Houria, chorégraphie de l’intime…

Houria, chorégraphie de l’intime…

HOURIA

Drame – 2023 – 1H38 – France
Réalisation : Mounia Meddour
Scénario : Mounia Meddour
Distribution : Lyna Khoudri, Rachida Brakni, Nadia Kaci…

Sorti en salles le 15 mars 2023

Disponible en DVD & VOD le 19 juillet 2023 – Le Pacte
16/9 – 2.39:1 – Français 5.1 et 2.0 – Sous-titres pour sourds et malentendants – Audiodescription en Français

Le pitch
Alger. Houria est une jeune et talentueuse danseuse. Femme de ménage le jour, elle participe à des paris clandestins la nuit. Mais un soir où elle a gagné gros, elle est violemment agressée par Ali et se retrouve à l’hôpital. Ses rêves de carrière de ballerine s’envolent. Elle doit alors accepter et aimer son nouveau corps. Entourée d’une communauté de femmes, Houria va retrouver un sens à sa vie en inscrivant la danse dans la reconstruction et sublimation des corps blessés…

Le film ***
PAPICHA, son premier film avait valu à Mounia Meddour une très belle reconnaissance critique et publique avec notamment deux César, celui du meilleur premier film et celui du meilleur espoir féminin pour Lyna Khoudri.

La réalisatrice et son actrice fétiche sont donc de retour avec HOURIA, fascinant portrait d’une jeune femme murée dans le mutisme, que la danse et un groupe de femmes vont aider à refaire surface.

« Un film assez indispensable pour moi, dans la continuité de PAPICHA » Mounia Meddour

Une fois de plus, la puissance et la subtilité du jeu de Lyna Khoudri, qui passe ici essentiellement par le corps et le regard, subjuguent. L’actrice est le cœur vibrant et incandescent de ce film sur la reconstruction qui célèbre avec force la sororité.

S’il est, au premier abord, moins surprenant que son premier film, le souvenir d’HOURIA reste assez fort grâce évidemment à ses comédiennes, à la puissance des chorégraphies mais aussi par sa manière de dépeindre les blessures d’une Algérie qui se reconstruit, petit à petit, à l’image de son personnage principal.

Bonus ***
Entretien avec Mounia Meddour et Lyna Khoudri (10mn)
10 petites minutes d’un entretien croisé avec la réalisatrice et sa comédienne fétiche sont ici proposés en bonus. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur la genèse et la réalisation de ce film qui fait suite à leur très beau premier succès en commun PAPICHA.

Le + Cin’Écrans
C’est à l’occasion de la présentation au Festival du film de Sarlat en novembre dernier que nous avons pu échanger avec Mounia Meddour à propos de ce film si important au cœur de la réalisatrice

INTERVIEW MOUNIA MEDDOUR

« En quête » de vérité pour La Syndicaliste, Maureen Kearney

« En quête » de vérité pour La Syndicaliste, Maureen Kearney

LA SYNDICALISTE

Thriller – Drame – 2023 – 2H02 (blu-ray) 1H57 (DVD) – France
Réalisation : Jean-Paul Salomé
Scénario : Fadette Drouard et Jean-Paul Salomé d’après l’œuvre de Caroline Michel-Aguirre
Distribution : Isabelle Huppert, Grégory Gadebois, François-Xavier Demaison, Yvan Attal, Marina Foïs, Pierre Deladonchamps…

Sorti en salles le 1er mars 2023

Disponible en Blu-ray, DVD & VOD le 12 juillet 2023 – Le Pacte
16/9 – 2.35:1 – Français 5.1 et 2.0 – Audiodescription en Français

Le pitch
Un matin, Maureen Kearney est violemment agressée chez elle. Elle travaillait sur un dossier sensible dans le secteur nucléaire français et subissait de violentes pressions politiques. Les enquêteurs ne retrouvent aucune trace des agresseurs… Est-elle victime ou coupable de dénonciation mensongère ?

