Paternel – La force tranquille de Grégory Gadebois

Paternel – La force tranquille de Grégory Gadebois

PATERNEL

Un film de Ronan Tronchot
Scénario Ludovic du Clary
Avec Grégory Gadebois, Géraldine Nakache, Lyes Salem, Anton Alluin, Sarah Pachoud, Noam Morgensztern, Jacques Boudet, Françoise Lebrun
Drame – 1h33 – France

Sortie en salles le 27 mars 2024

L’histoire 
Simon est un prêtre dévoué à sa paroisse. Au cours d’une messe, Louise, qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, il y a des années, refait surface. Elle lui présente Aloé, enfant de 11 ans, dont il est le père.

L’avis Cin’Écrans ***
A travers ses deux courts-métrages NOVEMBRE (2012) et DANS LA FORÊT LOINTAINE (2014), Ronan Tronchot abordait déjà la question de la paternité.
Un thème fort et important qui est au cœur de ce premier long métrage.

Avec PATERNEL, le cinéaste signe une œuvre humaine et sensible autour de la question délicate des difficultés de l’église à se moderniser et de la responsabilité paternelle, à travers le portrait touchant d’un prête confronté à une situation à laquelle il n’était pas préparé mais dont il veut assumer la responsabilité.

« Je voulais que ce soit un film qui se regarde facilement et qui continue après à nous questionner » Ronan Tronchot

Si le film est un peu sage dans sa réalisation, jamais la caméra et le regard de Ronan Tronchot ne se posent en juge d’une situation.
Le propos du réalisateur ne se veut jamais cynique ou moralisateur.
Il faut lui rendre grâce d’avoir eu l’humilité de mettre son film au service de ses protagonistes et de montrer de manière très réaliste, sans caricature, le quotidien de ces hommes d’église, aujourd’hui.

« Forcément, ce quotidien est marqué par l’époque… bien que ce ne soit pas le sujet du film » Ronan Tronchot

C’est Grégory Gadebois qui incarne Simon, ce prêtre confronté à cette inattendue paternité. Toujours remarquable, le comédien apporte une belle humanité et beaucoup de justesse à son personnage.
Saluons également l’excellence du casting des rôles secondaires qui parviennent à exister fortement, de Géraldine Nakache (Louise, la mère d’Aloé) à Jacques Boudet (Monseigneur Guillaume) en passant par le jeune Anton Alluin (l’enfant par qui tout arrive) et le trop rare Lyes Salem qui apporte sa générosité et sa bonhommie à Amine, le prêtre qui partage le quotidien de Simon.

Le + Cin’Écrans
En octobre dernier, Ronan Tronchot présentait son tout premier long-métrage, PATERNEL dans le cadre du Festival International du film de Saint-Jean-de-Luz.
L’occasion pour nous d’une rencontre chaleureuse avec le réalisateur, en attente de la réaction des premiers spectateurs de PATERNEL.

INTERVIEW RONAN TRONCHOT

Réjouissant Jour de merde…

Réjouissant Jour de merde…

JOUR DE MERDE

Un film de Kevin T.Landry
Scénario de Kevin T.Landry
Avec Eve Ringuette, Réal Bossé, Valérie Blais, Isabelle Giroux, Louka Amadeo Bélanger-Leos…
Comédie – Thriller – 1h31 – Québec

Sortie en salles le 27 mars 2024

L’histoire
Accumulant les abus d’un ex-copain pervers narcissique et d’une supérieure condescendante, une jeune mère monoparentale travaillant pour Loto-Gold est envoyée au fin fond de nulle part pour interviewer un étrange ermite.
L’intransigeant nouveau millionnaire sera celui qui la poussera finalement à bout de manière spectaculaire

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Avec des films récents comme NOÉMIE DIT OUI de Geneviève Albert, BUNGALOW de Lawrence Côté-Collins, LE PLONGEUR de Francis Leclerc ou bien encore VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT d’Ariane Louis-Seize, le cinéma Québécois prouve qu’il faut désormais à nouveau compter sur lui, à travers le regard acéré et souvent décalé de ses cinéastes.

Pour preuve de cette belle vitalité retrouvée, nous vous conseillons chaleureusement de vous aventurer à la découverte de ce JOUR DE MERDE.

Lauréat du Prix Gilles Carles aux Rendez-vous Québec Cinéma 2023, JOUR DE MERDE est le premier long-métrage de Kevin T.Landry, scénariste, réalisateur et monteur qui a signé auparavant plus d’une vingtaine de courts-métrages.

JOUR DE MERDE est un film réjouissant, à la croisée des genres entre comédie absurde, humour noir (très noir) et thriller. Un univers dont on peut aisément imaginer qu’il s’est nourri de films comme FARGO des Frères Coen, LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino ou MISERY de Rob Reiner.

