Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

Interview Les goûts et les couleurs – Michel Leclerc & ses comédien.ne.s donnent tout pour la musique !

« Le temps fera le tri entre le bon et le mauvais goût ! » Michel Leclerc

J’ai eu l’immense plaisir d’interviewer Michel Leclerc, l’automne dernier à Saint-Georges de Didonne, lors de l’avant-première de son documentaire PINGOUIN & GOELAND ET LEURS 500 PETITS. Cette fois ci, c’est à l’occasion du Festival de Cabourg et de ses journées romantiques, que j’ai pu m’entretenir avec le réalisateur et les 3 principaux interprètes de sa nouvelle et très réussie comédie LES GOÛTS ET LES COULEURS.

L’histoire des GOÛTS ET LES COULEURS est celle de Marcia, jeune chanteuse passionnée qui enregistre un album avec son idole Daredjane, icône rock des années 1970. Mais cette dernière disparait soudainement. Pour sortir leur album, elle doit convaincre l’ayant-droit de Daredjane, qui n’a jamais aimé sa lointaine parente et encore moins sa musique…

« A 20 ans, j’espérais devenir un chanteur de rock, c’était vraiment mon but et j’ai échoué ! » Michel Leclerc

Réalisateur de comédie sociales comme LE NOM DES GENS, TÉLÉ GAUCHO ou LA LUTTE DES CLASSES, Michel Leclerc est aussi et depuis toujours un passionné de musique et de chansons. S’il a longtemps tourné autour de cette passion dans son cinéma, c’est la première fois qu’il en fait le sujet central d’un film.  On retrouve néanmoins au cœur de ce sixième long-métrage de fiction, la patte du réalisateur qui signe ici une nouvelle comédie sur fond de rapports des classes, de regard des autres et d’héritage familial.
Avec LES GOÛTS ET LES COULEURS, le réalisateur qui se produit de temps en temps en concert avec sa complice et coscénariste Baya Kasmi, s’est même collé, pour la première fois au cinéma, et avec une belle réussite, à la composition des chansons d’un film.

« Michel est tellement joyeux, enthousiaste…. Il nous communique une énergie phénoménale ! » Judith Chemla

Michel Leclerc qui se présente également comme un bricoleur dans le cinéma s’est beaucoup amusé dans la création du personnage de Daredjane, à travers la fabrication de clips, d’unes de journaux…
Le réalisateur est parfaitement épaulé par un formidable trio de comédiens principaux, Rebecca Marder, Judith Chemla et Félix Moati et par quelques très beaux seconds-rôles à qui il offre également une superbe partition, tels que Philippe Rebbot, Eye Haïdara ou Arthus.

INTERVIEW MICHEL LECLERC, REBECCA MARDER, JUDITH CHEMLA & FÉLIX MOATI

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Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

C’est un festival un peu particulier et très intense auquel j’ai eu le plaisir de participer cette année.

En effet, si j’ai assisté en tant que représentant de Cin’Ecrans à quelques uns des très nombreux événements de cette seconde édition de Sœurs Jumelles, j’ai également eu le plaisir de me voir confier par le festival, quelques interviews et l’animation d’un certain nombre de rencontres qui ont suivi les projections à L’Apollo Ciné 8.
Voici donc, sans ordre particulier, quelques souvenirs de ces 4 jours passés non loin de chez moi à Rochefort…

L’enthousiasme et la curiosité des spectateurs à l’issue de la projection de VLADIMIR COSMA, SUR UN AIR DÉCONCERTANT et le plaisir de Mathieu Busson, son réalisateur, à répondre aux nombreuses questions autour du film et du génial musicien.

Le bonheur de voir la grande salle de l’Apollo quasi-complète et bruissant de vie et de l’impatience d’une très grande partie des 400 spectateurs (dont près de 300 enfants) pour (re)découvrir sur grand écran LE CHANT DE LA MER de Tomm Moore.
L’amusement, la surprise et la générosité de Bruno Coulais et Nolwenn Leroy devant les questions parfois déstabilisantes des enfants. Et surtout l’émotion non feinte de la chanteuse lorsqu’elle interprète, à capella et aux côtés de son compositeur, la chanson titre du film face à un public enthousiaste. Très heureuse de présenter à nouveau ce film qui lui tient tant à cœur, Nolwenn s’est prêtée avec beaucoup d’enthousiasme à une longue et improvisée séance de dédicaces dans le hall du cinéma, à l’issue de la projection.

