Armageddon time, James Gray au cœur de l’intime…

Armageddon time, James Gray au cœur de l’intime…

ARMAGEDDON TIME

Drame – 2022 –  1h54 (Blu ray) 1h49 (DVD) – Etats-Unis
Réalisation : James Gray
Scénario : James Gray
Distribution : Anne Hathaway, Jeremy Strong, Banks Repeta, Anthony Hopkins…

Sorti en salles le 9 novembre 2022
Disponible en BR et DVD le 15 mars 2023 chez Universal Pictures Vidéo
Egalement disponible en VOD

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Image :  16/9 – 2.39 :1
Audio :  Anglais DTS-HD Master Audio 5.1, Français & Allemand DTS Digital Surround 5.1 (Blu Ray)
Anglais, Français, Allemand Dolby Digital 5.1 (DVD)  
Sous titres : Anglais (pour sourds et malentendants), Néerlandais, Français, Allemand

Le pitch
L’histoire très personnelle du passage à l’âge adulte d’un garçon du Queens dans les années 80, de la force de la famille et de la quête générationnelle du rêve américain.

L’avis Cin’Écrans
Difficile en découvrant ARMAGEDDON TIME, de comprendre comment le jury cannois de Vincent Lindon a pu laisser passer une œuvre aussi dense et belle que celle-ci, en mai dernier. Rappelons qu’en leur temps, les trois autres films du réalisateur new yorkais présentés au Festival de Cannes en sont repartis bredouilles : LA NUIT NOUS APPARTIENT (2007), TWO LOVERS (2008) et THE IMMIGRANT (2013). Incompréhensible…

Reste néanmoins le plus important, un film élégant et délicatement mélancolique qui évoque quelques mois fondateurs de l’enfance et de la perte d’innocence du cinéaste, au cœur du Queens.
Il y revient, notamment, sur le racisme et les injustices qui gangrènent la société américaine de l’époque (La situation a-t-elle vraiment changé ?).

Avec la complicité d’un casting remarquable, James Gray signe avec cette chronique familiale autobiographique, son œuvre la plus intime et l’une des plus bouleversantes. Incontournable dans votre vidéothèque aux côtés de THE YARDS, LA NUIT NOUS APPARTIENT et autres THE LOST CITY OF Z !

Bonus (en VOST)
3 scènes coupées (4’08”) : Interview de Paul – À la maison après les funérailles – L’adieu à Ted
« Casting : comment interpréter une famille » (4’08”)
« Grandir en étant un Gray » (3’50”)
« L’héritage d’un grand-père » (3’40”)

Si le film ne prête guère à la critique, ce n’est malheureusement pas le cas des bonus qui l’accompagnent et qui s’avèrent très inégaux. Si la première scène coupée apporte un éclairage nouveau sur le personnage de Paul, les deux autres se révèlent plus anecdotiques.
Même constat du côté des interviews ! Il parait assez étonnant pour un film aussi riche et ample de proposer un montage aussi « speed » des propos de ses principaux protagonistes. Hormis le module autour du thème du grand-père dont le montage prend un peu plus son temps, sur les deux autres, on se perd littéralement entre les interviews promo, les extraits de film, les séquences de making of avec ou sans interviews…
Tout se superpose et/ou s’enchaine dans une sorte de précipitation. On aurait adoré, écouter de manière posée chacun des protagonistes et en particulier James Gray & Anthony Hopkins, deux artistes dont la parole se fait trop rare…

Bande annonce (cinéma) du film

Close, l’histoire de Lukas Dhont ne fait que commencer

Close, l’histoire de Lukas Dhont ne fait que commencer

CLOSE

Drame – 2022 –  1h44 (Blu ray) 1h41 (DVD) – Belgique, France
Réalisation : Lukas Dhont
Scénario : Lukas Dhont, Angelo Tijssens
Distribution : Eden Dambrine, Gustav De Waele, Emilie Dequenne, Léa Drucker, Kevin Janssens, Igor Van Dessel…

