Mélange des genres audacieux pour Michel Leclerc

Mélange des genres audacieux pour Michel Leclerc

LE MÉLANGE DES GENRES

Un film de Michel Leclerc
Scénario de Michel Leclerc et Baya Kasmi
Avec Léa Drucker, Benjamin Lavernhe, Melha Bedia, Vincent Elbaz, Julia Piaton, Judith Chemla, Félix Moati…
Comédie dramatique – 2025 – France – 1h43
Sorti en salles le 16 avril 2025

Disponible depuis le 20 août 2025 – Le Pacte

Audio : Version Française DTS-HD Master Audio 2.0 et 5.1
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous-titres pour sourds et malentendants

L’histoire
Simone, une flic aux idées conservatrices, est infiltrée dans un collectif féministe qu’elle suspecte de complicité de meurtre. A leur contact, Simone s’ouvre progressivement à leurs idées. Mais lorsqu’elle est soupçonnée par le groupe d’être une taupe, elle se sert du premier venu pour se couvrir : Paul, un homme doux, inoffensif et respectueux des femmes qui vit dans l’ombre de sa moitié, faisant de lui, malgré elle, un coupable innocent. Simone, catastrophée de ce qu’elle a fait, tente de réparer sa faute… Comment Paul va-t-il réagir ?

Le film ***1/2

LE MÉLANGE DES GENRES est le septième long-métrage de fiction pour le cinéma de Michel Leclerc, un film né des nombreux échanges, voire disputes autour de #MeToo, entre le cinéaste et son ex-femme la scénariste-réalisatrice Baya Kasmi (YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS, MIKADO …).

 

Il convient de saluer l’audace du réalisateur de TÉLÉ GAUCHO, LE NOM DES GENS ou bien encore LA LUTTE DES CLASSES qui a choisi la comédie pour aborder les thèmes du féminisme et du rapport entre les hommes et les femmes à l’heure de la libération plus que bienvenue de la parole autour des violences faites aux femmes.

 

Un projet qui pouvait paraître casse-gueule à souhait sur le papier, venant, comme il le dit lui-même, d’un réalisateur vieillissant, mâle, hétéro et blanc… Mais voilà Michel Leclerc, aidé en fin de parcours par Baya Kasmi, a réussi à pousser les curseurs de la bien-pensance pour nous proposer une comédie gonflée mais sincère et dénuée de tout cynisme, quitte à être parfois un peu maladroite.

Les deux complices sont parvenus à un bel équilibre de ton et d’écriture dont on imagine aisément qu’ils n’ont pas été simples à trouver.

Il faut préciser également que, comme toujours, Michel Leclerc sait s’entourer. Pour incarner ses personnages principaux, hauts en couleurs, le réalisateur a fait appel à une belle bande de comédiens de Judith Chemla & Félix Moati avec qui il a déjà travaillé, mais aussi à quelques nouveaux venus dans la bande comme Julia Piaton, Melha Bedia et surtout Léa Drucker & Benjamin Lavernhe qui incarnent les personnages par qui tout arrive.

Il convient d’ailleurs de saluer une nouvelle fois l’incroyable talent du comédien, pensionnaire de la Comédie Française qui livre ici une prestation bien plus subtile qu’il n’y parait au premier abord. Rares sont les acteurs capables de travailler aussi finement la gestuelle burlesque, et de jouer à ce point avec leur corps pour s’abandonner à leur personnage.

Il y a chez cet immense acteur quelque chose du Pierre Richard naïf des années 70, celui du GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE. On en redemande…

Signalons enfin, l’excellente et subtile bande originale du film signée Vincent Delerm qui avait déjà collaboré avec Michel Leclerc sur LA VIE TRÈS PRIVÉE DE MONSIEUR SIM.