Bonheur également de partager la toute dernière séance de cette édition avec une salle de près de 80 personnes ravies de venir (re)voir LES AVENTURES DE RABBI JACOB sur grand écran. Pour l’anecdote, seuls 6 spectateurs/spectatrices le découvraient pour la première fois.

La joie des gagnants au quiz généreusement proposé par Pascal Alex Vincent, à l’issue de la projection de son superbe doc SATASHI KON, L’ILLUSIONNISTE

La décontraction amusée d’Alex Beaupain lors de la présentation au cinéma du documentaire JE N’AIME QUE TOI, à moins de deux heures d’un spectacle qu’il n’était pas certain du tout de pouvoir donner, pour cause de météo plus que capricieuse. Et la manière facétieuse avec laquelle il a mis en avant sa complice violoncelliste (et coréalisatrice du doc) Valentine Duteil, bien plus traqueuse et angoissée que lui.

Le plaisir de recueillir pour le festival, les remerciements et les témoignages chaleureux d’un public curieux et souvent cinéphile face aux propositions ciné de cette seconde édition.

Ces spectateurs venus revoir lors d’une seconde projection les 5 premiers épisodes de REUSSS, excellente série produite pour France TV Slash. Ils sont revenus, cette fois-ci accompagnés d’amis, 3 jours après la première présentation qui avait lieu en présence de la productrice de la série Elisabeth Arnac et de son compositeur, Proof.

L’attention de Soprano et ses amis, absents pour cause de tournée et qui ont enregistré un court message à destination des spectateurs venus assister à la projection du 1er épisode de SOPRANO, A LA VIE, A LA MORT  (Disney+).

Le plaisir de partager la bonne tenue de ces projections avec Didier, l’infatigable, sérieux et très sympathique animateur de l’association Rochefort sur toiles. Sans oublier, la curiosité et l’enthousiasme contagieux de Pascale, notre bénévole cinéphile tellement prête à remettre ça l’an prochain…Un grand merci évidemment pour l’accueil dans leur cinéma à Sonia, Patrick et Bruno.

Immense plaisir aussi de partager quelques instants sur ce festival avec des gens que je croise trop rarement, Myriam Hacène, Gautier Roos, Mehdi Omaïs, Dominique Besnehard, Philippe Bourin, Marjorie & Fabien (Hedonia radio)

En marge de ces projections/rencontres, je suis ravi d’avoir pu, grâce à Marilyne, 3 interviews pour Sœurs Jumelles, celles de Judith Henry, metteuse en scène du formidable spectacle d’ouverture, celle de Martin Delemazure, tout récent directeur de l’agence de compositeurs Grande ourse et de Sasha White, directrice du département musique de Mediawan.

Et puis, même si la frustration est grande de n’avoir pu assister à plus de rencontres ou de débats (tant le programme était riche), je retiendrai la prestation de l’excellente Jeanne Cherhal venue partager avec le public et Thierry Frémeaux, sa passion pour la musique de film, dans le cadre  feutré du Théâtre de la Coupe d’or.
Ce fut aussi un immense plaisir de revoir IAM sur la grande scène du festival et de découvrir P2RB (photo ci dessous) dont la prestation en première partie du groupe marseillais m’a donné l’envie immédiate d’aller la revoir très, très vite sur scène. Je suis certain d’être face à une véritable révélation dont on va beaucoup parler ces prochaines années.

Que dire de la soirée de vendredi et du spectacle d’Alex Beaupain et ses joyeux invités réunis autour du cinéma de Gainsbourg ?
Pas grand-chose, si ce n’est que même les trombes d’eau n’auront pas réussi à doucher mon enthousiasme, face à ce spectacle inspiré et en très grande partie inédit. En effet, Alex et ses invité(e)s avaient déjà créé un précédent spectacle autour du répertoire du grand Serge lors d’une mémorable soirée, à laquelle j’avais eu le bonheur d’assister en janvier dernier à la Maison de Radio France.

