« On ne s’interdit rien ! On fait un film de cinéma, on n’a pas de pression économique » Yannick Kergoat
10 ans tout juste après avoir pointé du doigt et de sa caméra les dérives et les perversions d’une presse qui n’a plus d’indépendante que le nom dans LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE (coréalisé avec Gilles Balbastre), Yannick Kergoat récidive dans un cinéma militant et dénonciateur.
Cette fois, c’est aux vicieux mécanismes de la (très) grande évasion fiscale que le réalisateur s’intéresse.
Avec la complicité du producteur Bertrand Faivre et du journaliste d’investigation Denis Robert (coauteur notamment du livre Révélation$ sur l’affaire Clearstream), Yannick Kergoat nous livre une incroyable démonstration des démarches suivies par certains « grands » de ce monde pour réussir leur évasion fiscale.
Le réalisateur y dénonce évidemment tous ces mécanismes et toutes ces magouilles imaginées par les « puissants », à travers de nombreux témoignages et images d’archives. Yannick Kergoat procède avec rigueur mais aussi beaucoup de recul et un humour nécessaire afin que le spectateur ne baisse pas les bras et se révolte encore devant tant de cynisme assumé.
« Démontrer, en les remontrant, à quel point les acteurs de ce drame de l’évasion fiscale sont de mauvais génies » Yannick Kergoat, à propos des archives.
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.
« On y croit encore, on croit que ça peut changer un peu les choses… » Yannick Kergoat
C’est au Festival du film de Sarlat où LA (TRÈS) GRANDE ÉVASION était projeté en avant-première que Yannick Kergoat est revenu pour Cin’Ecrans sur ce film pensé et écrit pour le cinéma.
Le résultat est édifiant… et actuellement en salles !
INTERVIEW YANNICK KERGOAT
La fille de son père… en état de grâce
Parcours sans faute pour Erwan Le Duc. Après un très bon premier long métrage, Perdrix, et l’excellente série Sous contrôle, le cinéaste nous régale avec ce second film d’une réjouissante comédie burlesque et poétique, dont la liberté de ton fait un bien fou.
Ma France à moi, liberté, égalité, fraternité ! On y croit encore…
Porté par la fougue et la fantaisie de Fanny Ardant et par la révélation du talent naissant de Nawid Elham, le nouveau film de Benoit Cohen est un long métrage généreux et humaniste qui donne un peu d’espoir dans le genre humain. Et par les temps qui courent, on en a bien besoin…
Le samouraï, implacable et solitaire…
Avec sa maitrise formelle impressionnante et la prestation remarquable de sobriété d’Alain Delon, LE SAMOURAÏ est devenu au fil du temps, un incontournable du cinéma français. Un film à (re)découvrir, sans faute, dans une somptueuse version restaurée.