Sorti en salles le 1er novembre 2022
Disponible en VOD, DVD & BR le 7 mars 2023 chez Diaphana

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Image :  16/9 – 1.66 :1
Audio :  Français DTS -HD Master Audio 5.1 & 2.0 (Blu ray) Français & Néerlandais Dolby Audio DD 5.1 (DVD)
Audiodescription pour aveugles et malvoyants Français 2.0 (Blu ray & DVD)

Le pitch
Léo et Rémi, 13 ans, sont amis depuis toujours. Jusqu’à ce qu’un événement impensable les sépare. Léo se rapproche alors de Sophie, la mère de Rémi, pour essayer de comprendre…

L'Innocent Louis Garrel & Noémie Merlant

L’avis Cin’Écrans
Quatre ans après le très mérité succès critique et public de GIRL (Caméra d’or, Queer palm…), son premier long métrage, CLOSE marquait il y a quelques mois le retour très attendu du jeune cinéaste belge Lukas Dhont.

Un retour très remarqué puisque le film a été présenté et récompensé du Grand prix du jury à Cannes en mai dernier. Depuis, le jeune réalisateur est allé faire un tour à Hollywood ou CLOSE était nommé à lOscar du meilleur film étranger après un détour par les César où il était nommé dans la même catégorie.
Sa Belgique natale n’a pas été en reste et lui a offert un véritable plébiscite en décernant au jeune réalisateur 7 Magritte du cinéma, équivalent belge de nos César, dont celui du meilleur film flamand, du meilleur espoir masculin pour Eden Dambrine et de la meilleure actrice dans un second rôle pour Emilie Dequenne.

Mais au-delà des récompenses, ce qui compte évidemment ce sont les émotions que procurent ce film qui explore les affres de de la jeunesse et les conséquences tragiques d’une amitié fusionnelle brisée en plein élan. Le film montre avec justesse ce lien très particulier qui peut unir deux êtres à une époque de la vie où un regard, un mot, une réflexion déplacée ou malvenue peuvent changer le cours de la vie de ses protagonistes. Et dans le cas de ce récit, ce sont des conséquences tragiques dont témoigne Lukas Dhont avec beaucoup de tact, d’élan et d’amour pour ses personnages.
Pour le réalisateur, il était important de « parler de ce poids éprouvé quand on se sent responsable mais qu’on ne peut pas en parler ».  En cela, CLOSE est aussi un beau et grand film sur la culpabilité de celui qui reste.

Monument d’intensité et de délicatesse, CLOSE doit beaucoup à la sincérité de ses interprètes dont ceux des deux mères du film, Léa Drucker et Emilie Dequenne. La comédienne belge qui nous avait bluffé en 2021 dans LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT d’Emmanuel Mouret (qui lui avait valu un très mérité César du second rôle féminin en 2021) nous bouleverse à nouveau, au détour de quelques séquences particulièrement bien écrites et incarnées. Et puis surtout CLOSE est la révélation d’un talent brut, celui du jeune Eden Dambrine (et ça n’enlève rien à la justesse de son partenaire Gustav de Waele) que la caméra de Lukas Dhont ne lâche pas et qui impressionne tant il est juste dans tous les registres proposés par le récit.

Si la force de CLOSE tient principalement dans son propos, il serait injuste de passer sous silence la grâce de la mise en scène de Lukas Dhont. Sans jamais nier la dimension mélodramatique de son histoire, le réalisateur tient toujours sa caméra à juste distance. Son regard, s’il est toujours très proche de ses personnages, n’est jamais voyeur. Les émotions ainsi procurées au spectateur n’en sont que plus intenses. CLOSE est un film puissant et délicat ! Un cinéma en état de grâce ! On attend donc le prochain film de Lukas Dhont avec encore plus d’impatience.

