« C’est mon devoir de cinéaste de raconter mon monde, d’où je viens… » Rachid Hami
POUR LA FRANCE
Lors d’un rituel d’intégration dans la prestigieuse École Militaire de Saint-Cyr, Aïssa, 23 ans, perd la vie. Face à une Armée qui peine à reconnaître ses responsabilités, Ismaël, son grand frère, se lance dans une bataille pour la vérité. Son enquête sur le parcours de son cadet va faire ressurgir ses souvenirs, de leur enfance à Alger aux derniers moments ensemble à Taipei.
LA MÉLODIE, premier long métrage réalisé par Rachid Hami nous avait séduit mais ne laissait pas vraiment présager de la suite. Et il aura fallu plus de 6 ans au réalisateur (passé par le jeu avec notamment Abdelatif Kechiche dans L’ESQUIVE) pour accoucher de ce film puissant et très personnel.
Avec POUR LA FRANCE, Rachid Hami retrace le destin tragique de son jeune frère Jallal Hami, à travers son combat quotidien avec quelques-uns de ses proches pour faire éclater la vérité et préserver ainsi l’honneur et la dignité de son frère disparu.
Le réalisateur aurait pu se contenter de nous offrir un film poignant, c’est loin de n’être que ça. POUR LA FRANCE s’avère être un véritable et ambitieux objet de cinéma, formidablement écrit et mis en scène.
« Il faut avoir le courage d’être nuancé… » Rachid Hami
La grande force du film réside dans sa droiture, son sens de la dignité et de la nuance. Avec intelligence, le réalisateur évite tout manichéisme et si son combat est évidement du côté des victimes (son frère mais aussi sa famille) il ne verse absolument jamais dans un procès gratuit contre l’armée. Son propos très nuancé fait la part des choses et donne encore plus de force à son histoire.
« Il y a de l’improvisation possible dans le sentiment, pas forcément dans le texte » Karim Leklou
Avec POUR LA FRANCE, Rachid Hami entraine le spectateur dans une véritable odyssée familiale entre la France, l’Algérie et Taïwan. Et le réalisateur ne force jamais le trait et l’émotion, même s’il n’est pas interdit d’être touché, voire bouleversé par la puissance du propos et par l’interprétation toute en subtilité de ses principaux interprète, Karim Leklou, Shaïn Boumedine et Lubna Azabal, en tête.
INTERVIEW RACHID HAMI & KARIM LEKLOU
Le règne animal… ça fait mal !
Bientôt 10 ans que l’on attendait le nouveau film de Thomas Cailley après Les combattants, premier long-métrage brillant dont le souvenir reste très marquant. Avec Le règne animal, le réalisateur passe à la vitesse supérieure et signe un grand film d’auteur fantastique et populaire. Ne le laissez pas échapper.
Le procès Goldman, « le procès, rien que le procès… »
Cette 12e réalisation de Cédric Kahn est un (quasi) huis-clos oppressant et captivant dont on ressort sans avoir un avis tranché sur la question de l’innocence ou de la culpabilité de Pierre Goldman. Peu importe d’ailleurs, tant on a vibré pendant près de deux heures aux joutes oratoires mises en scène au plus près des principaux protagonistes du procès.
Je verrai toujours vos visages, un grand film à (re)voir absolument !
Avec Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry fait mieux que confirmer ! Avec la complicité de son magistral casting, elle signe un très grand film porté par un sujet puissant et inédit qui lui a valu un très beau succès en salles.
Seul bémol, une absence totale de bonus… Dommage, même si le film se suffit à lui-même !




