Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

C’est un festival un peu particulier et très intense auquel j’ai eu le plaisir de participer cette année.

En effet, si j’ai assisté en tant que représentant de Cin’Ecrans à quelques uns des très nombreux événements de cette seconde édition de Sœurs Jumelles, j’ai également eu le plaisir de me voir confier par le festival, quelques interviews et l’animation d’un certain nombre de rencontres qui ont suivi les projections à L’Apollo Ciné 8.
Voici donc, sans ordre particulier, quelques souvenirs de ces 4 jours passés non loin de chez moi à Rochefort…

L’enthousiasme et la curiosité des spectateurs à l’issue de la projection de VLADIMIR COSMA, SUR UN AIR DÉCONCERTANT et le plaisir de Mathieu Busson, son réalisateur, à répondre aux nombreuses questions autour du film et du génial musicien.

Le bonheur de voir la grande salle de l’Apollo quasi-complète et bruissant de vie et de l’impatience d’une très grande partie des 400 spectateurs (dont près de 300 enfants) pour (re)découvrir sur grand écran LE CHANT DE LA MER de Tomm Moore.
L’amusement, la surprise et la générosité de Bruno Coulais et Nolwenn Leroy devant les questions parfois déstabilisantes des enfants. Et surtout l’émotion non feinte de la chanteuse lorsqu’elle interprète, à capella et aux côtés de son compositeur, la chanson titre du film face à un public enthousiaste. Très heureuse de présenter à nouveau ce film qui lui tient tant à cœur, Nolwenn s’est prêtée avec beaucoup d’enthousiasme à une longue et improvisée séance de dédicaces dans le hall du cinéma, à l’issue de la projection.

Bonheur également de partager la toute dernière séance de cette édition avec une salle de près de 80 personnes ravies de venir (re)voir LES AVENTURES DE RABBI JACOB sur grand écran. Pour l’anecdote, seuls 6 spectateurs/spectatrices le découvraient pour la première fois.

La joie des gagnants au quiz généreusement proposé par Pascal Alex Vincent, à l’issue de la projection de son superbe doc SATASHI KON, L’ILLUSIONNISTE

La décontraction amusée d’Alex Beaupain lors de la présentation au cinéma du documentaire JE N’AIME QUE TOI, à moins de deux heures d’un spectacle qu’il n’était pas certain du tout de pouvoir donner, pour cause de météo plus que capricieuse. Et la manière facétieuse avec laquelle il a mis en avant sa complice violoncelliste (et coréalisatrice du doc) Valentine Duteil, bien plus traqueuse et angoissée que lui.

Le plaisir de recueillir pour le festival, les remerciements et les témoignages chaleureux d’un public curieux et souvent cinéphile face aux propositions ciné de cette seconde édition.

Ces spectateurs venus revoir lors d’une seconde projection les 5 premiers épisodes de REUSSS, excellente série produite pour France TV Slash. Ils sont revenus, cette fois-ci accompagnés d’amis, 3 jours après la première présentation qui avait lieu en présence de la productrice de la série Elisabeth Arnac et de son compositeur, Proof.

L’attention de Soprano et ses amis, absents pour cause de tournée et qui ont enregistré un court message à destination des spectateurs venus assister à la projection du 1er épisode de SOPRANO, A LA VIE, A LA MORT  (Disney+).

Le plaisir de partager la bonne tenue de ces projections avec Didier, l’infatigable, sérieux et très sympathique animateur de l’association Rochefort sur toiles. Sans oublier, la curiosité et l’enthousiasme contagieux de Pascale, notre bénévole cinéphile tellement prête à remettre ça l’an prochain…Un grand merci évidemment pour l’accueil dans leur cinéma à Sonia, Patrick et Bruno.

Immense plaisir aussi de partager quelques instants sur ce festival avec des gens que je croise trop rarement, Myriam Hacène, Gautier Roos, Mehdi Omaïs, Dominique Besnehard, Philippe Bourin, Marjorie & Fabien (Hedonia radio)

En marge de ces projections/rencontres, je suis ravi d’avoir pu, grâce à Marilyne, 3 interviews pour Sœurs Jumelles, celles de Judith Henry, metteuse en scène du formidable spectacle d’ouverture, celle de Martin Delemazure, tout récent directeur de l’agence de compositeurs Grande ourse et de Sasha White, directrice du département musique de Mediawan.

