L’abbé Pierre, une vie de combats… Édifiant et passionnant

L’abbé Pierre, une vie de combats… Édifiant et passionnant

L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS

Drame – 2h17 (Blu ray) 2h11 (DVD) – 2023 – France
Réalisation :  Frédéric Tellier
Scénario : Frédéric Tellier, Olivier Gorce
Avec Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Michel Vuillermoz, Antoine Laurent, Alain Sachs…

Sorti en salles le 8 novembre  2023

Disponible en Blu ray, DVD, édition collector (Blu ray + DVD) et VOD – 7 mars 2024 – M6 Vidéo

Image : 16/9 – Son : Français DTS HD 5.1
Audiodescription pour les aveugles et malvoyants
Sous titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
Né dans une famille aisée, Henri Grouès a été à la fois résistant, député, défenseur des sans-abris, révolutionnaire et iconoclaste. Des bancs de l’Assemblée Nationale aux bidonvilles de la banlieue parisienne, son engagement auprès des plus faibles lui a valu une renommée internationale. La création d’Emmaüs et le raz de marée de son inoubliable appel de l’hiver 54 ont fait de lui une icône.

Le film ****
Avec son quatrième long métrage, Frédéric Tellier nous livre plus qu’un simple biopic. L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS est tout à la fois, le portrait du fondateur d’Emmaüs, le récit de ses combats mais aussi une fresque romanesque à travers la découverte de Lucie Coutaz, une femme méconnue mais tellement importante dans le parcours semé d’embûches d’Henri Grouès, devenu l’abbé Pierre.

« Une histoire totalement inattendue que je ne connaissais pas… » Frédéric Tellier

Plus de 30 ans après la sortie d’HIVER 54, L’ABBÉ PIERRE de Denis Amar avec Lambert Wilson, c’est Frédéric Tellier et son coscénariste Olivier Gorce qui se sont attelés à la tâche de ce nouveau film consacré à l’une des personnalités préférées des Français.

« J’étais très curieux, je savais que j’allais découvrir des choses sur lui » Benjamin Lavernhe

Bien leur en a pris, tant cette œuvre dont le récit court sur de nombreuses décennies s’avère réussie.

L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS est un film ambitieux, à la fois spectaculaire et intimiste, porté par l’immense talent de Benjamin Lavernhe, acteur caméléon aussi à l’aise et brillant dans la comédie que dans le drame. L’acteur de La Comédie Française compose, sur plusieurs décennies, un abbé parfaitement crédible et nous bouleverse à de nombreuses reprises par l’intensité de sa composition.

« Il fallait que j’invente un personnage entre elle et moi ! » Emmanuelle Bercot à propos de Lucie Coutaz

 A ses côtés, il faut évidemment saluer Emmanuelle Bercot, grande réalisatrice (LA TÊTE HAUTE, LA FILLE DE BREST) mais aussi, et on oublie trop souvent de le rappeler, une excellente actrice. Elle incarne ici avec délicatesse et puissance Lucie Coutaz, un personnage central dans la vie de l’abbé. Une femme forte, dont très peu d’entre nous connaissaient l’existence, qui s’est entièrement dévouée aux combats de l’abbé Pierre.

Il serait néanmoins injuste de ne retenir du film que le formidable travail de ses interprètes. Toujours au service du récit et de son incarnation, Frédéric Tellier nous offre avec L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS, un film ample et magnifié par le remarquable travail de son directeur photo Renaud Chassaing. Le réalisateur de L’AFFAIRE SK1, SAUVER OU PÉRIR et GOLIATH se sort avec brio de l’exercice souvent compliqué et ampoulé du biopic. Une très belle surprise…

Bonus ****
Interviews de Laurent Desmard (Président d’honneur de la Fondation Abbé Pierre) suivie de celle de l’équipe du film (Frédéric Tellier, Benjamin Lavernhe & Emmanuelle Bercot) – 18mn
Scènes coupées – 22mn30

