Jouer avec le feu – Un trio d’acteurs magistral !

Jouer avec le feu – Un trio d’acteurs magistral !

JOUER AVEC LE FEU

Un film de Delphine Coulin, Muriel Coulin
Scénario de Delphine Coulin, Muriel Coulin
Avec Vincent Lindon, Benjamin Voisin, Stefan Crepon, Maëlle Poesy, Béatrice Pérez, Sophie Guillemin, Édouard Sulpice, Arnaud Rebotini…
Drame – 2024 – France – 1h58
Sorti en salles le 22 janvier 2025

Disponible depuis le 22 mai 2025 en BLU RAY, DVD et VOD – Ad Vitam

Audio : Français DTS HD Master Audio 2.0 & 5.1
Audiodescription
Sous-titres français pour sourds et malentendants

L’histoire
Pierre élève seul ses deux fils. Louis, le cadet, réussit ses études et avance facilement dans la vie. Fus, l’aîné, part à la dérive. Fasciné par la violence et les rapports de force, il se rapproche de groupes d’extrême-droite, à l’opposé des valeurs de son père. Pierre assiste impuissant à l’emprise de ces fréquentations sur son fils. Peu à peu, l’amour cède place à l’incompréhension…

Le film ****1/2

Librement inspiré du roman de Laurent Petitmangin « Ce qu’il faut de nuit » publié en 2022, JOUER AVEC LE FEU est le troisième long métrage de Delphine et Muriel Coulin après 17 FILLES (2011) et VOIR DU PAYS (2016).

JOUER AVEC LE FEU est sans aucun doute le plus abouti et le plus puissant des 3 longs-métrages des réalisatrices.

Les deux sœurs y dressent un constat âpre et sans appel de la montée en force de groupes violents ultranationalistes.
Mais leur film relate aussi et peut-être surtout un bouleversant drame familial, sans compromis, où la cruauté des rapports familiaux qui dérapent laisse place, par instants, à une infinie tendresse entre ce père démuni et ses deux enfants.

Ce n’est pas vraiment une surprise mais Vincent Lindon est une nouvelle fois magistral dans ce film qui lui a valu d’être très justement récompensé de la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine, lors de la dernière Mostra de Venise.

Le comédien incarne avec une bouleversante intensité et une forme nouvelle de sobriété, ce père impuissant face à la dérive de l’un de ses deux fils.

Saluons le choix des sœurs Coulin d’avoir choisi pour incarner les deux frères Benjamin Voisin et Stefan Crepon, deux des meilleurs acteurs de leur génération, qui ont nourri des personnages, aux antipodes l’un de l’autre, de leur formidable complicité dans la vie.

Toutes celles et ceux qui ont eu le bonheur de découvrir l’hallucinante performance de Benjamin Voisin, seul en scène dans « Guerre », l’adaptation théâtrale de l’œuvre de Céline ne s’en sont toujours par remis. Ils ne seront donc pas surpris par cette nouvelle et brillante composition, même s’il convient de ne pas la banaliser.
Si la violence larvée de son personnage éclabousse le film, il faut également saluer la performance plus discrète de l’excellent Stefan Crepon qui compose un personnage plus en retrait mais primordial dans la construction familiale racontée par le film.       

Parcours sans faute donc pour Delphine et Muriel Coulin qui signent avec la complicité de leurs magnifiques comédiens, sur un sujet difficile, une œuvre intime, engagée et palpitante.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ***

  • Entretien avec Delphine et Muriel Coulin (21mn15)
  • Bande-annonce
  • Dossier de presse

Le + Cin’Écrans

C’est dans le cadre du Festival du film de Sarlat, en novembre dernier, que nous avons eu l’immense plaisir de partager quelques instants de la formidable complicité qui unit Benjamin Voisin et Stefan Crepon.
Quelques heures après cette interview, Benjamin Voisin était récompensé par le Jury Jeune du Prix d’interprétation masculine

In bed with Madonna – Action & vérité pour la Material girl

In bed with Madonna – Action & vérité pour la Material girl

IN BED WITH MADONNA (Truth or Dare)

Un film d’Alek Keshishian
Avec Madonna, Antonio Banderas, Warren Beatty
Documentaire musical – 1991 – États-Unis – 1h59
Sorti en salles le 15 mai 1991

Disponible depuis le 28 mai 2025 en 2 éditions combo BLU RAY + DVD – Bubble Pop

Audio : Version originale et version française Dolby Digital 5.1
Sous-titres français

L’histoire
Plongée très intime dans l’univers de la chanteuse Madonna, à travers les différentes étapes de tournée mondiale “The Blonde ambition tour” de 1990.