Et puis, même si la frustration est grande de n’avoir pu assister à plus de rencontres ou de débats (tant le programme était riche), je retiendrai la prestation de l’excellente Jeanne Cherhal venue partager avec le public et Thierry Frémeaux, sa passion pour la musique de film, dans le cadre  feutré du Théâtre de la Coupe d’or.
Ce fut aussi un immense plaisir de revoir IAM sur la grande scène du festival et de découvrir P2RB (photo ci dessous) dont la prestation en première partie du groupe marseillais m’a donné l’envie immédiate d’aller la revoir très, très vite sur scène. Je suis certain d’être face à une véritable révélation dont on va beaucoup parler ces prochaines années.

Que dire de la soirée de vendredi et du spectacle d’Alex Beaupain et ses joyeux invités réunis autour du cinéma de Gainsbourg ?
Pas grand-chose, si ce n’est que même les trombes d’eau n’auront pas réussi à doucher mon enthousiasme, face à ce spectacle inspiré et en très grande partie inédit. En effet, Alex et ses invité(e)s avaient déjà créé un précédent spectacle autour du répertoire du grand Serge lors d’une mémorable soirée, à laquelle j’avais eu le bonheur d’assister en janvier dernier à la Maison de Radio France.

Et puis, il y a Stephan Eicher...  Un an après un mémorable concert aux Francofolies de la Rochelle, le chanteur suisse et européen dans l’âme (Putain, putain…, merci pour l’hommage à Arno !) clôturait samedi soir cette très belle seconde édition de Sœurs Jumelles.
Et même si la météo décidément capricieuse de ce mois de juin a empêché Stephan de nous offrir le programme initialement envisagé, il nous a régalé avec la complicité de musiciens inspirés, d’un spectacle chaleureux, drôle et émouvant à bord de son radeau des inutiles, ancré dans le cadre très aéré du Clos Lapérouse.
Magnifique moment, hors du temps…

MERCI !

Je veux donc remercier, ici, très chaleureusement (je me prépare pour les César, au cas où…) :

Marilyne pour sa confiance ainsi que sa fidèle et sympathique complice Peggy 😊

Toutes les équipes techniques et artistiques du festival, ses bénévoles et ses attachés de presse, Myriam et Olivier (les fameux BCG) que j’ai eu un immense plaisir à revoir

Pascale et Didier, mes chaleureux complices de l’Apollo Ciné 8.

Tristan, même si je ne l’ai croisé que trop brièvement (parce que de l’avis général, souriant en toutes circonstances, Tristan est vraiment le top des stagiaires !)

Marion pour ses relais sur les réseaux sociaux.

Elisabeth Arnac & Proof, Bruno Coulais & Nolwenn Leroy, Pascal-Alex Vincent, Alex Beaupain & Valentine Duteil, Mathieu Busson, ces invités du festival que j’ai eu le plaisir et l’honneur de présenter au public de l’Apollo Ciné 8 pour des rencontres d’après projection.

Sans oublier évidemment les initiateurs de ce très bel événement Delphine Paul, Eric Debegue et bien sûr Julie Gayet, dont l’énergie et le fol enthousiasme (tellement communicatif jusque sur le très joyeux Karaoké de samedi) me bluffent littéralement !

Bravo, encore merci et j’espère à l’année prochaine pour la 3ème édition de Sœurs Jumelles.

Interview –  Julie Gayet et ses Sœurs jumelles

Interview – Julie Gayet et ses Sœurs jumelles

« L’année prochaine … On ouvre à l’international, j’y crois beaucoup ! » Julie Gayet

Echanger avec Julie Gayet est toujours un réel plaisir.
L’enthousiasme naturel de l’actrice-productrice est tel qu’aucun pari ne lui semble impossible. Il n’est qu’à imaginer la force de conviction qu’elle a dû déployer avec les cofondateurs de Sœurs Jumelles (Delphine Paul, Eric Debegue et Hélène Girault) pour convaincre des partenaires du bien-fondé de la création d’un nouveau festival dans un pays qui en compte déjà un nombre très conséquent.

Si en 2020, le Covid a eu raison de la naissance de Sœurs Jumelles, la pugnacité de son équipe a permis au festival de se tenir l’an passé, dans une version allégée par rapport à son ambition de départ, mais pleine de promesses et de beaux moments.

Ce très encourageant galop d’essai a permis d’asseoir la légitimité de cet événement unique, consacré à la rencontre entre l’image et la musique. Sujet vaste s’il en est car l’image ce n’est évidemment pas que le cinéma, c’est aussi la télé, la pub, le clip, le jeu vidéo…

Nul doute que Sœurs Jumelles va trouver, cette année, sa véritable vitesse de croisière avec ses échanges professionnels mais aussi son ouverture au grand public, à travers une programmation riche et variée de rencontres, de projections et de spectacles inédits, avec entre autres Iam, Stephan Eicher et Alex Beaupain (voir l’article de présentation de cette édition 2022)

C’est à l’occasion de la conférence de presse de présentation de l’événement que j’ai eu le plaisir de retrouver Julie Gayet pour un entretien tranquille au cours duquel elle revient sur l’expérience de l’an dernier avant de nous présenter les enjeux et le programme de cette nouvelle et prometteuse édition.