Bonus
Entretien avec Lukas Dhont (5mn)
Petite déception côté bonus. S’il se suffit parfaitement à lui-même, le film méritait plus qu’une très courte interview de son brillant réalisateur. Même si le propos est intéressant, on reste un peu sur notre faim. Pourquoi ne pas avoir proposé des images de l’aventure cannoise du film ou une rencontre avec ses remarquables interprètes ? Mystère…

Emma Thompson lâche prise et se met à nu !

Emma Thompson lâche prise et se met à nu !

MES RENDEZ-VOUS AVEC LÉO (Good Luck To You, Leo Grande)

Comédie – 2022 – 1h33 – Grande-Bretagne
Réalisation : Sophie Hyde
Scénario : Katy Brand
Distribution : Emma Thompson, Daryl McCormack…

Sorti en salles le 30 novembre 2022
Disponible en VOD & DVD le 8 mars 2023 chez Wild Side

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Image :  16/9 compatible 4/3
Audio :  Anglais DTS 5.1 – Anglais & Français Dolby Digital 5.1 – Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous titres pour sourds et malentendants

Le pitch
Nancy Stokes, enseignante à la retraite, a vécu une vie sage et sans excès. Après la mort de son mari, elle est prise d’un inavouable désir d’aventure. Elle s’offre alors les services d’un jeune escort boy, Leo Grande. Mais cette rencontre improbable pourrait leur apporter bien plus que ce qu’ils recherchaient et bouleverser le cours de leur vie…

L'Innocent Louis Garrel & Noémie Merlant

L’avis Cin’Écrans
Quels que soient les registres de ses films, c’est toujours un immense plaisir de suivre Emma Thompson dans ses aventures cinématographiques. Saluons néanmoins l’audace de la comédienne britannique qui trouve avec le personnage inhibé de Nancy Stokes, un rôle à la mesure de son talent, casse-gueule à souhait, auquel elle apporte beaucoup de subtilité et de nuance.
Cette mise à nu, dans tous les sens du terme pour la comédienne, force notre admiration et notre respect (qu’elle avait déjà 😊)
Emma Thompson impose un personnage qui, avec beaucoup de courage et la généreuse complicité du jeune Léo Grande (le très convaincant Daryl McCormack), fait l’apprentissage de la confiance, du lâcher prise et de la sensualité.

Malgré le dispositif minimaliste et quasiment théâtral de MES RENDEZ-VOUS AVEC LÉO, on est captivé par ce qui se joue entre ces deux personnages aux antipodes l’un de l’autre. Et on est aussi ému par l’abandon de soi de Nancy que par la bienveillance et la fragilité bien cachée de Léo.
Ces deux-là se sont bien trouvés et vont pouvoir grâce à quelques rendez-vous intimes (physiquement et intellectuellement) franchir un nouveau cap dans leurs vies respectives.   

Bonus
Entretien avec Emma Thompson et Daryl McCormack (11mn)
Entretien avec Sophie Hyde (10mn)

Deux entretiens classiques, d’une dizaine de minutes chacun, complètent la découverte du film en DVD.
L’interview d’Emma Thompson et Daryl McCormack permet de comprendre à quel point ce projet et son scénario détonnent dans le cinéma contemporain et pourquoi il les a tant séduits.
La confiance réciproque des deux comédiens dans le jeu et celle qu’ils ont accordé à Sophie Hyde, leur réalisatrice était primordiale pour la réussite du film.
La question du regard des autres et celle de la honte (des corps, mais aussi de la parole) y sont abordés sans fausse pudeur par les deux partenaires de jeu mais aussi par la réalisatrice.
La cinéaste, arrivée sur le projet après Emma Thompson (le rôle a été écrit pour l’actrice par la scénariste Katy Brand), nous explique également les raisons qui l’ont poussé à situer l’action de son film en journée, plutôt que la nuit et pourquoi elle l’a tourné dans l’ordre chronologique.

Sage homme… Le monde de demain à l’hôpital !

Sage homme… Le monde de demain à l’hôpital !