Un bon conseil donc, n’hésitez pas à rattraper chez vous, la découverte de cette savoureuse et étonnante comédie qui n’hésite pas à forcer parfois le trait pour mieux dénoncer le patriarcat et les travers de notre époque.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ***1/2

  • Entretien avec Léa Drucker et Benjamin Lavernhe (16mn57)

  • Entretien avec Michel Leclerc (16mn30)

  • HARDIES, un film de Michel Leclerc – Making of de son film LE MÉLANGE DES GENRES (2mn58)

On ira – Du rire aux larmes avec Hélène Vincent

On ira – Du rire aux larmes avec Hélène Vincent

ON IRA

Un film d’Enya Baroux
Scénario d’Enya Baroux & Martin Darondeau
Avec Hélène Vincent, Pierre Lottin, David Ayala, Juliette Gasquet…
Comédie dramatique – 2024 – France – 1h37
Sorti en salles le 12 mars 2025

Disponible depuis le 16 juillet 2025 – Zinc

Audio : Version Française DTS-HD 5.1
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous-titres pour sourds et malentendants

L’histoire
Marie, 80 ans, en a ras le bol de sa maladie. Elle a un plan : partir en Suisse pour mettre fin à ses jours. Mais au moment de l’annoncer à Bruno, son fils irresponsable, et Anna sa petite-fille en crise d’ado, elle panique et invente un énorme mensonge. Prétextant un mystérieux héritage à aller chercher dans une banque suisse, elle leur propose de faire un voyage tous ensemble. Complice involontaire de cette mascarade, Rudy, un auxiliaire de vie tout juste rencontré la veille, va prendre le volant du vieux camping-car familial, et conduire cette famille dans un voyage inattendu.

Le film ****1/2

Très jolie surprise que ce premier long-métrage réalisé par l’actrice-scénariste Enya Baroux (FLEUR BLEUE, série actuellement disponible sur myCanal).

Avec ON IRA qui aborde la question souvent taboue de la fin de vie et celle très clivante du droit à mourir dans la dignité, Enya Baroux n’a pas choisi la facilité. D’autant qu’avec la fidèle complicité de son ami coscénariste Martin Darondeau, ils ont choisi de traiter ce sujet sensible sous forme de comédie. Une comédie à haute teneur en émotion qu’ils ont développée avec raison et détermination durant sept ans, sans jamais rien lâcher sur leurs ambitions.

À travers ce film très intime, véritable bijou de tendresse, à la portée universelle, la jeune femme rend hommage à sa grand-mère disparue.

Une femme forte et indépendante dont Enya Baroux était très proche et pour laquelle, grâce à la fiction, elle a imaginé une fin de vie différente de sa triste réalité dans un hôpital.

Avec ON IRA, la réalisatrice réussit haut la main le pari gonflé d’envisager la mort sans pathos, sans drame excessif à travers un récit lumineux qui célèbre la vie.

Si la belle réussite tient en grande partie dans l’intelligence de son scénario, impossible de faire l’impasse sur celles et ceux qui lui donnent vie, à commencer par Hélène Vincent.
La comédienne nous avait bouleversé il y a quelques années dans QUELQUES JOURS DE PRINTEMPS de Stéphane Brizé, dans lequel son personnage choisissait, lui aussi, le suicide assisté en Suisse, mais sur un ton beaucoup plus noir.

Une fois de plus, la finesse de jeu d’Hélène Vincent nous fait passer du rire au larmes, en une fraction de secondes. Du grand art ! Mais il faut dire qu’elle est formidablement entourée par un casting 5 étoiles : Juliette Gasquet (sa petite fille dans le film), avec qui elle a partagé le Prix d’interprétation féminine du dernier Festival de l’Alpe d’Huez , David Ayala (récemment nommé aux César pour son rôle dans MISERICORDE d’Alain Guiraudie) et Pierre Lottin, dont on ne cesse, à juste titre, de saluer le talent et la singularité de son jeu, de EN FANFARE aux TUCHE en passant par QUAND VIENT L’AUTOMNE de François Ozon (déjà avec Hélène Vincent).