Le festival Sœurs Jumelles 2022 se déroulera à Rochefort (17) du 22 au 25 juin prochain …

INTERVIEW JULIE GAYET

Sœurs jumelles 2022 – Sur un air de musique « ré mi fa sol sol sol ré do »…

Sœurs jumelles 2022 – Sur un air de musique « ré mi fa sol sol sol ré do »…

La seconde édition de Sœurs Jumelles s’annonce riche, variée, après son beau galop d’essai en 2021 au milieu des contraintes sanitaires.
Ce Festival dont la vocation est de réunir tous les acteurs de la musique et de l’image se tiendra du 22 au 25 juin prochain en présence de très nombreux invités…

C’est au cœur du restaurant Vivre(s) de Grégory Coutanceau à Rochefort que s’est tenue la présentation de ce festival 2022, par Julie Gayet, Delphine Paul et Eric Debègue.
Des membres fondateurs pour qui « Sœurs Jumelles, c’est la volonté de faire découvrir toutes les facettes de ces métiers au grand public grâce une programmation éclectique, exigeante mais populaire ».

Pour cette seconde édition, la première ouverte au public, les initiateurs du projet ont vu les choses en grand avec bien sûr des rencontres professionnelles mais aussi de très nombreux événements festifs ouverts à toutes et tous avec pour point d’orgue quatre grandes soirées qui auront lieu sur La grande scène, face à la Corderie royale.
Ces soirées accessibles au public sur billetterie seront toutes composées de plusieurs spectacles inédits avec des mises en images rendues possibles grâce au judicieux partenariat mis en place avec L’INA et sa géniale plateforme de streaming Madelen. On se souvient ainsi de ce partenariat avec deux très belles soirées, l’an passé, à l’occasion de l’hommage à Jacques Demy et Michel Legrand en ouverture du festival et du spectacle musical d’Alex Beaupain et Stéphane Foenkinos « Musicaa » 5photo ci dessous)

LES SOIRÉES

Mercredi 22 juin – 20H30  – Cérémonie d’ouverture et « L’une chante l’autre pas »…

La Cérémonie d’ouverture sera suivie du spectacle « L’une chante, l’autre pas », imaginé par Rosalie Varda et mis en scène par Judith Henry.
Un spectacle hommage à Agnès Varda et Joanna Bruzdowicz, sa compositrice fétiche, présente l’an passé sur le festival et malheureusement disparue en novembre dernier. Il réunira entre autres, les chanteuses PR2B, Barbara Pravi, Marie Oppert, Neïma Naouri et la violoniste Anne Gravoin.

Un ciné-concert du film PEOPLE ON SUNDAY réalisé par Robert Siodmak et scénarisé par Billy Wilder sera proposé en fin de soirée avec un live de Dominique Dumont et d’une chanteuse.

Jeudi 23 juin – 21 H – Spectacle inédit du groupe IAM …

La chanteuse R2B et la rappeuse SALLY ouvriront la soirée pour nous présenter leurs albums et univers respectifs.

IAM avec un spectacle inédit créé spécialement pour et avec le festival qui fusionnera les titres du Warrior Tour avec des images d’archives qui retracent l’histoire du groupe marseillais, l’un des plus mythiques du rap français.

DJ set de musique électro d’Arnaud Rebotini, compositeur de la BO de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE.

DOMBRANCE clôturera la soirée avec une grande fresque musicale autour de la Ve République.

Vendredi 24 juin – 21 H – Le cinéma de Serge Gainsbourg  par Alex Beaupain…

Après avoir enchanté le festival l’an passé avec un premier spectacle musical inédit, Musicaa, au théâtre de la Coupe d’Or, le prolifique et talentueux Alex Beaupain investit  cette année la grande scène avec une nouvelle œuvre inédite autour du cinéma de Serge Gainsbourg.
Un spectacle en images et musique qu’il nous offrira avec la complicité de Françoise Fabian, Clotilde Hesme, La Grande Sophie, Clou et Dominique Besnehard. Un joyeuse troupe qui l’accompagnait déjà en mars dernier sur France Inter dans un premier spectacle dédié au répertoire 80’s du grand Serge.

La soirée se poursuivra, entre autres, avec la musicienne, compositrice et chef d’orchestre Uéle Lamore puis avec JB Dunkel (moitié du groupe Air) qui viendra livrer « Aux sources de l’électro », prestation live improvisée sur synthétiseur analogique.

