Le festival de Saint-Jean-de-Luz se termine En beauté pour Les filles du ciel !

Le festival de Saint-Jean-de-Luz se termine En beauté pour Les filles du ciel !

Avant de revenir très bientôt sur les différents films présentés au cours de cette très belle 12ème édition du festival, à travers de nombreuses interviews et critiques, nous vous invitons à découvrir ci-dessous le palmarès complet de cette 12ème et très belle édition du Festival !

Retrouvez ici-même d’ici quelques heures les moments forts de cette cérémonie de palmarès grâce aux équipes techniques vidéo d’Audiense…

                JURYS 2025

Le Jury Longs Métrages 2025 de cette 12e édition du Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz était présidé par Hugo Becker.
L’acteur-réalisateur était entouré de la réalisatrice-scénariste Leyla Bouzid, du réalisateur-scénariste-acteur Stéphane Ly-Cuong, de l’actrice-scénariste et réalisatrice Fanny Sidney et de l’actrice Mara Taquin.

Le Jury du Syndicat Français de la Critique de Cinéma (SFCC) 2025 était lui composé des journalistes Régine Arniaud, Anaïs Bordages et Pierre Charpilloz.

Le Jury Courts-métrages 2025 était présidé par l’acteur-réalisateur Johann Dionnet avec à ses côtés la directrice de casting Constance Demontoy et du producteur Jules Reinartz.

Enfin, un jury composé de 6 lycéens de trois établissements scolaires de Saint-Jean-de-Luz ont eux aussi visionné les 10 courts et 10 longs métrages en compétition afin de décerner leurs Prix du Jury-Jeunes.

 

                                               PALMARÈS LONGS-MÉTRAGES

Coup de Cœur du public – Hors-Compétition
LA PETITE CUISINE DE MEHDI de Amine Adjina (Sortie en salles le 10 décembre 2025)

Prix du Public (parrainé par France Télévisions)
LOUISE de Nicolas Keitel (Sortie en salles le 10 décembre 2025)

Prix du Jury SFCC
SAUVONS LES MEUBLES de Catherine Cosme (prochainement en salles)

Prix du Jury Jeunes (doté d’une bourse d’aide à l’écriture par le Fonds de dotation Porosus)
LES FILLES DU CIEL (Photo ci dessous) de Bérangère McNeese (Sortie en salles en 2026)
Le jury jeunes a également décerné une Mention Spéciale à SUKKWAN ISLAND de Vladimir de Fontenay (Sortie en salles le 4 février 2026)

Prix d’interprétation masculine
Swann Arlaud dans SUKKWAN ISLAND de Vladimir de Fontenay (Sortie en salles le 4 février 2026)

Prix d’interprétation féminine (parrainé par Casino JOA)
Héloïse Volle, Shirel Nataf, Yowa-Angélys Tshikaya et Mona Bérard dans LES FILLES DU CIEL de Bérangère McNeese (Sortie en salles en 2026)

Prix de la mise en scène
Huo Meng pour LE TEMPS DES MOISSONS (Sortie en salles le 24 décembre 2025)

Grand Prix (doté par Blue Efficience)
LES FILLES DU CIEL de Bérangère McNeese (Sortie en salles en 2026)

PALMARÈS COURTS-MÉTRAGES

La remise des prix des courts-métrages 2025 a eu lieu jeudi soir au cours d’une cérémonie  dédiée

Prix Vision d’Avenir (parrainé par les exploitants de salles de cinéma des Pyrénées-Atlantiques).
EN BEAUTÉ (photo ci-dessous) de Rémi Mardini 

Prix du Public

EN BEAUTÉ de Rémi Mardini 

Prix SFCC
EN BEAUTÉ de Rémi Mardini 

Le jury SFCC a également décerné une Mention Spéciale à PENTEST de Tristan Lhomme et Benjamin Chevallier 

Prix du Jury Jeunes (doté d’une bourse d’aide à l’écriture par le Fonds de dotation Porosus)
LES BELLES CICATRICES de Raphaël Jouzeau 

Prix Révélation ARDA (parrainé par l’ARDA)
THOMAS BLANCHARD dans PENTEST de Tristan Lhomme et Benjamin Chevallier

Prix du jury de la mise en scène
SURVEILLANT de Alexandre Popov 

Grand Prix du Jury
LES BELLES CICATRICES de Raphaël Jouzeau 

À l’issue de la cérémonie de clôture, le public a pu découvrir LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE (sortie en salles le 29 octobre), le nouveau long métrage d’un « Ami » du festival le cinéaste Thierry Klifa, en sa présence et celle de l’un de ses magnifiques interprètes, l’excellent Raphaël Personnaz.

Patrick Fabre, l’inspiré directeur artistique et programmateur de ce Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz qui a réuni cette année près de 10.000 spectateurs, a lui-même annoncé les dates de la 13e édition de l’événement.

