- Madres Paralelas -
MADRES PARALELAS de Pedro Almodóvar avec Penélope Cruz, Milena Smit, Israel Elejalde, Aitana Sánchez-Gijón, Rossy de Palma
Drame 2021 – 2H00
Sortie en salles le 1er décembre 2021
Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d’hôpital au moment d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d’âge mûr, n’a aucun regret et durant les heures qui précèdent l’accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu’elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l’hôpital. Les quelques mots qu’elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d’une manière qui changera leur vie à toutes les deux.
Présenté en compétition à la Mostra de Venise 2021, MADRES PARALELAS a valu à l’actrice fétiche de Pedro Almodóvar, Penélope Cruz, la coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine.

3 bonnes raisons de voir ce film
1/ Deux ans après son très introspectif DOULEUR ET GLOIRE, Pedro Almodóvar revient avec un 22ème long métrage que certains qualifieront à tort de mineur, tant le réalisateur donne chair à son récit, à mi-chemin entre le mélodrame et le thriller historique et politique.
2 / Pedro Almodóvar explore le mystère de la maternité avec une infinie délicatesse, à travers le portrait croisé de deux femmes dont le destin est intimement lié. Du grand art, transcendé par la remarquable performance de sa muse Penélope Cruz (MADRES PARALELAS est leur septième collaboration depuis EN CHAIR ET EN OS – 1997) et celle de la jeune Milena Smit, véritable révélation du film.
3/ Le réalisateur espagnol signe avec MADRES PARALELAS une œuvre intense, dans la droite lignée de films comme TOUT SUR MA MERE ou VOLVER.
On y retrouve ses principaux sujets de prédilection comme la maternité, la puissance du secret de famille, la force et la vertu de la parole ou bien encore la sororité…
Même si le cinéaste continue d’accorder une place importante aux décors et aux couleurs, sa mise en scène plus sobre et plus épurée que d’habitude, est entièrement mise au service d’un récit bouleversant et palpitant.
Cassandre… Les mécaniques de l’ombre
Sur le papier, ce premier long-métrage avait tout du projet casse-gueule entre sujet tabou et parti-pris artistiques audacieux. Et pourtant tout passe ! On se prend le film en pleine face, tel un uppercut d’émotions. Percutant et bouleversant !
Wet Monday – Blessures invisibles…
Un premier long-métrage singulier qui nous entraîne dans les pas d’une jeune polonaise de 15 ans, en lutte quotidienne pour se sortir d’un violent traumatisme. Un film parfois déroutant mais qui mérite votre curiosité !
Le garçon – Se souvenir des belles choses…
Avec ce film, entre documentaire et fiction, Zabou Breitman et Florent Vassault signent une œuvre très singulière et profondément émouvante qui interroge sur le temps qui passe et les traces qu’on laisse.