Samedi 25 juin – 21H30 – Le cinéma invisible par Stephan Eicher…

A bord de son Radeau des Inutiles, Stephan Eicher ouvrira la soirée par un concert avant de nous proposer « Le cinéma invisible », une création inédite basée sur des scénarios de films, écrits par de grands noms de la littérature dans laquelle le chanteur suisse mettra en musique deux textes lus par des comédiens, accompagnés en live par des automates et un duo de bruiteurs.

EGALEMENT AU PROGRAMME

LES DEBATS

De nombreuses tables rondes seront organisées pour les professionnel.le.s de la musique et de l’image mais aussi pour les étudiant.e.s accrédité.e.s (dans la limite des places disponibles) autour de thèmes aussi divers que : « Comment être éco responsable dans nos industries ? », « La place de la musique dans la formation des créateurs d’images », « L’enjeu des metavers pour les créateurs », «  La prévention des violences sexistes et sexuelles », « Quand les œuvres digitales bouleversent la création sonore »…

LES CONVERSATIONS ARTISTIQUES

Agrémentées de live musicaux, d’interludes dansés et d’extraits vidéos, ces conversations sont dédiées au grand public afin qu’il puisse découvrir l’envers du décor de la création…
Elles se dérouleront au Théâtre de la Coupe d’Or qui accueillera à cette occasion les créateur.trice.s d’images et les compositeur.trice.s issu.e.s des différents domaines (pub, jeu vidéo, série, VR, cinéma, musique) qui raconteront sur scène leur démarche artistique et partageront leurs expériences.

Seront présents pour ces conversations artistiques :
Benjamin Biolay et Philippe Almosnino, Audrey Ismaël, Julie Roué et Anne-Sophie Versnaeyen, Emilie Simon, Charlotte Abramow et Suzane, les danseurs Nicolas Huchard et Sofiane Chalal, François Desagnat et Alexandre Azaria, Michèle Laroque, Jeanne Cherhal et Thierry Frémaux, Koki Nakano, Vladimir Cosma, JB Dunckel et Olivier Babinet, Pierre-Marie Dru et Erwan Kerzanet, Katia Boutin, Vincent Frèrebeau, Alex Jaffray.

LES PROJECTIONS

Chaque jour 2 ou 3 projections gratuites seront proposées aux festivaliers à l’Apollo Ciné 8, en présence de réalisateurs ou compositeurs qui viendront en fin de séance raconter le travail qu’ils ont effectué entre l’image et la musique.

Parmi ces projections, notons l’avant-première de la série REUSS 2022, de Mohamed Chabane et Théo Jourdain, les documentaires JE N’AIME QUE TOI de Valentine Duteil et Karine Morales sur Alex Beaupain et VLADIMIR COSMA SUR UN AIR DÉCONCERTANT de Mathieu Busson, les films LE CHANT DE LA MER de Tom Moore en présence de Nolwenn Leroy,  LES AVENTURES DE RABBI JACOB de Gérard Oury avec la musique de Vladimir Cosma, un cycle “Musique et cinéma libanais” en collaboration avec l’association Rochefort sur toile et Sœurs Jumelles n’existerait sans doute pas sans l’incontournable LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT.
Le film culte de Jacques Demy mis en musique par Michel Legrand sera par ailleurs célébré lors d’une séance spéciale en version karaoké, accompagnée par de jeunes chanteurs de comédies musicales, sur La petite scène.
Ce nouvel espace situé au cœur du Village Sœurs Jumelles, sur le vieux port, sera ouvert au public. Il accueillera également chaque jour de jeunes talents de la musique à l’image : compositeurs, DJ, VJ …
On pourra ainsi y découvrir en live tous les jours de 19H à 20H des artistes émergents de Sony Music tels que Requin Chagrin, Vendredi sur mer, Johnny Jane, Dani Terreur

Difficile de vous détailler ici même la totalité de cette très riche édition du festival qui continue de s’écrire au jour le jour.
Cin’Ecrans vous conseille donc de consulter régulièrement le site officiel de sœurs Jumelles sur lequel vous pourrez notamment retrouver de nombreux compléments d’infos et qui vous redirigera vers la billetterie ou les demandes d’accréditation.