Le film ***1/2

Dans ce film réalisé par Alek Keshishian, nous suivons la chanteuse pendant sa troisième tournée, du premier concert au Japon jusqu’au dernier, 4 mois plus tard, à Nice.

C’est Madonna, elle-même, qui à l’époque a commandé au jeune réalisateur un film témoignage de ses concerts. Un projet qui, au final, se transforme en documentaire sur cette tournée folle.
La star s’y livre, sans fard que ce soit sur scène, en coulisses ou en répétitions. On y découvre tout à la fois, une chanteuse-performeuse d’une exigence folle et véritable bourreau de travail, une icône glamour et parfois mystique mais aussi une femme d’affaires redoutable.
Il convient de préciser que Madonna a donné carte blanche à Alek Keshishian et son équipe, à la seule condition qu’ils restent invisibles, ce dont on peut parfois douter…

L’interprète de « Like a virgin » qui a bousculé dans les années 90 tous les codes du showbiz, semble prendre un malin plaisir à démystifier son statut d’icône de la pop en dévoilant à la caméra une personnalité complexe et extravertie. Le film met en avant ses indéniables qualités humaines mais aussi ses défauts, ne démentant pas ainsi le titre original du film IN BED WITH MADONNA : TRUTH AND DARE, soit Action ou Vérité !

En 1990, Louise Ciccone était déjà au sommet de sa gloire, de son sens de la provocation et de son ambition. Ce que retrace parfaitement ce documentaire qui alterne les séquences de concert, filmées en couleur, et celle de confessions intimes tournées en noir et blanc.
A la manière des candidats des plus célèbres télé-réalités, IN BED WITH MADONNA, met en scène des personnalités qui jouent avec l’objectif dans le but d’exister aux côtés de la puissante « Material girl ».

Le résultat est un documentaire musical qui ne ressemble à aucun autre. Et en cela, au moins, on peut dire qu’il est parfaitement « Madonna compatible » !

Saluons le beau travail de BubblePop l’éditeur français de cette sortie d’IN BED WITH MADONNA à qui l’on doit déjà la sortie, il y a quelques mois de RECHERCHE SUSAN DÉSESPÉRÉMENT, un film de Susan Seidelman avec Madonna, en 1985.
Deux films qui, jusque-là, n’avaient bénéficié que de piètres éditions DVD et qui s’offrent cette fois ci de prestigieuses sorties en versions remasterisées sur deux éditions Combo Blu-ray + DVD. Le tout agrémenté de superbes packaging et de nombreux bonus…

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans                                                        

                                                                                 Bonus ****1/2

  • Sur l’édition Collection « essentiel » : un Blu-ray, un DVD + un livret exclusif de 28 pages
    • Madonna à l’écran, par Samuel Blumenfeld, journaliste au journal Le Monde (23mn05)
    • 35 ans après, par Olivier Cachin, journaliste, écrivain (31mn03)
    • Retour à Cannes, par Michel Burstein (attaché de presse) (33mn49)
    • In bed with Madonna, selon Jérôme Brucker, directeur artistique Warner Chappell (33mn07)

    Sur l’édition Collector spéciale Fnac : l’édition essentielle + 1 affiche, le dossier de presse de l’époque, 4 photos collector + 4 croquis signés Jean-Paul Gaultier

13 jours, 13 nuits – Au cœur du chaos afghan

13 jours, 13 nuits – Au cœur du chaos afghan

13 JOURS, 13 NUITS

Un film de Martin Bourboulon
Scénario de Martin Bourboulon et Alexandre Smia
Avec Roschdy Zem, Lyna Khoudri, Sidse Babett Knudsen, Christophe Montenez, Yan Tual, Jean Claude Muaka, Nicolas Bridet…
Drame – 2025 – France – 1h52

Sortie en salles le vendredi  27  juin 2025

L’histoire
Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le territoire, les Talibans prennent d’assaut la capitale et s’emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d’afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l’Ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les Talibans pour organiser un convoi de la dernière chance avec l’aide d’Eva, une jeune humanitaire franco-afghane. Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu’à l’aéroport et fuir l’enfer de Kaboul avant qu’il ne soit trop tard.

D’après l’incroyable histoire vraie du Commandant Mohamed Bida contée dans son livre 13 jours, 13 nuits dans l’enfer de Kaboul, publié aux Editions Denoël.

L’AVIS CIN’ÉCRANS ****

Deux ans après avoir signé, avec succès, les deux volets du diptyque consacré aux Trois Mousquetaires, Martin Bourboulon est déjà de retour.
Le réalisateur nous propose un film ambitieux consacré à l’opération Apagan mise en place en 2021 par la France pour évacuer ses ressortissants et ses alliés afghans à Kaboul.

Pour nous rappeler, si besoin était, la véracité des événements montrés deux heures durant, le générique de fin de 13 JOURS, 13 NUITS est illustré par des photographies réelles des lieux et des personnes dont Martin Bourboulon nous a raconté le terrible périple.

Rares sont les films français à s’attaquer de front à des faits réels récents !
Pari gonflé donc mais en grande partie réussi, grâce à la tension permanente que le réalisateur insuffle à son récit. C’est en effet une véritable course contre la montre à laquelle se livrent le commandant Bida et ses hommes.
On est impressionné par le réalisme, le malaise et la tension de certaines séquences clés : l’invasion de l’ambassade, le blocage du convoi dans un tunnel par les talibans, l’aéroport assiégé…

Roschdy Zem aborde un nouveau registre dans sa carrière déjà très riche, avec ce personnage entier et charismatique du commandant Bida.
Si l’on est bluffé par les scènes d’action et de tension pures dont il est le pilier, on reste un peu sur notre faim concernant la psychologie de son personnage et de quelques autres qui n’est qu’effleurée.
On aurait aimé, notamment, en savoir un peu plus sur le parcours de ce commandant (dont on sait juste qu’il s’apprête à partir en retraite) et celui d’Eva, jeune humanitaire franco-afghane qui décide de quitter le pays avec sa mère.

On s’interroge également sur la signification que le cinéaste a voulu donner au fait de débuter un décompte au 1er jour pour ne le reprendre qu’au 13eme …
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir (!) de spectateur. 13 JOURS, 13 NUITS est un film terriblement haletant et anxiogène, dont on apprécie pleinement le montage bien plus posé que celui, parfois usant, des TROIS MOUSQUETAIRES.

Saluons aussi la très efficace bande originale du film signée Guillaume Roussel, extrêmement bien mise en valeur par le design sonore. Un travail sur la bande-son qui immerge littéralement le spectateur au chœur du chaos.    

Enfin, l’un des mérites de 13 JOURS, 13 NUITS, et non des moindres, est de nous rappeler que quatre ans après les faits relatés dans le film, la situation est loin d’être stabilisée en Afghanistan.  

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

La strada se refait une jeunesse. Incontournable !

La strada se refait une jeunesse. Incontournable !

LA STRADA

Un film de Federico Fellini
Scénario de Tullio Pinelli & Federico Fellini
Avec Giulietta Masina, Anthony Quinn, Richard Basehart, Aldo Silvani, Marcello Rovere, Lino Venturini…

Drame – 1955 – Italie – 1h55
Sorti en salles le 11 mars 1955

Disponible depuis le 6 mai 2025 en Coffret Blu-ray + Blu-ray bonus + Livrets – Rimini Éditions

Audio : Version française et version originale sous-titrée en français. DTS HD Master Audio 2.0

L’histoire
Gelsomina a été vendue par sa mère a Zampano, qui la brutalise et ne cesse de la tromper. Ils partent ensemble sur les routes, vivant misérablement du numéro de saltimbanque de Zampano. Surgit Il Matto (le fou), violoniste et poète, qui seul sait parler à Gelsomina.

Le film *****

Troisième long-métrage de Federico Fellini, LA STRADA est le film qui a véritablement fait connaitre le cinéaste italien à travers le monde et notamment en France où le film rencontre un énorme succès populaire au fil des années avec près de 4.500.000 spectateurs au total.

Ce film bouleversant qui restera à tout jamais comme un classique du cinéma italien, remporte d’ailleurs en 1954 (année de création de ce prix) l’Oscar du meilleur film international. Une récompense prestigieuse, parmi tant d’autres…

Inutile de revenir dans le détail sur les immenses qualités du film et les émotions intenses qu’il procure grâce notamment à la bouleversante Giulietta Masina et son sourire si mélancolique.

On peut néanmoins souligner combien la sublime partition musicale écrite par pour ce film par le génial Nino Rota est indissociable de ses images et de l’univers du cinéaste.
Autant dire que réentendre cette bande originale donne immédiatement envie de redécouvrir d’autres titres issus de la collaboration entre ces deux maîtres que sont Nino Rota & Federico Fellini.

