Une jeune fille qui va bien…Hymne à la vie et à la jeunesse

Une jeune fille qui va bien…Hymne à la vie et à la jeunesse

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN

Un film écrit et réalisé par Sandrine Kiberlain

Drame – 2021 – 1h38 – France
Distribution : Rebecca Marder, André Marcon, Anthony Bajon, Ben Attal, India Hair, Françoise Widhoff, Cyril Metzger…

Sortie en salles le 26 janvier 2022
Disponible en VOD, DVD et Blu Ray chez Ad Vitam 
Langue : Français. Sous-titres sourds et malentendants – Audiodescription.
Image : 2.39

Le pitch
Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

L’avis Cin’Ecrans
Avec UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN, Sandrine Kiberlain a fait le pari audacieux de suggérer plus que de montrer une époque dont on sait parfaitement le drame qu’elle annonce.
Toute l’attention de la réalisatrice se porte sur la fougue et la rage de vivre de son personnage principal qui emporte tout sur son passage.

Le film nous embarque dès les premiers instants, par la force et l’originalité de son scénario, l’intelligente sobriété de la mise en scène et des comédiens formidablement dirigés et d’une justesse absolue.

Si par la puissance et la grâce de son jeu, la très talentueuse Rebecca Marder mérite tous les lauriers, il serait injuste de ne pas citer ses principaux et formidables partenaires, André Marcon, Françoise Widhoff, Anthony Bajon, India Hair, Cyril Metzger et Ben Attal (à qui Sandrine Kiberlain offre la plus belle scène de sa toute jeune carrière).

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN a obtenu un joli succès critique et public lors de sa sortie en janvier 2022. Nous attendons désormais avec impatience la suite des aventures de Sandrine Kiberlain, devant et derrière la caméra…

Bonus DVD
En dehors de la traditionnelle et dispensable bande-annonce, vous trouverez en bonus sur le DVD ou le BR, un module de 14 minutes consacré aux essais des comédiens.
La première partie de ce bonus regroupe un certain nombre de séquences entre Rebecca Marder et un répétiteur ou une répétitrice qui lui donnent la réplique. Et ce qui est fou, c’est de s’apercevoir, malgré des images et un son très approximatifs, à quel point Rebecca Marder est déjà Irène, à quel point la comédienne du « Français » est investie dans son rôle. C’est encore plus flagrant dans la seconde moitié où elle n’est censée pourtant « que » donner la réplique, pendant leurs essais, à d’autres comédiens comme les excellents Françoise Widhoff et Cyril Metzger
Dommage cependant de ne pas avoir le regard, le commentaire de Sandrine Kiberlain sur ces images rares.

Le second bonus est une interview de la réalisatrice et de l’interprète d’Irène, Rebecca Marder, autour du projet et du tournage de ce film au parti pris scénaristique radical.
On y ressent, tout au long des 17 minutes d’un sujet parfaitement illustré, le coup de foudre amical et professionnel né sur le film entre la réalisatrice et son actrice.

A propos du film 
Sélectionné à La semaine de la critique 2021, UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN est le premier long-métrage réalisé par Sandrine Kiberlain. L’actrice avait auparavant réalisé un seul court-métrage, en 2016, BONNE FIGURE où elle mettait en scène Chiara Mastroianni.
Le film a été salué comme meilleur film romantique de l’année lors du Festival du film de Cabourg 2022, tandis que Rebecca Marder y a été récompensée du Swann d’or de la révélation féminine.
UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN a également valu à Sandrine Kiberlain le prix du meilleur scénario lors du Festival du film de Turin 2021.

Le + Cin’Ecrans
C’est au cours du festival du Festival du film francophone d’Angoulême en août 2021 que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver, la toujours très chaleureuse et passionnée Sandrine Kiberlain. Puis deux mois plus tard, c’est au cœur du Pays basque à Saint-Jean de Luz que j’ai pu échanger pour la première fois avec la révélation absolue du film, Rebecca Marder. Une comédienne que j’ai eu le privilège de revoir, il y a quelques semaines au festival de Cabourg pour parler du film LES GOUTS ET LES COULEURS de Michel Leclerc, un des nombreux films qu’elle a tourné ces derniers mois. La jeune fille va bien, voire même très bien et, croyez-moi, on n’a pas fini de la voir et d’en parler…

INTERVIEW SANDRINE KIBERLAIN & REBECCA MARDER

Interview – Une jeune fille qui va bien – Sandrine Kiberlain & Rebecca Marder

Interview – Une jeune fille qui va bien – Sandrine Kiberlain & Rebecca Marder

« Faire un film aujourd’hui, à l’âge que j’ai, c’est une façon de recommencer, de remettre du risque dans ma vie… » Sandrine Kiberlain

