CESÁRIA ÉVORA, LA DIVA AUX PIEDS NUS
Un film d’Ana Sofia Fonseca
Scénario d’Ana Sofia Fonseca
Documentaire – 1H35 – Portugal
Sortie en salles le 29 novembre 2023
L’histoire
Cesária Évora chante son titre Sodade en 1992, la faisant reconnaître internationalement à 51 ans. Longtemps simple chanteuse de bar au Cap-Vert, la légende que l’on connaît n’a pas toujours connu la gloire sinon la pauvreté.
3 bonnes raisons de voir ce film
1/ Pour le plaisir immense de réentendre la voix chaude et emplie de mélancolie de la « Diva aux pieds nus », même si le film d’Ana Sofia Fonseca s’avère finalement assez pauvre en images de concerts.
Il faut dire que l’ambition de ce documentaire qui nous arrive 12 ans après la disparition de Cesária Évora a pour principale vocation de raconter l’artiste mais aussi et surtout la femme. Et il y réussit plutôt bien.
2 / CESÁRIA ÉVORA, LA DIVA AUX PIEDS NUS confirme pleinement le sentiment que chacun.e pouvait avoir en écoutant la chanteuse s’exprimer en musique ou en interview. Cesária était une femme qui n’en faisait bien souvent qu’à sa tête mais qui n’aura de cesse tout au long de sa vie et malgré les épreuves, de partager son amour pour sa terre natale du Cap Vert et pour ses concitoyens.
On passera volontiers sur la qualité parfois sommaire de certaines images pour n’en retenir que le sens et le propos.
Le film nous révèle en effet les détails du parcours hors du commun de Cesária Évora, une immense artiste. Mais surtout il dresse le portrait d’une femme qui devra lutter en permanence, tout au long de sa vie, contre ses principaux démons, l’alcool et la dépression.
3 / On se perd parfois au cœur des très nombreuses images d’archives totalement inédites dont on se dit parfois que la réalisatrice a eu du mal à les ordonner. Reste que l’on ne peut qu’être ému et parfois amusé par le tempérament sanguin de la diva qui ne va jamais faciliter le travail de son équipe artistique. On en veut pour preuve la séquence de ses retrouvailles parisiennes avec le directeur du théâtre de la ville ou celle de sa rencontre très musicale avec Tony Bennet. Leur « duel » vachard mais enchanteur et plein de tendresse restera parmi les meilleurs moments du film d’Ana Sofia Fonseca.
On retiendra de ce film foisonnant le témoignage d’un parcours artistique atypique mais aussi et surtout l’image d’une femme forte et généreuse qui ne transigera jamais sur un point, son désir et son besoin absolu de liberté !
Et comme vous vous en doutez, à la fin du film, une seule envie nous prend, celle de réécouter encore et encore la voix si chaude, si belle, si touchante de Cesária.
Sodade, sodade…
Comme un lundi… La boucle est bouclée ou presque !
La culture d’entreprise, très puissante au Japon, est mise à mal dans ce réjouissant 1er long métrage de Ryo Takebayashi, satire sociale, en forme de boucle temporelle pour des employés de bureau au bord du burn-out…
Et de 3 ! Le Festival du film de demain 2024 se dévoile…
Présidée par Lambert Wilson, la 3eme édition du Festival qui avait réuni près de 7000 spectateurs l’an passé se déroulera à Vierzon du 30 mai au 2 juin prochain. Programme complet à découvrir ci-dessous
Jeunesse, mon amour – Les copains d’abord !
Ce 1er long-métrage de Léo Fontaine porté par sa belle troupe de comédien.ne.s, résonne comme une forme d’adieu à l’adolescence. Ni triste, ni gaie, mais forcément mélancolique…




