Interview – Mes frères et moi –  Yohan Manca & Sofian Khammes

Interview – Mes frères et moi – Yohan Manca & Sofian Khammes

« C'est un métier qui rend un peu dingo quand même ! » Yohan Manca

1er et immense coup de cœur 2022 pour ce film de Yohan Manca, présenté pour la première fois en juillet dernier au cœur de la sélection officielle « Un certain regard » au Festival de Cannes.

C’est à l’occasion d’un autre festival international, celui du film de Saint Jean de Luz au mois d’octobre que j’ai eu le bonheur de découvrir ce film qui place l’art (et en l’occurrence le chant) au cœur des préoccupations de son jeune héros qui tente de trouver sa place au sein de sa fratrie.

L’histoire est celle Nour (magnifiquement incarné par le jeune Maël Rouin Berrandou), 14 ans qui vit dans un quartier populaire en bord de mer. Le jeune garçon s’apprête à passer un été rythmé par les mésaventures de ses grands frères, la maladie de sa mère et des travaux d’intérêt général. Mais sa rencontre avec une chanteuse lyrique (la toujours formidable Judith Chemla) qui anime un cours d’été va lui ouvrir de nouveaux horizons…

Acteur, réalisateur et scénariste Yohan Manca signe avec ce 1er long métrage, une œuvre lumineuse et bouleversante dont le souvenir ne va pas vous lâcher de sitôt.
MES FRERES ET MOI qui évoque souvent le meilleur du cinéma italien des années 70 (de Risi à Fellini en passant par Comencini ou Scola) et dans un autre registre BILLY ELLIOTT, est typique de ces films trop rares dont vous avez envie de partager l’enthousiasme de la découverte avec le plus grand nombre…
Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire… Direction les salles obscures 😊
Et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à partager également ma rencontre avec Yohan Manca et l’excellent Sofian Khammes.

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Interview – Le test – Emmanuel Poulain-Arnaud, Chloé Barkoff-Gaillard & Matteo Perez

Interview – Le test – Emmanuel Poulain-Arnaud, Chloé Barkoff-Gaillard & Matteo Perez

« Avec Noé Debré, on a beaucoup pensé à La Crise de Coline Sereau… » Emmanuel Poulain-Arnaud

Emmanuel Poulain-Arnaud signe avec Le test, une comédie familiale trépidante, particulièrement bien écrite. L’ensemble de son excellent casting est porté par l’énergie et la fougue d’Alexandra Lamy, géniale en mère débordée qui redécouvre, en même temps que les petits secrets de ses enfants, le sens de sa vie…

C’est en novembre dernier, lors du Festival du film de Sarlat, au cours duquel LE TEST a reçu le Prix des lycéens, que j’ai eu le plaisir de rencontrer le réalisateur et deux des jeunes comédiens du film Chloé Barkoff-Gaillard et Matteo Perez.

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En salle – C’est toi que j’attendais – Porteur d’espoir(s)

En salle – C’est toi que j’attendais – Porteur d’espoir(s)

- C'est toi que j'attendais -

C’EST TOI QUE J’ATTENDAIS de Stéphanie Pillonca
Documentaire 2021 – 1H27
Sortie en salles le 22 décembre 2021

C’est toi que j’attendais nous plonge dans l’intimité de couples qui souhaitent adopter un enfant et attendent impatiemment l’appel qui fera basculer leurs vies. Mais c’est aussi l’histoire d’Alexandra qui recherche par tous les moyens son fils né sous X, ou Sylvian qui se bat chaque jour pour retrouver sa mère biologique. Des parcours de vie riches en émotion qui nous interrogent sur la quête d’identité et sur l’amour…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Stéphanie Pillonca a rencontré 400 personnes avant de se lancer dans le tournage de son nouveau documentaire pour, au final, se focaliser sur quatre parcours, quatre trajectoires personnelles.
Avec ce récit habilement entremêlé de deux couples adoptants, une femme qui a accouché sous X et un homme né sous X, le spectateur a le temps de mieux comprendre toutes les problématiques et  des enjeux, très différents les uns des autres. Résultat, quatre portraits bouleversants d’hommes et de femmes en quête d’amour à donner ou redonner…

2/ Grâce à sa remarquable bienveillance et à son sens de l’écoute, déjà au cœur de ses précédents documentaires (JE MARCHERAI JUSQU’A LA MER ou LAISSEZ-MOI AIMER, entre autres), la réalisatrice nous plonge, avec une pudeur extrême au cœur de l’intime, sans l’artifice de commentaires en voix off. Elle préfère laisser la parole à ses témoins-acteurs de leur vie, s’exprimer sur leurs désirs, leurs doutes, voir leurs peurs de ne pas aboutir dans leur quête…
C’est beau, très touchant et porteur d’espoir(s), malgré les embûches.