Et rendez-vous ici même, d’ici quelques heures, avec Julie Gayet qui nous présentera une partie de cette belle et très prometteuse programmation…

INTERVIEW JULIE GAYET – SOEURS JUMELLES 2022

FFA 2021 – Le Festival du film francophone d’Angoulême dévoile sa programmation

FFA 2021 – Le Festival du film francophone d’Angoulême dévoile sa programmation

A la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, Dominique Besnehard et Marie-France Brière, co-délégués généraux du Festival du film francophone d’Angoulême (FFA), ont annoncé la très riche programmation de cette 14è édition qui se déroulera du 24 au 29 août prochain.
Les festivités débuteront avec l’avant-première mondiale d’EIFFEL, le nouveau film de Martin Bourboulon (PAPA OU MAMAN) et se termineront avec l’adaptation du roman EUGENIE GRANDET d’Honoré de Balzac par Marc Dugain (L’ECHANGE DES PRINCESSES).
Demandez le programme, presque complet…

LE JURY 2021

C’est Nicole Garcia qui présidera le jury de cette édition 2021. Le festival profitera de sa présence pour proposer en avant-première son dernier film AMANTS avec Pierre Niney, Stacy Martin & Benoît Magimel.

Pour départager les 10 films de la compétition et trouver un digne successeur à IBRAHIM (4 Valois, dont celui du meilleur film) de Samir Guesmi,  l’actrice – réalisatrice sera accompagnée par le réalisateur du CHANT DU LOUP Antonin Baudry , la journaliste Leïla Kaddour, le comédien Reda Kateb, la costumière et décoratrice Catherine Leterrier, la romancière Marie Ndiaye, le rappeur Oxmo Puccino, la comédienne Noémie Schmidt, et le réalisateur et scénariste belge Philippe Van Leeuw (UNE FAMILLE SYRIENNE, 3 fois récompensé à Angoulême en 2017).

Le jury des étudiants sera lui présidé par Anne Parillaud.

FILMS – LA COMPETITION

BOITE NOIRE de Yann Gozlan

ILS SONT VIVANTS de Jérémie Elkaïm

LE CHEMIN DU BONHEUR de Nicolas Steil

PETITE NATURE de Samuel Theis

ROSE d’Aurélie Saada

UNE HISTOIRE D’AMOUR ET DE DESIR de Leyla Bouzid

MON LEGIONNAIRE de Rachel Lang

LA NUIT DES ROIS  de Philippe Lacôte

UNE REVISION de Catherine Therrien

LA VRAIE FAMILLE de Fabien Gorgeart

HOMMAGES, FOCUS & BIJOUX DE FAMILLE

Cette année, le festival rendra hommage à l’actrice américaine et francophile Sigourney Weaver (qui a malheureusement été contrainte d’annuler sa venue à Angoulême) ainsi qu’au cinéma algérien, à travers une sélection d’oeuvres marquantes telles que CHRONIQUE DES ANNEES DE BRAISE (Palme d’Or à Cannes en 1975) de Mohamed Lakhar-Hamina ou CHEB de Rachid Bouchareb et de films en avant-première comme CIGARE AU MIEL de Kamir Aïnouz et LA FAMILLE, le nouveau Merzak Allouache.
Cet hommage sera présenté par le comédien et réalisateur Lyes Salem, lauréat du premier Valois d’or du festival pour MASCARADES en 2008.

Parmi les autres événements de cette édition, notons que la société de distribution célébrée dans la section “Les bijoux de famille” est Memento Distribution avec les projections d’AU BOUT DU CONTE d’Agnès Jaoui,  MARGUERITE de Xavier Giannoli, LE PASSE d’Asghar Farhadi, 120 BATTEMENTS PAR MINUTE de Robin Campillo,  UN TRIOMPHE d’Emmanuel Courcol.

Le focus à un réalisateur sera consacré à Martin Provost  qui présentera ses films LA BONNE EPOUSE, SAGE FEMME, VIOLETTE, OU VA LA NUIT & SERAPHINE et en profitera pour donner une Classe de maître, comme le feront aussi au cours de ces 5 jours, Nicole Garcia, Catherine Leterrier et l’équipe de Memento Distribution.

Comme tous les ans, de très nombreux films seront présentés en avant-première aux professionnels présents et au public, qui peut d’ores et déjà réservé ses places pour certains de ces films sur le site officiel du festival.
Quelques avant-premières supplémentaires doivent être annoncées d’ici le début du festival.

