Interview – La revanche des crevettes pailletées – Allons-y gayment !

Interview – La revanche des crevettes pailletées – Allons-y gayment !

« Sublimer la légèreté, c’est quelque chose d’essentiel, on peut être léger, fou, folle et avoir un cerveau ! Et je trouve très bien de le raconter… » Geoffrey Couët

Alors qu’elles sont en route pour les Gay Games de Tokyo, les Crevettes Pailletées ratent leur correspondance et se retrouvent coincées au fin fond de la Russie, dans une région particulièrement homophobe…

C’est à l’occasion d’une avant-première du film à La Rochelle que j’ai pu retrouver une partie de l’équipe des Crevettes pailletées pour évoquer leurs nouvelles aventures sur grand écran, 3 ans à peine après leur premier beau succès.

Cédric Le Gallo
« L’humour, c’est l’arme du film et l’arme des crevettes… » 

Cédric Le Gallo, coréalisateur des deux films (avec Maxime Govare) et ses acteurs Geoffrey Couët, Roland Menou et Romain Lancry sont revenus pour Cin’Ecrans sur la naissance de ce second film, ses thématiques multiples et la manière décomplexée de les aborder.
Nous avons également parlé du tournage, pas vraiment de tout repos, d’une très grande partie du film en Ukraine.

Geoffrey Couët à propos des équipes de tournage ukrainiennes
« On est très admiratifs de leur force, de leur courage…Ils nous disent : Ne nous oubliez-pas, ne soyez pas silencieux, parlez de ce qui nous arrive… » 

Les terribles circonstances font que le propos du film et les souvenirs de son tournage prennent aujourd’hui une curieuse et toute autre dimension.

Années 20, la série live… en attendant le film

Années 20, la série live… en attendant le film

Années 20 est un projet un peu fou mais qui mérite toute l’attention du métier et des spectateurs que nous sommes tous. Et qui trouve aujourd’hui un prolongement plus que cohérent dans la promotion de sa sortie en salles le 27 avril prochain…

Cette expérience folle du long-métrage est celle d’une bande de jeunes artistes (24 comédien.ne.s et 16 technicien.ne.s) qui se sont lancé le pari gonflé de réaliser, au sortir du premier confinement, un plan-séquence d’une heure trente en plein cœur de Paris…
J’ai réalisé pour Cin’Ecrans, une interview d’une petite partie de cette enthousiaste équipe, à l’occasion de l’Avant-première du film au CGR-Les minimes de La Rochelle.

L’occasion d’évoquer évidemment ce film qui célèbre la force de la jeunesse et celle du collectif, mais aussi de parler leur rapport au cinéma ainsi que la manière dont ils ont eu envie de réinventer la promotion à travers un projet complémentaire, celui de réaliser, dans la journée qui précède chaque soirée d’avant-première, et sur le même principe que le long, un court-métrage en plan séquence d’une dizaine de minutes. Le film tourné dans la journée est diffusé dans la foulée, avant ANNEES 20, le film.

En attendant de partager avec vous cette interview, je vous invite plus que chaleureusement à découvrir une présentation du projet par l’une de ses principales protagonistes, la comédienne et scénariste Noémie Schmidt.

Vous trouverez également ci-dessous les deux premiers épisodes de ANNEES 20, la série live, tournés sur les premières dates de la tournée à Nantes et La Rochelle.

ANNEES 20, LA SERIE

Episode 1 – Nantes (tourné le 10 avril)
Episode 2 – La Rochelle
(tourné le 11 avril)

En salle – En corps – The show must go on…

En salle – En corps – The show must go on…

- EN CORPS -

EN CORPS de Cédric Klapisch
Avec Marion Barbeau, Hofesh Shechter, Denis Podalydès, Pio Marmaï, François Civil, Souheila Yacoub, Muriel Robin…
Comédie dramatique – 2021 – 2h00 – France
Sortie en salles le 30 mars 2022

Elise, 26 ans est une grande danseuse classique. Elle se blesse pendant un spectacle et apprend qu’elle ne pourra plus danser. Dès lors sa vie va être bouleversée, Elise va devoir apprendre à se réparer…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Cela fait quelques années que Cédric Klapisch tourne autour du monde de la danse à travers de nombreuses captations de spectacles pour l’Opéra de Paris et avec le documentaire-portrait AURELIE DUPONT, L’ESPACE D’UN INSTANT. Cette fois-ci c’est par le biais de la fiction que le réalisateur nous invite à partager sa passion pour la danse.  
Avec ce quatorzième et palpitant long-métrage, le généreux réalisateur ajoute une œuvre majeure à son déjà très riche parcours.
Afin d’être immédiatement plongé dans l’ambiance, EN CORPS s’ouvre sur une longue et ambitieuse séquence de danse classique, alors même que son personnage principal ne nous a pas été présenté. La suite est au diapason et la caméra de Cédric Klapisch ne lâche plus d’un chausson sa jeune héroïne qu’un accident oblige à se remettre en question…  Le spectateur s’émerveille, s’émeut et vibre au diapason d’Elise qui se découvre et s’ouvre aux autres, en même temps qu’elle se réinvente grâce à d’autres formes de danse…

2/ Cédric Klapisch prouve une fois de plus son amour des acteurs avec un casting qui regroupe quelques habitués de son cinéma comme les deux frères de CE QUI NOUS LIE François Civil et Pio Marmaï (au coeur de deux séquences jubilatoires) mais aussi quelques petits nouveaux comme Souheila Yacoub (CLIMAX de Gaspar Noé, ENTRE LES VAGUES d’Anaïs Volpé…), Denis Podalydès et une Muriel Robin très surprenante. La comédienne aborde ici frontalement le registre de l’émotion (mais avec toujours une pointe d’humour), avec son très beau personnage de propriétaire de résidence pour artistes. Espérons que sa remarquable composition inspirera d’autres metteurs en scène à l’avenir.
Et EN CORPS doit bien sûr une grande partie de sa réussite au choix du réalisateur d’avoir offert le rôle d’Elise à Marion Barbeau.
Cette actrice novice mais douée et danseuse émérite de l’Opéra de Paris se prête avec une gourmandise non dissimulée aux joies de la danse contemporaine avec les danseurs de la magnifique compagnie du danseur chorégraphe et compositeur israélien Hofesh Shechter.

