PLUS FORTS QUE LE DIABLE
Un film de Graham Guit
Scénario de Graham Guit
Avec Melvil Poupaud, Asia Argento, Marine Vacth, Nahuel Perez Biscayart, Raïka Hazanavicius, Julie Chen, Harpo Guit
Comédie- Thriller – 2025 – Belgique – 1h24
Sortie en salles le 25 mars 2026
Interdit – 12 ans avec avertissement
L’histoire
Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total. Avec JP, Mila et Gigi, le diable n’a qu’à bien se tenir…
L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2
17 ans, depuis HELLO GOOD BYE en 2008, que Graham Guit n’avait pas réalisé de long-métrage et c’est avec surprise et grand plaisir que l’on découvre aujourd’hui son 5em long métrage PLUS FORTS QUE LE DIABLE.
Avec cette farce noire, violente et bordélique à souhait, le réalisateur creuse le sillon d’un cinéma qui refuse d’emprunter des chemins trop balisés et qui lorgne, avec parfois un peu trop d’insistance, du côté des frères Coen et de Tarantino.
PLUS FORTS QUE LE DIABLE porte la marque d’un cinéma libre et frondeur, joyeusement foutraque et qui refuse les conventions.
Et il faut bien l’avouer, à condition d’en accepter les enjeux parfois outranciers, on prend un vrai plaisir coupable à ce jeu de massacre entre personnages de mauvaise compagnie.
À ce titre, il convient de saluer l’engagement total des acteurs, de Marine Vacth à Nahuel Perez Biscayart (inénarrable JP) qui s’en donnent à cœur joie et nous régalent de performances surprenantes et déjantées.
Mais, si réussies soient-elles, leurs prestations sont surclassées par celles d’Asia Argento qui compose un personnage sauvage, Milla, totalement imprévisible, flippant et réjouissant à la fois.
Quant à l’excellent Melvil Poupaud, il continue de nous surprendre et de nous épater par l’audace de ses choix (de la série OVNI(s) à L’AMOUR ET LES FORÊTS en passant par GRÂCE À DIEU ou LAURENCE ANYWAYS) et l’inventivité de son jeu.
Pour cette 3em collaboration avec Graham Guit, l’acteur se lâche avec un plaisir non dissimulé dans l’incarnation d’un personnage baroque, totalement largué et férocement touchant, auquel il apporte, malgré les apparences, beaucoup de nuances.
Signalons enfin que le rôle de son fils dans le film est tenu par Harpo Guit, propre fils de Graham et coréalisateur avec son frère Lenny, l’an dernier, du très remarqué, AIMER PERDRE.
La famille Guit, et sa douce folie, est dans la place. On ne peut que s’en réjouir…
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
Le deuxième acte, réjouissante autopsie du 7eme art par un drôle d’Oizo !
On n’arrête plus Quentin Dupieux ! Avec ce 3e film en moins d’un an, le réalisateur nous régale d’une réjouissante satire du monde du cinéma, avec la complicité d’acteurs visiblement ravis de servir des situations savoureuses et des dialogues jouissifs à souhait.
Les trois fantastiques, premier film poignant et captivant !
Véritable coup de cœur pour le premier long-métrage de Michaël Dichter, récit du passage de l’enfance insouciante aux désillusions de l’adolescence. Un film porté par de jeune acteurs remarquables et les non moins excellents Raphaël Quenard et Emmanuelle Bercot.
Comme un lundi… La boucle est bouclée ou presque !
La culture d’entreprise, très puissante au Japon, est mise à mal dans ce réjouissant 1er long métrage de Ryo Takebayashi, satire sociale, en forme de boucle temporelle pour des employés de bureau au bord du burn-out…