Le premier module regroupe deux interviews plutôt classiques mais relativement intéressantes :  celle de Laurent Desmard, au cours de laquelle cet ancien collaborateur de l’abbé Pierre devenu président d’honneur de sa fondation dit toute son admiration pour le travail de Frédéric Tellier et pour les compositions bluffantes de Benjamin Lavernhe et Emmanuelle Bercot.
Au cours de l’entretien croisé entre le réalisateur et ses deux principaux interprètes, l’actrice avoue très humblement que son travail de composition sur le personnage de Lucie Coutaz était beaucoup plus simple et plus libre que celui de Benjamin Lavernhe dans la mesure où peu d’images existent de cette femme de l’ombre mais ô combien importante dans la vie de l’abbé.  

Mais une fois n’est pas coutume ! Plus que ce bonus interviews, ce sont les sept scènes coupées qui donnent tout leur intérêt au volet suppléments du DVD et du BR. D’une durée de 1 à plus de 4 minutes, toutes ces séquences nous permettent de découvrir une autre facette de la vie de l’abbé et des ses proches. Ainsi la première scène coupée permet de mieux comprendre la complicité qui lie l’abbé à la fidèle Lucie Coutaz.
Autre séquence judicieuse et étonnante, « Zappy Max » permet de découvrir un véritable instant de convivialité entre l’abbé Pierre et ses plus proches collaborateurs. Autour d’un poste de radio, toutes et tous écoutent le passage de l’abbé dans une émission de jeu qui lui permettra de récolter de l’argent pour Emmaüs. L’occasion pour l’homme d’église d’avouer un « petit » mensonge…  

Seul petit bémol, on aurait adoré une explication de Frédéric Tellier sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas inclure ces scènes dans le film.  

L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS – Version Collector
L’ABBÉ PIERRE, UNE VIE DE COMBATS est également disponible en Édition Collector avec le Blu-Ray
et le DVD du film
Une édition spéciale de Paris Match « Hiver 54 L’Abbé Pierre : l’engagement de toute une vie » contenant un article de février 1954 et de nombreuses photos d’archives (Format 12×16 cm, 16 pages).
Le documentaire inédit et exclusif « Les combats de l’Abbé Pierre » : L’Abbé Pierre raconté par ses proches et confidents (45 min).
Ainsi que les deux Bonus présents sur l’édition simple BR & DVD
Interviews de l’équipe du film et de Laurent Desmard (Président d’honneur de la Fondation Abbé Pierre).
Scènes coupées

Le + Cin’Écrans
C’est avec un immense plaisir que nous avons retrouvé en août dernier Frédéric Tellier, Benjamin Lavernhe et Emmanuelle Bercot au Festival du film francophone d’Angoulême pour y parler de leur travail commun sur ce film ambitieux et particulièrement réussi.

INTERVIEW FRÉDÉRIC TELLIER, BENJAMIN LAVERNHE & EMMANUELLE BERCOT

De grandes espérances pour Rebecca Marder et Benjamin Lavernhe

De grandes espérances pour Rebecca Marder et Benjamin Lavernhe

« Est-ce qu’on peut changer le monde avec les mains sales ? » Sylvain Desclous

DE GRANDES ESPÉRANCES

Madeleine, brillante et idéaliste jeune femme issue d’un milieu modeste, prépare l’oral de l’ENA dans la maison de vacances d’Antoine, en Corse. Un matin, sur une petite route déserte, le couple se trouve impliqué dans une altercation qui tourne au drame. Lorsqu’ils intègrent les hautes sphères du pouvoir, le secret qui les lie menace d’être révélé. Et tous les coups deviennent permis.

 

« Ça tient presque de la tragédie grecque ! » Rebecca Marder

Réalisateur en 2016 de VENDEUR, une première fiction, Sylvain Desclous posait l’an dernier son regard plein d’humanité́ sur une campagne d’élections municipales dans un formidable documentaire intitulé LA CAMPAGNE DE FRANCE.