Vous l’aurez compris, pour toutes ces raisons et pour tant d’autres, LA STRADA est à (re)voir impérativement.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans                                                        

                                                                                 Bonus *****

Disque 1

    • Conversation entre Frédéric Mercier, critique pour la revue Positif, et Marco Uzal, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma (38mn39)
    • Interview en français de Giulietta Masina (Archives Ina – Extraits des émissions « Masina-Fellini, 4 et 5 diffusées sur France Inter les 25 et 26 août 1983 – 29mn57)
      Disque 2
    • Le film JE SUIS UN GRAND MENTEUR (2003), documentaire de Damian Pettigrew avec Federico Fellini, Roberto Benigni, Donald Sutherland…
      Présenté en version originale sous-titrée (DTS-HD Master audio 2.0)
    • Federico Fellini : Séquence dessin et entretiens inédits (13mn18)
    • La casa pericolante (19mn49)
    • Huit entretiens et demi (Roberto Benigni – 6mn33, Joseph-Marie Lo Duca – 3mn51, Moebius – 3mn38, Tullio Pinelli – 4mn36, Terence Stamp – 4mn17, Donald Sutherland – 5mn54, Roland Topor – 2mn15, Daniel Toscan Du Plantier – 11mn57, Italo Calvino – 4mn12)

    Après avoir fêté son 70ème anniversaire en 2024, LA STRADA se refait une jeunesse grâce à une sublime restauration en 4K, réalisée par le prestigieux éditeur américain Criterion. C’est ce master 4K qui a été utilisé pour cette sortie Blu-Ray chez Rimini Editions.

    Cette édition prestigieuse du film est agrémentée de nombreux bonus répartis sur deux Blu-ray. Elle inclut également l’excellent documentaire de Damien Pettigrew FELLINI, JE SUIS UN GRAND MENTEUR, au cours duquel le maestro révèle les clefs de son cinéma.

    Remercions Rimini Editions de nous régaler d’une aussi belle édition puisque les deux galettes sont complétées par 2 livrets complémentaires (le dossier de presse et le dossier pédagogique, réalisés pour la ressortie du film en salles en 2023) pour en savoir plus ce chef-d’œuvre du 7ème art.

Loveable – En(quête) de soi

Loveable – En(quête) de soi

LOVEABLE (Elskling)

Un film de Lilja Ingolfsdottir
Scénario de Lilja Ingolfsdottir
Avec Helga Guren, Oddgeir Thune, Marte Magnusdotter Solem
Drame – 2024 – Norvège – 1h41

Sortie en salles le 18 juin 2025

L’histoire
Maria et Sigmund se croisent de fête en fête avant de se rendre à l’évidence : ils sont faits l’un pour l’autre ! Une passion fusionnelle et quelques années plus tard, Maria jongle désormais entre une vie domestique avec quatre enfants et une carrière exigeante. Sigmund, lui, voyage de plus en plus pour son travail mais un soir, il annonce qu’il veut divorcer…

L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2

Ce premier long-métrage de la scénariste-réalisatrice norvégienne Lilja Ingolfsdottir est surprenant de bout en bout. LOVEABLE qui débute de manière volontairement appuyée comme un conte de fée moderne, plonge très vite, grâce à un beau sens de l’ellipse, dans les affres et la violente réalité de la crise conjugale.

C’est cette puissante matière psychologique que Lilja Ingolfsdottir sonde une heure quarante durant, à travers le récit de la naissance d’une passion amoureuse jusqu’à la séparation et ses conséquences.

Le film interroge judicieusement et sans aucun manichéisme la question de l’assignation des rôles dévolus (par qui, pour qui ?) aux hommes et aux femmes.
Cet équilibre dans la description d’une réalité post-amoureuse, parfois sordide, participe grandement à la réussite du film, même si le personnage principal du film reste sans aucun doute celui de Maria.

Ainsi dans la seconde partie du film, la réalisatrice fait le choix de se focaliser essentiellement sur cette dernière. Elle ausculte au plus près le vécu et le ressenti de cette femme débordée par une charge mentale trop forte et pour qui l’estime de soi est loin d’être une évidence.
Conséquence, Maria a un mal fou à se confronter à l’absence de l’autre, cet homme avec qui ils se sont aimés follement jusqu’à la rupture…

Cette femme blessée est incarnée avec puissance et sobriété par Helga Guren.
La composition pleine de nuances de la comédienne norvégienne atteint par moments des sommets, comme lors de cette séquence intense de confrontation avec sa mère. Un moment de vie cruel mais tellement explicite sur la complexité de la nature humaine, sur l’idée de reproduction du modèle familial et sur les soubresauts, parfois fatals, que réservent la vie amoureuse.   

LOVEABLE n’est pas sans rappeler, par instants, le cinéma de Woody Allen, Ingmar Bergman, John Cassavetes ou bien encore celui de son compatriote Joachim Trier. Excusez du peu !

Vous l’aurez compris, il n’y a aucun doute là-dessus, malgré des influences peut-être parfois un peu trop visibles, LOVEABLE marque la naissance d’une cinéaste avec qui il va désormais falloir compter !    

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans