« Si pour une fois, la fiction inspirait le réel, ce serait plutôt marrant ! » Gilles Perret
Après avoir signé de passionnants documentaires et coréalisé les deux derniers avec son complice François Ruffin (J’VEUX DU SOLEIL & DEBOUT LES FEMMES) Gilles Perret s’essaie pour la première fois à la fiction avec REPRISE EN MAIN.
Comme son père avant lui, Cédric travaille dans une entreprise de mécanique de précision en Haute-Savoie. L’usine doit être de nouveau cédée à un fonds d’investissement. Epuisés d’avoir à dépendre de spéculateurs cyniques, Cédric et ses amis d’enfance tentent l’impossible : racheter l’usine en se faisant passer pour des financiers !

Ce premier essai dans la fiction est une vraie réussite pour Gilles Perret tant ses acteurs et actrices (professionnels et amateurs) se sont investis et mis au service du propos.
« C’est pas un état, c’est la start-up nation ! Ils sont au service de ces grosses boites mais ils ne sont pas au service des citoyens… » Gilles Perret
Comme on ne se refait pas, le propos de Gilles Perret est évidemment politique mais le réalisateur ne plombe pas son film très personnel par un discours lénifiant ou incompréhensible sur les méfaits de la finance et de la mondialisation. Il nous invite néanmoins, et avec le sourire, à la réflexion à travers le parcours de personnages qui, par la force des choses, retournent les outils de la finance contre elle.
Résultat, une comédie sociale très documentée, enlevée et optimiste, dont le ton se situe entre le cinéma de Ken Loach et celui de Pierre Jolivet. C’est dire si l’on vous conseille d’aller découvrir REPRISE EN MAIN en salle au plus vite.
Le film a obtenu récemment le Prix du public lors du Festival de Montreuil 2022.
Et c’est à l’occasion de la présentation hors-compétition de REPRISE EN MAIN au Festival International du film de Saint-Jean de Luz que j’ai eu le plaisir de parler du film avec son enthousiaste réalisateur.
Le cinéaste qui écrit actuellement une seconde fiction, tourne parallèlement chez lui, en Haute-Savoie un nouveau documentaire avec des voisins qu’il avait déjà filmés il y a plus de 20 ans dans TROIS FRÈRES POUR UNE VIE.
INTERVIEW GILLES PERRET
Haute tension et plaisir(s) coupable(s)
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Avec son 4ème long métrage, Katell Quillévéré signe un grand mélo sensible et vibrant, porté avec une grâce infinie par Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste. Un film qui n’a malheureusement pas obtenu l’immense succès public qu’il méritait. Séance de rattrapage obligatoire…




