LE PAYS D'ARTO
Un film de Tamara Stepanyan
Scénario de Tamara Stepanyan, Jean-Christophe Ferrari, Jean Breschand, Jihane Chouaib, Romy Coccia Di Ferro
Avec Camille Cottin, Zar Amir Ebrahimi, Shant Hovhannisyan
Drame – 2025 – France-Arménie – 1h44
Sortie en salles le 24 décembre 2025
L’histoire
Céline arrive pour la première fois en Arménie afin de régulariser la mort d’Arto, son mari. Elle découvre qu’il lui a menti sur son identité, son passé et son implication dans une guerre qui n’en finit plus.
Commence pour elle un nouveau voyage, à la rencontre du passé d’Arto. Une femme court après un fantôme.
Peut-on sauver les morts ?
L’AVIS CIN’ÉCRANS ***
Malgré une petite faiblesse narrative à mi-parcours, ce premier long-métrage de fiction de la documentariste Tamara Stepanyan captive par la teneur de son propos autour de l’absurdité et des conséquences d’une guerre sans fin.
Cette plongée, parfois contemplative et onirique au cœur d’un pays aux multiples fractures s’avère poignante à travers ce qu’elle raconte d’un peuple meurtri, dont le sort ne bénéficie, bien souvent et depuis trop longtemps, que d’une indifférence polie à travers le monde.
C’est ce que nous raconte en grande partie, cette histoire de quête identitaire. Celle d’une femme qui apprend très rapidement, en début de périple, que son mari n’était pas en réalité celui qu’elle croyait bien connaître, après 20 ans de vie commune.
Un homme dont le tragique destin se juxtapose aux traumatismes enfouis de son pays d’origine.
À travers le récit des mésaventures de Céline en forme de road-movie, la réalisatrice nous livre un film, certes imparfait mais profondément attachant, qui joue subtilement de réminiscences fantomatiques qui viennent hanter les jours et les nuits de Céline.
Saluons à ce titre le formidable travail de la cheffe-opératrice Claire Mathon (César 2020 pour PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU de Céline Sciamma) dont le travail impressionne tout autant sur les scènes intimistes que sur celles qui mettent en scène les fascinants décors naturels arméniens.
Impossible enfin de faire l’impasse sur la prestation très incarnée de la trop rare Zar Amir Ebrahimi et sur le jeu toujours très intense et subtil de l’excellente Camille Cottin.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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