Vous l’aurez compris, ON IRA fait partie de ces films qui touchent directement au cœur et ça fait un bien fou ! Même si je dois bien l’avouer, la découverte du film s’est faite, pour ma part, dans des circonstances très particulières et troublantes de similitudes sur certains points ! C’est dire sa force…

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Pas de bonus

Le + Cin’Écrans

Cette rencontre que je vous invite à partager avec l’épatante Enya Baroux est donc sans doute l’une des plus difficiles qu’il m’ait été donné d’envisager.
Et pour cause, au moment de réaliser cette interview, ma maman vivait ses dernières heures à l’hôpital de Royan.

C’est au cinéma Le Lido de Royan qu’elle a beaucoup fréquenté et où elle adorait découvrir les films que je lui conseillais (ou pas d’ailleurs), que j’ai donc échangé avec la jeune réalisatrice de ce formidable film que j’aurai pourtant adoré voir dans d’autres circonstances.

La vie en a malheureusement décidé autrement, mais je suis heureux et fier d’y être arrivé, avec la fidèle et indispensable complicité de FX …
Si ON IRA est dédié à la grand-mère d’Enya Baroux, cette interview l’est évidemment à ma maman, celle que je surnommais malicieusement depuis 3 ans « La reine du Lido… »    

Un parfait inconnu & une star Timothée Chalamet

Un parfait inconnu & une star Timothée Chalamet

UN PARFAIT INCONNU (A complete unknown)

Un film de James Mangold
Scénario de Jay Cocks & James Mangold
Avec Timothée Chalamet, Edward Norton, Elle Fanning, Monica Barbaro, Boyd Holbrook
Biopic – Drame – Musical – 2024 – États-Unis – 2h21
Sorti en salles le 29 janvier 2025

Disponible depuis le 4 juin 2025 en 4K Ultra HD + Blu-Ray, Blu-ray, DVD et VOD – 20th Century Studios

Audio : Dolby Digital 5.1 : Français, Allemand, Italien – DTS-HD MA 5.1 : Anglais – DTS Digital Surround : Espagnol – Dolby Digital 2.0 : Anglais Audiodescription
Sous-titres Français, Anglais pour sourds et malentendants, Néerlandais, Espagnol, Allemand, Italien

L’histoire
New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…

Le film ****

Il n’est pas interdit de prendre beaucoup de plaisir à la découverte de ce PARFAIT INCONNU, même sans être fan inconditionnel de Bob Dylan, bien au contraire.

Et pour cause, son scénariste-réalisateur, James Mangold, a fait le choix judicieux se concentrer sur les quatre années d’ascension du jeune Robert Zimmerman dont le statut va alors passer d’artiste en devenir à celui d’icône du rock. Le reste de sa riche carrière appartient à l’histoire, une autre histoire qui reste à raconter.

À travers le portrait d’un « parfait inconnu » qui ne le restera pas, James Mangold signe un beau film sur une époque, sa jeunesse, ses aspirations et ses contradictions.

Un long-métrage très musical porté magistralement par Timothée Chalamet, bluffant à tous les égards. On connaissait évidemment la justesse de son jeu mais ici ce qui fascine encore plus c’est la façon dont il s’est approprié le phrasé, la voix et la musicalité de Bob Dylan. L’acteur caméléon a poussé le professionnalisme jusqu’à apprendre à jouer, comme la rock star, de la guitare et de l’harmonica.
Précisons que James Mangold tenait à ce que tous ses acteurs chantent réellement et ne soient pas doublés, à l’instar de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon dans WALK THE LINE, autre biopic musical, consacré à Johnny Cash, qu’il réalisait il y a déjà 25 ans.

On imagine aisément la somme de travail qu’a nécessité un tel projet dont l’une des grandes réussites est que ce labeur intensif, le spectateur ne le ressent jamais, porté par un récit ample et passionnant.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ***1/2

  • Le making of d’UN PARFAIT INCONNU : L’histoire – Timothée Chalamet dans le rôle de Bob Dylan – Les acteurs secondaires – Le design (Bonus proposé en HD – VOST – 23mn50)
  • Commentaire audio de James Mangold
La pampa, premier long captivant et bouleversant !