Le film ****
En 1987, Maureen Kearney est engagée comme professeure d’anglais au sein d’Areva, fleuron du nucléaire civil français. Elle devient ensuite représentante syndicale de la CFDT. En 2012, elle enquête sur des contrats secrets passés entre la France et la Chine, persuadée que les salariés en seront les grands perdants. Son engagement lui vaut de subir de multiples pressions et menaces avant d’être agressée par un homme, chez elle, dans les Yvelines.

Ce tragique fait divers a été raconté par la journaliste Caroline Michel-Aguirre dans La Syndicaliste. C’est la découverte de ce livre et du parcours hors du commun de Maureen Kearney qui a donné envie à Jean-Paul Salomé de s’en emparer pour porter cette histoire sur grand écran. Bien lui en a pris ! LA SYNDICALISTE est sans aucun doute le film le plus abouti de sa carrière, le puissant récit d’un drame humain doublé d’un passionnant thriller politico-économique qui n’est pas sans évoquer ERIN BROCKOVICH (le film de Steven Soderbergh en 2000), dans la description du combat d’une femme «seule contre tous » !

LA SYNDICALISTE est l’occasion pour le réalisateur de retrouver Isabelle Huppert qu’il avait déjà dirigé dans un tout autre registre, celui de la comédie pour LA DARONNE, en 2020. La comédienne impressionne une fois de plus, dans le rôle de cette femme prise dans les engrenages d’un pouvoir qui la dépasse.
A ses côtés, un brillant casting composé de Grégory Gadebois, Marina Foïs, Yvan Attal, Pierre Deladonchamps, François-Xavier Demaison ou bien encore Gilles Cohen, tous au diapason de la brillante interprète de Maureen Kearney

Bonus ****
Entretien avec Jean-Paul Salomé (30mn)
Entretien avec Maureen Kearney (14mn)
+ Sur un DVD bonus – Edition spéciale Fnac :
L’AFFAIRE MAUREEN KEARNEY, une mini-série documentaire en deux épisodes (2x52mn) de Nina Robert sur une idée de Denis Robert.

Deux entretiens sont proposés en bonus avec le DVD et le Blu-ray.
La journaliste de Télérama Guillemette Odicino a rencontré Jean-Paul Salomé pour les besoins spécifiques de cette sortie BR/DVD.
L’occasion, pour elle, d’interroger le réalisateur sur la genèse du projet, sa dimension politique (qui n’est apparue que tardivement au réalisateur), sa nouvelle collaboration avec Isabelle Huppert après LA DARONNE, sur un plan de tournage spécifique du film, mais aussi sur son succès et ses conséquences dans la vie de Maureen Kearney. Maureen Kearney, justement, que l’on retrouve dans un second entretien réalisé à l’époque de la sortie du film en salles.
On est heureux d’y apprendre, entre autres, que ce film a fait beaucoup de bien à la « syndicaliste », elle qui 3 ans plus tôt était encore considéré, selon ses propos, comme une mythomane, une folle…

A noter, l’excellente initiative de la Fnac qui propose en association avec Le Pacte, éditeur de cette sortie vidéo, un DVD bonus avec le documentaire réalisé par Nina Robert, L’AFFAIRE MAUREEN KEARNEY.
Un film en deux parties qui revient, à travers de nombreux témoignages, dont celui de sa principale protagoniste, sur la terreur physique et psychologique subie par Maureen Kearney, qui a payé très cher sa décision de révéler une affaire d’État…
Un document passionnant et très complémentaire du récit fictionné de cette tragique histoire, par Jean-Paul Salomé.

Le + Cin’Écrans
Rencontrer Maureen Kearney est, dans un premier temps, déstabilisant tant Ia ressemblance physique d’Isabelle Huppert avec la syndicaliste qu’elle incarne est frappante. On oublie néanmoins très rapidement ce « détail » pour se passionner par la manière dont cette femme forte, d’origine irlandaise, nous relate son parcours, sa terrible mésaventure et ses conséquences sur son quotidien.

« Plus jamais ça ! » Maureen Kearney

Retrouvez ci-dessous l’interview de Maureen Kearney réalisée en décembre 2022 lors du Festival du film de société de RoyanLA SYNDICALISTE a obtenu le Prix du public.

