13 jours, 13 nuits – Spectaculaire et haletant

13 jours, 13 nuits – Spectaculaire et haletant

13 JOURS, 13 NUITS

Un film de Martin Bourboulon
Scénario de
Martin Bourboulon et Alexandre Smia
Avec
Roschdy Zem, Lyna Khoudri, Sidse Babett Knudsen, Christophe Montenez, Yan Tual, Jean Claude Muaka, Nicolas Bridet…
Drame – 2025 – France– 1h52
Sorti en salles le 27 juin 2025

Disponible en BLU-RAY, DVD & VOD depuis le 5 novembre – Pathé
V
ersion Française
Sous-titres pour sourds et malentendants
Audiodescription pour aveugles et malvoyants
Son Dolby Atmos True HD 7.1 / DTS 2.0

L’histoire
Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le territoire, les Talibans prennent d’assaut la capitale et s’emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d’afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l’Ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les Talibans pour organiser un convoi de la dernière chance avec l’aide d’Eva, une jeune humanitaire franco-afghane. Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu’à l’aéroport et fuir l’enfer de Kaboul avant qu’il ne soit trop tard.

D’après l’incroyable histoire vraie du Commandant Mohamed Bida contée dans son livre 13 jours, 13 nuits dans l’enfer de Kaboul, publié aux Editions Denoël.

Le film ****

Deux ans après avoir signé, avec succès, les deux volets du diptyque consacré aux Trois Mousquetaires, Martin Bourboulon est déjà de retour.
Le réalisateur nous propose un film ambitieux consacré à l’opération Apagan mise en place en 2021 par la France pour évacuer ses ressortissants et ses alliés afghans à Kaboul.

Pour nous rappeler, si besoin était, la véracité des événements montrés deux heures durant, le générique de fin de 13 JOURS, 13 NUITS est illustré par des photographies réelles des lieux et des personnes dont Martin Bourboulon nous a raconté le terrible périple.

Rares sont les films français à s’attaquer de front à des faits réels récents !
Pari gonflé donc mais en grande partie réussi, grâce à la tension permanente que le réalisateur insuffle à son récit. C’est en effet une véritable course contre la montre à laquelle se livrent le commandant Bida et ses hommes.
On est impressionné par le réalisme, le malaise et la tension de certaines séquences clés : l’invasion de l’ambassade, le blocage du convoi dans un tunnel par les talibans, l’aéroport assiégé…

Roschdy Zem aborde un nouveau registre dans sa carrière déjà très riche, avec ce personnage entier et charismatique du commandant Bida.
Si l’on est bluffé par les scènes d’action et de tension pures dont il est le pilier, on reste un peu sur notre faim concernant la psychologie de son personnage et de quelques autres qui n’est qu’effleurée.

On aurait aimé, notamment, en savoir un peu plus sur le parcours de ce commandant (dont on sait juste qu’il s’apprête à partir en retraite) et celui d’Eva, jeune humanitaire franco-afghane (incarnée par la toujours très juste Lyna Khoudri) qui décide de quitter le pays avec sa mère.

On s’interroge également sur la signification que le cinéaste a voulu donner au fait de débuter un décompte au 1er jour pour ne le reprendre qu’au 13eme …
Mais bon, ne boudons pas notre plaisir (!) de spectateur. 13 JOURS, 13 NUITS est un film terriblement haletant et anxiogène, dont on apprécie pleinement le montage bien plus posé que celui, parfois usant, des TROIS MOUSQUETAIRES.

Saluons aussi la très efficace bande originale du film signée Guillaume Roussel, extrêmement bien mise en valeur par le design sonore. Un travail sur la bande-son qui immerge littéralement le spectateur au chœur du chaos.

Enfin, l’un des mérites de 13 JOURS, 13 NUITS, et non des moindres, est de nous rappeler que quatre ans après les faits relatés dans le film, la situation est loin d’être stabilisée en Afghanistan.

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ****

  • Making of (27mn27)
  • Entretien avec Martin Bourboulon par Gaël Gohlen (33mn52)
  • Entretien avec les commandant Mohamed Bida et l’équipe du film, Martin Bourboulon, Roschdy Zem, Mohamed Bida & Lyna Khoudri (15mn41)
Le public de Sarlat dit qu’il l’aime à Romane Bohringer

Le public de Sarlat dit qu’il l’aime à Romane Bohringer

La 34eme édition du Festival du film de Sarlat s’est donc achevée ce samedi soir avec la projection de l’excellent nouveau long-métrage de Jean-Paul Salomé L’AFFAIRE BOJARSKI en sa présence et celle de son formidable interprète principal Reda Kateb.

