CLÉO, MELVIL ET MOI
Un film d’Arnaud Viard
Scénario d’Arnaud Viard
Avec Arnaud Viard,
Comédie dramatique – 1H13 – France
Sortie en salles le 5 juillet 2023
L’histoire
Dans le Paris désert du premier confinement, Arnaud, 55 ans, séparé d’Isabelle et père de deux enfants, va profiter de ces 55 jours pour prendre soin d’eux et faire le point sur sa vie ; ce qui le conduit aux souvenirs mais aussi à l’avenir… L’avenir, c’est peut-être Marianne, la pharmacienne du quartier… Ses yeux sont verts, et derrière la vitre en plexiglas, une attirance va naître.
3 bonnes raisons de voir ce film
1/ « Qu’est ce que sera demain ? » chante Yves Simon en ouverture de ce 4è long-métrage réalisé par Arnaud Viard. Une question à laquelle le cinéaste répond mais de manière très personnelle avec un film introspectif et poétique. Une introspection favorisée par cette situation unique qui a offert à toutes et tous une sorte de temps de vie volé, comme en suspens.
Si beaucoup ont vécu douloureusement cette période très particulière, le réalisateur de CLARA ET MOI semble, lui, s’en être plutôt très bien accommodé.
Pour preuve, son film ne raconte pas le drame de la pandémie mais juste le quotidien presque ordinaire d’un homme qui, comme tous ses compatriotes doit faire face à une situation « Extra Ordinaire ». Arnaud doit vivre enfermé dans un petit appartement avec ses deux enfants, en attendant que ça se passe…
Curieusement, privé de ses conditions normales d’existence, il ne se sera jamais autant senti vivre.
Par l’intermédiaire de son double de ciné, Arnaud Viard se joue du temps qui passe à travers une auto fiction, légèrement romancée et fantasmée, au cours de laquelle il évoque son rôle de père, d’amant, mais aussi les souvenirs de sa propre enfance, son amour de Paris et son ressenti sur ce moment hors du temps «En fait j’adore cette période de confinement… C’est agréable Paris, Y’a pas de bruit, y’a personne… »
2/ S’il n’est pas exempt de défauts dont une tendance à l’égocentrisme, le film possède néanmoins beaucoup de charme, grâce notamment à toutes les scènes de complicité (prises sur le vif, sans véritable scénario) entre Arnaud et ses deux enfants (la fille et le fils du réalisateur)
3/ À la manière du TOUT LE MONDE DIT I LOVE YOU de Woody Allen, Arnaud Viard ose même la comédie musicale dans une magnifique scène de danse sur le Boulevard Saint Germain aux bras de Marianne Denicourt sur une chanson de Vincent Delerm « Je n’avais pas vu les choses comme ça ».
Avec CLÉO, MELVIL ET MOI, la frontière entre fiction et réalité est ténue et participe au plaisir que procure ce « petit » film familial, tendre et mélancolique qui oblige aussi le spectateur à se remémorer cet inattendu premier confinement…
Colocs de choc avec Hélène Vincent
Entre drame et comédie, le long métrage d’Élodie Lélu, transcendé par la composition subtile de la géniale Hélène Vincent, vaut bien mieux que son titre et son affiche. Un premier film inégal mais attachant !
Le deuxième acte, réjouissante autopsie du 7eme art par un drôle d’Oizo !
On n’arrête plus Quentin Dupieux ! Avec ce 3e film en moins d’un an, le réalisateur nous régale d’une réjouissante satire du monde du cinéma, avec la complicité d’acteurs visiblement ravis de servir des situations savoureuses et des dialogues jouissifs à souhait.
Les trois fantastiques, premier film poignant et captivant !
Véritable coup de cœur pour le premier long-métrage de Michaël Dichter, récit du passage de l’enfance insouciante aux désillusions de l’adolescence. Un film porté par de jeune acteurs remarquables et les non moins excellents Raphaël Quenard et Emmanuelle Bercot.