Et puis, il y a Stephan Eicher...  Un an après un mémorable concert aux Francofolies de la Rochelle, le chanteur suisse et européen dans l’âme (Putain, putain…, merci pour l’hommage à Arno !) clôturait samedi soir cette très belle seconde édition de Sœurs Jumelles.
Et même si la météo décidément capricieuse de ce mois de juin a empêché Stephan de nous offrir le programme initialement envisagé, il nous a régalé avec la complicité de musiciens inspirés, d’un spectacle chaleureux, drôle et émouvant à bord de son radeau des inutiles, ancré dans le cadre très aéré du Clos Lapérouse.
Magnifique moment, hors du temps…

MERCI !

Je veux donc remercier, ici, très chaleureusement (je me prépare pour les César, au cas où…) :

Marilyne pour sa confiance ainsi que sa fidèle et sympathique complice Peggy 😊

Toutes les équipes techniques et artistiques du festival, ses bénévoles et ses attachés de presse, Myriam et Olivier (les fameux BCG) que j’ai eu un immense plaisir à revoir

Pascale et Didier, mes chaleureux complices de l’Apollo Ciné 8.

Tristan, même si je ne l’ai croisé que trop brièvement (parce que de l’avis général, souriant en toutes circonstances, Tristan est vraiment le top des stagiaires !)

Marion pour ses relais sur les réseaux sociaux.

Elisabeth Arnac & Proof, Bruno Coulais & Nolwenn Leroy, Pascal-Alex Vincent, Alex Beaupain & Valentine Duteil, Mathieu Busson, ces invités du festival que j’ai eu le plaisir et l’honneur de présenter au public de l’Apollo Ciné 8 pour des rencontres d’après projection.

Sans oublier évidemment les initiateurs de ce très bel événement Delphine Paul, Eric Debegue et bien sûr Julie Gayet, dont l’énergie et le fol enthousiasme (tellement communicatif jusque sur le très joyeux Karaoké de samedi) me bluffent littéralement !

Bravo, encore merci et j’espère à l’année prochaine pour la 3ème édition de Sœurs Jumelles.

Festival du film de Cabourg – Un palmarès tempétueux !

Festival du film de Cabourg – Un palmarès tempétueux !

C’est un début de soirée vraiment pas comme les autres qui a précédé la traditionnelle cérémonie de clôture du Festival.
En effet, peu après 20 heures et alors que débutait le défilé des invités sur le tapis rouge de la promenade Marcel Proust, devant les photographes et une foule compacte, de très fortes bourrasques sont venues perturber l’événement. Les toiles des tentes installées à l’entrée du casino se sont envolées et le public nombreux a rapidement été évacué par les services de police avant que la mairie de Cabourg n’y interdise toute circulation.

Le temps que chacun reprenne ses esprits, la soirée reprenait son cours presque normal avec la traditionnelle cérémonie de clôture animée par Pierre Zéni.

Retrouvez ci-dessous le palmarès complet de cette 36è édition des journées romantiques.

PALMARÈS COMPLET  

Les Swann d’Or sont décernés chaque année par un groupe de professionnels du cinéma, Le Comité des Swann, qui se réunit en amont du festival pour élire les lauréats romantiques de l’année écoulée.  Et les lauréats 2022 sont :

  • Meilleur film : ON EST FAIT POUR S’ENTENDRE de Pascal Elbé
  • Meilleure réalisation : LES JEUNES AMANTS de Carine Tardieu (Interview de l’équipe du film ci dessous, réalisée au Festival d’Angoulême)
  • Meilleure actrice : Fanny Ardant dans LES JEUNES AMANTS de Carine Tardieu
  • Meilleur acteur : Swann Arlaud dans VOUS NE DÉSIREZ QUE MOI de Claire Simon
  • Meilleur premier film romantique : UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN de Sandrine Kiberlain
  • Prix Gonzague Saint Bris (meilleure adaptation d’une œuvre littéraire) : SERRE MOI FORT de Mathieu Amalric
  • Révélation féminine : Rebecca Marder dans UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN de Sandrine Kiberlain
  • Révélation masculine ex-aequo : Yasin Houicha dans FRAGILE d’Emma Benestan & Thimotée Robart dans LES MAGNÉTIQUES de Vincent Maël Cardona
  • Swann d’honneur : Françoise Fabian

PRIX DU JURY & PRIX DE LA JEUNESSE

Le jury de la compétition Longs métrages présidé par la réalisatrice Diane Kurys a attribué son Grand Prix à NELLY & NADINE de Magnus Guertten. Un film qui s’est offert un beau doublé puisqu’il a également remporté le Prix de la jeunesse attribué par un jury de six lycéennes de seconde.