La pampa, premier long captivant et bouleversant !

LA PAMPA

Un film d’Antoine Chevrollier
Scénario de Bérénice Bocquillon, Antoine Chevrollier & Faïza Guène
Avec Sayyid El Alami, Amaury Foucher, Damien Bonnard, Florence Janas, Artus, Léonie Dahan-Lamort, Mathieu Demy, Laëtitia Clément…
Drame – 2024 – France – 1h43
Sorti en salles le 5 février 2025

Disponible depuis le 11 juin 2025 – Blaq Out

Audio : Version Française DTS-HD Master Audio 2.0 & 5.1
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Sous-titres pour sourds et malentendants

L’histoire
Willy et Jojo, deux ados inséparables, passent leur temps à chasser l’ennui dans un petit village au cœur de la France. Ils se sont fait une promesse : ils partiront bientôt pour la ville. Mais Jojo cache un secret. Et quand tout le village le découvre, les rêves et les familles des deux amis volent en éclat.

Le film ****1/2

S’il signe avec LA PAMPA, son premier et enthousiasmant premier long-métrage, Antoine Chevrollier n’est pas vraiment un novice.
En effet, avant de s’atteler à LA PAMPA, il s’est sérieusement fait remarquer en réalisant plusieurs épisodes du BUREAU DES LÉGENDES et BARON NOIR pour Canal+ avant de signer l’excellente série OUSSEKINE pour Disney +.   

De nombreuses raisons participent à la grande réussite de ce premier film, à commencer par une réelle qualité d’écriture.
Il faut dire que le scénariste -réalisateur a travaillé durant trois ans sur cette histoire avec sa coscénariste Bérénice Bocquillon et avec la romancière Faïza Guène (Kiffe kiffe demain, en 2004), en charge de caractériser au mieux les personnages du film.   

Ce temps long (et sans doute nécessaire) d’écriture a été en partie nourri par La Pampa, un endroit où se réunissent les passionnés de moto-cross, près de Longué-Jumelles, le village natal du réalisateur.

Mais plus que le moto-cross (dont la force symbolique est néanmoins évidente), ce qui passionne Antoine Chevrollier, et nous autres spectateurs, c’est la trajectoire singulière de ses deux principaux personnages Willy et Jojo.
À travers le parcours de ces deux garçons, le réalisateur interroge des sujets aussi divers que les questions de l’émancipation adolescente, de la loyauté amicale et familiale, du machisme, de la masculinité toxique…

Si toutes ces questions ont déjà été posées milles fois par le cinéma, ici elles parviennent à nous toucher profondément tant le propos est limpide, sincère et jamais parasité par une volonté de gagner les spectateurs à sa cause.
La caméra du réalisateur est toujours à juste distance de ses personnages pour que le spectateur trouve sa propre place dans ce récit filmé à hauteur de ces adultes en devenir.
Ainsi, la mise en scène d’Antoine Chevrollier impressionne tant dans les séquences les plus intimes que dans celles énergiques et très cinégéniques des compétitions de moto-cross.

Saluons également la formidable bande originale du film composée par les très inspirés frères Sacha et Evguenie Gasperine, marquant ainsi leur quatrième collaboration avec le réalisateur.
Si la musique n’est évidemment pas le cœur du propos, impossible néanmoins de passer sous silence la très touchante séquence avec Willy illustrée par la sublime chanson de Véronique Sanson, Bahia.    

Enfin il faut bien sûr dire haut et fort que si le film atteint des sommets d’émotion, c’est aussi grâce à la formidable complicité et à la justesse absolue de ses deux principaux acteurs.
Willy est incarné par l’un des plus brillants jeunes comédiens de sa génération, Sayyid El Alami (interprète du rôle-titre d’OUSSEKINE, en 2022), quant à Jojo, il est interprété avec subtilité par Amaury Foucher qui fait ici ses premiers pas, plus que convaincants devant une caméra.