Durant 5 jours, le festival national des lycéens a battu un nouveau record de fréquentation. On ne peut que s’en réjouir au moment où les salles de cinéma peinent à retrouver les scores d’hier…

Outre les 600 lycéens et professeurs qui ont fréquenté assidument les 6 salles du Cinéma Rex et celle du centre socio-culturel, outre les nombreux invités, accrédités et professionnels du cinéma, ce sont plus de 7000 entrées payantes qui ont été comptabilisées cette année.
Une fréquentation assidue qui récompense le beau travail de passeur du festival, celui de ses équipes et en particulier celui de Christelle Oscar, directrice artistique du festival depuis 2020 qui a concocté une fois de plus une programmation riche et diversifiée.

Avant de découvrir L’AFFAIRE BOJARSKI, les festivaliers ont assisté à la traditionnelle cérémonie de clôture et au Palmarès de cette 34e édition.

C’est le bouleversant nouveau long-métrage de Romane Bohringer DITES-LUI QUE JE L’AIME qui a reçu le très convoité Prix du Public, tandis que le bouillonnant et enthousiasmant MA FRÈRE de Lise Akoka et Romane Gueret a été récompensé par deux fois, avec le Prix des Lycéens et celui du Jury Jeune.

Ce même jury jeune a également décerné deux prix d’interprétation, le premier à Vicky Krieps pour son extraordinaire travail sur LOVE ME TENDER d’Anna Cazenave Cambet et le second au très jeune Manoâ Varvat dans LES ENFANTS VONT BIEN de Nathan Ambrosioni.
On peut néanmoins regretter que sa partenaire de jeu dans le film, Nina Birman (encore plus jeune que Manoâ) n’ai pas été associée à ce prix (ils avaient tous deux reçu une mention spéciale au Festival d’Angoulême), tant le jeu (et la présence) de ces deux apprentis comédiens participe pleinement à la réussite du magnifique troisième long métrage de Nathan Ambrosioni.  

                                              

PALMARÈS COMPLET – SARLAT 2025

Salamandre d’or du meilleur film – Prix du Public (doté par la Mairie de Sarlat)
DITES-LUI QUE JE L’AIME
de Romane Bohringer (Sortie en salles le 3 décembre –ARP Sélection)

Salamandre d’or – Prix des Lycéens (doté par le Conseil Régional de la Nouvelle-Aquitaine)
MA FRÈRE de Lise Akoka et Romane Gueret (Sortie en salles le 7 janvier – Studio Canal)

Salamandre d’or – Prix du jury jeune
MA FRÈRE de Lise Akoka et Romane Gueret (Sortie en salles le 7 janvier – Studio Canal)

Salamandre d’or – Prix d’interprétation décerné par le jury jeune
Vicky Krieps
dans LOVE ME TENDER d’Anna Cazenave Cambet (Sortie en salles le 10 décembre – Tandem)
Manoâ Varvat dans LES ENFANTS VONT BIEN de Nathan Ambrosioni (Sortie en salles le 3 décembre – Studio Canal)

Prix du Jury Courts-Métrages (doté par l’Association La Truffe)
MALINA d’Ana Blagojević
Prix Coup de cœur ESRA (doté par l’ESRA)
EN BEAUTÉ de Rémi Mardini

Prix des films d’écoles (doté par le Crédit Agricole)
LILY SOUS LA PLUIE de Salomé Brocard – ENS Louis Lumière

Prix des Meilleurs Films Lycéens (dotés par Groupama)
1er prix : PAS NET – Paris – Lycée Honoré de Balzac
2eme prix : FAIM DE MISSION – Bayonne – Lycée René Cassin
3eme prix : CHAPELIÈRE – Saint-Étienne – Lycée Jean Monnet

Prix coup de cœur (doté par l’école 3IS Bordeaux)
MADELEINE – Sarlat – Lycée Joséphine Baker

On vous invite également à découvrir sur la chaine YouTube du festival, les traditionnelles et emblématiques «Petites séquences » tournées à Sarlat dans le cadre de cette 34eme édition par les élèves de 10 lycées.