Le toujours très convoité Prix du public est allé à MARIA RÊVE, 1er long métrage de Lauriane Escaffre & Yvo Muller avec Karin Viard & Grégory Gadebois.

La veille de cette cérémonie de clôture, forte en émotions, c’est le jury court-métrage présidé par Claire Burger & Samuel Theis (tous deux coréalisateurs de PARTY GIRL avec Marie Amachoukeli) qui remettait ses prix …

  • Meilleur court métrage : L’ATTENTE d’Alice Douard avec Clotilde Hesme & Laetitia Dosch
  • Meilleure actrice et meilleur acteur : Clara Antoons & Andranic Manet dans LA LÉGÈRE DÉVIATION DES ATOMES

PRIX PREMIERS RENDEZ- VOUS

Le comité des Swann, encore lui, a attribué au cours de cette même soirée les Prix Premiers Rendez-vous qui récompensent la première apparition d’une actrice et d’un acteur dans un rôle de premier plan.

Cette année, c’est la révélation des OLYMPIADES de Jacques Audiard, Lucie Zhang qui a été sacrée aux côtés d’Aliocha Reinert (Johnny dans PETITE NATURE de Samuel Theis) et Maël Rouin-Berrandou (Nour dans MES FRÈRES ET MOI de Yohan Manca), deux jeunes et brillants comédiens que le comité n’a pas réussi à départager et on les comprend… Au vu de leur formidable complicité (voir la courte interview ci dessous sur le tapis rouge) tout au long de la soirée, gageons qu’on les retrouvera un jour à l’affiche d’un même film.

Excellente nouvelle donc, malgré le contexte pesant de l’époque, le romantisme n’est pas mort ! Rendez-vous donc en juin 2023 pour les 37è journées romantiques du Festival du film de Cabourg.

Nouveau rendez-vous pour Les jeunes amants !

Nouveau rendez-vous pour Les jeunes amants !

LES JEUNES AMANTS

LES JEUNES AMANTS
Un film réalisé par Carine Tardieu
Scénario : Carine Tardieu, Agnès de Sacy et raphaële Moussafir sur une idée de Solveig Anspach
Comédie dramatique – Romance – 2021 – 1h52 – France
Distribution : Fanny Ardant, Melvil Poupaud, Cécile de France, Florence Loiret-Caille…

Sorti en salles le 2 février 2022
Disponible en VOD, Blu-ray & DVD chez Diaphana Edition Vidéo
Langue: Français stéréo et 5.1 –  Sous-titres sourds et malentendants. Audiodescription pour aveugles et malvoyants. Image: 2.35 (16/9 compatible 4/3)

Le pitch
Shauna, 70 ans, libre et indépendante, a mis sa vie amoureuse de côté. Elle est cependant troublée par la présence de Pierre, cet homme de 45 ans qu’elle avait tout juste croisé, des années plus tôt. Et contre toute attente, Pierre ne voit pas en elle “une femme d’un certain âge”, mais une femme, désirable, qu’il n’a pas peur d’aimer. A ceci près que Pierre est marié et père de famille.

L’avis Cin’Ecrans
Avec LES JEUNES AMANTS, Carine Tardieu poursuit un travail de réalisatrice tout en finesse autour de la question de l’intime.

Après LA TETE DE MAMAN, DU VENT DANS MES MOLLETS et OTEZ-MOI D’UN DOUTE, la scénariste-réalisatrice nous revient avec ce quatrième long-métrage très personnel que devait mettre en scène Sólveig Anspach. LES JEUNES AMANTS est inspiré par l’histoire d’amour que la mère de Sólveig Anspach a vécue tardivement avec un médecin bien plus jeune qu’elle.
La disparition, en 2015, de la réalisatrice de HAUT LES CŒURS ne lui aura pas permis de réaliser son rêve. C’est donc son amie Carine Tardieu, avec la complicité au scénario d’une autre amie de Sólveig, Agnès de Sacy, qui nous offre LES JEUNES AMANTS, un film pudique, lumineux et bouleversant.
LES JEUNES AMANTS est porté par son magnifique couple de comédiens principaux Fanny Ardant et Melvil Poupaud et par des seconds rôles remarquables, Cécile de France, Florence Loiret-Caille et Sharif Andoura.

