En salle – Ouistreham –  En immersion

En salle – Ouistreham – En immersion

- Ouistreham -

OUISTREHAM d’Emmanuel Carrère avec Juliette Binoche, Hélène Lambert, Léa Carne…
Drame 2021 – 1H46  – France
Sortie en salles le 12 janvier 2022

Marianne Winckler, écrivaine reconnue, entreprend un livre sur le travail précaire. Elle s’installe près de Caen et, sans révéler son identité, rejoint une équipe de femmes de ménage. Confrontée à la fragilité économique et à l’invisibilité sociale, elle découvre aussi l’entraide et la solidarité qui unissent ces travailleuses de l’ombre.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la force de la dénonciation et la précision quasi-documentaire de ce film qui dénonce le quotidien de ces « invisibles », des femmes fortes, déterminées et solidaires, mais aussi usées par leurs journées sans fin…   OUISTREHAM leur donne la parole à travers un récit riche, librement adapté du livre de Florence Aubenas « Quai de Ouistreham ».

2/ OUISTREHAM est bien plus qu’un puissant drame social, grâce à l’intérêt porté par le réalisateur et sa comédienne principale aux conséquences du mensonge de Marianne Winckler. L’amitié forte et fragile à la fois qui lie Marianne à ces femmes de l’ombre aboutit forcément à une trahison et une nouvelle forme de violence dans leurs vies. Cette question autour de l’éthique du métier d’écrivain et de la notion de confiance que pose le film est absolument passionnante. Jusqu’où peut-on mentir pour aider ou soutenir quelqu’un sans le blesser ? Pas simple d’y répondre en quelques mots…

3/
Cette question complexe trouve d’ailleurs un véritable écho dans le choix de casting opéré par le réalisateur. Pour donner chair et vie à son film et ses personnages, Emmanuel Carrère a fait le choix de ne filmer quasiment que des actrices non professionnelles, face à Juliette Binoche, initiatrice opiniâtre de ce projet.
L’actrice trouve avec ce personnage d’écrivaine, déterminée à aller au bout de son projet immersif malgré ses interrogations et ses doutes, l’un de ses meilleurs rôles. On se souviendra longtemps de nombreuses séquences du film, notamment celles dont elle partage l’affiche avec Hélène Lambert (formidable dans le personnage de Christelle), comme lors de leur halte en bord de la mer… Un « océan » sépare alors ces deux femmes qui semblaient pourtant si proches quelques instants plus tôt…

Interview – Placés – Nessim Chikhaoui & Lucie Charles-Alfred

Interview – Placés – Nessim Chikhaoui & Lucie Charles-Alfred

"Je ne suis pas du milieu, pas très réputé et je ne connais personne... " Nessim Chikhaoui

Parce qu’il a oublié sa carte d’identité, Elias ne peut passer les épreuves du concours d’entrée à Sciences Po. À la recherche d’un job en attendant de pouvoir se présenter à nouveau, il devient éducateur dans une Maison d’Enfants à Caractère Social.

C’est à partir de sa propre expérience d’éducateur, durant 7 ans, dans une maison d’enfants que Nessim Chikhaoui a écrit le scénario de son premier long-métrage, en tant que réalisateur.
Co-scénariste des 3 derniers « TUCHE » mais aussi du DOUDOU, le cinéaste a souhaité mettre, à l’image d’un film comme PATIENTS, beaucoup de comédie et de vie dans son récit, sans occulter les moments plus difficiles rencontrés au quotidien par ces jeunes et leurs éducateurs.

C’est à l’occasion du Festival de Sarlat, où le film a été présenté avec succès en novembre dernier, que j’ai eu le plaisir de rencontrer Nessim Chikhaoui et Lucie Charles Alfred, véritable révélation du film dans le rôle d’Emma …

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En salle – Jane par Charlotte – Mélancolie heureuse…

En salle – Jane par Charlotte – Mélancolie heureuse…

- Jane par Charlotte -

JANE PAR CHARLOTTE de Charlotte Gainsbourg avec Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg
Documentaire 2021 – 1H30
Sortie en salles le 12 janvier 2022

Charlotte Gainsbourg a commencé à filmer sa mère, Jane Birkin, pour la regarder comme elle ne l’avait jamais fait. La pudeur de l’une face à l’autre n’avait jamais permis un tel rapprochement. Mais par l’entremise de la caméra, la glace se brise pour faire émerger un échange inédit, sur plusieurs années, qui efface peu à peu les deux artistes et les met à nu dans une conversation intime inédite et universelle pour laisser apparaître une mère face à une fille. Jane par Charlotte…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la magnifique déclaration d’amour d’une fille à sa mère et l’immense pudeur (voire une étonnante forme de timidité), que l’on devinait au fil du temps, entre Jane et Charlotte mais que le film dévoile de la plus belle des manières.
Jamais le spectateur n’est dans une position de voyeur, il est simplement invité à partager avec ces deux femmes et les fantômes de leurs vies, de beaux instants d’intimité, de questionnements et de vérité. Si leur vie a parfois été exposée de manière triviale, ici c’est une forme de douceur qui prend place, peu à peu, pour explorer le cœur de leur relation.