BIENTÔT EN INTERVIEW CIN’ÉCRANS…

J’en profite pour remercier une nouvelle fois les organisateurs du festival, son président Pierre-Henri Arnstam, sa directrice artistique Christelle Oscar, l’ensemble des bénévoles pour leur accueil et bien évidemment l’ami Jean-Charles Canu en charge du service presse et de l’organisation des interviews.

Vous pourrez ainsi retrouver très prochainement sur Cin’Écrans, de nombreuses critiques des films de la très belle sélection 2025 ainsi que des entretiens vidéo réalisés à cette occasion :

Anna Cazenave Cambet, réalisatrice de LOVE ME TENDER (sortie le 10 décembre)
Akihiro Hata, réalisateur de GRAND CIEL (sortie le 28 janvier)
Gilles Marchand, coscénariste de À PIED D’ŒUVRE de Valérie Donzelli (sortie le 4 février)
Martin Jauvat, acteur, réalisateur de BAISE-EN-VILLE (sortie le 28 janvier)
Lise Akoka, coréalisatrice de MA FRÈRE (sortie le 7 janvier)
Benoît Delépine, réalisateur d’ANIMAL TOTEM (sortie le 10 décembre)
Camille Ponsin, réalisateur de SAUVAGE (sortie le 18 mars

Merci encore Sarlat pour cette parenthèse automnale cinéphile et rendez-vous en novembre 2026 pour la 35ème édition du festival… 

32 films pour le festival du film de société de Royan 2025

32 films pour le festival du film de société de Royan 2025

La cinquième édition du Festival du film de société de Royan se tiendra donc du mercredi 3 au dimanche 7 décembre prochain au Cinéma Lido de Royan et à la salle Michel Legrand de Saint-Palais sur mer.

32 longs-métrages (contre 27 l’an passé) seront présentés en avant-première, à cette occasion.
Une riche programmation pour ce jeune festival, concoctée par l’association « Rencontres du Sud » en étroite collaboration avec l’association locale « Royan fait son cinéma », qui place les enjeux humains et sociétaux au cœur de son regard sur le monde.

LE JURY PROFESSIONNEL

Vincent Perez, président du jury professionnel de la compétition 2025 aura à ses côtés quatre personnalités du cinéma, les comédiennes Valérie Bonneton et Marilou Aussilloux, le scénariste et réalisateur Frédéric Farrucci dont le second long-métrage LE MOHICAN a remporté le Prix du meilleur film au Festival de Royan 2024.
Thierry Laurentin complète le casting de ce jury 2025. Son regard de professionnel du cinéma, nourri par des années d’expérience entre programmation, distribution et transmission, apportera un éclairage précieux sur les œuvres en compétition.
Leur mission ? Désigner le meilleur film parmi les 7 longs-métrages présentés en compétition officielle, pour succéder au MOHICAN, l’heureux lauréat 2024…

COMPÉTITION OFFICIELLE 2025

À PIED D’ŒUVRE (photo ci-dessous) de Valérie Donzelli avec Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen
France – 1h30 – Sortie le 4 février 2026
Prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise 2025

FURCY, NÉ LIBRE d’Abd Al Malik avec Makita Samba, Romain Duris, Ana Girardot
France – 1h48 – Sortie le 14 janvier 2026

LOVE ME TENDER d’Anna Cazenave Cambet avec Vicky Krieps, Antoine Reinartz, Monia Chokri
France – 2h13 – Sortie le 10 décembre 2025

LA CONDITION de Jérôme Bonnell avec Swann Arlaud, Galatea Bellugi, Louise Chevillotte
France – 1h43 – Sortie le 10 décembre 2025

LES DIMANCHES de Alauda Ruiz de Azua avec Blanca Soroa, Patricia López Arnaiz, Juan Minujin
Espagne – 1h58 – Sortie le 11 février 2026
Concha de Oro, Grand prix – Festival de San Sebastien 2025

L’ILLUSION DE YAKUSHIMA de Naomi Kawase avec Vicky Krieps, Kan’ichirô
France, Japon, Belgique, Luxembourg – 2h02 – Sortie le 25 février 2026

JULIAN de Cato Kusters avec Nina Meurisse, Laurence Roothooft
Belgique – Pays-Bas – 1h31 – Sortie le 4 février 2026

COMPÉTITION JEUNESSE 2025

Créée l’an dernier, la Compétition Jeunesse confie le regard critique à un jury d’élèves, de la seconde au BTS, issus du lycée de l’Atlantique de Royan.
Ces jeunes cinéphiles visionneront sept films venus d’horizons variés et remettront leur Prix du Jury Jeunesse  

LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT de Hasan Hadi avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat
Irak – 1h45 – Sortie le 4 février 2026
Caméra d’or – Festival de Cannes 2025

MA FRÈRE de Lise Akoka et Romane Guéret avec Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent
France – 1h55 – Sortie le 7 janvier 2026

JUSQU’À L’AUBE de Shô Miyake avec Hokuto Matsumura, Mone Kamishiraishi, Ryô
Japon – 1h59 – Sortie le 14 janvier 2026

LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES de Georgi M. Unkovski avec Arif Jakup, Agush Agushev, Dora Akan Zlatanova
Macédoine, République tchèque, Serbie, Croatie – 1h39 – Sortie le 3 juin 2026

UNE ANNÉE ITALIENNE de Laura Samani avec Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi
France, Italie – 1h42 – Sortie le 10 juin 2026
Prix d’interprétation masculine pour Giacomo Covi – Mostra de Venise 2025 – Sélection officielle Orizzonti

FURCY, NÉ LIBRE (Photo ci-dessous) d’Abd Al Malik avec Makita Samba, Romain Duris, Ana Girardot
France – 1h48 – Sortie le 14 janvier 2026

LA DANSE DES RENARDS de Valéry Carnoy avec Samuel Kircher, Yoann Blanc, Faycal Anaflous
Belgique – 1h30 – Sortie le 18 mars 2026
Prix SACD, Prix Label Europa Cinémas & Prix du jury Pass culture – Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes 2025

HORS – COMPÉTITION

ANIMAL TOTEM de Benoît Delépine avec Samir Guesmi, Olivier Rabourdin, Solène Rigot
France – 1h29 – Sortie le 10 décembre 2025

ELLE ENTEND PAS LA MOTO de Dominique Fischbach
France – 1h34 – Sortie le 10 décembre 2025

L’AFFAIRE BOJARSKI de Jean-Paul Salomé avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon
France – 2h08 – Sortie le 14 janvier 2026

L’ÎLE  DE LA DEMOISELLE de Micha Wald avec Salomé Dewaels, Louis Peres, Candice Bouchet & Alexandra Lamy
France – Royaume-Uni – 1h41 – Sortie le 25  mars 2026

LE CHANT DES FORÊTS, documentaire de Vincent Munier
France – 1h34 – Sortie le 17 décembre 2025

LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE de Christophe Barratier avec Lucas Hector, Nina Filbrandt, Octave Gerbi, Artus
France – 1h32 – Sortie le 11 février 2026

LES FILLES DU CIEL (photo ci-dessous)de Bérengère McNeese avec Héloïse Volle, Shirel Nataf, Yowa-Angélys Tshikaya, Mona Bérard
France – 1h36 – Sortie en 2026
Grand prix du jury, Prix du jury jeunes et Prix d’interprétation pour les 4 actrices principales du film – Festival International du film de Saint-Jean-de-Luz

LUDOVIC, documentaire de René Paul Letzgus avec Ludovic Tézier
France – 1h30 – Sortie le 21 janvier 2026

OMAHA de Cole Webley avec John Magaro, Molly Belle Wright, Wyatt Solis
Etats-Unis – 1h23 – Sortie le 29 avril 2026
Prix du jury du Festival du film américain de Deauville 2025

ORWELL 2+2=5, documentaire de Raoul Peck
Etats-Unis – 1h59 – Sortie le 25 février 2026

PROMIS LE CIEL d’Erige Sehiri avec Aïssa Maïga, Deborat Christelle Naney, Laetitia Ky
France, Tunisie, Qatar – 1h32 – Sortie le 28 janvier 2026
Valois de la mise en scène, du scénario et de la meilleure actrice pour Deborat Christelle Naney au Festival du film francophone d’Angoulême 2025

QUI BRILLE AU COMBAT de Joséphine Japy avec Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal, Sarah Pachoud, Angelina Woreth, Félix Kysyl
France – 1h40 – Sortie le 31 décembre 2025
Film d’ouverture du festival le mercredi 3 décembre, en présence de Joséphine Japy

REBUILDING de Max Walker-Silverman avec Josh O’Connor, Meghann Fahy, Kali Reis
États-Unis – 1h35 – Sortie le 17 décembre

RUE MALAGA de Maryam Touzani avec Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane
Espagne – 1h54 – Sortie le 18 mars 2026