« On ne peut pas faire n’importe quoi… on représente un métier très technique ! » Melvin Boomer

SAGE HOMME

Après avoir raté le concours d’entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l’école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu’il s’engage sans conviction dans ce milieu exclusivement féminin, sa rencontre avec Nathalie, sage-femme d’expérience au caractère passionné, va changer son regard sur cet univers fascinant et bouleverser ses certitudes.

 

« On a le droit d’échouer mais on peut quand même trouver quelque chose auquel on n’avait pas pensé !» Jennifer Devoldere

Séduisant récit d’apprentissage, SAGE HOMME est une judicieuse comédie sociale, ancrée dans un univers rarement montré au cinéma. Sans jamais s’y complaire, Jennifer Devoldere, s’amuse des clichés qui entourent la profession de sage-femme quand elle est pratiquée par un homme. Un bel hommage à une profession méconnue et un film qui pose avec justesse la question du regard porté par les patients, les collègues, les proches. Un regard souvent bienveillant, même si ce choix de carrière peut s’avérer difficile à assumer notamment chez un jeune apprenti sage-femme, comme Léopold.  

« y’a des images qui attaquent la libido, mais ça reste magnifique un accouchement ! » Melvin Boomer

Avec la complicité de comédien.ne.s très investi.e.s, la scénariste réalisatrice accouche d’un feel good movie sensible et pertinent qui fait passer avec aisance le spectateur du rire aux larmes.
Karin Viard trouve dans le personnage très investi de Nathalie, un rôle qui explore parfaitement sa riche palette de jeu. Quant à Melvin Boomer, le jeune comédien confirme tout le bien que l’on pensait de lui après son incarnation très remarquée de JoeyStarr dans LE MONDE DE DEMAIN, la série de Katell Quillévéré.
Avant de le retrouver très bientôt aux côtés d’Alice Isaaz dans une nouvelle série Canal+ intitulée 66-5, je vous invite à l’écouter évoquer avec sa réalisatrice, cette expérience de SAGE HOMME. Une interview réalisée en novembre dernier, à l’occasion de la présentation de SAGE HOMME au Festival du film de Sarlat.

SAGE HOMME
Un film de Jennifer Devoldere
Scénario de Jennifer Devoldere et Cécile Sellam
Avec Karin Viard, Melvin Boomer, Steve Tientcheu, Tracy Gotoas, Théodore Levisse, Bruce Dombolo, Nadia Roz…
Comédie – 1H40 – France
Sortie en salles le 15 mars 2023

INTERVIEW JENNIFER DEVOLDERE & MELVIN BOOMER

Nos cérémonies, un audacieux conte d’été …
Nos cérémonies, un audacieux conte d’été …

C’est toute la complexité et l’ambiguïté d’une relation fraternelle que nous invite à explorer Simon Rieth, avec ce premier long métrage en forme de conte estival fantastique. Une première œuvre étonnante et détonante dans le paysage cinématographique français. A (re)découvrir désormais en DVD …

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Albert Serra, Benoît Magimel et un film “Hors de contrôle”

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PACIFICTION, TOURMENT SUR LES ÎLES

Drame – espionnage – 2022 – 2h45 (Blu ray) 2h40 (DVD) – France, Espagne, Allemagne, Portugal
Réalisation : Albert Serra
Scénario : Albert Serra
Distribution : Benoît Magimel, Pahoa Mahagafanau, Marc Susini…

Sorti en salles le 9 novembre 2022
Disponible en VOD, DVD & BR le 7 mars 2023 chez Blaq Out

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Image :  16/9 – 2.39 :1
Audio :  Français DTS -HD Master Audio 5.1 & 2.0 (Blu ray) Français Dolby Audio DD 5.1 & 2.0 (DVD)
Audiodescription pour aveugles et malvoyants (Blu ray & DVD)