3/
Les quatre récits, captés par un tournage au long cours de 9 mois, touchent le spectateur en plein cœur. On se souviendra longtemps du regard de certains des protagonistes du film comme celui de Lucile et Franck, quand ils découvrent enfin le visage de leur petite fille… (On songe beaucoup sur cette séquence au magnifique PUPILLE de Jeanne Herry). Et je défie quiconque de « résister » à une séquence aussi bouleversante que celle de l’échange troublant entre Sylvian et sa mère adoptive… Ce qui se joue à ce moment-là, entre eux, dépasse tous les mots.

De film en film, Stéphanie Pillonca affirme, à la fois, un vrai sens du cinéma, du récit mais aussi et une curiosité et une confiance absolue dans l’être humain. Ce n’est malheureusement pas si commun que cela. FLEUR DE TONNERRE, son premier et unique film de fiction a été réalisé en 2016. Il serait temps que la réalisatrice puisse enfin mettre à nouveau toutes ses qualités au service d’une nouvelle fiction pour le cinéma 😊

En salle – La panthère des neiges – (En)quête) introspective

En salle – La panthère des neiges – (En)quête) introspective

- La panthère des neiges -

LA PANTHERE DES NEIGES de Marie Amiguet et Vincent Munier avec Vincent Munier et Sylvain Tesson
Documentaire 2021 – 1H32
Sortie en salles le 15 décembre 2021

Au coeur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l’écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l’initie à l’art délicat de l’affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

LA PANTHERE DES NEIGES faisait partie de la nouvelles section « Cinéma pour le climat » dans le cadre de la sélection officielle du Festival international du film de Cannes 2021.  

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Avec la complicité amusée du photographe Vincent Munier, Sylvain Tesson nous fait partager sa découverte des sublimes paysages sauvages du haut Tibet, à la recherche de la fameuse panthère des neiges.
Cette quête de l’animal par le photographe serein et l’écrivain impatient est aussi l’occasion d’une belle introspection pour ses protagonistes et le spectateur, tant Marie Amiguet et Vincent Munier, coréalisateurs du film, savent donner du temps au temps, sans jamais nous ennuyer. On redécouvre le plaisir de la découverte d’un monde qui semble figé dans le temps. Au fil de ce somptueux documentaire, on se rend bien compte que ce n’est pas véritablement le cas et que la vie y est très présente et puissante…

2/ Si le propos global et le traitement du film est très différent, on peut rapprocher LA PANTHERE DES NEIGES du documentaire de Cyril Dion ANIMAL, sur au moins un point ! Pour continuer à bénéficier de la beauté et des bienfaits de notre planète, apprenons à mieux la regarder et à la partager. L’Homme n’y est qu’un animal, parmi tant d’autres… Ne l’oublions pas !

3/
Pour la magnifique musique de Warren Elis & Nick Cave. Après avoir déjà signé près d’une quinzaine de bandes originales de film, les deux musiciens australiens nous livrent une BO somptueuse qui sait à la fois se fondre dans les paysages magnifiques du film mais aussi s’octroyer quelques moments de bravoure comme le sublime We are not alone…

Clap de fin et belle réussite pour la 1ere édition du Festival du film de société de Royan

Clap de fin et belle réussite pour la 1ere édition du Festival du film de société de Royan

4 jours auront suffi à conforter Guillaume Mousset, directeur du Festival du film de société, du bien-fondé de son initiative.
Avec 3000 spectateurs réunis sur les deux premiers jours, le directeur du cinéma Le Lido atteignait déjà ses objectifs de fréquentation, à mi-parcours. Et au final, ce sont 5000 spectateurs qui ont asssité aux multiples projections et rencontres, au programme de ce beau galop d’essai du Festival.

C’est donc avec plaisir et sérénité que le GO de ce bel événement a pu annoncer aux festivaliers (public, jury, partenaires, bénévoles …) présents lors de la cérémonie de clôture, la tenue d’une seconde édition de ce festival convivial, porté cette première année par une très belle sélection de films.