La politique, le réalisateur y revient donc avec un second film de fiction dont il a commencé l’écriture au moment de la sortie de VENDEUR et qu’il a terminée au moment du premier confinement.

« On passe d’une histoire d’amour à une histoire de lutte des classes » Sylvain Desclous

Avec DE GRANDES ESPÉRANCES, Sylvain Desclous entre dans le milieu de la politique et questionne l’exercice du pouvoir à travers une histoire très intime. Il explore les conséquences d’un acte dramatique en mettant à l’épreuve le quotidien et l’idéalisme politique d’un jeune couple qui n’assume pas ce drame de la même manière.

Pour mettre en scène ce film palpitant à la frontière du drame social, du thriller et du film politique, le réalisateur s’est entouré d’un solide casting de premiers et de seconds rôles.

« Un rôle que je n’avais pas encore joué » Benjamin Lavernhe

Saluons en premier lieu et une nouvelle fois, l’excellence du travail de Rebecca Marder dont l’immense talent explose au cinéma depuis quelques mois à travers des rôles qu’elle transcende, dans des films aussi différents qu’UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN de Sandrine Kiberlain, MON CRIME de François Ozon, LES GOÛTS ET LES COULEURS de Michel Leclerc ou SIMONE D’Olivier Dahan.
Dans DE GRANDES ESPÉRANCES, la comédienne incarne Madeleine Pastor un personnage de jeune femme complexe, ambigüe et ambitieuse.
Benjamin Lavernhe, lui, se frotte à un personnage nouveau dans sa carrière au cinéma, celui d’un homme mesquin, menaçant et rongé par le remords. Le sociétaire de La Comédie Française est comme toujours remarquable !
Citons également les formidables partitions jouées par Emmanuelle Bercot et Marc Barbé qui marquent de leur empreinte cette histoire diaboliquement efficace.

C’est en août dernier que nous avons eu le grand plaisir de rencontrer Sylvain Desclous, Rebecca Marder et Benjamin Lavernhe, quelques heures seulement avant la toute première projection publique de leur film DE GRANDES ESPÉRANCES dans le cadre du Festival du film francophone d’Angoulême.

DE GRANDES ESPÉRANCES
Un film de Sylvain Desclous
Scénario de Sylvain Desclous et Pierre Erwan Guillaume avec la collaboration d’Olivier Lorelle et Raphaël Chevènement
Avec Rebecca Marder, Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot, Marc Barbé, Pascal Elso…
Drame – Thriller – 1H45 – France
Sortie en salles le 22 mars 2023

INTERVIEW SYLVAIN DESCLOUS, REBECCA MARDER & BENJAMIN LAVERNHE

Le sixième enfant, 1er long intense et bouleversant

Le sixième enfant, 1er long intense et bouleversant

LE SIXIÉME ENFANT

Drame – Thriller – 2022 – 1h32 – France
Réalisation : Léopold Legrand
Scénario : Léopold Legrand & Catherine Paillé, d’après le roman d’Alain Jaspard « Pleurer des rivières »
Distribution : Sara Giraudeau, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe, Damien Bonnard, Naidra Ayadi, Olivier Rabourdin…

Sorti en salles le 28 septembre 2022

Disponible en VOD & DVD le 7 février 2023 chez Pyramide Vidéo

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Image :  16/9 – 1.50:1
Audio :  Français Dolby Audio-DD 5.1 & 2.0  – Audiodescription
Sous titres pour sourds et malentendants

Le pitch
Franck, ferrailleur, et Meriem ont cinq enfants, un sixième en route, et de sérieux problèmes d’argent. Julien et Anna sont avocats et n’arrivent pas à avoir d’enfant. C’est l’histoire d’un impensable arrangement.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Écrans
Coup d’essai et coup de maître pour Léopold Legrand qui réalise avec LE SIXIÈME ENFANT, un premier long métrage puissant et jamais manichéen qui creuse un thème pourtant casse-gueule à souhait, celui du désir d’enfant et celui du renoncement.