N’oublions surtout pas les riches seconds rôles qui habitent fortement le film de leur présence : l’excellent Damien Bonnard, la trop rare Florence Janas et Artus, réellement surprenant dans un rôle à contre-emploi.   

Vous l’aurez compris, ce premier long métrage d’Antoine Chevrollier est une véritable pépite, un condensé d’émotions porté par un récit puissant une mise en scène intelligente et des acteurs au diapason.
Séance de rattrapage hautement recommandée.  

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ***1/2

    • Entretien avec Antoine Chevrollier (37mn28)
    • 2 scènes coupées (3mn03)

Le + Cin’Écrans

Après avoir été présenté pour la première fois, avec grand succès, lors de la Semaine de la Critique 2024 à Cannes, LA PAMPA a également déclenché un bel enthousiasme lors de son passage au Festival du Film de Sarlat en novembre dernier. C’est à cette occasion que nous avons eu l’immense plaisir de parler de cet enthousiasmant premier long métrage avec son réalisateur et ses deux jeunes et principaux interprètes Sayyid El Alami et Amaury Foucher…   

Mémoires d’un escargot – On en bave de plaisir !

Mémoires d’un escargot – On en bave de plaisir !

MÉMOIRES D'UN ESCARGOT (Memoir of a Snail)

Un film d’Adam Elliot
Avec les voix originales de Sarah Snook, Jacki Weaver, Eric Bana…
Animation – 2024 – Australie– 1h34
Sorti en salles le 15 janvier 2025

Disponible depuis le 14 mai 2025 – Wild Side Vidéo

Audio : Version anglaise, sous-titrée 5.1 DTS HD Master Audio, et version française 5.1 DTS HD Master Audio

 

L’histoire
À la mort de son père, la vie heureuse et marginale de Grace Pudel, collectionneuse d’escargots et passionnée de lecture, vole en éclats. Arrachée à son frère jumeau Gilbert, elle atterrit dans une famille d’accueil à l’autre bout de l’Australie. Suspendue aux lettres de son frère, ignorée par ses tuteurs et harcelée par ses camarades de classe, Grace s’enfonce dans le désespoir. Jusqu’à la rencontre salvatrice avec Pinky, une octogénaire excentrique qui va lui apprendre à aimer la vie et à sortir de sa coquille…

Le film *****

Il aura fallu attendre 15 ans après le génial MARY & MAX, avant de pouvoir replonger avec délice dans l’univers poético déglingué d’Adam Elliot, grâce à ses MÉMOIRES D’UN ESCARGOT.

Lauréat du Cristal du Long-métrage lors du Festival International du Film d’Animation d’Annecy en 2024, ce nouveau film animé en pâte à modeler et stop-motion est un nouvel exemple de l’impressionnante créativité du réalisateur australien.

Adam Elliot qui a reçu un Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2004 pour HARVIE KRUMPET est donc de retour avec cette histoire tragi-comique pour adultes, très largement inspiré par le caractère impétueux de sa mère, collectionneuse quasi compulsive.

Une nouvelle fois, le cinéaste met en scène des personnages marginaux et excentriques dont les différences sont au cœur de son propos.
Adam Elliot aborde avec une singularité exemplaire dans le cinéma d’animation, des thèmes aussi sombres que la maladie ou la mort qu’il prend un malin plaisir à tourner en dérision.

À travers le destin contrarié de personnages formidablement attachants, le réalisateur nous entraine dans un récit plein de compassion, à la fois cruel et bouleversant, mais aussi souvent extrêmement drôle. On en redemande et pas dans 15 ans svp…

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ***

  • Dans les coulisses du studio (1mn39)
  • Dans les coulisses du tournage (4mn42) :
  • Storyboard et tableau noir (0mn52)
  • Brossage et patine (0mn30)
  • Promenade sur Brunswick street (1mn07)
  • Denise prend vie (1mn15)
  • Fidel joue au ping-pong (0mn59)
  • Bande annonce VOST & VF