Escapade enchantée dans les cyclades pour Laure Calamy & Olivia Côte

Escapade enchantée dans les cyclades pour Laure Calamy & Olivia Côte

« Pardon à vous, personnels de bateaux grecs, mais vous êtes des mabouls mentaux ! » Olivia Côte

Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances… et de la vie !

Adolescentes, Blandine et Magalie étaient inséparables. Les années ont passé et elles se sont perdues de vue. Alors que leurs chemins se croisent de nouveau, elles décident de faire ensemble le voyage dont elles ont toujours rêvé. Direction la Grèce, son soleil, ses îles mais aussi ses galères car les deux anciennes meilleures amies ont désormais une approche très différente des vacances… et de la vie !

Avec LES CYCLADES, son 7e long-métrage, Marc Fitoussi nous propose un nouveau portrait de femme(s) haut en couleurs.
Le réalisateur de PAULINE DÉTECTIVE et COPACABANA nous invite à partager les retrouvailles de deux femmes séparées par la vie.

Véritable comédie buissonnière, LES CYCLADES est un film dépaysant à souhait, par son ancrage géographique évidemment, mais aussi par le ton très énergique emprunté par le cinéaste.
Il faut dire qu’il est bien aidé par ses deux actrices principales, Laure Calamy et Olivia Côte qui « balancent » leurs dialogues avec insolence et une vraie délectation (l’excellente Kristin Scott Thomas qui complète le trio n’est pas en reste), même si le film est plus profond qu’il n’y parait au premier abord, en laissant deviner une certaine forme de solitude de ses personnages dans un quotidien pas si exaltant que ça…

« Les tournages de drame doivent être plus fun que les tournages de comédie… » Marc Fitoussi

Ce moment de vie au cœur des îles grecques n’est peut-être qu’une parenthèse enchantée pour ces sœurs de cœur, mais leur nouvelle amitié va sans aucun doute, néanmoins, changer leur quotidien…

Quelques heures après la toute première et endiablée projection du film au Festival du film francophone d’Angoulême, j’ai eu le plaisir de retrouver Marc Fitoussi en compagnie de la talentueuse et attachante Olivia Côte pour parler des CYCLADES et d’un tournage, pas vraiment de tout repos…

INTERVIEW MARC FITOUSSI & OLIVIA CÔTE

Les Rascals…Outsiders du cinéma français

Les Rascals…Outsiders du cinéma français

« Je voulais provoquer des émotions… bousculer le spectateur ! » Jimmy Laporal-Trésor

Les Rascals, une bande de jeunes de banlieue, profite de la vie insouciante des années 80. Chez un disquaire, l’un d’eux reconnait un skin qui l’avait agressé et décide de se faire justice lui-même. Témoin de la scène, la jeune sœur du skin cherche à se venger des Rascals.

Après avoir cosigné les scénarios de LA CITÉ ROSE et MON FRÈRE avec Julien Abraham, puis la réalisation de SOLDAT NOIR, un court-métrage très remarqué (nommé aux César 2022 dans la catégorie Court-métrage de fiction), Jimmy Laporal-Trésor nous offre en ce début d’année, LES RASCALS, son 1er long métrage.

Un film difficilement classable (on s’en réjouit !) tant son réalisateur s’emploie à brouiller les pistes pour mieux stimuler le spectateur. Résultat LES RASCALS, un divertissement choc et spectaculaire pour dénoncer le racisme qui gangrénait déjà notre société dans les années 80 et la montée en puissance de l’extrême droite.
Avec ce film très documenté sur ces 80’s qu’il décrit sans fioritures, Jimmy Laporal-Trésor fait le portrait sans concessions d’une jeunesse et d’une société en pleine mutation.
LES RASCALS est un film dont le cinéaste considère qu’il fait partie d’une sorte de triptyque débuté avec SOLDAT NOIR et qui devrait se poursuivre avec une série actuellement en écriture BLACK MAMBAS.  

« On ne sort jamais de ce cycle de la violence… cette société va imploser ! » Jimmy Laporal-Trésor

C’est au Festival de Sarlat LES RASCALS a été présenté avec grand succès en novembre dernier que nous avons pu échanger avec Jimmy Laporal-Trésor autour, entre autres, de la genèse du film, du contexte politique et musical de ces années 80 déjà si lointaines ou des enjeux de casting…

INTERVIEW JIMMY LAPORAL – TRÉSOR

Les survivants, minimaliste, puissant et captivant !

Les survivants, minimaliste, puissant et captivant !

« C’était une sacrée aventure ! » Guillaume Renusson

Samuel part s’isoler dans son chalet au cœur des Alpes italiennes. Une nuit, une jeune femme se réfugie chez lui, piégée par la neige. Elle est afghane et veut traverser la montagne pour rejoindre la France. Samuel ne veut pas d’ennuis mais, devant sa détresse, décide de l’aider. Il est alors loin de se douter qu’au-delà de l’hostilité de la nature, c’est celle des hommes qu’ils devront affronter…

Coscénariste et réalisateur de la série 3615 MONIQUE (dont les deux saisons sont actuellement disponibles sur OCS), Guillaume Renusson signe avec LES SURVIVANTS, un ambitieux premier long-métrage.

Coup d’essai et coup de maître pour le jeune réalisateur qui, malgré les embûches, est allé au bout de son projet en signant un film à la croisée des genres, entre le film d’aventure, le thriller et le western social. Un long-métrage rescapé de la crise covid, dont le tournage a été interrompu plus de deux mois pour cause de confinement.