Le pitch
Sur l’île de Tahiti, le Haut-Commissaire de la République De Roller, représentant de l’État Français, est un homme de calcul aux manières parfaites. Dans les réceptions officielles comme les établissements interlopes, il prend le pouls d’une population locale d’où la colère peut émerger à tout moment. D’autant plus qu’une rumeur se fait insistante : on aurait aperçu un sous-marin dont la présence fantomatique annoncerait une reprise des essais nucléaires français…

L'Innocent Louis Garrel & Noémie Merlant

L’avis Cin’Écrans
Encensé par les uns, détesté par les autres, le sixième long métrage du fantasque réalisateur espagnol déroute tout autant qu’il séduit. On est fasciné par la propension d’Albert Serra à laisser s’installer des séquences dans une langueur quasi hypnotique. Jamais, le cinéaste ne semble craindre l’ennui, bien au contraire, il laisse du temps au temps et joue en permanence avec un spectateur à qui il demande une participation active, tout au long du film.

PACIFICTION, TOURMENT SUR LES ÎLES explore l’âme humaine dans un récit paranoïaque, à l’atmosphère onirique, voire opaque, qui empreinte les voies du thriller ou du film d’espionnage avec une véritable audace.

Le magnifique travail d’Arthur Tort (César de la meilleure photographie pour le film) sur la lumière de PACIFICTION, TOURMENT SUR LES ÎLES apporte à cette œuvre hallucinée et hallucinante un supplément d’âme et une belle dimension crépusculaire.

Mais s’il ne devait rester qu’un argument pour vous donner envie de découvrir le film d’Albert Serra, il se résumerait à un nom : Benoît Magimel.
L’acteur récompensé d’un César l’an passé pour son travail sur DE SON VIVANT d’Emmanuelle Bercot, trouve avec le personnage de De Roller un rôle « monstre » qu’il habite de manière hallucinante. Avec à la clé un second César tellement mérité…  

Au final, PACIFICTION, TOURMENT SUR LES ÎLES s’avère être une troublante et fascinante expérience de cinéma qui ne peut laisser indifférent. C’est déjà beaucoup…

Bonus
Entretien avec le réalisateur Albert Serra (27 minutes)

A l’instar de ses films, écouter Albert Serra parler de son travail est en soi une expérience, tant son propos semble libre et différent de celui de la grande majorité de ses confrères ou consœurs cinéastes.

Au cours de cet intéressant entretien réalisé en français (sous-titré par son éditeur Blaq Out), Albert Serra revient sur la genèse de ce film dont il dit lui-même qu’il est « hors de contrôle » et sur son dispositif spécifique de mise en scène.

On apprend ainsi, entre autres, qu’il a essentiellement tourné de très longues prises, avec trois caméras (et à la clé, 540 heures de rushes !!!). Pour le réalisateur, cette façon de procéder fait perdre aux acteurs (à qui il ne donne pas non plus de scénario) tout espoir de communiquer avec la caméra !
On imagine aisément combien cette expérience singulière doit être déstabilisante pour les comédiens. On aurait d’ailleurs adoré avoir leur point de vue et notamment celui de Benoît Magimel que le réalisateur qualifie de « sauvage et rock’n roll ».

A noter que, non sans humour, Albert Serra agrémente ce bonus de quelques révélations étonnantes sur le montage de PACIFICTION, TOURMENT SUR LES ÎLES « qui ne répond à aucune logique interne du film » et sur sa post production, avec notamment une géniale anecdote sur la séquence des jumelles. Un propos que je vous laisse le plaisir de découvrir par vous-même.      

Le + Cin’Écrans
Retrouvez ci-dessous une courte interview d’Albert Serra, de son directeur de la photographie et monteur Arthur Tort, ainsi que de son producteur Pierre-Olivier Bardet. Une interview réalisée pour l’Académie des César, à l’occasion du dîner des nommés 2023.  
Paroles de nommés…

INTERVIEW ALBERT SERRA, ARTHUR TORT & PIERRE-OLIVIER BARDET