La nouvelle femme, une première fiction très documentée

La nouvelle femme, une première fiction très documentée

LA NOUVELLE FEMME

Un film de Léa Todorov
Scénario Léa Todorov
Avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby…
Drame – historique – 1h39 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
En 1900, Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret honteux – sa fille Tina, née avec un handicap. Peu disposée à s’occuper d’une enfant qui menace sa carrière, elle décide de quitter Paris pour Rome. Elle y fait la connaissance de Maria Montessori, une femme médecin qui développe une méthode d’apprentissage révolutionnaire pour les enfants qu’on appelle alors « déficients ». Mais Maria cache elle aussi un secret : un enfant né hors mariage. Ensemble, les deux femmes vont s’entraider pour gagner leur place dans ce monde d’hommes et écrire l’Histoire.

L’avis Cin’Écrans ***
Scénariste, réalisatrice et productrice, Léa Todorov signe avec LA NOUVELLE FEMME, son premier long métrage de fiction après avoir réalisé deux documentaires SAUVER L’HUMANITÉ AUX HEURES DE BUREAU en 2012 et UTOPIE RUSSE en 2015.

En 2016, elle co-écrit le documentaire RÉVOLUTION ÉCOLE : L’ÉDUCATION NOUVELLE ENTRE LES DEUX GUERRES, réalisé par Joanna Grudzinska. C’est ce projet sur les pédagogies alternatives qui est à l’origine de LA NOUVELLE FEMME qui marque donc ses débuts remarqués dans la fiction.

Plutôt classique mais très soigné dans sa forme, ce film de Léa Todorov qui n’est pas un simple biopic sur Maria Montessori interroge la question du féminisme et de l’inclusion à travers le portrait de deux femmes que tout oppose mais qui vont finir par se comprendre et s’entraider.

« On a longtemps cherché ce que le personnage de Lili pourrait apporter au personnage de Maria » Léa Todorov

Ces deux femmes sont remarquablement incarnées par Jasmine Trinca dans le rôle de Maria Montessori et par Leïla Bekhti dans celui de Lili d’Alengy.
On est touché par le jeu de comédienne italienne dont le personnage souffre de ne pas pouvoir élever son fils, né hors mariage, comme elle l’aimerait, alors qu’elle consacre toute sa vie aux enfants des autres.
De son côté Leïla Bekhti interprète avec une infinie subtilité et souvent à travers une simple inflexion du regard, un personnage de femme déstabilisée par sa situation et son propre regard sur son enfant …

« Rendre plus visible le handicap et la différence, c’est quelque chose qui me tenait énormément à cœur… » Léa Todorov

Avec une infinie délicatesse, mais sans angélisme, Léa Todorov met en scène les difficultés rencontrées par des enfants handicapés à être acceptés par la société des adultes. Des adultes invités par Maria Montessori, pour le bien de tous, à changer leur comportement et leur regard sur ces enfants.  

Il faut, à ce titre, saluer le pari risqué mais parfaitement relevé par la cinéaste de tourner avec des enfants handicapés, français et italiens, obligeant les comédien.ne.s qui les entourent à plus d’écoute et sans aucun doute de sincérité dans leur jeu.

« C’est le côté accidenté d’un film que j’ai trouvé absolument merveilleux. J’adore le fait qu’on prépare énormément et qu’il se passe autre chose… » Léa Todorov

La fougue, la beauté, les réactions parfois inattendues de ces enfants donnent au film toute sa véracité et un beau supplément d’âme.

Le + Cin’Écrans
C’est en octobre dernier lors du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz que nous avons eu le privilège de parler avec Léa Todorov de son passage à la fiction avec ce film dont le sujet lui tient particulièrement à cœur.
Quelques semaines après cette rencontre au Pays basque, c’est au Festival du film de Sarlat que la réalisatrice présentait LA NOUVELLE FEMME. Un Festival ou Léa Todorov s’est vue attribuer la Salamandre d’or (prix du public) et Jasmine Trinca, le prix d’interprétation féminine, ex æquo avec Florence Loiret Caille pour LA TÊTE FROIDE de Stéphane Marchetti.