INTERVIEW MAUREEN KEARNEY

Mon crime… presque parfait !

Mon crime… presque parfait !

MON CRIME

Comédie – 2023 – 1H43 (Blu-ray) 1H39 (DVD) – France/Belgique
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon & Philippe Piazzo d’après la pièce de Georges Berr & Louis Verneuil
Distribution : Nadia Tereszkiewicz, Rebecca Marder, Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, Dany Boon, André Dussolier…

Sorti en salles le 8 mars 2023

Disponible en Blu-ray – double  DVD & VOD le 12 juillet 2023 – Gaumont
16/9 – 2.39 :1 –Français 5.1 et 2.0 – Sous-titres français pour sourds et malentendants – Audiodescription Français 2.0

Le pitch
Dans les années 30 à Paris, Madeleine Verdier, jeune et jolie actrice sans le sou et sans talent, est accusée du meurtre d’un célèbre producteur. Aidée de sa meilleure amie Pauline, jeune avocate au chômage, elle est acquittée pour légitime défense. Commence alors une nouvelle vie, faite de gloire et de succès, jusqu’à ce que la vérité éclate au grand jour…

Le film ****
Avec ce 22e long métrage, François Ozon retrouve ce ton de la comédie qui lui a si bien réussi par le passé avec des films comme POTICHE ou 8 FEMMES.

Très librement adapté de Mon crime, une pièce de théâtre de 1934, dont le réalisateur a néanmoins conservé le contexte historique et politique, le film pointe des préoccupations très contemporaines comme les rapports de pouvoir, le poids du patriarcat ou bien encore la sororité.
Rien dans ce film, qui assume parfaitement sa part de théâtralité, n’est empesé, voire ampoulé.

Avec MON CRIME François Ozon nous régale d’une comédie tendre et féroce, aux dialogues enlevés et dont l’esprit virevoltant n’est pas sans rappeler ces fameuses screwball comedy (comédies loufoques) qui ont fait les beaux jours du cinéma hollywoodien avec des films comme CERTAINS L’AIMENT CHAUD (1959) de Billy Wilder, L’IMPOSSIBLE MONSIEUR BÉBÉ (1938) d’Howard Hawks, THE SHOP AROUND THE CORNER (1945) de Ernst Lubitsch, ou bien encore CETTE SACRÉ VÉRITÉ (1937) de leo McCarey.
Il faut dire que le cinéaste est particulièrement bien épaulé par un casting 5 étoiles, à commencer par Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder, très complices et complémentaires dans le jeu et dont on sent parfaitement à quel point elles se sont amusées à créer leurs personnages.
Saluons l’audace de François Ozon d’avoir offert à ces deux jeunes, mais déjà brillantes, comédiennes, des partenaires solides comme Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, Dany Boon ou André Dussolier, qui composent, eux aussi et avec gourmandise, des personnages réjouissants, hauts en couleurs.

Ajoutez à cela, le soin particulier apporté aux décors, aux costumes, à la musique et vous obtenez une savoureuse comédie populaire (le film a rassemblé plus d’un million de spectateurs) et bien moins anodine ou désuète que ne laissait présager son point de départ.

Bonus ****
Making of (90mn)
Entretien avec François Ozon, Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder (16mn)
Essais costumes et lumières (6mn)
Projet d’affiches : diaporama en musique (3mn)
Bêtisier (19mn)
9 scènes coupées (5mn)
Bande-annonce

Rares sont les films français à être accompagnés d’autant de bonus. Saluons donc Gaumont, son éditeur, de régaler à ce point.

