensité de sa présence vont nous marquer durablement.

Au moment où sont écrites ces lignes, Abou Sangare, arrivé en France en 2017, est toujours sans papiers et sous OQTF, malgré trois demandes de titre de séjour et un travail reconnu de mécanicien.
Une quatrième demande est en cours et le préfet de la Somme a sollicité un réexamen de sa situation. “En raison du parcours d’intégration de l’intéressé”…

On ne peut que lui souhaiter le meilleur pour la suite et d’obtenir enfin la régularisation tant espérée.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Le + Cin’Écrans

Fin août, trois mois après avoir bouleversé les festivaliers cannois, Abou Sangare était au Festival du film francophone d’Angoulême en compagnie de son metteur en scène Boris Lojkine pour y présenter L’HISTOIRE DE SOULEYMANE.
L’occasion pour nous d’en savoir plus sur leur collaboration.

INTERVIEW BORIS LOJKINE & ABOU SANGARE

Drone, un film qui vous a à l’œil !

Drone, un film qui vous a à l’œil !

DRONE

Un film de Simon Bouisson
Scénario de Simon Bouisson & Fanny Burdino
Avec Marion Barbeau, Eugénie Derouand, Cédric Kahn, Stefan Crepon, Bilel Chegrani…
Thriller – 1h50 – France

Sortie en salles le 2 octobre 2024

L’histoire
Une nuit, Émilie, une jeune étudiante, remarque qu’un drone silencieux l’observe à la fenêtre de son appartement. Les jours suivants, il la suit et scrute chacun de ses mouvements. D’abord protecteur, le drone devient inquiétant. Émilie se sent de plus en plus menacée.

L’avis Cin’Écrans ***1/2
Avec DRONE, Simon Bouisson signe un premier long métrage ambitieux qui questionne judicieusement les questions de dérives voyeuristes et de harcèlement de notre société contemporaine.

Sans jamais perdre le spectateur, la caméra du jeune réalisateur épouse tour à tour deux points de vue, celui de sa jeune héroïne qui va tout faire pour savoir qui se cache derrière la machine et celui de ce drone omniprésent et menaçant.

Ce parti pris de double point de vue installe le spectateur dans une position inconfortable mais stimulante ou il en vient à s’interroger sur la place qu’il occupe dans ce dispositif.

Grâce au travail remarquable des droneurs, la diabolique machine s’impose comme un personnage à part entière. Le jeu de Marion Barbeau (la révélation d’EN CORPS de Cédric Klapisch) n’en est que plus remarquable, à l’image de son travail sur la fameuse et impressionnante séquence du parking.

« La chorégraphie était nécessaire parce qu’un drone c’est dangereux !» Marion Barbeau

Ajoutez à cela un belle maitrise scénaristique et technique sur l’image, le cadre et surtout le son et vous obtenez un thriller paranoïaque efficace qui laisse augurer du meilleur pour Simon Bouisson, son jeune metteur en scène.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Le + Cin’Écrans
C’est au cours de la 17ème édition du Festival du film francophone d’Angoulême où il était présenté que nous avons eu le grand plaisir d’échanger avec Simon Bouisson et deux de ses comédiens Marion Barbeau & Stefan Crepon.

INTERVIEW SIMON BOUISSON, MARION BARBEAU & STEFAN CREPON