Jane B par Charlotte C – Les dessous chics…

Jane B par Charlotte C – Les dessous chics…

JANE PAR CHARLOTTE

Documentaire – 2021 – 1H32 (blu ray) 1H28 (DVD) – France
Réalisation : Charlotte Gainsbourg
Scénario : Charlotte Gainsbourg
Distribution : Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg,

Sorti en salles le 12 janvier 2022

Disponible en édition collector Blu ray + DVD+ Livret & VOD – Jour2fête Distribution

Image :
 16/9 – 2.00
Audio :  5.1 & 2.0
Sous-titre : Anglais – Français pour sourds et malentendants

Le pitch
Charlotte Gainsbourg a commencé à filmer sa mère, Jane Birkin, pour la regarder comme elle ne l’avait jamais fait. La pudeur de l’une face à l’autre n’avait jamais permis un tel rapprochement.

Mais par l’entremise de la caméra, la glace se brise pour faire émerger un échange inédit, sur plusieurs années, qui efface peu à peu les deux artistes et les met à nu dans une conversation intime inédite et universelle pour laisser apparaître une mère face à une fille.

Jane par Charlotte…

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

L’avis Cin’Ecrans
En découvrant cette magnifique déclaration d’amour d’une fille à sa mère, jamais le spectateur ne se trouve dans une position de voyeur, il est simplement invité à partager avec ces deux femmes et les fantômes de leurs vies, de beaux instants d’intimité, de questionnements et de vérité. Si leur vie a parfois été exposée de manière triviale, ici c’est une forme de douceur qui prend place, peu à peu, pour explorer le cœur de leur relation.

Si l’on comprend dès l’ouverture du documentaire que son élaboration n’a pas forcément été très simple, on est régulièrement bouleversé par la teneur des échanges et par de nombreuses séquences comme celle où Charlotte invite Jane à revenir dans la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris, ou elles ont vécu de nombreuses années.

On est aussi régulièrement étonné par la désarmante sincérité de la muse du grand Serge et par la singularité de certains moments, comme lorsque Jane fait part à sa fille de sa peur constante d’avoir « mal fait » avec ses enfants, de son rapport au corps qui change et vieillit ou quand elle dit à Charlotte, qu’enfant elle l’intimidait.

Le documentaire de Charlotte Gainsbourg est tout autant le portrait de Jane par Charlotte que celui de Charlotte par Jane… Ce film bouleversant et d’une grâce infinie sur l’amour maternel et le temps qui passe nous procure une forme de mélancolie heureuse !

Bonus
Livre de photographie de Charlotte Gainsbourg (2017-2021)
Pas de bonus vidéo pour accompagner le très beau film de Charlotte Gainsbourg mais un livre (72 pages) de photographies prises entre 2017 et 2021.

Dernières séances sur le divan – En thérapie !

Dernières séances sur le divan – En thérapie !

EN THÉRAPIE - SAISON 2

Une série d’Éric Toledano & Olivier Nakache-  2021- France
35 épisodes x 26 minutes (soit 15H15+ 22 minutes 30 de bonus)

Réalisation : Éric Toledano & Olivier Nakache, Emmanuelle Bercot, Agnès Jaoui, Arnaud Desplechin, Emmanuel Finkiel.

Scénario : Éric Toledano & Olivier Nakache

Distribution : Frédéric Pierrot, Charlotte Gainsbourg, Jacques Weber, Suzanne Lindon, Eye Haïdara, Aliocha Delmotte, Clémence Poésy, Pio Marmaï, Agnès Jaoui
Et la participation de Carole Bouquet

Disponible en VOD, coffret 7 DVD ou  4 BRD – Arte Editions

Spécificité BRD
Image :  16/9
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants
Audio : Français Stéréo & 5.1 DTS HD – Audiodescription