FILMS – LES AVANT-PREMIERES

EIFFEL  de Martin Bourboulon  (Film d’Ouverture)

EUGENIE GRANDET de Marc Dugain (Film de clôture)

ALBATROS de Xavier Beauvois

ALINE de Valérie Lemercier

AMANTS de Nicole Garcia

C’EST MAGNIFIQUE de Clovis Cornillac

CE2 de Jacques Doillon

DELICIEUX d’Eric Besnard

LES JEUNES AMANTS de Carine Tardieu

L’HOMME DE LA CAVE de Philippe Le Guay

MINCE ALORS 2 : la rechute de Charlotte de Turckheim

MYSTERE de Denis Imbert

ON EST FAIT POUR S’ENTENDRE de Pascal Elbé

L’ORIGINE DU MONDE de Laurent Lafitte

PRESQUE de Bernard Campan et Alexandre Jollien

LE TEST d’Emmanuel Poulain-Arnaud

D’autres oeuvres viennent compléter le programme à travers d’autres sélections dont, nouveauté cette année, Nouveaux Regards , une sélection dédiée à un cinéma qui propose « une nouvelle façon de faire des films, une nouvelle façon de les regarder »

FILMS – NOUVEAUX REGARDS

“Une nouvelle façon de faire des films, une nouvelle façon de les regarder”

ANNEES 20 d’Elisabeth Vogler

ENTRE LES VAGUES d‘Anaïs Volpé

JOURS SAUVAGES de David Lanzmann

LES LENDEMAINS DE VEILLE de Loïc Paillard

FILMS – LES FLAMBOYANTS

CETTE MUSIQUE NE JOUE POUR PERSONNE de Samuel Benchetrit

CHERE LEA de Jérôme Bonnell

LES INTRANQUILLES de Joachim Lafosse

FILMS – DOCUMENTAIRES

DIVAS D’OUM KALTHOUM A DALIDA de Feriel Ben Mahmaoud

JANE PAR CHARLOTTE de Charlotte Gainsbourg

LES ADOS, TETES A CLAP ! de Patrick Fabre

LES ILES DE NAPOLEON de Marie-France Brière

ROSY de Marine Barnieras

FILMS – PREMIERS RENDEZ-VOUS

L’HORIZON d’Emilie Carpentier

LES MEILLEURES de Marion Desseigne Ravel

PIERRE ET JEANNE de Clémentine Célarié

FILM– LE JOUR D’APRES
(projection au cinéma Galaxy à Cognac, le lundi 30 août

LA PLACE D’UNE AUTRE d’Aurélia Georges  (Coup de coeur de Dominique Besnehard)

FILMS – CINE & CONCERTS

HAUT ET FORT de Nabil Ayouch

SI ON CHANTAIT de Fabrice Maruca

TRALALA d’Arnaud & Jean-Marie Larrieu

Parallèlement à ces Ciné & Concerts, le Festival proposera d’autres évènements autour de la musique avec une conversation musicale entre Julie Gayet & Valérie Lemercier ainsi qu’un récital de Jeanne Cherhal consacré aux chansons du cinéma.

Retrouvez plus d’informations pratiques sur le festival et sur la programmation de cette 14eme édition du festival ci-dessous !

“Rêver à une plus grande échelle” Interview Julie Gayet

“Rêver à une plus grande échelle” Interview Julie Gayet

- Interview Julie Gayet - Soeurs Jumelles -

Né de la rencontre entre Julie Gayet, Hélène Grimault, Delphine Paul & Eric Debegue, Sœurs Jumelles aurait dû fêter sa naissance en 2020. Las, c’était sans compter sur la pandémie de Covid.

Mais la belle équipe n’a pas baissé les bras. Parallèlement à la mise en ligne de Soeursjumelles.com dont la vocation est de faire exister le projet à l’année, elle a réussi la prouesse d’organiser, sans grande visibilité (sanitaire) cette première édition d’un festival dédié à la rencontre et à la célébration de la musique et de l’image.
Une belle réussite, en forme de galop d’essai pour les prochaines années.

Avec son enthousiasme habituel, Julie Gayet revient pour Cin’Ecrans sur les ambitions de cette première édition et ses envies pour celles à venir. Vivement juin 2022 😊

Gadjo Dilo - Romain Duris & Rona Hartner

Actrice, réalisatrice, productrice, distributrice et aujourd’hui conceptrice de Sœurs Jumelles…
En réalité, je ne me sens pas réalisatrice, j’ai fait des documentaires (ndlr, 3 films autour des Cinéast(e)s) que j’ai d’ailleurs co-réalisé avec Matthieu Busson, vraiment à dessein, pour ne pas avoir à prendre la réalisation en main et le laisser gérer cet aspect-là.
Je me sens actrice, ça c’est certain et productrice complètement ! J’ai aimé et j’aime ça, même si aujourd’hui, j’ai mis un peu en veille ma petite société de production pour ne faire que de la coproduction associée.
Je n’ai plus une structure comme j’avais avant mais ça a vraiment été un choix au tout début du confinement. C’était ou grossir ou être de nouveau plus petite et être toute seule. Finalement, je suis toute seule et c’est très bien. A l’époque, j’avais lancé la distribution qui est donc une des raisons pour lesquelles j’ai dû fermer ou mettre en veille ma société de production car ça nous a coûté un peu cher. On a donc arrêté la distribution, même si je suis restée très proche d’Emilie Djiane qui avait monté la distribution et qui s’occupe là, pendant Soeurs Jumelles, du cinéma.