« Se faire confiance prend du temps… » Guillaume Renusson

C’est à l’occasion de la présentation des SURVIVANTS au Festival du film francophone d’Angoulême, en août dernier que nous avons rencontré avec grand plaisir Guillaume Renusson.

Nous avons évoqué avec le cinéaste, la genèse du film, son fond et sa forme, les difficultés de réalisation au cœur d’un décor naturel sublime mais rude, sans oublier évidemment ses deux remarquables comédiens, Denis Ménochet et Zar Amir Ebrahimi (prix d’interprétation à Cannes pour sa prestation dans LES NUITS DE MASHHAD) dont l’investissement a été sans faille.

INTERVIEW GUILLAUME RENUSSON

16 ans, l’amour amore…

16 ans, l’amour amore…

« Si on voit le travail, j’ai l’impression qu’on a laissé le prix sur le cadeau ! » Philippe Lioret

Nora et Léo se rencontrent le jour de la rentrée en classe de Seconde. Leurs regards s’enchâssent et tout est dit. Le frère de Nora, manutentionnaire à l’hypermarché local, est accusé de vol et viré sur-le-champ. Le directeur de l’hypermarché c’est Franck, le père de Léo. Les deux familles s’affrontent, les différences s’exacerbent et le chaos s’installe. Les vies de Nora et Léo s’embrasent.

Adaptation contemporaine de la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare, 16 ANS est le 9e long-métrage pour le cinéma de Philippe Lioret.
Comme souvent chez le réalisateur de JE VAIS BIEN NE T’EN FAIS PAS ou LE FILS DE JEAN, c’est au cœur de la cellule familiale et des différences sociales que naissent les conflits et les révoltes qui vont nourrir son histoire.

16 ANS est le tragique récit du quotidien contrarié de deux jeunes gens qui n’aspirent pourtant qu’à une chose : vivre pleinement leur amour naissant.

Cette tragédie shakespearienne revisitée par Philippe Lioret se déroule implacablement, à la manière d’un thriller, sur fond d’amour, d’insouciance de déterminisme social et de patriarcat, sans jamais verser dans les clichés.

C’est à l’occasion de sa présentation en avant-première au Festival du film francophone d’Angoulême que nous avons évoqué la genèse et la réalisation de ce film intense avec Philippe Lioret et ses deux formidables jeunes interprètes, Sabrina Levoye et Teïlo Azaïs.

INTERVIEW  PHILIPPE LIORET, SABRINA LEVOYE & TEÏLO AZAÏS

Joyland… Coup de foudre à Lahore !

Joyland… Coup de foudre à Lahore !

JOYLAND

Un film de Saim Sadiq
Scénario de Saim Sadiq
Avec Ali Junejo, Alina Khan, Sania Saeed, Salmaan Peerzada…

Drame – Romance – 2H06 – Pakistan
Sortie en salles le 28 décembre 2022

L’histoire : A Lahore, Haider et son épouse, cohabitent avec la famille de son frère au grand complet. Dans cette maison où chacun vit sous le regard des autres, Haider est prié de trouver un emploi et de devenir père. Le jour où il déniche un petit boulot dans un cabaret, il tombe sous le charme de Biba, danseuse sensuelle et magnétique.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour sa manière d’aborder un sujet ô combien délicat dans une société pakistanaise fondée sur un système patriarcal et des traditions qui brident toute velléité à sortir d’un schéma terriblement conservateur.
JOYLAND, remarquable ode à la liberté, dresse le portrait subtil et bouleversant d’un homme tiraillé entre les injonctions de la société et son envie irrépressible de prendre son envol et de vivre sa vie.  
Avec ce premier film, Saim Sadiq filme avec sensualité et une infinie délicatesse, l’éveil de pulsions nouvelles et même tout simplement du désir chez un homme qui en manquait cruellement jusque-là.
Cette découverte d’un monde qu’Haider ignorait et la naissance d’une histoire d’amour offre à son personnage mais aussi au spectateur quelques judicieuses respirations à travers, notamment de belles séquences musicales et de danse.
Le réalisateur ose même, par instants, emprunter les atours de la comédie romantique voire d’une forme de burlesque sentimental (avec la scène de balade de la silhouette géante de Biba en scooter). Il prouve ainsi sa grande foi dans l’intelligence du spectateur et dans un sujet qui aurait pu n’être que pesant.

2/ Si le film fait le constat sans appel d’une société corsetée par ses traditions et son conservatisme patriarcal, il n’est jamais à charge contre ses principaux protagonistes. Des personnages à qui le réalisateur donne une belle profondeur et une véritable humanité, malgré leurs défauts et leur degré d’implication dans le parcours et le destin de Haider. On en veut pour preuve la séquence finale douloureuse et bouleversante qui remet face à face Haider et son épouse.
Saluons également l’audace d’un jeune cinéaste qui montre et dénonce, ce n’est pas si courant, les dommages causés par le patriarcat, non seulement sur les femmes mais aussi sur certains hommes.

3/ Dernière bonne raison de découvrir JOYLAND, son Prix du jury Un certain regard et la Queer palm 2022, deux récompenses cannoises plus que méritées pour signifier la réussite et la belle singularité de ce premier long métrage qui s’apprête également à concourir aux Oscars 2023 au titre de meilleur film étranger (il fait partie de la short-list de 15 longs métrages en lice)