DOUBLE FOYER
Un film de Claire Vassé
Scénario Claire Vassé avec la collaboration de Louis-Stéphane Ulysse
Avec Émilie Dequenne, Max Boublil, Arthur Roose, Pierre Rochefort, Michel Jonasz, Françoise Lebrun…
Comédie dramatique – 1h26 – France
Sortie en salles le 21 février 2024
L’histoire
Lili et Simon s’aiment, mais n’habitent pas ensemble. Abel, l’enfant de cet amour, vit entre deux maisons. Un jour, les accidents de l’existence remettent en question leur mode de vie… Peut-on s’aimer sans vivre ensemble ? Question simple, réponse compliquée.
3 bonnes raisons de voir ce film
1/ Avec DOUBLE FOYER, son tout premier film, Claire Vassé a choisi un sujet assez peu abordé au cinéma, celui du regard posé sur un couple de parents qui s’aime mais fait le choix de vivre séparément pour tenter de préserver son désir et sa curiosité.
Ancienne critique de cinéma et autrice de six romans, Claire Vassé pose un regard plein de tendresse sur Lili et Simon que leurs proches regardent avec de la bienveillance pour certains mais aussi une de l’incompréhension, voire une certaine forme de jalousie pour d’autres.
Malgré tout, la réalisatrice nous dit que malgré les injonctions permanentes de notre société contemporaine, il n’est pas interdit d’oser un pas de côté et de tenter d’inventer sa propre vie en insufflant un peu d’air et de fantaisie à son quotidien.
2 / Malgré ses maladresses, DOUBLE FOYER est un film plein de promesses. Claire Vassé laisse son premier long respirer, au risque de déstabiliser le spectateur avec notamment quelques scènes qui semblent rester en suspens, sans véritable conclusion.
La cinéaste fait aussi le pari gonflé d’intégrer au cœur de son récit des chansons (composées par Guillaume Aldebert) interprétées par ses comédien.ne.s.
Cette proposition originale participe pleinement au charme fragile que distille son DOUBLE FOYER, même si les intentions paraissent parfois un peu surlignées.
Saluons donc Claire Vassé qui, à l’image de ses principaux personnages, a su se montrer audacieuse en tentant un pas de côté dans sa mise en scène et qui privilégie la poésie et le lyrisme du quotidien à une approche purement sociologique que laissait imaginer le propos du film.
3 / Pour terminer, difficile de ne pas évoquer le casting du film.
Si le personnage de Julien (incarné par le trop rare Pierre Rochefort) dont on tarde à comprendre le parcours, aurait mérité d’être plus développé, remercions la réalisatrice-scénariste d’avoir réservé une jolie partition à l’excellent Michel Jonasz dont l’humanité transpire à l’écran.
Mais saluons surtout la belle idée de casting que constitue le couple formé par Émilie Dequenne et Max Boublil.
Depuis ses débuts dans ROSETTA, l’actrice belge n’en finit plus de nous séduire et de nous surprendre au fil de rôles très différents les uns des autres, de MAMAN A TORT à CLOSE en passant par LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT ou CHEZ NOUS.
Son partenaire Max Boublil n’est pas en reste et ajoute ce beau personnage de Simon (enfin un véritable rôle adulte) à une galerie finalement déjà assez riche si l’on repense à ses compositions dans LES GAMINS, LE NOUVEAU ou COMME DES GARCONS.
En salle – Bac nord – Haute tension à Marseille
Redoutablement efficace, BAC NORD de Cédric Jimenez nous plonge au cœur du quotidien tendu des quartiers Nord de Marseille. Ce western urbain est porté avec hargne et fougue par son remarquable trio d’acteurs. Un pur shoot d’adrénaline qui pose néanmoins de vraies questions sur les ambiguïtés et les dérives du système policier.
En salle – Milla – L’amour amore…
Avec ce premier long métrage au ton très singulier et souvent bouleversant, Shannon Murphy pose un regard bienveillant et à juste distance sur Milla, personnage en proie au doute et aux émotions contradictoires. MILLA est aussi l’occasion de découvrir dans le rôle titre, aux côtés de l’excellent Ben Mendelsohn, Eliza Scanlen, une jeune comédienne remarquable.
En salle – Free guy – Il est libre Guy, il est libre…
On sort emballé par le rythme nerveux (mais pas saoulant) du film, la richesse de ses personnages principaux et secondaires. On se régale également des références et clins d’œil malicieux au monde du jeu vidéo et à celui du cinéma de pur divertissement, ce qu’est indéniablement cet excellent FREE GUY