Comment est né le projet Sœurs Jumelles ?
Rouge, c’était comme un petit studio indépendant mais on fonctionnait un peu comme les grands groupes. On avait production, distribution et édition ! Et les éditions, c’était Hélène Girault qui s’en occupait. Hélène, elle habite La Rochelle, elle est venue un jour partager ce sentiment que c’était compliqué de faire rencontrer ces deux mondes, le monde de la musique et de l’image.

On a eu cette même analyse que le monde de la musique et le monde de l’image sont en train de se dissiper c’est à dire qu’on voit vraiment des artistes musiciens qui font des clips, pensent images, réfléchissent à l’image, racontent des histoires et font des films, l’image les inspire. Et vice-versa, les gens d’images s’intéressent très tôt à la musique, s’intéressent aux éditions. Ils ont besoin d’avoir le compositeur ou même la musique parfois très en amont. Et puis surtout, ce monde de l’image se diversifie c’est à dire que oui c’est du cinéma mais c’est aussi de la série, du documentaire, de l’animation, du jeu vidéo, de la pub, du clip… On voit bien tout ce qui se fait en matière d’image, de vidéo, tout ce qui se crée, et donc on avait envie de les faire mieux communiquer.

Des demoiselles de Rochefort à Soeurs Jumelles, une évidence pour tous ?
C’est incroyable, comment une œuvre a fait rayonner une ville dans le monde entier, même en Chine ! Et se dire que, là maintenant, de Rochefort on va faire rayonner ce rapport entre l’image et la musique que chérissaient tellement Jacques Demy et Michel Legrand…oui c’était une évidence ! Et donc, c’était important de commencer par cet hommage et de faire rayonner ce duo mythique, cette alchimie entre deux créateurs pour la soirée d’ouverture (ndlr, une soirée hommage à Jacques Demy & Michel Legrand à revoir sur Arte TV en cliquant ici )

Quand on va dans le bureau du maire de Rochefort qui nous a accueillis et ouvert les portes, on retrouve de grandes photos du tournage des DEMOISELLES DE ROCHEFORT. C’est dans ce bureau qu’ont été tournés les cours de danse du film, c’est assez magique. J’espère qu’au cours d’une prochaine année, on arrivera à faire repeindre les volets de toutes les couleurs comme dans Les demoiselles, qu’on arrivera à faire des choses folles comme par exemple, un grand bal sur la place ou un karaoké géant.
Là, on ne peut pas vraiment faire ça, ni de grands jeux, mais on a très envie de faire participer et de faire rayonner toute la ville. C’est très frustrant cette année, et je ne voudrais surtout pas que les gens ici croient que nous sommes en train de faire une espèce de colloque dans notre coin parce que ça me rendrait très, très triste, parce que ce n’est vraiment pas l’idée.

Exils - Romain Duris & Lubna Azabal

Il a fallu s’accrocher pour monter cette première édition ?
Sincèrement c’est compliqué, là, de de monter un événement mais il faut bien commencer quelque part. On s’est dit qu’il fallait poser la première pierre pour que les gens comprennent notre intention, voient cette transversalité.

Initier ce type de rencontres entre deux mondes, où on peut débattre, où il y a des conférences où il y a des Masterclass très ouvertes au grand public où il y a des live…

L’année prochaine, on pourra rêver à une plus grande échelle. Je crois que les partenaires sont tous emballés, ont compris l’état d’esprit, voient à peu près à quoi ça va ressembler. Il me semble que c’est comme une grande répétition générale et vous allez voir l’année prochaine ça va être waouahhhhh ! (éclat de rires)

Parallèlement au Festival, l’équipe de sœurs jumelles a également initié, un site Soeursjumelles.com, une plateforme de contenus déjà très riche…
On a créé le média Soeurs Jumelles et on aimerait qu’avec des partenaires comme l’INA, la SACEM, le CNC ou le CNM, on puisse toute l’année communiquer, raconter les chiffres, les news, que ce soit un lieu, entre autres, pour mettre en lumière les compositrices !

Liberté

Justement depuis quelques années, tu fais partie du collectif 50/50 qui milite très activement pour promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel. C’est une action qui est aussi au cœur de Sœurs Jumelles…
On doit être dans l’action et on doit être pro-actif pour arriver à faire bouger les lignes là on n’est pas encore à 50/50, on n’est pas encore à l’égalité salariale donc de toutes façons c’est un énorme chantier un énorme travail qui doit se faire sur tous les niveaux de la société.