Rendez-vous est pris du 5 au 10 octobre 2026 afin de poursuivre la découverte, avec celles et ceux qui le font, d’un cinéma d’avenir…

La promesse Des jours meilleurs

La promesse Des jours meilleurs

DES JOURS MEILLEURS

Un film d’Elsa Bennett & Hippolyte Dard
Scénario d’Elsa Bennett & Hippolyte Dard avec la collaboration de Louis-Julien Petit
Avec Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani, Clovis Cornillac…
Comédie dramatique – 2025– France – 1h44
Sorti en salles le 23 avril 2025

Disponible en DVD & VOD depuis le 18 septembre – Wildside Vidéo

Version Française DD audio 5.1
sous-titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
A la suite d’un accident de voiture, Suzanne perd la garde de ses trois enfants. Elle n’a plus le choix et doit se soigner dans un centre pour alcooliques. A peine arrivée, elle y rencontre Alice et Diane, deux femmes au caractère bien trempé… Denis, éducateur sportif, va tenter de les réunir autour du même objectif : participer au rallye des Dunes dans le désert marocain. Il devra s’armer de beaucoup de patience et de pédagogie pour préparer cet improbable équipage à atteindre son objectif.

Le film ***

Avec DES JOURS MEILLEURS, leur premier long métrage, Elsa Bennett et Hippolyte Dard abordent un sujet encore tabou dans notre société et rarement abordé au cinéma, l’alcoolisme au féminin.

Après avoir recueilli de précieux témoignages, avec une approche quasi documentaire, les deux réalisateurs scénaristes ont été accompagnés dans leur travail d’écriture par Louis-Julien Petit. Ils ont choisi d’insuffler de la comédie dans le drame, afin que leur message d’espoir et de solidarité soit mieux entendu, mieux perçu.  

Difficile, notamment au cours des séquences dans le centre de soin, de ne pas penser au ton volontairement positif employé par le cinéaste dans ses propres films comme DISCOUNT, LES INVISIBLES ou LA BRIGADE.  

On se souviendra aussi des JOURS MEILLEURS pour ces scènes où les femmes du centre, (interprétées, pour bon nombre d’entre elles, par d’anciennes alcooliques) racontent leur histoire, leur parcours, face-caméra. Des séquences, en grande partie, improvisées qui donnent beaucoup de relief et de véracité au film/

On peut, en revanche, regretter une séquence de rallye dans le désert marocain, certes dépaysante et signifiante, mais qui s’étire un peu trop en longueur.
Reste qu’avec l’engagement et la belle complicité de leurs trois interprètes principales, Valérie Bonneton (d’une justesse remarquable dans un registre inhabituel), Michèle Laroque et Sabrina Ouazani mais aussi celle de Clovis Cornillac, Elsa Bennett et Hippolyte Dard nous offrent une comédie dramatique feel good, bienvenue.
Un film humble et sincère qui laisse espérer pour les victimes de cette addiction des jours meilleurs… C’est déjà beaucoup !

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Pas de bonus

Le + Cin’Écrans

Elsa Bennet est venue en avril dernier au cinéma L’Atlantic Ciné de Saintes pour y présenter DES JOURS MEILLEURS. L’occasion pour nous de parler de l’importance pour elle de ce premier film…

INTERVIEW ELSA BENNETT

Un simple accident – Victimes et bourreaux ?

Un simple accident – Victimes et bourreaux ?

UN SIMPLE ACCIDENT (Yek tasadef sadeh)

Un film de Jafar Panahi
Scénario de Jafar Panahi
Avec Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi
Drame – 2025 – Iran – 1h42

Sortie en salles le 1er octobre

L’histoire
Iran, de nos jours. Un homme croise par hasard celui qu’il croit être son ancien tortionnaire. Mais face à ce père de famille qui nie farouchement avoir été son bourreau, le doute s’installe.

L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2

Sous tension permanente, le nouveau long métrage du réalisateur de TAXI TÉHÉRAN et AUCUN OURS, possède l’énergie et l’efficacité des meilleurs thrillers avant de révéler sa véritable nature, celle d’un nouveau et puissant pamphlet politique contre le régime iranien qui n’a jamais ménagé le cinéaste.

Comme les précédents films de son auteur-réalisateur, UN SIMPLE ACCIDENT a été tourné clandestinement. Jafar Panahi nous entraîne pour ce 11e film sur les traces de Vahid, garagiste, qui croit reconnaître, au bruit grinçant de sa prothèse, son bourreau qu’il n’a jamais vu de ses yeux. Il le kidnappe, s’apprête à l’enterrer vivant… quand le doute s’immisce. Il demande alors de l’aide à certains amis, eux aussi victimes du même tortionnaire.