Pour l’anecdote, dans le très complet making of du film, quand Nadia Tereszkiewicz s’étonne d’être « encore » filmée à distance pour un bonus qui, selon elle, n’intéressera pas grand monde, François Ozon lui répond, non sans humour, qu’au contraire, les spectateurs sont friands de ce type de document… Et on ne peut qu’approuver avec un contenu aussi riche et d’une telle honnêteté.
En effet, on y découvre à la fois l’envers parfois glamour du décor mais aussi les difficultés rencontrées au quotidien et le caractère bien trempé de son réalisateur qui ne se montre pas toujours sur son meilleur jour. Son exigence et son intransigeance sont toutefois largement tempérées par l’amour indéfectible de François Ozon pour son tournage et surtout pour ses comédiens et comédiennes qui le lui rendent bien.
La complicité entre le metteur en scène et ses deux principales comédiennes est tout aussi palpable dans l’entretien croisé également proposé en bonus.

Si l’on reste un peu sur notre faim avec les scènes coupées qui auraient, peut-être, mérité un mot d’explication du réalisateur, on est séduit par le diaporama présentant les très nombreux projets d’affiche imaginées pour la sortie du film en salles.

Reste enfin, le bêtisier qui ressemble plutôt à un condensé de prises de différentes séquences. Un document à la fois passionnant sur le travail, parfois compliqué des acteurs, mais aussi presque malaisant, tant les difficultés rencontrées par des talents aussi chevronnés que Fabrice Luchini ou Isabelle Huppert, étonnent.
On est surpris de découvrir ces images rares et déstabilisantes que l’on sait gré néanmoins à ses protagonistes d’avoir accepté de les montrer.

Interdit aux chiens et aux italiens – Conseillé pour tous !

Interdit aux chiens et aux italiens – Conseillé pour tous !

INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS

Animation – 2022 – 1H07 – France
Réalisation : Alain Ughetto
Scénario : Alain Ughetto, Alexis Galmot & Anne Paschetta
Distribution : Avec les voix d’Ariane Ascaride, Alain Ughetto…

Sorti en salles le 25 janvier 2023

Disponible en DVD & VOD le 4 juillet 2023 – Blaq Out
16/9 – Français 5.1 & 2.0 – Sous-titres français pour sourds et malentendants

Le pitch
Début du XXe siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.

Le film ****
Récompensé par deux fois au Festival du film d’animation d’Annecy 2022 (Prix du jury et Prix de la fondation Gan), le second long métrage d’Alain Ughetto est l’œuvre d’un cinéaste qui sait prendre son temps puisqu’INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS est arrivé dans nos salles quasiment 10 ans après JASMINE, son premier long. Et aujourd’hui, c’est à une (re)découverte à domicile que le cinéaste nous convie avec le DVD de son très beau film.  

Il faut dire que le temps de l’animation n’est pas tout à fait le même que celui de la fiction en prise de vue réelle, d’autant qu’ici, on est dans l’humain et le bricolé maison (et ce n’est pas du tout péjoratif) avec ces superbes décors en carton-pâte nés de la belle imagination du cinéaste et son équipe.

Toujours est-il que le jeu en valait la chandelle et on ne peut que vous conseiller ce voyage poético-réaliste dans le passé des grands-parents du réalisateur et de ces migrants auxquels Alain Ughetto rend un bel hommage.

« C’est parce que mon père est mort que j’ai pu faire ce film ! » Alain Ughetto

En donnant vie à ses personnages animés en Stop motion, Alain Ughetto parvient avec beaucoup d’intelligence à faire de cette histoire très personnelle, empreinte de douleur, un récit de transmission lumineux sur fond de solidarité et de fraternité. Du bel ouvrage artisanal à encourager sans tarder.

Bonus ****
Making of (19mn)
Entretien avec le réalisateur pour le film primé par La Fondation Gan pour le Cinéma, au Festival d’Annecy 2022 (4mn50) 

Deux bonus complémentaires sont à découvrir après le visionnage du film : une interview du réalisateur mais aussi et surtout un beau making of d’une vingtaine de minutes, consacré à la fabrication de ce long métrage d’animation atypique et si personnel.

Le + Cin’Écrans
C’est dans le cadre du Festival du film d’histoire de Pessac que j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer Alain Ughetto, un cinéaste humble et heureux de nous conter un pan de l’histoire de sa famille, un pan d’histoire… tout simplement !