Librement adapté du roman d’Alain Jaspard « Pleurer des rivières » par son réalisateur et sa coscénariste Catherine Paillé, LE SIXIÈME ENFANT est porté par son remarquable casting : Sara Giraudeau, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe & Damien Bonnard.

Le Jury du dernier Festival du film francophone d’Angoulême, présidé en août dernier par André Dussollier, a d’ailleurs fort justement récompensé Sara Giraudeau et Judith Chemla du Valois ex-aequo de la meilleure actrice. Il a aussi remis deux autres prix au film, le Valois du meilleur scénario (pour Léopold Legrand et Catherine Paillé) et celui de la meilleure musique pour la bande originale du film composée par Louis Sclavis.
LE SIXIÈME ENFANT s’est également vu attribuer le toujours très convoité prix du public.
Récent lauréat du Prix Lumière du meilleur Premier film, LE SIXIEME ENFANT est également nommé à ce titre aux prochains César, tout comme Judith Chemla pour le César du meilleur second rôle féminin. On y croit très fort ! Et d’ici là, vous savez ce qu’il vous reste à faire… 😊

Bonus
Court métrage MORT AUX CODES de Léopold Legrand (2018 – 14mn)
Entretien avec l’équipe du film (Sujet Cin’Ecrans – 17mn)
Remise de prix au Festival du film francophone d’Angoulême (8mn)

C’est un excellent court métrage qui ouvre le bal des bonus. MORT AUX CODES est le 3eme et dernier court-métrage réalisé à ce jour par Léopold Legrand. Un film très efficace, à la fois drôle (eh oui…) et tragique, dont le scénario est adapté d’une nouvelle écrite à partir d’une histoire vraie par le médecin urgentiste Patrick Pelloux. MORT AUX CODES est le récit de la soirée très compliquée vécue par une équipe du SAMU en charge d’intervenir pour sauver un homme entre la vie et la mort. Seulement voilà, rien ne se passe comme prévu. Les 3 hommes ne peuvent accéder à l’appartement sans les codes d’accès des différentes entrées et de l’ascenseur de la résidence…  Léopold Legrand relate avec beaucoup de justesse, la distance nécessaire et une pointe d’humour salvatrice, une situation totalement saugrenue : celle du choix « par sécurité » d’une multiplication des codes d’entrée, au détriment de la vie en cas d’urgence…

Le second bonus, les fidèles de Cin’Écrans le connaissent déjà puisqu’il s’agit de notre rencontre au Festival du film francophone d’Angoulême avec le réalisateur Léopold Legrand et ses principaux comédiens Sara Giraudeau, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe & Damien Bonnard. L’occasion d’en apprendre plus sur la genèse et les enjeux de ce premier long métrage.

Le troisième supplément nous ramène à Angoulême avec des extraits de la cérémonie de clôture du festival et les remises très émouvantes du Valois du scénario à Léopold Legrand et du Valois de la meilleure actrice à Judith Chemla et Sara Giraudeau, ex aequo.

Le plus Cin’Ecrans
Si vous souhaitez partager le bonus Entretien avec l’équipe du film, présent sur le DVD, rien de plus simple… il est disponible pour toutes et tous ci-dessous. Un bonus venant rarement seul, nous vous proposons également de découvrir les réactions de Léopold Legrand, Sara Giraudeau & Judith Chemla, suite aux récompenses obtenues lors du Festival du film francophone d’Angoulême, en août dernier. Quelques minutes tout juste après avoir reçu leurs prix sur scène (en bonus sur le DVD) … La boucle est bouclée 😊

Interview – Le sixième enfant – Grand huit émotionnel !

Interview – Le sixième enfant – Grand huit émotionnel !

« Je n’aurai pas pu faire un autre premier long … » Léopold Legrand

Coup d’essai et coup de maître pour Léopold Legrand qui réalise avec LE SIXIÈME ENFANT, un premier long métrage puissant et jamais manichéen qui creuse un thème pourtant casse-gueule à souhait, celui du désir d’enfant et celui du renoncement.