INTERVIEW LÉA TODOROV

Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

LES ROIS DE LA PISTE

Un film de Thierry Klifa
Scénario Benoît Graffin & Thierry Klifa
Avec Fanny Ardant, Mathieu Kassovitz, Nicolas Duvauchelle, Ben Attal, Laetitia Dosch, Michel Vuillermoz…
Comédie – 1h56 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
Rachel, sorte de Ma Dalton, a élevé ses fils Sam et Jérémie, et son petit-fils, Nathan, dans le culte de l’arnaque. De plans foireux en petits larcins, cette sympathique famille de bras cassés court toujours après le gros coup. Chance ou fatalité, lors d’un cambriolage, ils volent sans en connaitre sa valeur, une toile de Tamara de Lempicka. Céleste, une détective rusée et charmeuse, et Gauthier, son fidèle acolyte, se lancent à leur poursuite…

L’avis Cin’Écrans ****
6 ans après TOUT NOUS SÉPARE, un film noir à suspens, Thierry Klifa change radicalement de registre et nous offre avec LES ROIS DE LA PISTE, une très savoureuse comédie dont l’inspiration est à chercher, entre autres, du côté de la comédie italienne des années 60-70 (de Dino Risi à Mario Monicelli en passant par Ettore Scola) et du FAMILY BUSINESS de Sidney Lumet.

Par la grâce d’un excellent scénario coécrit avec Benoît Graffin (fidèle complice de Pierre Salvadori, expert en comédie élégante) et avec la très joyeuse complicité de sa bande de comédien.ne.s, le cinéaste déroule un récit réjouissant aux très nombreux rebondissements.

« Les acteurs m’ont emmené beaucoup plus loin que là où je pensais aller… » Thierry Klifa

Impériale dans son rôle de chef de famille, façon Ma Dalton, Fanny Ardant nous régale de sa gouaille et de répliques qui claquent. C’est indéniable, la comédie lui convient à merveille.

Le reste du casting n’est pas en reste. Tous les interprètes semblent s’être beaucoup amusé à donner vie à des personnages à mille lieux de ceux qu’on leur propose habituellement. Sans en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir, saluons ainsi la formidable et très surprenante composition de Nicolas Duvauchelle que plus rien ne semble arrêter. Comme le dit très bien Thierry Klifa avec lequel il a travaillé au théâtre (DES JOURNÉES ENTIÈRES DANS LES ARBRES aux côtés déjà de Fanny Ardant) et tourné 2 autres films, l’acteur est à un moment clé de sa carrière « c’est un acteur prodigieux ! »

Mathieu Kassovitz que l’on n’attendait pas vraiment (et on avait tort !) devant la caméra de Thierry Klifa révèle un véritable talent comique, à mi-chemin ici, entre Droopy et un Robert de Niro neurasthénique.

« Que Thierry Klifa vienne me voir, je trouve ça marrant parce que ce n’est pas forcément le cinéma français que je défends… » Mathieu Kassovitz

Il convient également de citer le brillant Michel Vuillermoz ou bien encore Ben Attal qui après un détour par des études de cuisine assume enfin pleinement son désir de cinéma.
Mais la plus jolie surprise vient, sans aucun doute, de l’excellente Laetitia Dosch à qui le personnage de Céleste offre la possibilité d’exprimer un mélange subtil de jeu, à la fois très drôle et formidablement glamour.

N’oublions pas enfin, la formidable partition composée par Alex Beaupain.
Si Thierry Klifa et le compositeur des CHANSONS D’AMOUR ont collaboré par le passé sur 3 pièces de théâtre, c’est la première fois que le metteur en scène lui propose d’écrire la BO de l’un de ses films.
Bien lui en a pris, tant le résultat s’avère inspiré, varié et en plein accord avec le ton ludique de cette comédie classieuse.

Vous l’aurez compris, on vous invite chaleureusement à suivre à la trace la joyeuse famille de gangster, LES ROIS DE LA PISTE …
Ce nouveau film de Thierry Klifa est une jolie réussite, une pétillante comédie d’aventures, comme on n’en réalise plus tant que ça. Autant le dire, ce remède à la morosité fait un bien fou, d’autant plus par les temps qui courent.

Le + Cin’Écrans
Après avoir découvert LES ROIS DE LA PISTE au Festival du film francophone d’Angoulême où nous avons questionné rapidement Mathieu Kassovitz (à l’issue d’une interview pour le film VISIONS), c’est à l’issue de sa présentation en ouverture du Festival International de Saint-Jean-de-Luz que nous avons effectué un joyeux tour de piste avec Thierry Klifa et Alex Beaupain.

« Je suis un très mauvais lecteur de scénario… j’ai une capacité d’imagination assez limitée » Alex Beaupain

L’occasion d’évoquer, entre autres, avec eux, le plaisir de cette nouvelle collaboration, leurs inspirations communes et leur bonheur à faire chanter Fanny Ardant et Nicolas Duvauchelle

INTERVIEW THIERRY KLIFA, MATHIEU KASSOVITZ & ALEX BEAUPAIN

La vie de ma mère – Fais-moi une place !

La vie de ma mère – Fais-moi une place !

LA VIE DE MA MÈRE

Un film de Julien Carpentier
Scénario Julien Carpentier & Benjamin Garnier
Avec Agnès Jaoui, William Lebghil, Salif Cissé, Alison Wheeler, Noémie Zeitoun, Maxence Tual…
Comédie dramatique – 1h43 – France
Sortie en salles le 6 mars 2024

L’histoire 
Pierre, 33 ans, fleuriste à succès, voit sa vie basculer lorsque sa mère, Judith, fantasque et excessive, débarque dans sa vie après deux ans sans se voir. Pierre n’a qu’une idée, reprendre le cours normal de sa vie, mais rien ne se passe comme prévu. Leurs retrouvailles, aussi inattendues qu’explosives, vont transformer Pierre et Judith à jamais.

 L’avis Cin’Écrans ****
Après avoir fait ses armes sur de nombreuses émissions télé, notamment pour Canal+, Julien Carpentier a également écrit et réalisé de nombreux courts-métrages.

Dans LA VIE DE MA MÈRE, son premier long métrage, d’inspiration autobiographique, Julien Carpentier filme la confrontation à la fois douloureuse et pleine de tendresse entre un fils attentionné et une mère bipolaire.

C’est un projet au long terme que le scénariste réalisateur nous offre aujourd’hui puisqu’il l’a proposé il y a plus de 10 ans à Agnès Jaoui.

« Le message qu’elle m’envoyait, c’était t’as le droit de venir !» Julien Carpentier à propos d’Agnès Jaoui

Et le résultat est à la hauteur de leur persévérance puisque ce film de transmission et de réconciliation est sans aucun doute l’un des plus touchants de ces derniers mois. Agnès Jaoui y trouve, à travers Judith, l’un de ses plus beaux personnages.

Quant à William Lebghil, il livre une performance pleine de subtilité et de sensibilité. Leur duo nous fait passer avec élégance du rire aux larmes à travers quelques séquences bouleversantes que Julien Carpentier a la pudeur et l’intelligence de laisser s’installer dans la durée, comme celles du karaoké ou celles des confidences sur la dune du Pilat.
« Le regard de William, plusieurs fois m’a poignardé ! » Agnès Jaoui

Saluons également la belle présence des deux principaux seconds-rôles tenus par Salif Cissé & Alison Wheeler, qui apportent du relief, une forme de légèreté au film et parviennent à faire pleinement exister leurs personnages respectifs.