Tout au long du film, ces personnages hantés comme les spectateurs par l’incertitude, tergiversent sur le sort qu’ils vont réserver à leur otage. Jafar Panahi, lui, sonde avec pugnacité et une certaine ironie l’humanité de ces personnages, à l’aune de leur désir irrépressible de justice et de vengeance.
Cruel dilemme ! Que faire dans une telle situation ? Accorder son pardon et trouver une forme de paix, ou assouvir sa vengeance et sacrifier son humanité ?
La frontière entre le bien et le mal est ténue…

Même s’il a été réalisé sans grands moyens, UN SIMPLE ACCIDENT confirme l’acuité du regard de Jafar Panahi et la justesse de ses parti-pris de mise en scène. On pense notamment à l’utilisation du hors-champ lors de la bouleversante scène finale du film ou celle de judicieux plans-séquence fixes qui accentuent la force de certains moments cruciaux du récit.

UN SIMPLE ACCIDENT est sans aucun doute l’un des plus beaux films du cinéaste iranien et peut-être le plus accessible de tous.
Un remarquable mélange de suspense, de gravité et d’humour noir qui lui a valu de recevoir en mai dernier des mains de Juliette Binoche, la présidente du jury, la Palme d’or du dernier Festival de Cannes.
Jafar Panahi, admirable cinéaste-résistant qui a décidé de ne jamais quitter son pays malgré les menaces et le prix à payer, n’a pas volé cette prestigieuse récompense.
Coproduit par la France, UN SIMPLE ACCIDENT représentera notre pays dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger. Cette reconnaissance internationale serait bienvenue, d’autant plus par les temps qui courent…

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

 

Cassandre, la mécanique des ombres !

Cassandre, la mécanique des ombres !

CASSANDRE

Un film d’Hélène Merlin
Scénario Hélène Merlin, avec la collaboration de Clara Bourreau et Anne-Claire Jaulin
Avec Billie Blain, Zabou Breitman, Eric Ruf, Florian Lesieur, Laïka Blanc-Francard, Guillaume Gouix
Drame – 2024 – France – 1h39
Sorti en salles le 2 avril 2025

Disponible en DVD & VOD depuis le 6 août – Zinc.

Version Française Dolby Digital 5.1 et 2.0
Audiodescription
Sous-titres français pour sourds et malentendants

L’histoire

Été 1998. Campagne. Cassandre a 14 ans. Dans le petit manoir familial, ses parents et son frère aîné remarquent que son corps a changé. Heureusement, Cassandre est passionnée de cheval et intègre pour les vacances, un petit centre équestre où elle se fait adopter comme un animal étrange. Elle y découvre une autre normalité qui l’extrait petit-à-petit d’un corps familial qui l’engloutit…

Le film ****1/2

Avec ce premier long-métrage librement inspiré de sa propre histoire, Hélène Merlin nous livre une œuvre éminemment sensible, puissante et utile autour des mécanismes diaboliques de l’inceste familial.

Le temps long (près de 10 ans) qu’il a fallu à la scénariste-réalisatrice pour mener à bien son projet, lui a sans doute été bénéfique, tant elle a su éviter l’écueil du simple récit autobiographique pour nous offrir avec CASSANDRE, un conte noir remarquablement écrit, tout à la fois épidermique et réfléchi, mais surtout purement cinématographique.
On est ainsi bluffé par la manière audacieuse avec laquelle la jeune réalisatrice ose et manie le mélange des genres mettant le spectateur dans une situation inconfortable, tant le rire provoqué par certaines situations de départ, vire à un sentiment de gêne, voire de culpabilité à mesure que le récit avance.  

Aborder frontalement un tel sujet en osant par moments l’humour noir est sans aucun doute un acte de survie mais aussi la manière la plus intelligente de retenir l’attention des spectateurs et de l’obliger au(x) questionnement(s).

La mise en scène, elle aussi nous interpelle par ses audaces surréalistes à l’instar de ces pauses « respirations » proposées par Hélène Merlin à travers la poésie bienvenue de courtes séquences psychanalytiques autour de la manipulation d’une poupée.
Rien ne semble avoir été laissé au hasard (que ce soit la place de la caméra, le travail sur le cadre, le son…) pour donner tout son retentissement et sa force à ce récit qui dérange et questionne.   

Saluons enfin la justesse absolue du casting. Que ce soient Billie Blain ou Florian Lesieur, véritables révélations du film en passant par leurs parents dans le film Zabou Breitman et Eric Ruf, il convient de dire à quel point leur jeu, toujours sur le fil, est subtil.
N’oublions pas dans ce concert de louanges les prestations de Guillaume Gouix et Laïka Blanc-Francard qui apportent avec leur personnage et leur jeu, une douceur bienvenue au propos.