2/ Si l’on comprend dès l’ouverture du documentaire que son élaboration n’a pas forcément été très simple, on est régulièrement bouleversé par la teneur des échanges et par de nombreuses séquences comme celle où Charlotte invite Jane à revenir dans la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris, ou elles ont vécu de nombreuses années.
On est aussi régulièrement étonné par la désarmante sincérité de la muse du grand Serge et par la singularité de certains moments, comme lorsque Jane fait part à sa fille de sa peur constante d’avoir « mal fait » avec ses enfants, de son rapport au corps qui change et vieillit ou quand elle dit à Charlotte, qu’enfant elle l’intimidait…

3/ Parce que le titre de ce film qui procure une forme de mélancolie heureuse (merci Tim Dup 😊) n’est pas tout à fait juste, tant il s’agit en réalité d’un portrait croisé de Jane par Charlotte et de Charlotte par Jane… Un film bouleversant et d’une grâce infinie sur l’amour maternel et le temps qui passe.

Interview – Adieu Monsieur Haffmann – Fred Cavayé

Interview – Adieu Monsieur Haffmann – Fred Cavayé

" Je sais depuis le début que Gilles est un grand comédien mais là j'en ai eu la confirmation..."

Le Festival de Sarlat porte chance à Fred Cavayé. En effet, son 1er long métrage POUR ELLE avait reçu le Grand Prix de la ville de Sarlat en 2008. Et au mois de novembre dernier, ADIEU MONSIEUR HAFFMANN, son 6ème long métrage (7 si on compte le sketch des INFIDELES qu’il a réalisé en 2012) est reparti du festival auréolé d’un prix d’interprétation féminine pour l’excellente Sara Giraudeau et de la Salamandre d’or, le grand prix du meilleur film décerné par le public…
Des récompenses de bon augure alors que le film sort en salles ce 12 janvier.

Très librement adapté de la pièce de théâtre de Jean Philippe Daguerre, ADIEU MONSIEUR HAFFMANN raconte l’histoire d’un pacte passé entre un bijoutier juif, son employé et sa femme pendant la seconde guerre mondiale.

Ce quasi huis-clos est l’occasion pour le réalisateur de travailler pour la première fois avec Daniel Auteuil et Sara Giraudeau, mais il marque également sa troisième collaboration avec Gilles Lellouche. L’acteur confirme ici après, entre autres, LE SENS DE LA FÊTE, PUPILLE ou BAC NORD, qu’il est devenu une figure incontournable de notre cinéma, avec un vrai sens de la variété et de la curiosité dans le choix de ses rôles.

C’est quelques heures avant cette première projection publique d’ADIEU MONSIEUR HAFFMANN que j’ai eu le grand plaisir de retrouver Fred Cavayé, avec qui je partage le souvenir d’une interview mémorable en fin de nuit, sur le tournage d’A BOUT PORTANT…
Je vais essayer de retrouver le sujet pour visionnage 🙂

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Interview – Rosy – Marine Barnérias

Interview – Rosy – Marine Barnérias

« Comment je vais faire pour cohabiter avec quelque chose que je déteste ? »

Rosy, c’est le surnom que Marine Barnérias donne à la maladie lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaque, à l’âge de 21 ans

La jeune étudiante décide alors de partir pour un long voyage initiatique dans 3 pays : la Nouvelle-Zélande, la Birmanie et la Mongolie.

C’est son périple au long cours pour la vie, que Marine, 26 ans aujourd’hui, nous invite à partager dans ROSY, un documentaire qu’elle a construit à partir de la trentaine d’heures de rush accumulés au fil de son voyage…

J’ai eu l’immense plaisir de croiser la route de Marine Barnérias en août dernier, quelques heures seulement après la toute première projection publique de ce film si intime, si intense, dans le cadre du Festival du film francophone d’Angoulême…
L’actrice réalisatrice était encore bouleversée par l’attention et l’accueil accordés à ce film qui, selon ses propres mots, n’aurait jamais dû exister…

 

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