LA VIE DE MA MÈRE a été très justement récompensé du Valois du public lors du Festival du film francophone d’Angoulême ainsi que du Prix du public et du Prix d’interprétation masculine pour William Lebghil lors du Festival 2 Cinéma Valenciennes.

Le + Cin’Écrans
Après les avoir croisés trop rapidement suite aux toutes premières projections du film au Festival du film francophone d’Angoulême, c’est à l’occasion du Festival International du film de Saint-Jean-de-Luz dont William Lebghil était membre du jury sous la présidence d’Agnès Jaoui, que nous avons retrouvé avec un immense plaisir Julien Carpentier et ses deux formidables interprètes principaux pour parler de LA VIE DE MA MÈRE.

INTERVIEW JULIEN CARPENTIER, AGNÈS JAOUI & WILLIAM LEBGHIL

À la joie d’un temps suspendu et amoureux

À la joie d’un temps suspendu et amoureux

À LA JOIE

Un film de Jérôme Bonnell
Scénario : Jérôme Bonnell
Comédie dramatique – 1h44 – France
Coproduction Arte France, Stromboli Films

Diffusion sur Arte le vendredi 1er mars 2024 – 20h55
Disponible également sur arte.tv du 23 février au 29 mai 2024

L’histoire 
Mars 2020 : Véra, avocate à Montpellier revient à Paris rendre visite à ses parents. Le pays bruisse des rumeurs d’une maladie qui se propage et d’un confinement qui menace. Lorsque les premières mesures tombent, Véra décide de rester à Paris, et ment à Mehdi, son fiancé qui l’attend à Montpellier. Elle trouve refuge dans un appartement prêté par une amie qui vient de quitter la capitale. Entre anxiété devant cette situation inconnue et soulagement de cette solitude soudaine, Véra prend ses marques. Elle fait la connaissance de Sam.

L’avis Cin’Écrans **** ½

Deux ans après LES HAUTES HERBES, mini-série réalisée pour Arte, le cinéaste Jérôme Bonnell retrouve la chaîne franco-allemande avec À LA JOIE.
Ce grand film romanesque qui aurait eu toute sa place sur grand écran marque une nouvelle et éclatante réussite pour le réalisateur d’À TROIS ON Y VA et LE TEMPS DE L’AVENTURE.

À LA JOIE qui a vu le jour au tout début du premier confinement, en fait sa toile de fond pour poser une question simple autour du thème de la rencontre amoureuse dans ce contexte très particulier : un amour peut-il naitre et s’épanouir sans le regard des autres ?

« Surtout éviter la complaisance, surtout ne pas faire un film putassier ! » Jérôme Bonnell

On retrouve dans ce nouveau film de Jérôme Bonnell toute la singularité de son cinéma à la fois charnel et élégant.
Le réalisateur signe avec À LA JOIE, un huis-clos original et lumineux sur le temps présent. Un film dont le ton oscille en permanence entre drôlerie et gravité. Jérôme Bonnell ose même le burlesque avec une belle réussite.
Il faut dire que le cinéaste est particulièrement bien servi par son excellent duo d’interprètes, Amel Charif, véritable découverte du film et Pablo Pauly qui prouve de film en film (de DISCOUNT à TROIS NUITS PAR SEMAINE, en passant par PATIENTS ou TROIS JOURS ET UNE VIE), quel subtil acteur il est !
Ils donnent au film sa joyeuse sensualité, une belle sensibilité et surtout un charme fou dont le souvenir reste profondément gravé en mémoire.

Le + Cin’Écrans
C’est à l’occasion de la présentation de À LA JOIE lors du Festival Fiction TV de La Rochelle en septembre 2023 que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver Jérôme Bonnell pour évoquer cette seconde incursion TV, deux ans après LES HAUTES HERBES.

« Le contexte du covid était vraiment un alibi pour raconter tout ça ! » Jérôme Bonnell

L’occasion d’évoquer, entre autres, la genèse très spécifique du film, le travail avec Amel Charif et Pablo Pauly, le tournage des scènes d’amour ou bien encore les questions de mise en scène dans un espace restreint…

INTERVIEW JÉRÔME BONNELL

La ferme des Bertrand, une vie de labeur qui touche au cœur !

La ferme des Bertrand, une vie de labeur qui touche au cœur !

« On a un attachement personnel à l’agriculture en France qui n’est pas mince et moi je l’avais sous-estimé ! » Gilles Perret


LA FERME DES BERTRAND

Un film de Gilles Perret
Scénario Gilles Perret & Marion Richoux
Documentaire – 1h29 – France
Sortie en salles le 31 janvier 2024

L’histoire 
50 ans dans la vie d’une ferme… Haute Savoie, 1972 : la ferme des Bertrand, exploitation laitière d’une centaine de bêtes tenue par trois frères célibataires, est filmée pour la première fois. En voisin, le réalisateur Gilles Perret leur consacre en 1997 son premier film, alors que les trois agriculteurs sont en train de transmettre la ferme à leur neveu Patrick et sa femme Hélène. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, le réalisateur-voisin reprend la caméra pour accompagner Hélène qui, à son tour, va passer la main. A travers la parole et les gestes des personnes qui se sont succédé, le film dévoile des parcours de vie bouleversants où travail et transmission occupent une place centrale : une histoire à la fois intime, sociale et économique de notre monde paysan.

L’avis Cin’Écrans ****

« Je revendique zéro distance critique et la subjectivité ! » Gilles Perret

Avec LA FERME DES BERTRAND, Gilles Perret signe sans aucun doute son film le plus réussi et son plus personnel. Et pour cause, il est voisin des Bertrand et de leur ferme depuis sa plus tendre enfance.

Il n’aura échappé à personne que la sortie en salles de LA FERME DES BERTRAND est percutée de plein fouet par l’actualité. Cette dure réalité du monde agricole, Gilles Perret ne la nie évidemment pas, bien au contraire, mais avec ce documentaire, le cinéaste souhaitait témoigner d’une autre réalité, certes atypique et un peu exceptionnelle, celle de la famille Bertrand et de l’évolution de sa ferme au fil du temps.

À travers les images de Marcel Trillat (1972) et celles de TROIS FRÈRES POUR UNE VIE (1997) qui rythment ce nouveau documentaire, on perçoit parfaitement la manière dont les Bertrand ont réussi à préserver leur vie familiale et à mettre en place un outil de travail pérenne. Avec, il est vrai, un atout précieux, celui d’être situé dans l’appellation d’origine protégée Reblochon.

« Ni nostalgique, ni folklorique… » Marion Richoux

Par l’humilité de ses protagonistes et la force de leurs témoignages au fil du temps, LA FERME DES BERTRAND touche directement au cœur.
Difficile ainsi de rester insensible face à André quand il déclare notamment (en 1997) « c’est quand même une certaine réussite sur le plan économique, mais à part ça, c’est un échec sur le plan humain puisqu’on a su faire que ça ! ».

Il convient de saluer l’intelligence du montage de LA FERME DES BERTRAND qui remet en perspective certains de ces propos en montrant bien à quel point le travail d’André et de ses frères a permis à la ferme de perdurer et à leur famille de mieux vivre aujourd’hui, même si cette vie n’a rien d’un long fleuve tranquille… Ce que ne cesse malheureusement de nous rappeler, à juste titre, l’actualité.

Le + Cin’Écrans
C’est au lendemain d’une belle avant-première de LA FERME DES BERTRAND au Festival du film de société de Royan que j’ai eu le privilège de rencontrer Gilles Perret et sa coscénariste Marion Richoux pour parler de ce documentaire à la fois très intime et universel dans ce qu’il raconte de notre monde et de la famille.

INTERVIEW GILLES PERRET & MARION RICHOUX