Félicitations sincères, en particulier, à Tiana Rabenja qui a su concocter une programmation à la fois ambitieuse, exigeante et populaire. On comprend aisément les difficultés que le jury, présidé par l’énergique Juliette Tresanini, a pu rencontrer pour composer son palmarès.
Un palmarès officiel, complété par deux autres prix, celui des lycéens et celui du public …

PALMARES COMPLET

Le Jury professionnel était présidé par Juliette Tresanini (actrice, scénariste) accompagnée par Jérémy Banster (acteur, réalisateur, producteur), Coline Crance Philouze (distributrice et programmatrice), Christophe Favre (acteur), Christian Gerin (journaliste et producteur de télévision), Paul Ghezi (ancien président du FEMA la Rochelle), Laurent Klug (producteur)

Meilleur film LA VRAIE FAMILLE de Fabien Gorgeart avec Mélanie Thierry, Lyes Salem, Félix Moati… (Le Pacte – Sortie en salles le 16 février 2022)

Meilleure mise en scèneEN ATTENDANT BOJANGLES de Régis Roinsard avec Romain Duris, Virginie Efira, Grégory Gadebois… (Studio Canal – Sortie en salles le 5 janvier 2022)

Meilleure interprétation Najaa pour sa prestation dans COMPAGNONS de François Favrat avec Najaa, Agnès Jaoui, Pio Marmaï… (WildBunch Distribution – Sortie en salles le 2 mars 2022)

Le jury, par l’intermédiaire de sa présidente Juliette Tresanini a, par ailleurs, tenu à décerner une mention spéciale pour les prestations de l’ensemble des acteurs enfants qui ont joué dans les films de la programmation.

Le Jury des lycéens, composé d’Agathe, Anaïs, Clémentine, Eden, Esteban, Lou, Manon, Mélanie, Morgane, Numah (encadrés par leurs professeurs Mahine Behrouzi-Candoret et Marie Durand) a attribué son Prix des lycéensEN ATTENDANT BOJANGLES de Régis Roinsard.

Quant au très convoité Prix du public, il a été décerné à  COMPAGNONS de François Favrat.

On retiendra principalement de cette cérémonie de clôture, son bon esprit mais aussi et surtout la très belle émotion de Najaa (qui recevait ici sa toute première récompense) et l’enthousiasme extrêmement bien argumenté du jury lycéen pour le film de Régis Roinsard EN ATTENDANT BOJANGLES.

A l’issue de la soirée, les festivaliers ont pu se détendre autour de ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, la comédie déjantée de François Desagnat librement adaptée de la BD de Fabcaro, avec Jean-Paul Rouve.

Et puis, histoire de ne pas se quitter aussi vite, l’organisation du festival a ajouté un 13eme long métrage à sa belle sélection avec ANNEES 20.
Et c’est l’une de ses protagonistes, la bouillonnante Noémie Schmidt (L’ETUDIANTE ET MONSIEUR HENRI) qui est venue présenter ce film totalement atypique, un long et vrai plan séquence de 90 minutes, imaginé durant le premier confinement et tourné dans un Paris « libéré », par une belle bande de comédiens qui nous régale ici d’un véritable geste artistique.

Voilà, c’est fini… pour cette année en tous cas !
Mille mercis à Guillaume Mousset et son équipe pour l’initiative et son organisation, à Tiana Rabenja pour la programmation, aux 53 bénévoles pour leur disponibilité et leur gentillesse ainsi qu’à Audrey Grimaud (Agence Valeur absolue) pour m’avoir permis de réaliser un certain nombre d’interviews que vous pourrez retrouver au fil des semaines sur le site !

Et en attendant celle plus complète à venir, j’ai grand plaisir à laisser le mot de la fin à Jérémy Banster, membre du jury présidé par Juliette Tresanini qui, à la veille de la cérémonie de clôture m’a fait part de son véritable coup de cœur pour le second long-métrage de Fabien Gorgeart LA VRAIE FAMILLE !  Avis + que partagé…

Jérémy Banster : Ce film est très beau et je l’ai dit à son réalisateur, hier à l’issue de la projection. C’est toujours difficile au cinéma d’oser assumer de grands sentiments parce que ça peut vite être méprisé par certains, ça peut être un peu pathos, un peu lourdingue, un peu cliché, un peu guimauve, mais ce n’est pas du tout son film.
Je trouve qu’il a réussi le tour de force de nous émouvoir avec une histoire forte, un sujet neuf avec des comédiens formidables à tous points de vue, de tous les âges, avec beaucoup de finesse et beaucoup d’humanité, beaucoup de cœur.

Il l’a fait avec une maestria sublime, vraiment sublime. Il n’y a pas de plan de trop. Il n’y a pas la larme de trop. Et ça, je trouve ça très beau et très réussi sur un sujet qu’en plus on ne connaît pas bien, qu’on n’avait jamais vu. Ce sont des situations très complexes, tout le monde à raison…
Je voulais absolument le féliciter parce que c’est aussi le cinéma que j’aime, de la même manière que j’aime LE VOLEUR DE BICYCLETTE. Pour moi, il y a un truc en commun évident, un truc mythologique. Dans LA VRAIE FAMILLE, c’est la filiation mère-fils mais aussi père-fils, d’ailleurs, parce que le père est très important et cette histoire de filiation, ça me touche énormément.

A l’année prochaine pour de nouvelles et passionnantes aventures sociétales 😊