LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES (Kadib Abyad)
Un film d’Asmae El Moudir
Scénario d’Asmae El Moudir
Documentaire – 1h37 – Maroc
Sortie en salles le 28 février 2024
L’histoire
Casablanca. La jeune cinéaste Asmae El Moudir cherche à démêler les mensonges qui se transmettent dans sa famille. Grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches, elle rejoue sa propre histoire. C’est alors que les blessures de tout un peuple émergent et que l’Histoire oubliée du Maroc se révèle.
3 bonnes raisons de voir ce film
1/ LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES a reçu un très mérité Prix de la mise en scène Un certain regard et l’Œil d’or du meilleur documentaire lors du Festival de Cannes en 2023.
À l’instar des films de Mona Achache LITTLE GIRL BLUE, et de Kaouther Ben Hania, LES FILLES D’OLFA (César 2024 du meilleur documentaire), eux aussi très remarqué à Cannes, l’œuvre d’Asmae El Moudir fait preuve d’une remarquable singularité scénaristique et de mise en scène.
Même si on adorerait ne plus avoir à le signaler, il est à noter que ces trois documentaires ambitieux, très personnels et réussis sont d’ailleurs signés par des femmes…
2 / Pour raviver la mémoire d’un passé douloureux, la réalisatrice a fait le choix hybride d’un récit entre fiction et documentaire.
Pour cela, elle a mis en place un judicieux et très original dispositif de tournage en créant une impressionnante maquette du quartier de son enfance à Casablanca.
La puissance évocatrice de cette reconstitution provoque des réactions diverses au cœur de la famille. De notre côté, on découvre avec beaucoup d’intérêt, ce pan de vie très personnel, intimement lié à un épisode tragique de l’histoire du Maroc.
3 / Avec LA MÈRE DE TOUS LES MENSONGES, en forme d’enquête intime, Asmae El Moudir interroge la mémoire familiale, reconstitue un passé douloureux en essayant de donner toute sa place à une parole étouffée, notamment par son hallucinante grand-mère, une femme matriarche et despotique qui ne veut rien lâcher !
Le moins que l’on puisse dire, est que l’accouchement de cette parole puissante et utile se fait, par moments, dans la douleur…
En salle – Milla – L’amour amore…
Avec ce premier long métrage au ton très singulier et souvent bouleversant, Shannon Murphy pose un regard bienveillant et à juste distance sur Milla, personnage en proie au doute et aux émotions contradictoires. MILLA est aussi l’occasion de découvrir dans le rôle titre, aux côtés de l’excellent Ben Mendelsohn, Eliza Scanlen, une jeune comédienne remarquable.
En salle – Free guy – Il est libre Guy, il est libre…
On sort emballé par le rythme nerveux (mais pas saoulant) du film, la richesse de ses personnages principaux et secondaires. On se régale également des références et clins d’œil malicieux au monde du jeu vidéo et à celui du cinéma de pur divertissement, ce qu’est indéniablement cet excellent FREE GUY
En salle – Nadia Butterfly, nouvel envol pour Nadia
Film de fiction très documenté, Nadia Butterfly nous plonge dans l’envers du décor du sport de haut niveau, sans jamais occulter l’envers de la médaille. Le film évoque avec beaucoup de justesse la fin de carrière, volontaire, d’une grande nageuse.