SAUVONS LES MEUBLES de Catherine Cosme avec Vimala Pons, Yoann Zimmer, Guilaine Londez
France – Belgique – 1h26 – Sortie en 2026
Prix du jury SFCC – Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz 2025
Prix du meilleur second-rôle pour Guilaine Londez – Festival Jean Carmet de Moulins 2025

SORDA d’Eva Libertad Garcia avec Miriam Garlo, Álvaro Cervantes, Elena Irureta
Espagne – 1h39 – Sortie le 1er avril 2026
Prix du public, section panorama- Berlin 2025

THE NEW WEST de Kate Beecroft avec Miriam Garlo, Álvaro Cervantes, Elena Irureta
Etats-Unis – 1h37 – Sortie le 29 avril 2026
Prix du public – Festival de Sundance 2025

OLIVIA, film d’animation d’Irene Iborra
Espagne, France – 1h10 – Sortie le 21 janvier 2026

PLANÈTES, film d’animation de Momoko Seto
France, Belgique – 1h16 – Sortie le 11 mars 2026

À noter que comme tous les ans, des équipes de films seront présentes pour accompagner leurs films, échanger avec le public à l’issue des projections mais aussi rencontrer la presse. Nous vous communiquerons très prochainement sur cette page le nom de ces invité.e.s 2025.

Comme l’an passé, j’aurai grand plaisir à présenter les cérémonies d’ouverture et de clôture de cette édition 2025.

Les festivités débuteront officiellement le mercredi 3 décembre à 18h30 au cinéma Lido. La cérémonie d’ouverture y sera suivie de la projection en avant-première de QUI BRILLE AU COMBAT (photo ci-dessous), premier long-métrage de Joséphine Japy, en sa présence.

Pour en savoir plus sur cette 5ème édition du Festival du film de société de Royan, rendez-vous sur son site officiel.
Vous pourrez y retrouver toutes les informations complémentaires mais aussi composer votre programme et réserver vos places dès le 15 novembre prochain …

ET BIENTÔT SUR CIN’ÉCRANS…

Retrouvez  très prochainement sur notre site le meilleur de cette édition 2025 à travers des interviews et des chroniques consacrées aux films découverts à cette occasion.

D’ici là, je vous invite à retrouver les interviews réalisées lors des précédentes éditions du festival sur la page dédiée de la chaîne YouTube Cin’Écrans

À très vite… Jean-Luc

Monty Python, sacré Graal – Culte, vous avez dit culte ?

Monty Python, sacré Graal – Culte, vous avez dit culte ?

MONTY PYTHON, SACRÉ GRAAL (Monty Python and the Holy Grail)

Un film de Terry Jones et Terry Gilliam
Scénario de Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam, Terry Jones & Michael Palin
Avec Graham Chapman, John Cleese, Eric Idle, Terry Gilliam, Terry Jones, Michael Palin…
Comédie – Aventure – Fantastique – 1975 – Grande Bretagne – 1h30
Sorti en salles le 3 décembre 1975

Disponible dans une nouvelle édition « 50e anniversaire » Steelbook en édition limitée 4K Ultra HD + Blu-Ray  en BLU-RAY, DVD & VOD depuis le 10 septembre – Sony Pictures/ESCD

L’histoire
Le roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde se lancent à la conquête du Graal, chevauchant de fantômatiques montures dans un bruitage de noix de coco cognées. La petite troupe va devoir passer mille épreuves, dont un chevalier à trois têtes, des jouvencelles en chaleur, voire même un terrible lapin tueur.

Le film *****

Est-il encore utile de présenter MONTY PYTHON SACRÉ GRAAL ? Pas certain… d’autant que l’on s’en voudrait de gâcher le plaisir des rares spectateurs qui n’auraient pas encore vu, cette comédie irrévérencieuse et totalement loufoque, devenue culte au fil des années.
Sachez néanmoins, si vous n’êtes pas encore adeptes de la Monty Python’s touch, que vous croiserez, entre autres, dans ce Sacré Graal, un increvable chevalier noir, Sire Robin le « Pas-tout-à-fait-aussi-brave-que-Sir-Lancelot », de la comédie musicale, de l’animation et accessoirement le meilleur générique de tous les temps.

Bref, SACRÉ GRAAL, c’est du grand n’importe quoi érigé en monument de la culture 70’s.
Un film vénéré par des générations de cinéphiles qui vont donc, à n’en pas douter, se ruer sur cette nouvelle édition limitée pour célébrer les 50 ans de cette dinguerie de la joyeuse troupe anglaise.

Bizness is bizness, isnt-it ?

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans

Bonus ****

Les suppléments sont proposés en résolution SD ou HD
SUR LE DISQUE 4K UHD

  • Ce n’est qu’un hommage : 50 ans de Sacré Graal
  • Version cinéma (ou presque) du film

SUR LE DISQUE BLU-RAY

  • Commentaire avec Terry Gilliam et Terry Jones
  • Commentaire avec John Cleese, Eric Idle et Michael Palin
  • Prises ratées et scènes prolongées
  • Les lieux de la quête du Sacré Graal
  • Animations perdues
    Et bien plus encore…
L’Étranger de Camus selon Ozon

L’Étranger de Camus selon Ozon

L'ÉTRANGER

Un film de François Ozon
Scénario de François Ozon avec la collaboration de Philippe Piazzo, d’après l’œuvre d’Albert Camus
Avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant, Swann Arlaud, Christophe Malavoy, Nicolas Vaude, Jean-Charles Clichet, Mireille Perrier…
Drame – 2025 – France – 2h00
Sortie en salles le 29 octobre

L’histoire
Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d’une trentaine d’années, modeste employé, enterre sa mère sans manifester la moindre émotion. Le lendemain, il entame une liaison avec Marie, une collègue de bureau. Puis il reprend sa vie de tous les jours. Mais son voisin, Raymond Sintès vient perturber son quotidien en l’entraînant dans des histoires louches jusqu’à un drame sur une plage, sous un soleil de plomb…

L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2

24eme long-métrage du talentueux et très prolifique François Ozon, L’ÉTRANGER nous offre une relecture singulière de ce roman d’Albert Camus, réputé difficile voire impossible à adapter.
Même le grand Luchino Visconti qui s’y est essayé en 1967 n’a pas vraiment réussi son pari, en signant un film considéré comme mineur dans son œuvre.

François Ozon, lui, pose donc son regard d’aujourd’hui sur cette histoire écrite en 1939. Le livre paru en 1942 et traduit dans soixante-huit langues est le troisième roman francophone le plus lu dans le monde après Le Petit Prince de Saint-Exupéry et Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Le pari de cette seconde adaptation était donc, pour le moins, audacieux.

D’autant que pour donner chair et vie à un personnage principal aussi froid, distant et apathique que Meursault, il fallait que la mise en scène trouve l’accord parfait. Ce à quoi s’est attelé avec succès François Ozon à travers la précision de son cadre et un magnifique travail de son chef opérateur Manu Dacosse (L’ÉTRANGER est leur 5ème collaboration) sur la lumière du film. Un travail méticuleux sur la photographie et la texture de l’image que vient sublimer le noir et blanc somptueux voulu par le cinéaste.

Malgré tout, ce judicieux parti-pris artistique n’aurait sans doute pas suffi à nous embarquer totalement dans cette histoire et à nous faire adhérer au portrait de cet homme qui semble absent à lui-même tout au long de son parcours.
Et là, l’idée de génie du réalisateur a été de confier le rôle, casse-gueule à souhait, de Meursault à son irréprochable interprète d’ÉTÉ 85, Benjamin Voisin.
Même sans rien faire (c’est du moins le sentiment qu’il peut donner) l’acteur césarisé pour son rôle dans ILLUSIONS PERDUES de Xavier Giannoli, impressionne l’écran comme personne.

La fascination que semble éprouver François Ozon pour son personnage/comédien principal rejaillit sur le spectateur qui observe les errements de cet homme fantomatique avec un intérêt grandissant au fil du récit.
Meursault qui n’espère rien de la vie, refuse les diktats d’une vie sociale rangée, le mensonge, le petit théâtre de comédie humaine et l’amour. Ne déclare-t-il pas ainsi, avec cruauté, à Marie Cardona (parfaite Rebecca Marder), sa maitresse qu’il finira néanmoins par épouser « Je t’aime, ça ne veut rien dire ! » …  

Autant dire, que la subtile performance de Benjamin Voisin est pour beaucoup dans la réussite de L’ÉTRANGER.

Avec son nouveau long-métrage, François Ozon nous propose une œuvre de cinéma radicale qui ne fait pas, loin de là, l’unanimité. Il faut donc saluer l’audace de ce (beau) geste de cinéma en allant le découvrir en salles !

Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans