NINO
Un film de Pauline Loquès
Scénario de Pauline Loquès avec la collaboration de Maud Ameline
Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels, Jeanne Balibar, Camille Rutherford, Mathieu Amalric…
Drame – 2025 – France – 1h36
Sortie en salles le 17 septembre
L’histoire
Dans trois jours, Nino devra affronter une grande épreuve. D’ici là, les médecins lui ont confié deux missions. Deux impératifs qui vont mener le jeune homme à travers Paris, le pousser à refaire corps avec les autres et avec lui-même.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2
Avec ce premier long-métrage présenté en mai dernier à La Semaine de la Critique à Cannes, Pauline Loquès affirme déjà un regard très sûr.
Son portrait subtil de Nino, un jeune homme qui s’apprête à affronter l’épreuve de sa vie nous cueille sans effort.
La réalisatrice pose un regard d’une grande délicatesse sur ce personnage bousculé par la vie, sans jamais s’apitoyer sur son sort.
Un bon conseil, ne vous laissez pas rebuter par le point de départ assez noir de ce film qui, au final, n’est jamais plombant.
En effet, sans jamais faire abstraction de la cruelle réalité de la situation de Nino, Pauline Loquès a choisi d’évoquer la maladie sous un angle différent et invite le spectateur à une réflexion pertinente sur la résilience, à travers le récit des heures qui précèdent le début du traitement de Nino.
La réalisatrice nous invite à le suivre dans sa déambulation introspective, au cœur du 19eme arrondissement de Paris, faite de rencontres parfois drôles, souvent inattendues mais toujours très sincères et touchantes.
NINO est un premier film intense et d’une infinie pudeur, porté par la grâce et la sobriété de sa mise en scène mais aussi et surtout peut-être par l’intelligence de jeu et la sensibilité exacerbée de son interprète principal, l’enthousiasmant mais trop méconnu Théodore Pellerin (GENÈSE, CHIEN DE GARDE, SOLO).
Pauline Loquès s’affranchit avec une belle réussite des principaux écueils (notamment celui du pathos) qui pouvaient se dresser devant elle, avec la complicité de l’excellent Théodore Pellerin et celle plus discrète mais tout aussi indispensable de ses partenaires. Des seconds rôles extrêmement bien écrits et formidablement incarnés, notamment par Jeanne Balibar, Salomé Dewaels et William Lebghil.
Courez donc célébrer en salles NINO dont nous ne sommes pas près d’oublier le regard et la détermination de vie.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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