Le pitch
Cinq ans après les attentats du Bataclan, au lendemain du premier confinement, le psychanalyste Philippe Dayan accueille quatre nouveaux patients : Inès, une avocate quadragénaire et solitaire, Robin, un adolescent en surpoids victime de harcèlement scolaire, Lydia, une étudiante venue partager un sombre secret concernant sa santé et Alain, un chef d’entreprise pris dans une tourmente médiatique…
Divorcé, attaqué en justice par la famille de l’un de ses anciens patients, le docteur Dayan se tourne vers Claire, une analyste et essayiste de renom dont il espère le soutien pour son procès en cours.
L’avis Cin’Ecrans
Hautement addictive, cette série d’Olivier Nakache & Éric Toledano (librement adaptée de la série israélienne “BE TIPUL” de Hagai Levi) est de retour avec cette deuxième et ultime saison. Les deux scénaristes réalisateurs et initiateurs du projet ont repris à leur compte le concept de la série d’origine (quasi-unité de lieu et un patient par épisode), adapté à des problématiques plus spécifiquement françaises.
Pour cette seconde saison, si Philippe Dayan est toujours au cœur des 35 épisodes, sa clientèle est nouvelle avec pas moins de quatre nouveaux patients remarquablement incarnés par Eye Haïdara, Aliocha Delmotte, Suzanne Lindon et Jacques Weber. Quant à Charlotte Gainsbourg, elle interprète le personnage d’une analyste de renom et nouvelle contrôleuse du psychanalyste.
On retrouve ici tout ce qui faisait l’immense intérêt de la première saison de la série, à savoir un équilibre parfait entre la parole, souvent très forte des patients, et la qualité remarquable d’écoute de Philippe Dayan (Frédéric Pierrot, toujours parfait). On est ainsi régulièrement happé par une puissante émotion tant ce qui se joue dans l’intimité du cabinet touche au cœur, même si les préoccupations des patients ne sont pas forcément les nôtres.
Chacun pourra d’ailleurs avoir ses préférences parmi les personnages (et donc les épisodes).
Pour ma part, même si j’ai vraiment apprécié l’ensemble des protagonistes de cette saison 2, j’avoue un énorme faible pour les épisodes mettant en scène la remarquable Eye Aïdara (épisodes réalisés par Agnès Jaoui) et ceux mis en scène par le duo Toledano/Nakache avec le très jeune Aliocha Delmotte qui fait ici des débuts très remarqués.

Si vous aussi, vous êtes accro à ces rendez-vous passionnants avec le docteur Dayan, il faudra vous résoudre à (re)voir les 70 séances (disponibles dans un coffret intégral des deux saisons) car malgré son immense succès, EN THÉRAPIE n’aura pas de saison 3. En effet, ses deux initiateurs préfèrent se consacrer à de nouveaux projets et défis, plutôt que de risquer la redite. C’est tout à leur honneur !

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD/BRD
• Les personnages
• Les réalisateurs
• Portraits de : Inès – Robin – Lydia – Alain – Claire

Pour en savoir plus sur les coulisses du programme, Arte Editions nous propose de courts bonus thématisés autour des personnages, de leurs interprètes et des réalisateurs qui (à l’exception du duo Toledano / Nakache, déjà à l’œuvre sur la saison 1) se frottent pour la première fois, avec beaucoup d’appétit et de curiosité, à l’exercice de cette série si originale en termes de propos et de mise en scène. Court, mais très intéressant, notamment sur les enjeux de réalisation.  

En salle – Jane par Charlotte – Mélancolie heureuse…

En salle – Jane par Charlotte – Mélancolie heureuse…

- Jane par Charlotte -

JANE PAR CHARLOTTE de Charlotte Gainsbourg avec Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg
Documentaire 2021 – 1H30
Sortie en salles le 12 janvier 2022

Charlotte Gainsbourg a commencé à filmer sa mère, Jane Birkin, pour la regarder comme elle ne l’avait jamais fait. La pudeur de l’une face à l’autre n’avait jamais permis un tel rapprochement. Mais par l’entremise de la caméra, la glace se brise pour faire émerger un échange inédit, sur plusieurs années, qui efface peu à peu les deux artistes et les met à nu dans une conversation intime inédite et universelle pour laisser apparaître une mère face à une fille. Jane par Charlotte…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la magnifique déclaration d’amour d’une fille à sa mère et l’immense pudeur (voire une étonnante forme de timidité), que l’on devinait au fil du temps, entre Jane et Charlotte mais que le film dévoile de la plus belle des manières.
Jamais le spectateur n’est dans une position de voyeur, il est simplement invité à partager avec ces deux femmes et les fantômes de leurs vies, de beaux instants d’intimité, de questionnements et de vérité. Si leur vie a parfois été exposée de manière triviale, ici c’est une forme de douceur qui prend place, peu à peu, pour explorer le cœur de leur relation.