2 / Outre son scénario qui aborde de manière originale des thématiques fortes autour de la solitude et de la position de la femme dans notre société, il convient de saluer la belle direction artistique du film.
On soulignera notamment un beau travail sur la photographie, le son, le montage (assuré par le réalisateur lui-même) sans oublier un générique original ainsi qu’une belle et parcimonieuse bande originale signée par le compositeur français Eloi Ragot.

Saluons également le choix de Kevin T.Landry d’avoir choisi pour illustrer le début de son histoire, « Cerveau ramolli », un titre de 2012 interprété par la chanteuse canadienne Lisa Leblanc qui donne parfaitement le ton de ce JOUR DE MERDE !

3 / JOUR DE MERDE est porté par l’excellente prestation de son interprète principale, l’actrice innue, Eve Ringuette.
Méconnue en France, la comédienne incarne avec conviction Maude, jeune mère qui à force d’injonctions en tous sens, familiales et professionnelles, ploie, mais sans jamais craquer totalement afin de protéger son fils…

Inconnus également chez nous, les autres interprètes du film (et en particulier Réal Bossé qui incarne le fameux gagnant, psychopathe, du Loto-Gold) apportent au film toute sa singularité.

18 ans ! Le FFAngoulême, un festival majeur…
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C’est un très riche programme que nous propose le festival du Film Francophone d’Angoulême cette années encore. Diane Kruger présidera le jury de cette 18e édition du festival qui célébrera pour son ouverture le 25 août prochain, La femme la plus riche du monde…

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Vampire humaniste… – Bon sang ne saurait mentir !

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VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT

Un film d’Ariane Louis-Seize
Scénario d’Ariane Louis-Seize, Christine Doyon
Avec Sara Montpetit, Félix-Antoine Bénard, Steve Laplante, Sophie Cadieux, Noémie O’Farrell, Marie Brassard…
Comédie-Epouvante-Horreur – 1h32 – Québec
Sortie en salles le 20 mars 2024

L’histoire
Sasha est une jeune vampire avec un grave problème : elle est trop humaniste pour mordre ! Lorsque ses parents, exaspérés, décident de lui couper les vivres, sa survie est menacée. Heureusement pour elle, Sasha fait la rencontre de Paul, un adolescent solitaire aux comportements suicidaires qui consent à lui offrir sa vie. Ce qui devait être un échange de bons procédés se transforme alors en épopée nocturne durant laquelle les deux nouveaux amis chercheront à réaliser les dernières volontés de Paul avant le lever du soleil.

3 bonnes raisons de voir ce film

1 / Après avoir réalisé de nombreux courts métrages, la réalisatrice québécoise Ariane Louis-Seize passe au long avec ce film étonnant à plus d’un titre. Celui à rallonge tout d’abord qui sert d’accroche idéale et intrigante pour s’intéresser de plus près à un long métrage que nous n’attendions pas spécialement.

« C’est pas vrai que c’est moi qui vais chasser pour tout le monde, pendant 200 ans » Georgette, la mère de Sasha

Promesse d’une comédie noire, le résultat final s’avère franchement convaincant et plus riche que soupçonné.
On rit franchement de quelques punch line bien senties et devant le spectacle de cette famille de vampires qui se déchire sur la marche à suivre pour convaincre Sasha de passer à l’acte, tout en se débattant avec des problèmes très quotidiens, presque comme « monsieur et madame Tout-le-monde ».

Mais on est aussi surpris et touché par la sincérité et le désarroi de la jeune fille, face aux injonctions familiales. Le ton de ce film d’apprentissage oscille pour notre plus grand plaisir entre la comédie teenage horrifique et le drame psychologique à travers le parcours d’adolescents désabusés en pleine quête identitaire. Il s’en dégage une très plaisante et surprenante touche de mélancolie.

« Moi, j’aime pas la vie. Ça me ferait plaisir de la donner pour une bonne cause. » Paul

2 / Outre un scénario plutôt malin et original, il convient de saluer la cohérence de la direction artistique du film qui joue à merveille des décors, des couleurs et de la lumière (beau travail du chef op Shawn Pavlin) pour imprimer au film une ambiance séduisante et très singulière.

A noter que VAMPIRE HUMANISTE CHERCHE SUICIDAIRE CONSENTANT a reçu en septembre dernier le Prix de la mise en scène dans la section Venice Days (l’équivalent de la Quinzaine des cinéastes cannoise) de la Mostra de Venise 2023.

3 / Mais évidemment, toutes ces qualités avaient besoin d’interprètes au diapason pour que le pari du film soit pleinement tenu. Là encore, la réalisatrice a fait preuve de talent pour composer sa réjouissante famille de vampires (qui n’est pas sans évoquer la célèbre Famille Addams) avec notamment la jeune Sara Montpetit dont on avait déjà repéré le talent naissant dans FALCON LAKE, de Charlotte Le Bon.
L’actrice excelle dans ce personnage de jeune fille âgée de… 68 ans !

