JIM QUEEN
Un film de Marco Nguyen, Nicolas Athane
Scénario de Simon Balteaux, Brice Chevillard
Avec les voix d’Alex Ramires, Jérémy Gillet, Shirley Souagnon…
Animation – Comédie – France – 2026 – 1h25
Sortie en salles le 17 juin 2026
L’histoire
Interdit – 12 ans
Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité…
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2
Très remarquée à l’occasion de sa présentation en Séance de Minuit au Festival de Cannes en mai dernier, JIM QUEEN fait désormais grimper (si besoin était !) la température dans les salles obscures.
Avec son pitch satirique, politique et corrosif à souhait, JIM QUEEN, s’affirme en parfait outsider pour tous les amateurs d’animation adulte, face à des divertissements plus classiques et familiaux.
On a rarement vu d’animé aussi audacieux et subversif depuis les films du cinéaste belge Picha, TARZOON, LA HONTE DE LA JUNGLE (1975) et LE CHAINON MANQUANT (1980) C’est dire !
Marco Nguyen, Nicolas Athane souhaitaient, avec ce premier long-métrage, critiquer “l’hétéronormativité” et un modèle de vie standardisé (maison, enfants, voiture…).
JIM QUEEN joue ainsi, avec beaucoup d’aplomb et de folie créative sur l’inversion des normes pour mieux les questionner…
Ce film que l’on n’attendait pas forcément est une formidable surprise, un ébouriffant tourbillon d’énergie qui fonctionne comme un miroir tendu à l’homophobie systémique et aux discours normatifs ambiants.
Mais la grande intelligence du film qui dresse un constat amer sur la fragilité des droits acquis est de ne pas jouer la carte du manichéisme, égratignant aussi, entre autres, le culte de l’image et la dictature de l’apparence d’une partie de la communauté queer.
Coloré, pop, volontairement outrancier et provocateur, JIM QUEEN est une véritable réussite dans son genre, même s’il est certain qu’il ne sera pas au goût des rétrogrades de tous poils.
Imaginez un peu que Philippe Katerine prête sa voix à une… prostate, ça ne s’invente pas !
C’est bien connu, les goûts et les couleurs…
Donc, si le cœur vous en dit, ne vous privez pas de ce plaisir joyeusement trash.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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