Bonus 
Si le DVD et le BR du film ne propose qu’un seul bonus en complément de la traditionnelle bande annonce, celui-ci mérite largement le détour. Il s’agit d’un entretien avec Agnès de Sacy et avec Carine Tardieu, essentiellement centré sur le travail effectué par les deux femmes autour du scénario original. Un scénario très personnel que Solveig Anspach a confié à son amie scénariste Agnès de Sacy afin qu’elle porte le projet du film avec une réalisatrice. Et cette réalisatrice sera donc Carine Tardieu.  
Cette réécriture scénaristique a, en partie, consisté à proposer un film moins noir, moins âpre que le projet initial, mais tout en gardant l’esprit de Solveig Anspach. Dans la dernière partie de cet entretien d’environ un quart d’heure, la réalisatrice revient également sur le choix de Melvil Poupaud et de Fanny Ardant qui ne se connaissaient avec ce tournage mais dont l’évidente complicité a grandement aidé la réalisatrice.  

Le + Cin’Ecrans
En août 2021, j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer la réalisatrice et ses deux comédiens principaux lors du festival du film francophone d’Angoulême pour parler de ce magnifique long-métrage que je vous recommande plus que chaleureusement. Une interview à retrouver ci-dessous…

INTERVIEW CARINE TARDIEU, FANNY ARDANT, MELVIL POUPAUD

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En salle – Je t’aime, filme-moi !  – Besoin d’amour…

En salle – Je t’aime, filme-moi !  – Besoin d’amour…

- JE T'AIME, FILME-MOI ! -

JE T’AIME, FILME-MOI ! d’Alexandre Messina
Avec Christophe Salengro, Michel Cremades, Karine Ventalon…
Comédie – documentaire – 1h20– France

Sortie en salles le 15 juin 2022

Deux frères très dissemblables ont une idée étonnante qu’ils vont mettre en pratique : filmer des “déclarations d’amour” chez les “vraies gens”, célèbres ou pas, et les livrer ensuite aux destinataires sur les routes de France, au volant de leur camionnette, transformée pour l’occasion en mini studio de cinéma.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Parce qu’on ne peut qu’encourager cette volonté de décliner l’amour sous toutes ses formes, en cette période anxiogène à souhait. Alors certes, JE T’AIME, FILME-MOI ! ne va pas révolutionner le petit monde du cinéma, mais sa fraîcheur et sa naïveté parfaitement assumée en font un objet atypique mais franchement attachant.
Le film d’Alexandre Messina, en forme de road-movie est un mélange étonnant à la croisée des chemins entre comédie à l’italienne et du documentaire sociologique. Le tout rythmé par des déclarations d’amour diverses et variées, véritables instantanés de vies, montées à la manière d’un patchwork. Le résultat est parfois déroutant avec une pointe d’émotion qui vient régulièrement vous cueillir quand vous vous y attendez le moins. 

2/ Pour la belle humanité des deux personnages principaux quand ils vont filmer les déclarations d’amour. JE T’AIME, FILME-MOI ! ne se moque jamais de ses personnages, bien au contraire. Et surtout chaque personnage est traité sur un même pied d’égalité, anonymes ou célébrités ayant accepté de jouer le jeu de la déclaration comme Pierre Richard, Zinedine Soualem, Thomas Dutronc, Michel Leclerc & Baya Kasmi, Firmine Richard, Laam ou bien encore Patrice Laffont ? 

3/
Et enfin, bien sûr, pour le plaisir de retrouver 4 ans après sa disparition, Christophe Salengro. Banzaï ! Le regretté Président Grolandais est accompagné dans son périple sur les routes par Karine ventalon et le trop rare Michel Cremades (également coscénariste du film) dont beaucoup connaissent le visage et la bonhommie mais pas le nom. Et c’est bien dommage !