2/ Si l’on comprend dès l’ouverture du documentaire que son élaboration n’a pas forcément été très simple, on est régulièrement bouleversé par la teneur des échanges et par de nombreuses séquences comme celle où Charlotte invite Jane à revenir dans la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris, ou elles ont vécu de nombreuses années.
On est aussi régulièrement étonné par la désarmante sincérité de la muse du grand Serge et par la singularité de certains moments, comme lorsque Jane fait part à sa fille de sa peur constante d’avoir « mal fait » avec ses enfants, de son rapport au corps qui change et vieillit ou quand elle dit à Charlotte, qu’enfant elle l’intimidait…

3/ Parce que le titre de ce film qui procure une forme de mélancolie heureuse (merci Tim Dup 😊) n’est pas tout à fait juste, tant il s’agit en réalité d’un portrait croisé de Jane par Charlotte et de Charlotte par Jane… Un film bouleversant et d’une grâce infinie sur l’amour maternel et le temps qui passe.

En salle – Les choses humaines – Points de vue…

En salle – Les choses humaines – Points de vue…

- Les choses humaines -

LES CHOSES HUMAINES de Yvan Attal avec Ben Attal, Suzanne Jouannet, Charlotte Gainsbourg, Benjamin Lavernhe, Judith Chemla, Pierre Arditi, Mathieu Kassovitz, Audrey Dana…
Drame 2020 – 2H18
Sortie en salles le 1er décembre 2021

Un jeune homme est accusé d’avoir violé une jeune femme. Qui est ce jeune homme et qui est cette jeune femme ? Est-il coupable ou est-il innocent ? Est-elle victime ou uniquement dans un désir de vengeance, comme l’affirme l’accusé ? Les deux jeunes protagonistes et leurs proches vont voir leur vie, leurs convictions et leurs certitudes voler en éclat mais… N’y a-t-il qu’une seule vérité ?

3 bonnes raisons de voir ce film

1 / Pour la construction du film, en 3 chapitres, qui expose, tour à tour, le point de vue de ses deux principaux personnages.
Yvan Attal invite alors le spectateur ainsi que les proches de l’accusé et de sa victime présumée, à questionner leurs propres certitudes et leurs contradictions pour une passionnante plongée au cœur de la justice, à la manière d’un véritable thriller !

2 / Après une première collaboration sur MON CHIEN STUPIDE, Yvan Attal a proposé fort judicieusement le rôle principal de son 7ème long-métrage à son fils. Ben Attal incarne avec beaucoup de subtilité, Alexandre, un personnage complexe de jeune homme arrogant qui s’interroge trop tard et, sans doute, pour la première fois de sa vie sur la notion de consentement et d’écoute de ses partenaires.
Sa prestation est d’autant plus remarquable que le réalisateur lui a donné pour mère de cinéma, Charlotte Gainsbourg qui est également sa mère dans la vie. Une situation qui contribue à donner encore plus d’intensité à leur interprétation. Leurs échanges et leurs regards portent le poids de cette relation intime.

3 / Si Ben Attal confirme avec ce film qu’il peut abandonner le métier de cuisinier, auquel il se destinait potentiellement, pour embrasser pleinement celui d’acteur, il serait injuste de passer sous silence le reste du casting.
Saluons en premier lieu, la performance de la jeune Suzanne Jouannet dont la sidération de son personnage de Mila est parfaitement rendue. Quant aux seconds rôles, ils sont tous absolument parfaits, de Charlotte Gainsbourg dont l’assurance et les convictions vacillent, à Pierre Arditi, abject de certitudes machistes, en passant par Mathieu Kassovitz ou Judith Chemla.
Et il faut, une fois de plus, dire combien Benjamin Lavernhe est un immense acteur. Après sa géniale prestation, il y a quelques mois dans LE DISCOURS de Laurent Tirard, sa plaidoirie en tant qu’avocat d’Alexandre dans LES CHOSES HUMAINES, restera comme un des sommets de ce drame judiciaire, à voir sans tarder.