- LE DISCOURS -
LE DISCOURS de Laurent Tirard avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi, Julia Piaton, François Morel, Guilaine Londez, Sébastien Chassagne…
Comédie – 2020 – 1H28
Sortie en salles le 9 juin 2021
Adrien est coincé. Coincé à un dîner de famille où papa ressort la même anecdote que d’habitude, maman ressert le sempiternel gigot et Sophie, sa soeur, écoute son futur mari comme s’il était Einstein. Alors il attend. Il attend que Sonia réponde à son sms, et mette fin à la « pause » qu’elle lui fait subir depuis un mois. Mais elle ne répond pas. Et pour couronner le tout, voilà que Ludo, son futur beau-frère, lui demande de faire un discours au mariage… Oh putain, il ne l’avait pas vu venir, celle-là ! L’angoisse d’Adrien vire à la panique. Mais si ce discours était finalement la meilleure chose qui puisse lui arriver ?
LE DISCOURS, adapté de l’œuvre de Fabcaro fait partie des sélections officielles du Festival de Cannes 2020 et du Festival de comédie de l’Alpe d’Huez 2021

3 bonnes raisons de voir ce film
1 / Pour l’adaptation particulièrement maligne et inventive, dans sa forme, du roman éponyme de Fabcaro.
Laurent Tirard joue avec les codes du théâtre tout en s’en affranchissant avec intelligence, grâce à de belles trouvailles de mise en scène (les séquences de générique en sont la parfaite illustration)
2 / Le génie comique de Benjamin Lavernhe (de LA Comédie Française, s’il vous plaît ! 😊 ) n’était déjà plus à prouver (MON INCONNUE, LE SENS DE LA FETE ou la série UN ENTRETIEN) mais ici son énergie, son sens du rythme et celui de la rupture de ton sont particulièrement mis en évidence.
Et quoi de plus casse-gueule, au cinéma, que de s’adresser en permanence au spectateur ? Le comédien le fait avec une aisance et un naturel absolument bluffant. Il faut également noter que l’interprète d’Adrien laisse toute la place à ses partenaires à travers de réjouissantes joutes verbales au cours desquelles chaque acteur, chaque actrice trouve une vraie place.
3 / LE DISCOURS nous régale aussi par sa description assez jouissive de l’aliénation mentale qui peut s’emparer de chacun.e au sein de la cellule familiale, aussi aimante soit-elle.
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