Franck, ferrailleur, et Meriem ont cinq enfants, un sixième en route, et de sérieux problèmes d’argent. Julien et Anna, tous deux avocats, n’arrivent pas à avoir d’enfant…. L’histoire d’un impensable arrangement…

Librement adapté du roman d’Alain Jaspard « Pleurer des rivières » par son réalisateur et sa coscénariste Catherine Paillé, LE SIXIÈME ENFANT est porté par son remarquable casting : Sara Giraudeau, Judith Chemla, Benjamin Lavernhe & Damien Bonnard.

Le Jury du dernier Festival du film francophone d’Angoulême, présidé en août dernier par André Dussollier, a d’ailleurs fort justement récompensé Sara Giraudeau et Judith Chemla du Valois ex-aequo de la meilleure actrice. Il a aussi remis deux autres prix au film, le Valois du meilleur scénario (pour Léopold Legrand et Catherine Paillé) et celui de la meilleure musique pour la bande originale du film composée par Louis Sclavis.
LE SIXIÈME ENFANT s’est également vu attribuer le toujours très convoité prix du public.
Gageons que ces nombreuses récompenses lui permettront de rencontrer le succès qu’il mérite.

En attendant, je vous invite non seulement à vous précipiter en salles, dès le 28 septembre, pour y découvrir LE SIXIÈME ENFANT mais aussi à partager ma rencontre avec le réalisateur et son magnifique quatuor de comédien.ne. s.
Des interviews réalisées dans le cadre du Festival du film francophone d’Angoulême où le film a, vous le savez maintenant, a obtenu une belle reconnaissance auprès du public, des professionnels et du jury…

 

INTERVIEW LÉOPOLD LEGRAND, SARA GIRAUDEAU, JUDITH CHEMLA, BENJAMIN LAVERNHE & DAMIEN BONNARD

VALOIS DE L’ACTRICE  – RÉACTION SARA GIRAUDEAU, JUDITH CHEMLA

4 PRIX A ANGOULÊME – RÉACTION LÉOPOLD LEGRAND

Ciné – Un discours très réjouissant !

Ciné – Un discours très réjouissant !

- LE DISCOURS -

LE DISCOURS de Laurent Tirard avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel, Guilaine Londez, Sébastien Chassagne…
Comédie – 2020 – 1H28
Sortie en salles le 9 juin 2021

Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa soeur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là ! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?

LE DISCOURS, adapté de l’œuvre de Fabcaro fait partie des sélections officielles du Festival de Cannes 2020 et du Festival de comédie de l’Alpe d’Huez 2021

3 bonnes raisons de voir ce film

1 / Pour l’adaptation particulièrement maligne et inventive, dans sa forme, du roman éponyme de Fabcaro.
Laurent Tirard joue avec les codes du théâtre tout en s’en affranchissant avec intelligence, grâce à de belles trouvailles de mise en scène (les séquences de générique en sont la parfaite illustration)

2 / Le génie comique de Benjamin Lavernhe (de LA Comédie Française, s’il vous plaît ! 😊 ) n’était déjà plus à prouver (MON INCONNUE, LE SENS DE LA FETE ou la série UN ENTRETIEN) mais ici son énergie, son sens du rythme et celui de la rupture de ton sont particulièrement mis en évidence.
Et quoi de plus casse-gueule, au cinéma, que de s’adresser en permanence au spectateur ? Le comédien le fait avec une aisance et un naturel absolument bluffant. Il faut également noter que l’interprète d’Adrien laisse toute la place à ses partenaires à travers de réjouissantes joutes verbales au cours desquelles chaque acteur, chaque actrice trouve une vraie place.

3 / LE DISCOURS nous régale aussi par sa description assez jouissive de l’aliénation mentale qui peut s’emparer de chacun.e au sein de la cellule familiale, aussi aimante soit-elle.