INTERVIEW ALAIN UGHETTO

Le bleu du caftan, triangle amoureux sensuel et délicat

Le bleu du caftan, triangle amoureux sensuel et délicat

LE BLEU DU CAFTAN

Drame – Romance – 2022 – 2h02 (Blu ray) 1h57 (DVD) – France
Réalisation : Maryam Touzani
Scénario : Maryam Touzani & Nabil Ayouch
Distribution : Lubna Azabal, Saleh Bakri, Ayoub Missioui

Sorti en salles le 22 mars 2022

Disponible en Blu ray, DVD & VOD le 22 juillet 2023 – Ad Vitam
16/9 – 1.85 :1 – Arabe 5.1 – Sous-titres français.

Le pitch
Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d’Halim, son homosexualité qu’il a appris à taire. La maladie de Mina et l’arrivée d’un jeune apprenti vont bouleverser cet équilibre. Unis dans leur amour, chacun va aider l’autre à affronter ses peurs.

Le film ****
3 ans après ADAM, et toujours avec la complicité de Nabil Ayouch qui en a coécrit le scénario, Maryam Touzani nous livre avec LE BLEU DU CAFTAN, un second long-métrage remarquable.
Présentée dans la sélection Un Certain Regard à Cannes en mai 2022, où elle a reçu le Prix Fipresci, cette œuvre intense et bouleversante a reçu quelques mois plus tard, lors du Festival du film francophone d’Angoulême le Valois de la mise en scène et celui du meilleur acteur pour Saleh Bakri.
Avec LE BLEU DU CAFTAN, la réalisatrice pose un regard sensible et pudique sur la question taboue de l’homosexualité au Maroc, à travers ce portrait d’un homme en proie au mensonge depuis trop longtemps. Mais ce qui bouleverse peut-être encore plus, c’est le parti pris de Maryam Touzani d’aborder son propos non pas sous le prisme de la sexualité mais sous celui de l’intime et de l’amour. L’amour d’un homme pour un autre homme, celui différent mais inconditionnel de ce même homme pour sa femme et celui de son travail…
Ce propos subtil est magnifié par la mise en scène pleine de délicatesse de Maryam Touzani. Sa caméra saisit avec élégance la force d’un amour naissant à travers les silences, le frémissement de regards échangés, la sensualité d’un instant partagé à travers la volupté d’un tissu…

Ajoutons à cela des dialogues d’une grande finesse, délivrés par un magnifique trio d’acteurs Lubna Azabal, Saleh Bakri et Ayoub Missioui et vous obtenez un film incontournable que l’on ne saurait trop vous conseiller de découvrir, si ce n’est déjà fait.  

Bonus ****
Entretien avec Maryam Touzani (6 min)
2 courts-métrages de Maryam Touzani :
Quand ils dorment (2012 – 17 min)
Aya à la plage (2015 – 19 min)
Bande annonce

Un entretien de 6 minutes avec Maryam Touzani est proposé en complément du film. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les intentions de la réalisatrice et sur son travail d’écriture pour aboutir à un résultat aussi délicat.
La cinéaste exprime également son désir de réaliser un film sensoriel autour de l’amour, sous toutes ses formes.

Saluons l’excellente initiative d’Ad Vitam distributeur du film en salles et éditeur de cette sortie numérique, qui nous régale de deux excellents courts-métrages de Maryam Touzani, QUAND ILS DORMENT (2012) et AYA À LA PLAGE (2015).
Ces deux films ont pour point commun de refléter très fortement la personnalité et la sensibilité de leur réalisatrice. Sans oublier des qualités d’écriture, de mise en scène et de direction d’acteurs que l’on retrouvera ensuite, quelques années plus tard dans ADAM et dans LE BLEU DU CAFTAN. A découvrir, donc.  

Le + Cin’Écrans

Retrouvez ci-dessous une courte interview de Maryam Touzani et Nabil Ayouch, suite à la cérémonie de clôture du Festival du film francophone d’Angoulême où le film a été récompensé par deux fois…

INTERVIEW MARYAM TOUZANI &  NABIL AYOUCH