N’hésitez donc surtout pas, que vous l’ayez vu ou non en salles, à (re)découvrir ce premier long-métrage remarquablement écrit, mis en scène et interprété.
On attend désormais avec impatience le second film de sa très prometteuse réalisatrice.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Pas de bonus

Malheureusement, même si le film se suffit à lui-même….

Le + Cin’Écrans

Découvrez ci-dessous, l’interview d’Hélène Merlin & Zabou Breitman avec qui nous avons eu grand plaisir à échanger en octobre 2024, à l’occasion de la présentation de CASSANDRE, en avant-première au Festival International du Film de Saint-Jean-de-Luz

Classe moyenne – Réjouissant jeu de massacre !

Classe moyenne – Réjouissant jeu de massacre !

CLASSE MOYENNE

Un film d’Antony Cordier
Scénario d’Antony Cordier, Jean-Alain Laban, Steven Mitz, Julie Peyr
Avec Laurent Lafitte, Élodie Bouchez, Ramzy Bédia, Laure Calamy, Sami Outalbali, Noé Abita, Mahia Zrouki
Comédie – 2025 – France – 1h35

Sortie en salles le 24 septembre

L’histoire
Mehdi a prévu de passer un été tranquille dans la somptueuse demeure de ses beaux-parents. Mais dès son arrivée, un conflit éclate entre la famille de sa fiancée et le couple de gardiens de la villa. Comme Mehdi est issu d’un milieu modeste, il pense pouvoir mener les négociations entre les deux parties et ramener tout le monde à la raison. Pourtant, tout s’envenime…

CLASSE MOYENNE a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025

L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2

Il aura fallu patienter 7 ans après l’excellent GASPARD VA AU MARIAGE (avec quand même deux saisons de l’irrésistible série OVNI(s), entre temps) pour voir débarquer en salles ce quatrième long-métrage d’Antony Cordier.
Et avouons-le, nous ne sommes pas déçus. Le réalisateur nous régale d’une grinçante comédie sociale sur fond de lutte des classes.  

S’il appuie là où ça fait mal, le propos d’Antony Cordier n’est jamais manichéen.
CLASSE MOYENNE, ce ne sont pas les gentils pauvres face aux méchants riches… Loin de là !
Chacun des personnages de cette tragi-comédie humaine, aspire au changement et exprime un désir de transformation sociale, quitte à emprunter des chemins guère reluisants pour arriver à ses fins… Personne n’échappe au jeu de massacre. Chaque protagoniste en prend pour son grade.

Pour donner vie à cette farce cruelle, il fallait un casting à la hauteur et là aussi, Antony Cordier a fait les bons choix.
S’il retrouve pour la quatrième fois (après DOUCHE FROIDE, HAPPY FEW et la série OVNI(s) ) la toujours surprenante Élodie Bouchez, parfaite dans le rôle d’une actrice en quête de respectabilité, c’est la première fois que le réalisateur travaille avec Laurent Lafitte, Laure Calamy, Ramzy BédiaSami Outalbali, Noé Abita & Mahia Zrouki.

Il convenait de tous les citer tant chacun.e habite littéralement son personnage.
Mention spéciale néanmoins pour Laurent Lafitte qui se délecte depuis quelque temps à composer des personnages détestables, obtus, « bas du front », comme dans LES BARBARES de Julie Delpy ou bientôt dans LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE de Thierry Klifa. Il est une nouvelle fois irrésistible de bêtise et de drôlerie.

La carrière de Ramzy Bédia s’affirme de plus en plus passionnante tant l’acteur s’essaie avec bonheur dans des registres diamétralement opposés, que ce soit avec le rôle d’un écrivain qui rencontre la réussite à 45 ans dans YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS de Baya Kasmi ou avec celui d’un ancien légionnaire devenu majordome dans LES TOURMENTÉS de Lucas Belvaux, pour ne citer qu’eux.
Il compose ici un personnage d’employé de maison usé par les petites humiliations quotidiennes infligées par son patron et qui n’aspire qu’à devenir riche. Un personnage maladroit, à la limite du pathétique et à qui Ramzy apporte une dimension burlesque bienvenue. Un registre sur le fil entre drame et comédie dans lequel le comédien excelle.

Quant à Sami Outalbali, il incarne avec beaucoup de subtilité Mehdi, un personnage directement inspiré du vécu d’Antony Cordier. Le réalisateur qui se décrit comme un “transfuge de classe” connaît donc bien de l’intérieur les contradictions et les complexes de ce personnage, véritable chien dans un jeu de quilles.

Vous l’aurez compris, CLASSE MOYENNE est une savoureuse satire sociale portée par un casting 5 étoiles, des dialogues réjouissants de cruauté et une mise en scène alerte.
Dans un monde où le politiquement correct règne en maître, voilà une comédie qui fait un bien fou !  

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans