LA VÉNUS ÉLECTRIQUE
Un film de Pierre Salvadori
Scénario de Pierre Salvadori, Benoît Graffin, Benjamin Charbit sur une idée de Rebecca Zlotowski
Dialogues de Pierre Salvadori
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons, Gustave Kervern, Madeleine Baudot…
Comédie – France – 2026 – 2h02
Sortie en salles le 13 mai 2026
L’histoire
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
LA VÉNUS ÉLECTRIQUE a été choisi pour faire l’ouverture de la 79e édition du Festival International du Film de Cannes
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2
4 ans après les mésaventures burlesques de LA PETITE BANDE, film qui n’avait malheureusement pas obtenu le succès qu’il méritait, l’excellent Pierre Salvadori signe un retour très remarqué et remarquable avec LA VÉNUS ÉLECTRIQUE, son 1er film d’époque, en plus de 30 ans de carrière.
Bien lui en a pris, tant ce 11e long métrage est une réussite à tous les niveaux.
Le film est porté par une écriture* précise, incisive et des dialogues ciselés. Pierre Salvadori réussit à imbriquer différents niveaux de récits et de quiproquos sans jamais nous perdre avec cette idée géniale d’utiliser le mensonge comme thérapie de survie. Un pari plus que risqué pour l’ensemble des protagonistes de cette rocambolesque histoire, mais tellement réjouissant pour ses spectateurs.
Et puis, on ne le dit peut-être pas assez mais Pierre Salvadori, qui nourrit une passion pour les acteurs et les actrices qui le lui rendent bien, est aussi un formidable metteur en scène.
LA VÉNUS ÉLECTRIQUE est, à ce titre, une merveille d’élégance, de précision et d’inventivité. On y retrouve le goût du cinéaste pour le cadre, la lumière (et ses subtils jeux d’ombres) ou le son mais avec ce film, il atteint réellement une forme de perfection.
Rassurez-vous, si l’intrigue du film se situe dans les années 20, il n’y a rien d’ampoulé ou de poussiéreux dans cette VÉNUS ÉLECTRIQUE !
Ici tout est poésie et inventivité avec une fantaisie de tous les instants qui illumine chaque scène. D’autant que la direction artistique du film est transcendée, entre autres, par la musique du fidèle Camille Bazbaz et la photographie de Julien Poupard qui confère à la comédie une atmosphère singulière et fascinante.
D’autant qu’il ne faut pas oublier la reconstitution d’un univers forain étrange et particulièrement soigné qui rappelle, par instants et en plus lumineux, celui du NIGHTMARE ALLEY de Guillermo Del Toro.
Et puis évidemment, au cœur de ce magnifique dispositif cinématographique imaginé par le réalisateur d’EN LIBERTÉ ou DE VRAIS MENSONGES, il y a ses acteurs et ses actrices en état de grâce.
On se régale des mésaventures ubuesques que traversent les personnages hauts en couleurs, magistralement incarnés par Pio Marmaï (son 4e film avec Pierre Salvadori), Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons.
On ressent de manière inouïe le plaisir qu’ils ont pris à s’emparer des dialogues malins et réjouissants écrits par leur réalisateur.
Bref, vous l’aurez compris, on adore cette VÉNUS ÉLECTRIQUE qui a mis en émoi les festivaliers cannois et ses premiers spectateurs. On compte sur vous pour lui réserver tout le succès qu’elle mérite.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
L’INFO EN +
Pierre Salvadori a eu l’idée de LA VÉNUS ÉLECTRIQUE en 2016 sur le tournage du film PLANÉTARIUM de Rebecca Zlotowski. Il y tenait le rôle de Jean Servier, un cinéaste qui, à la fin des années trente, se lançait dans le tournage d’un drame sentimental teinté d’occultisme.
La boucle est bouclée pour Pierre Salvadori qui estime que, dix ans plus tard, il a écrit et réalisé le film que son personnage tournait dans celui de Rebecca Zlotowski.
* Le travail sur la structure du scénario a débuté en 2018 pour Pierre Salvadori en compagnie de Benjamin Charbit. Lorsque ce dernier a décidé de se consacrer à un projet personnel, le réalisateur s’est tourné vers son fidèle complice Benoît Graffin pour écrire à quatre mains ce scénario qui marque leur 6e collaboration depuis APRÈS VOUS… en 2003.
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