Après un galop d’essai réussi derrière la caméra en 2016 pour BONNE FIGURE, un court métrage avec Chiara Mastroianni, Sandrine Kiberlain récidive de la plus belle des manières avec UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN.
L’actrice-réalisatrice a fait le pari audacieux de planter le décor de son premier long-métrage à Paris au cœur de l’été 42. Une époque que le film suggère habilement, plus qu’il ne la montre.
Sandrine Kiberlain nous raconte le parcours d’Irène, jeune fille juive de 19 ans, amoureuse, qui vit à Paris avec son père, son frère et sa grand-mère. Cette famille aimante, mais inquiète essaie de canaliser la folle et énergie d’Irène qui veut découvrir le monde et partager avec tous sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et rien ne pourra l’en détourner…

Si le film nous emporte, on le doit évidemment à la force et à l’originalité de son scénario, à l’intelligente sobriété de la mise en scène et à ses comédiens, tous formidablement dirigés.
Si la très talentueuse Rebecca Marder emporte tout sur son passage, par la fougue et la grâce de son jeu, il serait injuste de ne pas citer ses principaux et formidables partenaires, André Marcon, Françoise Widhoff, Anthony Bajon, India Hair, Cyril Metzger et Ben Attal (à qui Sandrine Kiberlain offre la plus belle scène de sa toute jeune carrière).

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN, présenté pour la première fois lors de La semaine de la critique à Cannes en juillet dernier a également fait un détour par le Festival du film francophone d’Angoulême puis celui du film international de Saint-Jean de Luz.

C’est au cours du festival créé par Dominique Besnehard et Marie-France Brière à Angoulême que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver, la toujours très chaleureuse et passionnée Sandrine Kiberlain. Puis deux mois plus tard, c’est au cœur du Pays basque à Saint-Jean de Luz que j’ai pu échanger pour la première fois (et j’espère bien, pas la dernière !) avec la révélation absolue du film, Rebecca Marder, de la Comédie Française que le cinéma français est en train de s’accaparer, à juste titre.
Et si nous parlions de cette JEUNE FILLE QUI VA BIEN ?

En attendant Un triomphe – En salle

En attendant Un triomphe – En salle

- Un triomphe -

UN TRIOMPHE d’Emmanuel Courcol avec Kad Mérad, David Ayala, Lamine Cissokho, Sofian Khammes, Pierre Lottin, Wabinlé Nabié, Alexandre Medvede, Saïd Benchnafa, Marina Hands, Laurent Stocker…
Comédie – 2020 – 1H46
Sortie en salles le 1 septembre 2021

Un acteur en galère accepte pour boucler ses fins de mois d’animer un atelier théâtre en prison. Surpris par les talents de comédien des détenus, il se met en tête de monter avec eux une pièce sur la scène d’un vrai théâtre. Commence alors une formidable aventure humaine…

UN TRIOMPHE a fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020. Le film, également sélectionné en compétition au Festival du film francophone 2020,  y a obtenu le Valois du Public et celui des meilleurs acteurs pour Sofian Khammes et Pierre Lottin.

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Librement inspiré d’une histoire vraie, le second film d’Emmanuel Courcol, après CESSEZ-LE-FEU, est une comédie sociale réconfortante qui mérite un vrai succès populaire, tant ce feel good movie intelligent évite l’écueil du manichéisme tout en tirant ses personnages vers le haut.

2/ UN TRIOMPHE dresse le portrait d’hommes en marge de la société qui vont trouver une forme de liberté dans le jeu. A l’image d’Etienne, professeur de théâtre humaniste, le spectateur ne saura jamais pour quelles raisons ils sont derrière les barreaux. Et c’est toute l’intelligence du propos d’Emmanuel Courcol qui ne verse jamais dans l’angélisme mais regarde avec bienveillance ces hommes qui s’épanouissent, souvent bruyamment, à travers la magie des mots de Samuel Beckett dans « En attendant Godot »    

3/
L’un des grands plaisirs du film est sans conteste la confrontation entre Kad Mérad qui trouve ici une de ses plus belles et plus riches compositions et une belle bande de jeunes comédiens. Vieux routier de la comédie, Kad Mérad prouve de films (COMME DES ROIS, LA MELODIE) en séries (BARON NOIR) quel excellent acteur il est, hors de la comédie pure, quand il est comme ici bien dirigé.
L’acteur laisse toute la place nécessaire à ses jeunes partenaires pour que s’épanouisse leur talent. Mention spéciale pour Pierre Lottin, interprète du très nerveux Dylan, à qui l’on doit une véritable séquence d’anthologie quand il balance son texte, après de nombreuses tentatives infructueuses, avec un débit de mitraillette et sans respirer. Du grand art !