Donc il ne faut pas lâcher ce travail-là, évidemment !  C’était donc important de montrer cette image-là, par rapport à la musique et de mettre en lumière les compositrices parce qu’elles ne sont que 8%, c’est très peu !
Aurélie Saada (ndlr, présente sur scène lors de la soirée d’ouverture “Demy/Legrand”), par exemple ! Aurélie, elle vient donc d’un groupe les Brigitte et elle vient de réaliser son premier long métrage (ndlr, ROSE en salles le 8 décembre). Elle fait des clips, elle écrit, elle produit, elle compose mais on ne pense jamais qu’elle compose. Je pense que, souvent, certains se disent “Tiens, qui y-a-t-il derrière les Brigitte ? Qui écrit ? ”  Et bien non ! C’est elle qui écrit et c’est elle qui a composé la musique de son film. C’est pareil pour Hollysiz (elle aussi présente pour le spectacle d’ouverture) qui est autrice, compositrice, productrice, interprète. Il faut vraiment montrer ces modèles aux jeunes filles d’aujourd’hui pour qu’elles aient des modèles. Nous, on veut montrer qu’elles existent, avoir une fenêtre pour elles, c’est vraiment un but de mettre en avant les compositrices. On a essayé de faire qu’il y ait égalité, ou presque, chez nous. Alors, à chaque fois qu’il y aura un grand compositeur, on mettra une grande compositrice, à chaque fois qu’il y aura une table ronde avec un homme, il y aura une table ronde avec une femme… Pareil pour les films de réalisatrices et de réalisateurs, on va essayer cette égalité-là.
Et puis on a découvert qu’il y avait l’association “Troisième autrice” qui venait d’être montée. Elles sont 12, présentes ici.  Il y a aussi “Présence compositrice” dans la musique classique, qui a créé « Demandez à Clara » une application absolument incroyable. On a décidé qu’on allait faire un partenariat et qu’on allait incorporer les compositrices de musique à l’image dans leur application. C’est une application où quand vous voulez jouer une partition d’une compositrice vous cherchez par genre “18e… baroque… flûtiste… pianiste..” et on vous indique comment trouver ces partitions, c’est génial !

Outre les rencontres, projections et autres masterclass, la musique live est très présente sur Sœurs Jumelles…
On voulait présenter tous types de musique, la musique électro, la musique symphonique la musique contemporaine, la pop, les chansons actuelles.
L’idée c’était également qu’il y ait une résidence et qu’on fasse une création qui pourrait être jouée un peu plus tard. Cette année, la création jouée pour la première fois en clôture du festival, c’est celle d’Alex Beaupain (ndlr, Musicaa, un spectacle autour des grandes chansons d’amour dans le cinéma, coécrit avec Stéphane Foenkinos) qui est en résidence, en ce moment, à La Rochelle à La Sirène.
On voulait également un spectacle d’ouverture et comme ça s’appelle Soeurs Jumelles et que nous sommes à Rochefort, ça ne pouvait être qu’un hommage à Jacques Demy et Michel Legrand. Mais l’idée, par la suite, est que le spectacle d’ouverture soit consacré à l’invité d’honneur. Donc si notre invité d’honneur, l’année prochaine est David Lynch, ce sera, soyons fous (rire), un concert autour de David Lynch.

L’idée c’est donc que l’ouverture soit centrée sur l’invité d’honneur et la clôture, une création contemporaine de musiques actuelles. Après, il y aura aussi des ciné-concerts et tout un tas de choses mais toujours autour de propositions diverses et variées.
L’idée c’est que dès qu’il y a un écran il y a des musiciens, dès qu’il y a des musiciens, il y a un écran derrière, et qu’on fasse répondre les deux…

La musique a-t-elle aussi une place dans ton travail de comédienne ?
Je rentre dans mes rôles par la musicalité, je change ma voix, je cherche le ton. Il y a un peu l’idée, justement, de trouver la note juste du personnage, il y a tellement de façons de parler…Donc je cherche ma voix et quand j’arrive à la post-synchro je retrouve celle que j’avais prise.
Je créée ma voix, en fait, même si c’est “Ma” voix, je sais si elle est plus profonde, plus posée, si elle est plus légère, si elle est plus rapide ou juste murmurée. Et puis il y a le rythme du personnage, la musicalité des mots de l’écriture d’un auteur… J’ai toujours pensé les choses avec cet aspect musical, donc je trouvais bien de donner ici, la parole aux musiciens.

Propos recueillis le 23 juin lors du Festival Sœurs Jumelles de Rochefort