Houria, l’après Papicha pour Mounia Meddour

Houria, l’après Papicha pour Mounia Meddour

« Un film assez indispensable pour moi, dans la continuité de PAPICHA » Mounia Meddour

HOURIA

Alger. Houria est une jeune et talentueuse danseuse. Femme de ménage le jour, elle participe à des paris clandestins la nuit. Mais un soir où elle a gagné gros, elle est violemment agressée par Ali et se retrouve à l’hôpital. Ses rêves de carrière de ballerine s’envolent. Elle doit alors accepter et aimer son nouveau corps. Entourée d’une communauté de femmes, Houria va retrouver un sens à sa vie en inscrivant la danse dans la reconstruction et sublimation des corps blessés…

 

 « Un monde sans parole… » Mounia Meddour

PAPICHA, son premier film avait valu à Mounia Meddour une très belle reconnaissance critique et publique avec notamment deux César, celui du meilleur premier film et celui du meilleur espoir féminin pour Lyna Khoudri.

La réalisatrice et son actrice fétiche sont donc de retour avec HOURIA, fascinant portrait d’une jeune femme murée dans le mutisme, que la danse et un groupe de femmes vont aider à refaire surface.

Une fois de plus, la puissance et la subtilité du jeu de Lyna Khoudri, qui passe ici essentiellement par le corps et le regard, subjuguent. L’actrice est le cœur vibrant et incandescent de ce film sur la reconstruction qui célèbre avec force la sororité.

S’il est, au premier abord, moins surprenant que son premier film, le souvenir d’HOURIA reste assez fort grâce évidemment à ses comédiennes, à la puissance des chorégraphies mais aussi par sa manière de dépeindre les blessures d’une Algérie qui se reconstruit, petit à petit, à l’image d’Houria.

HOURIA
Un film de Mounia Meddour
Scénario de Mounia Meddour
Avec Lyna Khoudri, Rachida Brakni, Nadia Kaci…
Drame – 1H38 – France / Algérie
Sortie en salles le 15 mars 2023

INTERVIEW MOUNIA MEDDOUR

« C’est ma vie ce film… » Ramzy Bedia

« C’est ma vie ce film… » Ramzy Bedia

« L’ambition du film, c’était de mêler tout le temps la comédie et une émotion sincère… » Baya Kasmi

Youssef Salem, 45 ans, a toujours réussi à rater sa carrière d’écrivain. Mais les ennuis commencent lorsque son nouveau roman rencontre le succès car Youssef n’a pas pu s’empêcher de s’inspirer des siens, pour le meilleur, et surtout pour le pire.

JE SUIS À VOUS TOUT DE SUITE, le premier long métrage de Baya Kasmi en 2015, déjà coécrit avec Michel Leclerc était une belle réussite, même si le film n’a malheureusement pas rencontré un très grand public.
Gageons que la donne change avec ce nouveau film et confirme que YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS. Un véritable succès, il le mérite !

La réalisatrice, scénariste et actrice est donc de retour avec une comédie franchement réjouissante mais aussi très touchante. Il faut dire que le duo Baya Kasmi / Michel Leclerc n’a pas son pareil pour tourner en dérision les nombreux clichés autour de ce que doit être une famille arabe dans notre société française.
Et puis leur immense talent d’écriture leur permet d’offrir aux comédiens et comédiennes avec qui ils travaillent, des partitions riches et d’une formidable humanité comme dans LE NOM DES GENS ou LA LUTTE DES CLASSES pour ne citer que ces deux films réalisés, eux, par Michel Leclerc.
Toutes et tous participent à la belle réussite de ce long-métrage ambitieux et intelligent au point qu’on a très envie de les citer et on ne va pas s’en priver : Noémie Lvovsky (irrésistible dans le rôle de l’éditrice), Tassadit Mandi & Abbes Zahamani (tellement justes, drôles et touchants dans le rôle des parents de Youssef), Melha Bedia, Caroline Nguyen & Ousama Kheddam (qui incarnent les sœurs & frère de Youssef, en but à l’incompréhension face à son roman), sans oublier l’excellent Lyes Salem qui nous régale d’une hilarante composition en candidat de télé réalité déconnecté de la réalité et la toujours géniale Vimala Pons que Baya Kasmi prend un plaisir inouï à filmer.
Et bien sûr il y a Ramzy Bedia pour qui les deux coscénaristes ont écrit le personnage de Youssef Salem.
Le comédien s’avère absolument remarquable dans ce rôle riche et complexe dont il nous a expliqué combien il n’était pas forcément évident pour lui.

« On part sur un truc arabe, y’a écrit Youssef Salem et on finit sur des êtres humains » Ramzy Bedia

Ne loupez donc surtout pas YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS qui porte un regard tendre, généreux et bienveillant sur la famille et plus cruel (mais aussi très drôle) sur le rapport à la célébrité. Le film a obtenu, il y a quelques semaines le très mérité Prix du Meilleur film, décerné par le jury du Festival du film de société de Royan.

INTERVIEW BAYA KASMI & RAMZY BEDIA

Interview – Citoyen d’honneur – Mohamed Hamidi ou l’art de la bienveillance

Interview – Citoyen d’honneur – Mohamed Hamidi ou l’art de la bienveillance

« J’aurais pu tourner en Algérie…. Mais, je voulais une totale liberté ! » Mohamed Hamidi

Avec CITOYEN D’HONNEUR, son cinquième long-métrage, Mohamed Hamidi continue de creuser le sillon d’un cinéma humaniste, généreux et plein d’humour mais qui ne verse jamais dans le cynisme.
Le réalisateur de NÉ QUELQUE PART et LA VACHE se frotte en revanche, pour la première fois, à l’exercice du remake, en l’occurrence celui d’une comédie argentine de Mariano Cohn et Gastón Duprat, sortie en France sous ce même titre en 2017.  

Pour cette relecture, Mohamed Hamidi a situé son histoire, non plus entre l‘Espagne et l’Argentine mais entre la France et l’Algérie, deux pays que le cinéaste affectionne particulièrement…

Samir Amin est un écrivain comblé, Prix Nobel de littérature, qui vit à Paris, loin de son pays natal, l’Algérie. Il refuse systématiquement toutes les invitations qui lui sont faites. Jusqu’au jour où il décide d’accepter d’être fait « Citoyen d’honneur » de Sidi Mimoun, la petite ville où il est né. Mais est-ce vraiment une bonne idée que de revoir les habitants de cette ville, qui sont devenus, d’année en année, les personnages de ses différents romans ?

C’est au cours du dernier Festival cinéma et musique de film de La BauleCITOYEN D’HONNEUR était présenté en avant-première que Mohamed Hamidi a répondu avec sa bienveillance habituelle aux questions de Cin’Ecrans.  
Depuis, le réalisateur a repris la préparation de son prochain film TURGOT dont le tournage est prévu cet automne.
CITOYEN D’HONNEUR est à voir en salles à partir du 14 septembre.

INTERVIEW MOHAMED HAMIDI