3/
Pour la mise en scène affutée de Cédric Klapisch entièrement dédiée au mouvement et à la vie. Rarement la passion de la danse et le langage du corps n’auront et été aussi bien filmés, avec une caméra toujours à la bonne place.
Le cinéaste a privilégié la notion de plaisir intense procuré par la danse plutôt que de montrer les souffrances infligées au corps pour atteindre une certaine forme de perfection, même si la notion de douleur et de dépassement de soi est néanmoins présente dans le film. Ce parti pris de partager le bonheur des danseurs et son plaisir de spectateur-réalisateur est plus que communicatif. Et en fin de projection, on n’a qu’une envie, celle de crier « Encore… En corps ! »

En salle – L’ombre d’un mensonge – L’air de rien…

En salle – L’ombre d’un mensonge – L’air de rien…

- L'OMBRE D'UN MENSONGE -

L’OMBRE D’UN MENSONGE de Bouli Lanners
Avec Michelle Fairley, Bouli Lanners, Andrew Still, Julian Glover, Clovis Cornillac…

Drame – Romance 2021 – 1H39 – France
Sortie en salles le 23 mars 2022

Phil s’est exilé dans une petite communauté presbytérienne sur l’Île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Une nuit, il est victime d’une attaque qui lui fait perdre la mémoire. De retour sur l’île, il retrouve Millie, une femme de la communauté qui s’occupe de lui. Alors qu’il cherche à retrouver ses souvenirs, elle prétend qu’ils s’aimaient en secret avant son accident…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Ce cinquième long-métrage de l’excellent Bouli Lanners vous prend par surprise. Avec ce film hors du temps, l’acteur-réalisateur ne joue jamais le jeu de la séduction facile. L’OMBRE D’UN MENSONGE ne cherche jamais à s’imposer mais finit par vous gagner au fil du temps passé en compagnie de ses deux personnages principaux.
Le film est un parfait reflet de son territoire géographique, celui d’une ile écossaise isolée, séduisante mais rugueuse, avec des habitants au caractère corseté voire revêche qu’il faut apprivoiser. 

2/ A ce territoire parfois hostile s’oppose la grande douceur du personnage incarné par Bouli Lanners.
Derrière sa truculence et sa bonhommie naturelle, on devinait aisément une grande sensibilité, planquée derrière beaucoup de pudeur. Et c’est un vrai bonheur de voir le comédien belge baisser à ce point la garde pour s’abandonner à ce personnage qui nous bouleverse.  
Il faut dire qu’il est particulièrement bien accompagné par Michelle Fairley (GAME OF THRONES) qui donne corps avec beaucoup de subtilité à ce personnage de femme prisonnière de son mensonge, jusqu’au jour où… 

3/
On sent à travers la richesse de composition de l’image et la très belle photographie du film (signée Frank Van Den Eeden) tout l’amour que Bouli Lanners porte à l’Ecosse.
S’ajoutent à cela quelques sublimes idées de mise en scène comme ces plans d’une infinie délicatesse sur les mains et les doigts de Phil et Millie qui se cherchent et se lient… ou à travers la séquence d’échanges de regards pudiques à travers un jeu de miroir…
Bref, l’air de rien, L’OMBRE D’UN MENSONGE est bien parti pour hanter durablement notre mémoire.   

Interview – Une mère – Sylvie Audcoeur & Darren Muselet

Interview – Une mère – Sylvie Audcoeur & Darren Muselet

« Je veux apprendre, je veux évoluer, je veux changer de type de personnage… » Darren Muselet

Aline n’a jamais réussi à faire le deuil de son fils mort à 17 ans dans une rixe. Quand elle croise par hasard son agresseur, tout juste sorti de prison, elle décide d’échafauder un plan pour se venger. Aussi déterminée soit-elle, Aline commence à douter au fur et à mesure qu’elle apprend à connaître le jeune homme.

Sur un scénario tendu que n’aurait sans doute pas renié Claude Chabrol, la comédienne Sylvie Audcoeur nous livre une première réalisation tendue, un quasi-huis-clos qui emprunte les chemins du thriller pour nous parler de la très délicate et intime question de la vengeance et de la « monstruosité » de chacun.e …

C’est à l’occasion de la toute première projection publique d’UNE MERE, en octobre dernier, lors du Festival International du film de Saint-Jean-de-Luz que j’ai eu le grand plaisir d’interviewer la réalisatrice Sylvie Audcoeur et Darren Muselet, partenaire principal de Karin Viard dans le film.
Un jeune acteur remarqué notamment dans JEUNESSE SAUVAGE de Frédéric Carpentier et MON FRERE de Julien Abraham, mais fébrile au moment de répondre à quelques questions sur UNE MERE, d’autant qu’il n’allait découvrir le film que quelques heures plus tard, en présence de son tout premier public.

INTERVIEW
Sylvie Audcoeur – Darren Muselet