« On a tous une part de monstre, de connard en nous… » Karim Leklou
VINCENT DOIT MOURIR !
VINCENT DOIT MOURIR est le premier long métrage mis en scène par Stéphan Castang, comédien et réalisateur de plusieurs courts-métrages très remarqués, JEUNESSES FRANCAISES (2011), PANTHÉON DISCOUNT (2016) et FINALE (2020).
L’Histoire
Du jour au lendemain, Vincent est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. Son existence d’homme sans histoires en est bouleversée et, quand le phénomène s’amplifie, il n’a d’autre choix que de fuir et de changer son mode de vie.
Nourri par sa passion pour des cinéastes comme George Romero, John Carpenter et Luis Bunuel, VINCENT DOIT MOURIR ne ressemble à aucun autre film dans la production française. Le réalisateur nous propose en effet une œuvre très originale, à la croisée des genres, entre survival paranoïaque, fantastique, burlesque, comédie romantique (eh oui !) et une pointe très salutaire d’ironie. Bref un cocktail original et explosif, mais dangereux s’il n’est pas correctement dosé.
En l’occurrence, Stéphan Castang a parfaitement réussi son coup et trouvé l’équilibre idéal pour nous offrir un palpitant divertissement sur fond de délitement de notre société.
« Chercher de l’empathie ou de la guimauve dés le départ… c’est chiant ! » Karim Leklou
Le réalisateur souhaitait interroger notre indifférence face à la violence en évitant à tout prix de la rendre « fun » comme souvent au cinéma (même s’il dit adorer le cinéma Hongkongais et celui de Tarantino). C’est un sans-faute également de ce point de vue avec une démonstration par l’absurde des capacités que possède l’être humain pour se plonger dans des situations inextricables…
« Il ne faut jamais oublier ça… La troupe, nom de Dieu ! » Stéphan Castang
Pour l’accompagner dans cette aventure singulière, le réalisateur s’est entouré d’une belle troupe d’interprètes avec un casting composé d’acteurs et d’actrices dont on a tendance à dire, par facilité que ce sont des gueules. Ce choix de montrer des personnages aux physiques plutôt « ordinaires » (selon le cinéaste), donne toute sa véracité au film.
Et puis surtout, Stéphan Castang a fait appel pour les deux personnages principaux, à deux de nos plus enthousiasmants comédiens, Karim Leklou et Vimala Pons.
A propos de Karim Leklou, Stéphan Castang déclare que « c’est un acteur précieux, généreux et qu’il a quelque chose des grands burlesques » … Pour le réalisateur « sur tout le début du film, Karim est dans un corps en réaction mais avec un visage impassible qui peut faire penser à Harry Langdon ou Buster Keaton… » Excusez du peu !
Quant à Vimala Pons, si le réalisateur ne tarit pas non plus d’éloges à son égard, son partenaire de jeu, Karim Leklou va jusqu’à affirmer qu’il n’aurait pas fait le film sans elle, tant il a une admiration « totale » pour la comédienne.
Le + Cin’Écrans
6 mois après avoir été présenté avec succès et pour la première fois à La Semaine de la critique à Cannes, c’est au Festival du film de Sarlat, à une semaine de sa sortie en salles que nous avons eu grand plaisir à échanger avec Stéphan Castang et Karim Leklou autour de leur excellent VINCENT DOIT MOURIR.
Eh oui d’ailleurs, pourquoi Vincent doit-il mourir ? Réponse… ou pas, par le réalisateur et l’interprète de Vincent…
INTERVIEW STÉPHAN CASTANG & KARIM LEKLOU
VINCENT DOIT MOURIR
Film interdit en salles aux moins de 12 ans
Un film de Stéphan Castang
Scénario de Mathieu Naert
Avec Karim Leklou, Vimala Pons, François Chattot
Fantastique – Drame – Thriller – 1H48 – France
Sortie en salles le 15 novembre 2023
Vampire humaniste… – Bon sang ne saurait mentir !
Très bonne surprise que ce film québécois largement à la hauteur de son excellent et intrigant titre. Une histoire de vampire qui interroge avec un humour noir salvateur et une jolie dose de mélancolie le malaise adolescent. Malin et réjouissant !
Une année difficile pour un film déconfiné à (re)découvrir
Avec ce 8eme long-métrage, Éric Toledano & Olivier Nakache poursuivent leur parcours sans faute et signent une satire sociale ambitieuse qui rappelle par moments le meilleur de la comédie noire italienne. Un film qui mérite largement un nouveau visionnage à la maison…
Le ravissement pour Iris Kaltenbäck et Hafsia Herzi
Si ce n’est déjà fait, nous vous conseillons vivement de découvrir ce 1er long métrage d’Iris Kaltenbäck. Un drame poignant et mélancolique, intelligemment mis en scène et porté par sa remarquable interprète principale Hafsia Herzi. Coup de cœur !