Il serait injuste de ne pas citer également Félix-Antoine Bénard, le jeune acteur qui incarne avec talent Paul, le fameux suicidaire consentant qui, lui, à l’âge de ses artères…

18 ans ! Le FFAngoulême, un festival majeur…
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La nouvelle femme, une première fiction très documentée

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LA NOUVELLE FEMME

Un film de Léa Todorov
Scénario Léa Todorov
Avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby…
Drame – historique – 1h39 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
En 1900, Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret honteux – sa fille Tina, née avec un handicap. Peu disposée à s’occuper d’une enfant qui menace sa carrière, elle décide de quitter Paris pour Rome. Elle y fait la connaissance de Maria Montessori, une femme médecin qui développe une méthode d’apprentissage révolutionnaire pour les enfants qu’on appelle alors « déficients ». Mais Maria cache elle aussi un secret : un enfant né hors mariage. Ensemble, les deux femmes vont s’entraider pour gagner leur place dans ce monde d’hommes et écrire l’Histoire.

L’avis Cin’Écrans ***
Scénariste, réalisatrice et productrice, Léa Todorov signe avec LA NOUVELLE FEMME, son premier long métrage de fiction après avoir réalisé deux documentaires SAUVER L’HUMANITÉ AUX HEURES DE BUREAU en 2012 et UTOPIE RUSSE en 2015.

En 2016, elle co-écrit le documentaire RÉVOLUTION ÉCOLE : L’ÉDUCATION NOUVELLE ENTRE LES DEUX GUERRES, réalisé par Joanna Grudzinska. C’est ce projet sur les pédagogies alternatives qui est à l’origine de LA NOUVELLE FEMME qui marque donc ses débuts remarqués dans la fiction.

Plutôt classique mais très soigné dans sa forme, ce film de Léa Todorov qui n’est pas un simple biopic sur Maria Montessori interroge la question du féminisme et de l’inclusion à travers le portrait de deux femmes que tout oppose mais qui vont finir par se comprendre et s’entraider.

« On a longtemps cherché ce que le personnage de Lili pourrait apporter au personnage de Maria » Léa Todorov

Ces deux femmes sont remarquablement incarnées par Jasmine Trinca dans le rôle de Maria Montessori et par Leïla Bekhti dans celui de Lili d’Alengy.
On est touché par le jeu de comédienne italienne dont le personnage souffre de ne pas pouvoir élever son fils, né hors mariage, comme elle l’aimerait, alors qu’elle consacre toute sa vie aux enfants des autres.
De son côté Leïla Bekhti interprète avec une infinie subtilité et souvent à travers une simple inflexion du regard, un personnage de femme déstabilisée par sa situation et son propre regard sur son enfant …

« Rendre plus visible le handicap et la différence, c’est quelque chose qui me tenait énormément à cœur… » Léa Todorov

Avec une infinie délicatesse, mais sans angélisme, Léa Todorov met en scène les difficultés rencontrées par des enfants handicapés à être acceptés par la société des adultes. Des adultes invités par Maria Montessori, pour le bien de tous, à changer leur comportement et leur regard sur ces enfants.  

Il faut, à ce titre, saluer le pari risqué mais parfaitement relevé par la cinéaste de tourner avec des enfants handicapés, français et italiens, obligeant les comédien.ne.s qui les entourent à plus d’écoute et sans aucun doute de sincérité dans leur jeu.

« C’est le côté accidenté d’un film que j’ai trouvé absolument merveilleux. J’adore le fait qu’on prépare énormément et qu’il se passe autre chose… » Léa Todorov

La fougue, la beauté, les réactions parfois inattendues de ces enfants donnent au film toute sa véracité et un beau supplément d’âme.

Le + Cin’Écrans
C’est en octobre dernier lors du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz que nous avons eu le privilège de parler avec Léa Todorov de son passage à la fiction avec ce film dont le sujet lui tient particulièrement à cœur.
Quelques semaines après cette rencontre au Pays basque, c’est au Festival du film de Sarlat que la réalisatrice présentait LA NOUVELLE FEMME. Un Festival ou Léa Todorov s’est vue attribuer la Salamandre d’or (prix du public) et Jasmine Trinca, le prix d’interprétation féminine, ex æquo avec Florence Loiret Caille pour LA TÊTE FROIDE de Stéphane Marchetti.

INTERVIEW LÉA TODOROV

Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

LES ROIS DE LA PISTE

Un film de Thierry Klifa
Scénario Benoît Graffin & Thierry Klifa
Avec Fanny Ardant, Mathieu Kassovitz, Nicolas Duvauchelle, Ben Attal, Laetitia Dosch, Michel Vuillermoz…
Comédie – 1h56 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
Rachel, sorte de Ma Dalton, a élevé ses fils Sam et Jérémie, et son petit-fils, Nathan, dans le culte de l’arnaque. De plans foireux en petits larcins, cette sympathique famille de bras cassés court toujours après le gros coup. Chance ou fatalité, lors d’un cambriolage, ils volent sans en connaitre sa valeur, une toile de Tamara de Lempicka. Céleste, une détective rusée et charmeuse, et Gauthier, son fidèle acolyte, se lancent à leur poursuite…

L’avis Cin’Écrans ****
6 ans après TOUT NOUS SÉPARE, un film noir à suspens, Thierry Klifa change radicalement de registre et nous offre avec LES ROIS DE LA PISTE, une très savoureuse comédie dont l’inspiration est à chercher, entre autres, du côté de la comédie italienne des années 60-70 (de Dino Risi à Mario Monicelli en passant par Ettore Scola) et du FAMILY BUSINESS de Sidney Lumet.

Par la grâce d’un excellent scénario coécrit avec Benoît Graffin (fidèle complice de Pierre Salvadori, expert en comédie élégante) et avec la très joyeuse complicité de sa bande de comédien.ne.s, le cinéaste déroule un récit réjouissant aux très nombreux rebondissements.

« Les acteurs m’ont emmené beaucoup plus loin que là où je pensais aller… » Thierry Klifa

Impériale dans son rôle de chef de famille, façon Ma Dalton, Fanny Ardant nous régale de sa gouaille et de répliques qui claquent. C’est indéniable, la comédie lui convient à merveille.

Le reste du casting n’est pas en reste. Tous les interprètes semblent s’être beaucoup amusé à donner vie à des personnages à mille lieux de ceux qu’on leur propose habituellement. Sans en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir, saluons ainsi la formidable et très surprenante composition de Nicolas Duvauchelle que plus rien ne semble arrêter. Comme le dit très bien Thierry Klifa avec lequel il a travaillé au théâtre (DES JOURNÉES ENTIÈRES DANS LES ARBRES aux côtés déjà de Fanny Ardant) et tourné 2 autres films, l’acteur est à un moment clé de sa carrière « c’est un acteur prodigieux ! »

Mathieu Kassovitz que l’on n’attendait pas vraiment (et on avait tort !) devant la caméra de Thierry Klifa révèle un véritable talent comique, à mi-chemin ici, entre Droopy et un Robert de Niro neurasthénique.

« Que Thierry Klifa vienne me voir, je trouve ça marrant parce que ce n’est pas forcément le cinéma français que je défends… » Mathieu Kassovitz

Il convient également de citer le brillant Michel Vuillermoz ou bien encore Ben Attal qui après un détour par des études de cuisine assume enfin pleinement son désir de cinéma.
Mais la plus jolie surprise vient, sans aucun doute, de l’excellente Laetitia Dosch à qui le personnage de Céleste offre la possibilité d’exprimer un mélange subtil de jeu, à la fois très drôle et formidablement glamour.

N’oublions pas enfin, la formidable partition composée par Alex Beaupain.
Si Thierry Klifa et le compositeur des CHANSONS D’AMOUR ont collaboré par le passé sur 3 pièces de théâtre, c’est la première fois que le metteur en scène lui propose d’écrire la BO de l’un de ses films.
Bien lui en a pris, tant le résultat s’avère inspiré, varié et en plein accord avec le ton ludique de cette comédie classieuse.

Vous l’aurez compris, on vous invite chaleureusement à suivre à la trace la joyeuse famille de gangster, LES ROIS DE LA PISTE …
Ce nouveau film de Thierry Klifa est une jolie réussite, une pétillante comédie d’aventures, comme on n’en réalise plus tant que ça. Autant le dire, ce remède à la morosité fait un bien fou, d’autant plus par les temps qui courent.

Le + Cin’Écrans
Après avoir découvert LES ROIS DE LA PISTE au Festival du film francophone d’Angoulême où nous avons questionné rapidement Mathieu Kassovitz (à l’issue d’une interview pour le film VISIONS), c’est à l’issue de sa présentation en ouverture du Festival International de Saint-Jean-de-Luz que nous avons effectué un joyeux tour de piste avec Thierry Klifa et Alex Beaupain.

« Je suis un très mauvais lecteur de scénario… j’ai une capacité d’imagination assez limitée » Alex Beaupain

L’occasion d’évoquer, entre autres, avec eux, le plaisir de cette nouvelle collaboration, leurs inspirations communes et leur bonheur à faire chanter Fanny Ardant et Nicolas Duvauchelle

INTERVIEW THIERRY KLIFA, MATHIEU KASSOVITZ & ALEX BEAUPAIN